Introduction

L'épître aux Romains a déjà été étudiée ailleurs, mais je veux revenir sur une phrase que l'on entend sans cesse dans les milieux évangéliques : « nous avons été dégagés de la loi ».
Ignorez-vous, frères, -car je parle à des gens qui connaissent la loi, -que la loi exerce son pouvoir sur l'homme aussi longtemps qu'il vit? 2 Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu'il est vivant; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. 3 Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d'un autre homme, elle sera appelée adultère; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu'elle n'est point adultère en devenant la femme d'un autre.
4 De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu. 5 Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort. 6 Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli.
7 Que dirons-nous donc? La loi est-elle péché? Loin de là! Mais je n'ai connu le péché que par la loi. Car je n'aurais pas connu la convoitise, si la loi n'eût dit: Tu ne convoiteras point. 8 Et le péché, saisissant l'occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises; car sans loi le péché est mort. 9 Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus. 10 Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort. 11 Car le péché saisissant l'occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir. 12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.
Au début de Romains 7, Paul ne parle pas des commandements de Dieu en général. Il précise lui-même son sujet : la loi qui unit une femme à son mari, et non la loi tout entière. Si elle épouse un autre homme alors que son mari est vivant, elle commet un adultère. Mais si son mari meurt, elle est libérée de la loi qui l'attachait à son mari, et elle n'est plus adultère en se remariant. Relisez le passage, vous verrez que c'est exactement ce qu'il dit.
« Si la veuve était vraiment libérée de la loi tout entière à la mort de son mari, Paul enseignerait alors que les veuves n'ont plus à obéir à Dieu : elles pourraient vivre dans la débauche, consulter les morts ou même tuer leur belle-mère ! »
Une telle idée est absurde. Il faut aller au bout de ce que l'on croit et en voir les conséquences ! La veuve n'est pas libérée de la loi de Dieu : elle est seulement libérée de la loi qui la liait à son mari. Rien de plus.
Il en va de même pour nous : en nous libérant de la loi du péché et de la mort, le Christ ne nous a pas libérés de la loi de Dieu. Les 613 commandements restent valables, aujourd'hui plus que jamais.
Que Dieu vous donne l'intelligence de Sa Parole !
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