Introduction
Il y a un exercice que peu de chrétiens pratiquent régulièrement, et que beaucoup ne connaissent même pas : sonder et mettre à l'épreuve sa propre foi. C'est pourtant une demande claire de la Bible :
Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes.
Cet examen n'est pas facile : il demande de la rigueur, de l'impartialité, de l'honnêteté et, surtout, d'accepter de nous remettre en question, jusqu'aux fondements mêmes de notre foi !
La foi en Jésus-Christ est le premier pas, indispensable, vers la vie éternelle. La Bible est formelle :
Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ.
Mais la foi seule ne suffit pas. Je ne parle pas ici des œuvres ou des commandements, mais seulement de la foi en Jésus-Christ que vous portez dans votre cœur, et de la façon dont vous la nourrissez et la faites grandir. Est-ce si important ? Lisez la Bible :
Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. Or, si quelqu'un bâtit sur ce fondement avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l'oeuvre de chacun sera manifestée
Paul explique que nous, chrétiens, pouvons bâtir notre foi en Jésus-Christ avec différents matériaux, des plus précieux aux plus pauvres. Et il nous avertit : nous sommes libres de choisir la paille, le foin, le bois, les pierres précieuses, l'argent ou l'or, mais nous devrons assumer nos choix et en rendre compte le moment venu :
car le jour la fera connaître, parce qu'elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu'est l'oeuvre de chacun. Si l'oeuvre bâtie par quelqu'un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l'oeuvre de quelqu'un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu.
Puisque notre foi sera mise à l'épreuve du feu, demandons-nous : résistera-t-elle ? Est-elle faite de paille, de bois, de pierres précieuses ou d'or ? Avons-nous choisi avec soin chaque élément de ses fondations, ou avons-nous fait aveuglément confiance à un pasteur, à des hommes ou à des traditions ? Serons-nous des vases d'honneur, ou des vases ordinaires, destinés à un usage vil ?
Dans une grande maison, il n'y a pas seulement des vases d'or et d'argent, mais il y en a aussi de bois et de terre; les uns sont des vases d'honneur, et les autres sont d'un usage vil. Si donc quelqu'un se conserve pur, en s'abstenant de ces choses, il sera un vase d'honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne oeuvre.
Sommes-nous prêts à justifier chacune de nos croyances, même la plus petite, même celle qui nous paraît sans importance, devant Celui qui juge les vivants et les morts ? Et comment les justifierons-nous devant notre Créateur ? Sur quelle base ?
Selon la Parole de Dieu, toute la Parole de Dieu
La Bible dit que toute la Parole de Dieu doit servir de référence et de règle pour notre foi :
Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice
Remarquez que Paul dit que c'est toute l'Écriture qui est utile pour enseigner. Pas une partie seulement, ni seulement la plus récente… D'autant plus qu'à l'époque de Paul, ce que nous appelons aujourd'hui le « Nouveau Testament » n'existait pas encore…
La Bible dit aussi que c'est à la mesure de la Parole de Dieu, de toute la Parole de Dieu — et pas d'une partie seulement —, que nous serons jugés :
Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du coeur. Nulle créature n'est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.
Puisque toute l'Écriture est inspirée de Dieu, il faut absolument la prendre dans son ensemble : si notre foi s'appuie sur une partie seulement de la Parole de Dieu et qu'une autre partie la contredit, nous devons tout revoir de fond en comble.
« Si, en lisant la Bible, il vous arrive de tourner vite la page pour éviter un chapitre ou un verset qui dérange votre foi ou votre conscience, soyez sûr(e) que votre foi est bâtie sur de la paille ou du bois, et non sur de l'or ou de l'argent ! »
Soyons honnêtes avec nous-mêmes. Ne méprisons pas la Parole de Dieu, n'en rejetons et n'en négligeons aucune partie !
Les paroles de l'Éternel sont des paroles pures, Un argent éprouvé sur terre au creuset, Et sept fois épuré.
Ne nous hâtons pas de l'interpréter, car une mauvaise interprétation conduit à une ruine certaine :
[...] comme notre bien-aimé frère Paul vous l'a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. C'est ce qu'il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine.
Restons donc humbles : ne nous empressons pas d'accepter les enseignements des uns, ni de rejeter les reproches des autres.
Mais examinez toutes choses; retenez ce qui est bon;
Faisons comme les Juifs de Bérée :
Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique; ils reçurent la parole avec beaucoup d'empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu'on leur disait était exact.
La connaissance est la base de la foi !
Ces exemples le montrent : étudier les textes de la Bible est essentiel, et il ne faut pas les interpréter à la légère. Une mauvaise interprétation mène à la ruine, et l'ignorance aussi :
Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce; Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, J'oublierai aussi tes enfants.
Notre foi doit absolument reposer sur une connaissance approfondie et précise des textes de la Bible. Bâtissons-la avec de l'or et de l'argent, pas avec du bois ou de la paille !
Dieu aime nous voir posséder cette connaissance qui, le saviez-vous ?, compte autant à Ses yeux que la piété :
Car j'aime la piété et non les sacrifices, Et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.
Pierre nous rappelle lui aussi que la connaissance (la « science ») de Dieu fait partie de ce qui est nécessaire pour grandir et mûrir en Jésus-Christ :
faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l'amour fraternel, à l'amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés.
Et savez-vous par quoi commence la connaissance ?
La crainte de l'Éternel est le commencement de la science; Les insensés méprisent la sagesse et l'instruction.
La Parole de Dieu est très claire : la crainte de Dieu est le commencement de la connaissance. Sans crainte de Dieu, pas de connaissance de Dieu. Et sans connaissance de Dieu, notre foi est bâtie sur de la paille…
Que Dieu vous donne cette crainte, afin que vous ayez la connaissance pour bâtir votre foi et la faire porter pleinement du fruit !
