1Vous n'obéissez pas à Moïse ? Obéirez-vous à Dieu ?
Pour écarter d'un seul coup toutes les lois, règles et ordonnances de la Bible, on entend souvent dire que les lois de Moïse ne sont plus d'actualité, sauf à la rigueur — si l'on accorde encore un peu de poids à la parole des apôtres — les quelques consignes d'Actes 15:28.
« Ces 4 recommandations doivent être suivies à la lettre. Remarquez que Lévitique 3:17 défendait déjà de manger le sang et la graisse. Pourtant, l'Esprit Saint et les apôtres n'ont retenu, dans un premier temps, que l'interdiction du sang, et non celle de la graisse — tout comme Genèse 9:4, qui interdisait déjà, bien avant Moïse, de manger la chair avec son sang… »
On ajoute que, de toute façon, ces lois ne concernaient que le peuple d'Israël. Admettons. Mais même si l'on veut séparer la loi de Moïse des commandements (ce qui n'a pas de sens…), il reste des questions. Le problème, c'est que certaines lois dites « de Moïse » n'ont pas été établies par Moïse, mais par Dieu Lui-même, bien avant sa naissance !
Le sabbat avant Moïse

On attribue généralement le sabbat à Moïse (Exode 20), mais en vérité, c'est Dieu Lui-même qui l'a institué dès la création du monde :
Dieu acheva au septième jour son oeuvre, qu'il avait faite: et il se reposa au septième jour de toute son oeuvre, qu'il avait faite. Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu'en ce jour il se reposa de toute son oeuvre qu'il avait créée en la faisant.
Et que nous enseignent les Écritures ? Que ce que Dieu a béni reste béni pour toujours !
Car ce que tu bénis, ô Eternel, est béni pour l’éternité ».
2Le sabbat après Moïse
Au chapitre 66, Ésaïe annonce qu'à la fin des temps, quand tout sera accompli, toute chair viendra se prosterner devant l'Éternel à chaque sabbat !
Car, comme les nouveaux cieux Et la nouvelle terre que je vais créer Subsisteront devant moi, dit l'Éternel, Ainsi subsisteront votre postérité et votre nom. À chaque nouvelle lune et à chaque sabbat, Toute chair viendra se prosterner devant moi, dit l'Éternel.
Jésus-Christ n'a donc pas aboli le sabbat. Mieux encore : il sera toujours observé dans les temps à venir ! Comment, alors, justifier l'abandon du sabbat ?
Le tout premier sabbat a été béni et établi par Dieu dès la création, avant Moïse. Il a ensuite été confirmé par Moïse, puis annoncé pour la fin des temps par Ésaïe, après Moïse. Et des chrétiens « modernes » contestent encore sa légitimité et s'en détournent ?
3Aliments purs et impurs avant Moïse
Pour justifier leur abandon, les chrétiens (moi le premier) attribuent généralement à Moïse les lois alimentaires de Lévitique 11.

Pourtant, la distinction entre animaux purs et impurs existait déjà au temps de Noé ! Voyez vous-même :
Et toi, prends de tous les aliments que l'on mange, et fais-en une provision auprès de toi, afin qu'ils te servent de nourriture ainsi qu'à eux.
Cela ne veut-il pas dire qu'il y a des aliments que l'on mange, et d'autres que l'on ne mange pas ?
Tu prendras auprès de toi sept couples de tous les animaux purs, le mâle et sa femelle; une paire des animaux qui ne sont pas purs, le mâle et sa femelle;
Bien avant la naissance de Moïse, la Bible fait donc déjà deux fois la différence entre animaux purs et impurs !
4Aliments purs et impurs après Moïse
Si les lois sur les animaux purs et impurs ne concernent pas les chrétiens « modernes », comment comprendre cette prophétie d'Ésaïe sur la fin des temps, au chapitre 66 ?
Ceux qui se sanctifient et se purifient dans les jardins, Au milieu desquels ils vont un à un, Qui mangent de la chair de porc, Des choses abominables et des souris, Tous ceux-là périront, dit l'Éternel.
Et pourquoi Jean parle-t-il encore d'animaux impurs dans l'Apocalypse (la Révélation), bien après la mort et la résurrection de Jésus ?
elle est tombée, Babylone la grande! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur, un repaire de tout oiseau impur et odieux
L'auteur de l'Apocalypse serait-il passé à côté de la « révélation » selon laquelle Jésus aurait supprimé toutes les lois de Moïse, y compris celles sur les viandes pures et impures ?
« Mais Jésus n'a-t-Il pas dit que ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme, et donc que nous pouvons manger ce que nous voulons ? »
Relisez honnêtement tout le chapitre 15 de Matthieu : vous verrez que la discussion porte sur des règles de propreté imposées par la tradition des pharisiens.
Souvenez-vous de ce passage de Luc :
Mais le Seigneur lui dit: Vous, pharisiens, vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et à l'intérieur vous êtes pleins de rapine et de méchanceté.
La question des pharisiens ne porte pas sur les viandes pures ou impures, mais sur le lavage des mains :
Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas.
Lorsque Jésus leur répond :
Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme; mais ce qui sort de la bouche, c'est ce qui souille l'homme.
Il ne parle pas du tout de porc ou de crevettes ! Il parle de saleté et de microbes !

Regardez bien la conclusion de Jésus :
Mais ce qui sort de la bouche vient du coeur, et c'est ce qui souille l'homme. Car c'est du coeur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies. Voilà les choses qui souillent l'homme; mais manger sans s'être lavé les mains, cela ne souille point l'homme.
Au fond, Jésus veut dire ceci : ce ne sont pas la saleté et les microbes qui rendent l'homme impur, mais ce qui sort de lui — ses pensées, ses paroles et ses actes. Il ne remet absolument pas en cause les lois de Son Père !
Autre preuve que Jésus ne conteste pas les lois de Dieu, mais bien les traditions des pharisiens, cette parole :
Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent; mais n'agissez pas selon leurs oeuvres. Car ils disent, et ne font pas.
« Et la nappe dans la vision de Pierre ? Ne montrait-elle pas que tous les aliments étaient désormais permis ? »
Je l'ai moi-même longtemps cru. Mais Pierre explique lui-même le sens de sa vision, et cela n'a absolument rien à voir avec les aliments purs ou impurs :
Vous savez, leur dit-il, qu'il est défendu à un Juif de se lier avec un étranger ou d'entrer chez lui; mais Dieu m'a appris à ne regarder aucun homme comme souillé et impur.
À ses frères mécontents qu'il ait enfreint la loi orale des pharisiens en allant annoncer l'Évangile à des païens,
les fidèles circoncis lui adressèrent des reproches, en disant: Tu es entré chez des incirconcis, et tu as mangé avec eux.
Pierre raconte sa vision de la nappe, puis conclut :
Or, puisque Dieu a accordé [aux païens] le même don qu'à nous qui avons cru au Seigneur Jésus-Christ, pouvais-je, moi, m'opposer à Dieu?
Lisez aussi comment réagissent ses compagnons à la fin de son récit :
Après avoir entendu cela, ils se calmèrent, et ils glorifièrent Dieu, en disant: Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu'ils aient la vie.
Voyez aussi ce que Paul écrit aux Thessaloniciens :
Car Dieu ne nous a pas appelés à l'impureté, mais à la sanctification.
De quelle impureté l'apôtre parle-t-il ? Connaissez-vous un autre passage de la Bible qui relie sans aucune ambiguïté la pureté, l'impureté ET la sanctification ? C'est justement Lévitique 11, le chapitre où Dieu donne la liste des animaux purs et impurs et défend clairement de manger ou de toucher les viandes impures. Après avoir détaillé ce qui est pur et impur, Dieu conclut (étonnamment) par :
Car je suis l'Éternel, votre Dieu; vous vous sanctifierez, et vous serez saints, car je suis saint;
Étonnamment ? Pas tant que cela, quand on sait que nous sommes le temple de Dieu et que Dieu nous demande de sanctifier ce temple !
« Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune, ou des sabbats »
Voici ce verset de Colossiens 2:16, avec tout son contexte :
Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune, ou des sabbats: c'est l'ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.
Qu'aucun homme, sous une apparence d'humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu'il s'abandonne à ses visions et qu'il est enflé d'un vain orgueil par ses pensées charnelles, sans s'attacher au chef, dont tout le corps, assisté et solidement assemblé par des jointures et des liens, tire l'accroissement que Dieu donne.
Si vous êtes morts avec Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes: Ne prends pas! ne goûte pas! ne touche pas! préceptes qui tous deviennent pernicieux par l'abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes? Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu'ils indiquent un culte volontaire, de l'humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair.
D'où viennent les interdits alimentaires de Lévitique 11 ? De Dieu !
Sur quoi reposent-ils ? Sur les lois de Dieu !
Que produit leur pratique ? La sanctification !
D'où viennent les jeûnes et les régimes dont Paul parle ici ? Du monde !
Sur quoi reposent-ils ? Sur des préceptes du monde et des doctrines d'hommes !
Que produit leur pratique ? Une apparence d'humilité et un vain orgueil !
Paul critique ici ceux qui imposent à leur corps des jeûnes, des régimes et une vie austère pour dompter la chair par leur propre volonté. Ces pratiques ont l'air humbles, mais en réalité elles éloignent de Dieu, car, dit Paul, « elles sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair ».
Romains 14 : « rien n'est impur en soi… »
Lisez attentivement Romains 14.
Tel croit pouvoir manger de tout: tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes. Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l'a accueilli.
[...] Celui qui mange, c'est pour le Seigneur qu'il mange, car il rend grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c'est pour le Seigneur qu'il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu.
[...] Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n'est impur en soi, et qu'une chose n'est impure que pour celui qui la croit impure.
À qui Paul écrit-il dans l'épître aux Romains ? « Aux Romains », direz-vous… Pas tout à fait. Il écrit à des Romains, oui, mais à des Romains juifs, qui portent le nom de Juifs et qui observent la loi :
Toi qui te donnes le nom de Juif, qui te reposes sur la loi, qui te glorifies de Dieu
et qui la connaissent même très bien :
Ignorez-vous, frères, -car je parle à des gens qui connaissent la loi [...]
Puisque Paul s'adresse à des Juifs qui observent la loi — y compris les lois alimentaires de Lévitique 11 —, il ne cherche pas du tout ici à remettre ces lois en question ! Ce dont il parle ne concerne pas les lois alimentaires de Dieu : il s'agit d'une mise au point sur la pratique du jeûne chez les Juifs de Rome.
Ne voyez-vous pas qu'il s'agit de disciples persuadés qu'il ne faut manger que des légumes (sans doute pendant les jeûnes), tandis que d'autres pensent pouvoir manger de tout ?
Quant au « rien n'est impur en soi », Paul parle toujours à ces mêmes Juifs de Rome ! Ce « rien » se rapporte donc à ce que la loi permet de manger : parmi tous les aliments que Dieu a autorisés, rien n'est impur en soi.
Remarque : par honnêteté et pour être clair, je précise que, dans cette épître, Paul ouvre une parenthèse où il s'adresse directement et momentanément aux païens, de Romains 11:13 à Romains 11:36.
5Car tout ce que Dieu a créé est bon
Mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l'hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience, prescrivant de ne pas se marier, et de s'abstenir d'aliments que Dieu a créés pour qu'ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la vérité.
Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu'on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière.
Nous avons vu que c'est Dieu Lui-même qui, en Lévitique 11, a demandé de distinguer les animaux purs des animaux impurs. Paul est un Juif qui connaît parfaitement les Écritures. Comment imaginer un seul instant — même en supposant que les lois alimentaires soient dépassées — qu'il traite les lois alimentaires de Dieu de doctrines de démons enseignées par des esprits séducteurs ?
Les doctrines de démons répandues par des esprits séducteurs ne peuvent pas être les lois alimentaires de Lévitique 11. Ici encore, il s'agit simplement d'une mise au point sur certaines pratiques alimentaires.
Allons jusqu'au bout du raisonnement : si tout ce que Dieu a créé est bon et que rien ne doit être rejeté pourvu qu'on le prenne avec actions de grâces, alors je vous invite à goûter ce magnifique champignon, créé lui aussi par Dieu :

Vous verrez bien si votre prière de reconnaissance suffit à rendre cette amanite phalloïde comestible…
Il y a bien un problème ! Vous comprenez maintenant que, quand quelqu'un dit « tout », ce « tout » n'est pas forcément absolu : il dépend du contexte, de la culture, des habitudes…
Paul ment-il quand il écrit que tout ce que Dieu a créé est bon et ne doit pas être rejeté ? Ou bien est-ce nous qui comprenons mal ce qu'il dit ?
Nous comprenons mal, parce que nous lisons la Bible avec un regard occidental.
Paul est un Juif qui écrit à un autre Juif (Timothée est juif par sa mère, très pieuse, et grec par son père). Quand il lui dit que tout ce que Dieu a créé est bon et ne doit pas être rejeté, il faut comprendre : tout ce que Dieu a créé parmi les aliments qu'Il a permis de manger.
Revenons à la Genèse, quand Dieu parle à Noé, bien avant que le Lévitique soit écrit :
Et toi, prends de tous les aliments que l'on mange, et fais-en une provision auprès de toi, afin qu'ils te servent de nourriture ainsi qu'à eux.
« Comment pourrait-on croire, ne serait-ce qu'un instant, qu'un homme qui a vécu en observant la loi, qui a suivi avec soin les lois des sacrifices bien après la mort de Jésus-Christ, qui a lui-même fait circoncire un disciple après la mort de Jésus-Christ, et qui a écrit, toujours après la mort de Jésus-Christ, que l'observation des commandements est ce qui compte — comment croire qu'un tel homme ait écrit quoi que ce soit contre le sabbat ou les lois alimentaires du Tout-Puissant ? »
Pierre avait bien annoncé que des gens ignorants tordraient le sens des lettres de Paul…
C'est ce qu'il [Paul] fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine.
6Les aliments impurs dans le monde
Voici quelques articles parus dans la presse grand public, que l'on ne peut pas soupçonner de défendre les valeurs chrétiennes, et pourtant…

Un article (MSN) compare les dangers du porc à ceux des fumées de diesel ou de l'amiante.

Un article (Les Inrocks) explique que, dans le cochon, tout peut nous empoisonner…

Un article de franceinfo dénonce la présence de plastique et de polluants dans les crustacés.
Pour le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, manger ces animaux impurs ou toucher leur cadavre est une abomination. Imaginez alors à quel point il est abominable à Ses yeux de mêler la chair du porc à la chair humaine ! Et pourtant, les scientifiques n'ont rien trouvé de mieux que de créer des porcs génétiquement modifiés pour en faire des donneurs d'organes… Pourquoi le porc plutôt que les primates ? Selon Darwin, ne serions-nous pas plus proches des singes que des porcs ? Une telle abomination ne peut avoir qu'une seule origine : Satan.

7Obéissez à Dieu plutôt qu'aux hommes...
Pour conclure, je vous rappelle que le tout premier péché de l'humanité a été une désobéissance à… une loi alimentaire !
L'Éternel Dieu donna cet ordre à l'homme: Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.
Je mets sérieusement en garde ceux qui prétendent que les prophéties d'Ésaïe appartiennent à l'Ancien Testament, au passé, et n'ont donc plus de valeur. Je les renvoie simplement à la Parole de Dieu :
Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté Et accompli mes desseins.
Si vous pensez qu'observer le sabbat et ne pas manger de porc ou de crevettes, « ce sont des œuvres », il est temps de (re)lire Matthieu 19:17, ainsi que l'enseignement « La grâce et le péché »…
Ne vous faites pas d'illusions, et ne pensez surtout pas pouvoir tromper l'Éternel votre Dieu…
Avec celui qui est bon tu te montres bon, Avec l'homme droit tu agis selon la droiture, Avec celui qui est pur tu te montres pur, Et avec le pervers tu agis selon sa perversité.
Et rappelez-vous ce qui est écrit de celui qui a reçu l'avertissement, qui l'a compris, mais qui n'en tient pas compte :
Si quelqu'un détourne l'oreille pour ne pas écouter la loi, Sa prière même est une abomination.
Que Dieu vous garde !
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