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Calendrier et Shabbat

Enseignement avancé

⏱ 166 min de lecture · 64 parties

1Cycle Lunaire

Shalom,
Je suis le frère Ludovic J. de la Bible Contexte, de l’île de La Réunion.

À travers cette étude, je souhaite partager une réflexion sur le shabbat basé sur le cycle lunaire. Selon moi, c’est ce modèle de shabbat qui est le plus clairement prouvable dans la Bible, bien plus que n’importe quel autre calendrier ou forme d’observance introduite par la suite.

Cette compréhension n’est pas seulement le fruit de mes propres recherches, mais aussi celui du partage, de l’échange et de l’étude avec de nombreux frères et sœurs à travers le monde, qui ont reçu et transmis ces vérités avec sincérité. Ensemble, en confrontant les Écritures à la tradition, nous cherchons à revenir à ce que le Père Céleste a vraiment établi dès le commencement.

Il ne s’agit pas d’imposer une vision, mais d’ouvrir la réflexion, d’examiner les faits, et de tester les arguments souvent avancés contre ce modèle biblique. Si cette vérité est fondée, alors elle mérite toute notre attention et notre obéissance.

Indexe :

I. La Genèse (P.04)

Argument – Réponse :

- Si la lune a été créée le quatrième jour, comment pourrait-elle servir de base pour établir la semaine ou le Shabbat ?

- Dieu a établi 6 jours de travail + 1 jour de repos. Un jour flottant casse ce cycle — ce n’est donc pas biblique.

2II. Exode, Lévitique (P.19)

« a) Exode 12 : Le 15e jour de la lune (P.19) »

Argument – Réponse :

- Les Fêtes ne tombent jamais sur un shabbat !

- Si c’était Shabbat, Elohim ne leur aurait pas dit de sortir d’Egypte le 15 de la Lune, c’est un jour de repos !

« b) Exode 16 : Le 15e jour de la lune (P.27)
c) Exode 40 : Consécration (P.31) »

Argument – Réponse :

- Ils sont arrivées le 15e jour du 2eme Mois, impossible d’être Shabbat !

« d) Lévitique 23 (P.33) »

Argument – Réponse :

- Le calendrier lunaire casse le cycle 6+1 à cause des jours intercalaires en fin de phase lunaire.

- Lévitique 23 ne donne pas de dates (8, 15…) car le sabbat est chaque 7 jours, pas lié au mois.

« e) Lévitique 23 – La Pentecôte (Shavouot) (P.40) »

3Argument – Réponse

- Le calendrier lunaire pose problème pour le décompte de la Pentecôte (Shavouot), car les semaines ne seraient pas régulières.

III. Les Prophètes (P.41)

a) Josué (P.41)

Argument – Réponse :

- Dans Josué, ils ont eu de la manne le 15e jour après la Pâque — donc ce jour-là n’était pas un Shabbat.

« b) Josué et Jéricho (P.43)
c) 1 Samuel 21 (P.44) »

4Argument – Réponse

- David a mangé les pains de proposition le jour du Shabbat, et la nouvelle lune était quelques jours avant — preuve que le Shabbat n’était pas fixé par la lune.

« d) Daniel et le shabbat à Babylone (P.45)
e) Daniel et Ésaïe – L’attaque contre les temps sacrés (P.46)
f) 2 Chroniques 7 (P.47) »

5IV. Les Évangiles (P.49)

« a) Jean 7 – Fête des Tabernacles (P.49) »

6Argument – Réponse

- Jean 7 à 9 montre que le Shabbat tombe le 23e jour du mois, juste après la fête des Tabernacles le 22e — donc ce n’est pas un Shabbat lunaire (8, 15, 22, 29)

7V. La Résurrection (P.49)

« a) Calcul Inclusif – 3 Jours et 3 Nuits (P.49)
b) Résurrection (P.52)
c) Exode 16 – La Manne et les Vers (P.63) »

8VI. Les écrits Externes (P.66)

« a) Les écrits Juifs (P.66)
b) Les écrits des Nations (P.72) »

VII. Autres Arguments (P.81):

Argument – Réponse :

- Le Samedi a toujours été le Sabbat du septième jour. En fait, le mot "Sabbat" ….. (P.81)

- Il est impossible que les Juifs puisse perdre le Shabbat ! (P.83)

- Certaines communautés isolées ont continué à observer le samedi comme jour de repos. (P.84)

- Le Shabbat selon la Nouvelle lune serait le 8eme, or le shabbat est le 7eme jour. (P.85)

- Le calendrier luni-solaire pourrait bien fonctionner dans un climat…. (P.86)

- Le Talmud juif ne soutient manifestement pas le Sabbat lunaire…. (P.87)

- Le mot 'semaine' vient du mot sept…. (P.88)

- Dieu a établi deux types de jours : six pour le travail et un, le sabbat, pour le repos, selon Genèse, pas de nouvelle lune. (P.89)

- La nouvelle lune, n'était pas toujours un jour de repos, Dieu ordonne à Moïse d’ériger le tabernacle ce jour-là. (P.90)

- Esdras a commencé son voyage à Jérusalem le premier jour du mois, donc nouvelle lune pas un jour Saint. (P.91)

⚠️ Argument souvent avancé :

« Le shabbat lunaire est une doctrine récente. Il ne faut pas se laisser emporter à tout vent de doctrine. »

🔍 Réponse et explication :

Il est vrai que proclamer une nouvelle compréhension sans en vérifier l’authenticité peut être dangereux. Mais il est tout aussi dangereux de rejeter une vérité simplement parce qu’elle semble différente de ce que nous avons toujours entendu.

Beaucoup de vérités bibliques ont été perdues, cachées ou déformées au fil du temps — parfois volontairement, parfois par ignorance ou tradition humaine.

Cela ne devrait pas nous décourager de rechercher la vérité, mais au contraire, nous pousser à creuser davantage les Écritures avec honnêteté et discernement.

La Bible nous avertit à ce sujet :

« 📖 « Celui qui répond avant d’avoir écouté fait un acte de folie et s’attire la confusion. » — Proverbes 18:13 »

En prenant le temps de rechercher sérieusement, on découvre que le shabbat lunaire n’est pas une invention moderne.

Des historiens, des documents anciens, et même des traces dans les Évangiles et les écrits du temps du Messie montrent que ce type de shabbat était connu et pratiqué.

Les éléments historiques et scripturaires disponibles (voir Enquête historique) prouvent qu’il s’agit d’une pratique ancienne, enracinée dans les Écritures (Torah et Évangiles) et confirmée par des faits documentés — et non d’une nouvelle doctrine ou d’une simple mode théologique.

👉 Et si nous avons été trompés pendant longtemps, cela signifie que ce que nous faisons aujourd’hui n’est pas nécessairement juste (Samedi). Pire encore, cela montre que nous avons peut-être déjà été emportés par un vent de doctrine… mais différent de la vérité biblique, et cela depuis bien longtemps.

« 📖 « Celui qui répond avant d’avoir écouté fait un acte de folie et s’attire la confusion. » — Jérémie 18:15
📖 « Les tiens rebâtiront sur d'anciennes ruines, Tu relèveras des fondements antiques; On t'appellera réparateur des brèches, Celui qui restaure les chemins, qui rend le pays habitable. Si tu retiens ton pied pendant le Sabbat, Pour ne pas faire ta volonté en Mon saint jour, Si tu fais du Sabbat tes délices.» — Jérémie 6:16 »

9I. LA GENÈSE

Entrons dans l’étude : voici le résumé des sept jours de la création, tels que présentés dans le livre de la Genèse :

Jour 0 :
Avant toute chose, la terre est informe et vide, les ténèbres couvrent l’abîme, et l’Esprit de Dieu plane sur les eaux (Genèse 1:1-2).

Jour 1 :
Dieu crée la lumière et la sépare des ténèbres. Il appelle la lumière « jour » et les ténèbres « nuit ».

Jour 2 :
Dieu crée l’étendue (le ciel) pour séparer les eaux d’en haut des eaux d’en bas

Jour 3 :
Dieu rassemble les eaux pour faire apparaître la terre sèche (appelée « terre »), et fait pousser l’herbe, les plantes et les arbres.

Jour 4 :
Dieu place le soleil, la lune et les étoiles dans le ciel pour éclairer la terre, séparer le jour de la nuit et marquer les temps.

Jour 5 :
Dieu crée les poissons et les oiseaux pour remplir les eaux et les cieux.

Jour 6 :
Dieu crée les animaux terrestres, puis l’homme et la femme, à Son image, pour dominer sur toute la création.

Jour 7 :
Dieu termine Son œuvre, se repose et bénit le septième jour. Il le sanctifie comme jour de repos.

Analysons le 4ᵉ jour de la création en détail, car c’est souvent autour de ce passage que se concentrent les objections contre l’idée d’un shabbat lunaire.

🔍 Analyse du 4ᵉ jour — Genèse 1:14-19

📖 Genèse 1:14-19

Dieu dit : Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue du ciel, pour séparer le jour d'avec la nuit ; que ce soient des signes pour marquer les temps (mow‘ed - Strong 04150), les jours et les années ; et qu'ils servent de luminaires dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre. Et cela fut ainsi. Dieu fit les deux grands luminaires : le grand luminaire pour présider au jour, et le petit luminaire pour présider à la nuit ; il fit aussi les étoiles.

10Que se passe-t-il exactement ce 4ᵉ jour ?

  1. Dieu crée deux grands luminaires :

•Le soleil, pour présider au jour.

•La lune, pour présider à la nuit.

•Et aussi les étoiles.

  1. Leur fonction principale :

•Séparer le jour et la nuit (même si cette séparation existait déjà dès le 1er jour).

•Marquer les temps (le mot hébreu ici est "moedim", souvent traduit par « saisons », mais qui signifie aussi « rendez-vous », fêtes sacrées dans Lévitique 23).

•Marquer les jours et les années.

🧭 Il nous faut donc déterminer le rôle du soleil, de la lune et des étoiles

Dieu ne les a pas simplement créés pour éclairer la terre, mais pour servir de repères dans l’organisation de Son calendrier sacré. Chacun a une fonction spécifique dans le marquage du temps :

🌙 Lune :

Psaume 104:19 LSG

Il a fait la lune pour marquer les temps (mow‘ed - Strong 04150) ; le soleil connaît l’heure de son coucher.

Le livre de l’Ecclésiastique, aussi appelé Siracide, fait partie des livres deutérocanoniques.

Il est inclus dans la Bible catholique et dans la tradition orthodoxe :

11Siracide (Ecclésiastique) 43:6-8

« Il y a aussi la lune : elle marque les temps, elle règle les saisons.
C’est d’elle que viennent les fêtes, la lumière décroissante après son plein.
Le mois tire son nom d’elle, elle croît d’un mouvement étonnant.
Elle est l’instrument des armées célestes, déployées dans les hauteurs du firmament. »

🔍 Le mot hébreu pour "temps" ici est encore מוֹעֲדִים (moedim), le même utilisé dans Genèse et Lévitique 23 pour désigner les fêtes de l'Éternel et le shabbat.

Conclusion :

La lune sert à connaître la date des convocations sacrées (moedim) selon ses phases changeantes. Elle est donc un repère divin essentiel pour déterminer les fêtes, le shabbat et les autres rendez-vous fixés par Dieu dans le calendrier biblique.

🌞 Soleil :

12Genèse 1:16 (LSG)

Dieu fit les deux grands luminaires : le plus grand luminaire pour présider au jour, et le moindre luminaire pour présider à la nuit ; il fit aussi les étoiles.

13Psaume 104:19 (LSG)

Il a fait la lune pour marquer les temps, le soleil connaît l’heure de son coucher.

Conclusion :

Le soleil permet de séparer le jour de la nuit, tandis que la lune éclaire la nuit et sert à marquer les temps sacrés selon ses phases changeantes.
Nous pouvons observer cette organisation divine chaque jour de notre vie.

⭐ Étoiles :

Flavius Josèphe (37 ap. J.-C. – env. 100 ap. J.-C.) était un historien juif du 1er siècle, contemporain des apôtres et témoin de la destruction du second Temple en 70 ap. J.-C.
Il nous offre un aperçu précieux des pratiques juives anciennes, dont l’usage des astres pour marquer les temps, notamment le début de l’année :

« Au mois de Xanthicos, qui s'appelle chez nous Nisan et qui commence l'année. Le quatorzième jour en comptant d'après la lune, quand le soleil est au Bélier, - car c'est en ce mois que nous avons été délivrés de l'esclavage des Égyptiens -, il a institué qu'on devait chaque année offrir le même sacrifice que j'ai dit que nous avions offert jadis au sortir de l'Égypte, sacrifice dit Pascha. »

« Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, Livre III, Chapitre 10, §5 »

Il précise que l’année commençait lorsque le soleil entrait dans la constellation du Bélier, ce qui correspond à la période du printemps (en lien avec la fête de Pessa'h / la Pâque, au mois d’Abib/Nisan).

👉 Cela implique que les anciens connaissaient les signes du zodiaque (dans le sens astronomique), c’est-à-dire les constellations célestes qui servent de repères pour l’année solaire.
Et donc : si l’on sait dans quelle constellation se trouve le soleil, on peut déterminer précisément l’époque de l’année.

Conclusion :

Les étoiles jouent un rôle d’orientation céleste, permettant de repérer les mois et de situer notre position dans le cycle de l’année.

🔭 Astronomie vs astrologie

Il est important de faire la différence entre :

•✅ L’astronomie : l’observation des astres pour mesurer le temps, s’orienter, suivre les saisons, déterminer les fêtes. C’est un usage bibliquement reconnu et utilisé.

•❌ L’astrologie / divination : l’usage des astres pour prédire l’avenir ou tirer des présages, ce qui est strictement interdit dans la Bible.

📖 Deutéronome 18:10-12

Qu’on ne trouve chez toi personne [...] qui pratique la divination, l’astrologie, les augures, la sorcellerie, l’envoûtement [...] Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel.

Ésaïe 47:13-14

Tu t’es fatiguée à consulter la multitude de tes conseillers : qu’ils se lèvent donc, et qu’ils te sauvent, ceux qui observent le ciel, qui contemplent les étoiles, qui annoncent, à chaque nouvelle lune, ce qui doit t’arriver ! Voici, ils sont comme de la paille, le feu les consume…

Dieu a placé les astres — soleil, lune, étoiles et constellations — pour marquer les temps et orienter l’homme dans la création (Genèse 1:14).
Les patriarches et les anciens comme Flavius Josèphe le montrent : la connaissance des constellations n’était pas païenne en soi, tant qu’elle restait liée à l’ordre divin du temps, et non à la divination.

Voici un résumé:

•🌞 Soleil : sert à séparer le jour de la nuit et à mesurer les heures quotidiennes.

•🌙 Lune : sert à déterminer la date précise des fêtes et convocations (moedim), grâce à ses phases changeantes.

•⭐ Étoiles / constellations : servent à repérer le mois de l’année et, partant, à définir le début de l’année en observant la position du soleil dans le zodiaque.

Représentation prophétique dans la Bible

📖 Genèse 37:9-10 – Le songe de Joseph

« Voici, le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant moi. »

•Soleil : représente Jacob (le père / autorité)

•Lune : représente Rachel (la mère / l'Épouse)

•Étoiles : représentent les frères de Joseph, c’est-à-dire les tribus d’Israël

💡 Cette vision symbolique montre que les luminaires célestes peuvent représenter des personnes ou des groupes, notamment dans un cadre prophétique et spirituel.

🌞 Le soleil : image du Messie

📖 Psaume 19:5-6

« Il (le soleil) est semblable à un époux qui sort de sa chambre, il se réjouit comme un héros à parcourir sa course. »

🔑 Le soleil ici symbolise le Messie (Yéshoua), décrit comme :

•Un époux (cf. Éphésiens 5:25)

•Un héros (champion, porteur de lumière et de salut)

•Celui qui traverse toute la terre avec sa lumière — comme l’Évangile

📖 Malachie 4:2

« Mais pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera, et la guérison sera sous ses ailes. »

🔆 Ce "Soleil de justice" est une claire image du Messie, qui apporte lumière, guérison, justice et vie éternelle à ceux qui le suivent.

🌙 La lune : image de l’Assemblée

•Comme elle ne produit pas sa propre lumière mais reflète celle du soleil, la lune représente l’Assemblée / l’Épouse du Messie.

•Elle reflète la gloire de Yeshoua et marque les temps de rendez-vous (moedim) avec Lui.

•Elle change de phase : c’est une image de notre croissance spirituelle, de la sanctification, et parfois même de l’Église visible (parfois pleine de lumière, parfois obscure).

⭐ Les étoiles : les croyants, les justes

📖 Daniel 12:3

« Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité. »

•Les étoiles symbolisent les justes, les enseignants fidèles, les témoins dans les ténèbres.

•On retrouve ce symbolisme aussi dans l’Apocalypse (Apoc. 1:20) : les étoiles sont les messagers / anges des assemblées.

Un des premiers arguments que l’on entend souvent lorsqu’on évoque le shabbat lunaire :

*Argument fréquemment entendu :*

- « Dans la Genèse, le soleil, la lune et les étoiles ont été créés le quatrième jour. Il est donc impossible que la lune serve de base pour établir la semaine ou le shabbat. »

🔍 Réponse et explication :

Cet argument revient souvent dès que l’on évoque la possibilité que la lune joue un rôle dans le décompte des semaines ou du shabbat. À première vue, cela semble logique : si la lune n’a été créée qu’au quatrième jour, comment aurait-elle pu influencer le cycle hebdomadaire dès le commencement ?

Mais regardons de plus près.

Est-il écrit dans la Genèse que la semaine de la création est le début d’une semaine continue ?
Non.

Est-il écrit dans la Genèse que la semaine de la création constitue un calendrier ?
Non.

Est-il écrit que le premier jour est un dimanche et que le septième est un samedi, appelé shabbat ?
Non.

Le calendrier romain est un calendrier solaire utilisant les astres :

📌 Dimanche (Sunday / dies Solis)

14Traduction latine

dies Solis — « jour du Soleil » Astres : ☀️ Soleil Divinité associée : Sol (ou Hélios chez les Grecs)

📌 Lundi (Monday / dies Lunae)

Traduction latine

dies Lunae — « jour de la Lune » Astres : 🌙 Lune Divinité associée : Luna (ou Séléné chez les Grecs)

📌 Mardi (Tuesday / dies Martis)

Traduction latine

dies Martis — « jour de Mars » Astres : ♂ Mars Divinité associée : Mars (ou Arès chez les Grecs)

📌 Mercredi (Wednesday / dies Mercurii)

Traduction latine

dies Mercurii — « jour de Mercure » Astres : ☿ Mercure Divinité associée : Mercure (ou Hermès chez les Grecs)

📌 Jeudi (Thursday / dies Iovis)

Traduction latine

dies Iovis — « jour de Jupiter » Astres : ♃ Jupiter Divinité associée : Jupiter (ou Zeus chez les Grecs)

📌 Vendredi (Friday / dies Veneris)

Traduction latine

dies Veneris — « jour de Vénus » Astres : ♀ Vénus Divinité associée : Vénus (ou Aphrodite chez les Grecs)

📌 Samedi (Saturday / dies Saturni)

Traduction latine

dies Saturni — « jour de Saturne » Astres : ♄ Saturne Divinité associée : Saturne (ou Cronos chez les Grecs)

Selon la Genèse, les astres (soleil, lune, étoiles) sont créés le quatrième jour.
Cela remet en question toute tentative de faire commencer la semaine de la création selon ce modèle.

Dans ce cas, à contrario, nous pouvons dire que ceux qui suivent un calendrier solaire basé sur les astres se prosternent chaque semaine devant ces entités, sans même le savoir. Comme cela a également été prophétisé :

📖 Deutéronome 4:19

Garde-toi de lever les yeux vers le ciel et de regarder le soleil, la lune et les étoiles, toute l’armée des cieux, et de te laisser entraîner à te prosterner devant eux et à leur rendre un culte. Ce sont des choses que l’Éternel, ton Dieu, a données en partage à tous les peuples sous le ciel.

📖 2 Rois 23:5

Il fit disparaître les prêtres idolâtres établis par les rois de Juda pour brûler des encens dans les hauts lieux, dans les villes de Juda et aux alentours de Jérusalem, et aussi ceux qui brûlaient des encens en l’honneur de Baal, du soleil, de la lune, des constellations et de toute l’armée des cieux.

Étant donné que le judaïsme corrompu s’est approprié le samedi (jour de Saturne), que la chrétienté a sanctifié le dimanche (jour du Soleil), et que l’islam a élevé le vendredi (jour de Vénus), ils se sont prosternés en ces jours et le font encore aujourd’hui — chaque semaine — rendant ainsi un culte involontaire, mais bien réel, aux fausses divinités célestes associées à ces astres.

15📜 Pourquoi une théorie serait-elle plus valable qu'une autre pour expliquer une vérité ?

Un mois est composé de 4 semaines.
Mais est-il écrit dans la Genèse que cette semaine de création marque le début d’un calendrier régulier basé sur des semaines continu? Non.

On a un exemple de 7 jours dans le récit de la création. Pourtant, avant le premier jour, la terre était dans les ténèbres (Genèse 1:2).
Il y a donc eu un jour zéro, ou bien une éternité dans les ténèbres, avant l’établissement du temps mesurable.

Réfléchissons deux minutes :
Si le soleil, la lune et les étoiles sont créés le 4e jour, cela fausse aussi le début de l’année.

Pourtant, dans Exode 12, Dieu dit :

« Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois. » LSG

« Cette lune est pour vous le commencement des lunes, la première des lunes de l'année. » Septante

C’est donc la lune qui détermine le mois, pas un calendrier solaire ou une semaine continue.

Dieu aurait-il ajouté 3 jours « en avance » avant que la lune existe selon la Genèse?
Cela n’aurait pas de sens.

Dieu donne un calendrier lunaire en Exode 12, pas un calendrier solaire ou fixe.

Étymologie

Sources : https://fr.wiktionary.org/wiki/mois

Du moyen français mois, de l’ancien français mois, du latin mensis (« mois »).

Apparenté à une racine indo-européenne qui signifie « lune ». À comparer avec l’allemand Mond (« lune ») et Monat (« mois »), l’anglais moon (« lune ») et month (« mois »), le tchèque měsíc (« lune » et « mois »), le russe месяц, mesiats (« lune » et « mois »).

16🌙 À quel stade lunaire était la lune à sa création ?

Personne ne peut le dire avec certitude.
Mais peut-être que « théoriquement » le septième jour tombait sur une phase lunaire appelée "shabbat", selon le cycle lunaire.

C’est pour cela que j’affirme que ce que certains avancent comme une vérité (Semaine fixe depuis la création) est en réalité une théorie.
Et cette théorie est utilisée pour en contredire une autre, sans preuves scripturaires formelles.

World Last Chance (www.worldslastchance.com) :

« En réalité, le soleil et la lune ont tous deux été créés par un décret divin à la Création. Ils ont été créés lorsque l'esprit de Yahuwah les conçut et par Sa bouche ils vinrent à l'existence. Yahuwah a créé de l'âge dans toute chose. Adam et Eve sont de parfaits exemples d'âge créé. Adam n'a pas été créé en tant que fœtus ou nouveau-né, mais en tant qu'homme adulte. De même, les oiseaux et les animaux n'ont pas été créés comme des œufs non éclos ou des bébés animaux aveugles et dans le besoin.

De même qu'un bijoutier règle une montre à l'heure correcte, le Créateur a correctement positionné la lune pour servir précisément de référence pour tous les temps à venir. Lorsque Yahweh a créé le soleil, Il l'a positionné à un endroit précis pour fournir la bonne température. Il a de même soigneusement et délibérément placé la lune à la position précise nécessaire à l'usage de son système de calcul du temps.»

17📖 Exode 12 et la Lune comme repère temporel

Dieu dit de compter les mois à partir de la lune.
S’il fallait compter selon une semaine continue depuis la création, pourquoi Dieu ne le précise-t-il pas ici ?
Pourquoi ne corrige-t-il pas leur calendrier ?

Les Hébreux étaient esclaves depuis plus de 400 ans en Égypte. Ce n’était pas le moment idéal pour leur expliquer que le mois ne commence pas par la lune, ou que les semaines sont continues depuis la Genèse ?
Rien n’est dit à ce sujet. Aucune précision.

Pourquoi la seule instruction temporelle concerne-t-elle la lune

, et non une semaine prétendument continue ?

Et il n’y a aucun personnage dans le texte biblique — ni Moïse, ni Aaron, ni aucun prophète — qui leur dit un jour :

« Vous vous trompez, la semaine est continue depuis Adam. Recalibrez votre Shabbat. »

18🏛️ Les Hébreux en Égypte et la semaine égyptienne

Ils étaient en Égypte, où l’on utilisait une semaine de 10 jours, soit 3 semaines de 10 jours pour un mois de 30 jours.

Sources : https://www.bbc.com/afrique/articles/ce9klpz577vo

19Le temps dans l’Égypte ancienne

La déesse de la nuit, Nut, entoure de son corps et de ses bras les symboles astronomiques du plafond du temple de Dandera, en Egypte.

Ce tableau contenait des colonnes représentant des périodes de 10 jours de l’année. Le calendrier civil égyptien comptait 12 mois, chacun avec trois « semaines » de 10 jours, suivies de cinq jours de festivals.

Ils avaient perdu le shabbat, et rien n’indique qu’ils suivaient une semaine de 7 jours.

Et à aucun moment de l’histoire, selon les Écritures, Élohim ne leur dit de suivre une semaine continue de 7 jours depuis la création.
Ni Moïse, ni aucun prophète, ni même Yeshoua (Yeshoua) ne parle de cela.

Un autre argument que l’on entend souvent:

*Argument fréquemment entendu :*

- « La semaine est continu depuis la création du monde »

🔍 Réponse et explication :

Cet argument revient souvent dans les milieux religieux traditionnels. Pourtant, il repose uniquement sur des affirmations humaines, sans appui scripturaire direct, ni preuve historique vérifiable.

Aucun verset ne dit explicitement que Dieu a établi une semaine continue ininterrompue depuis la création. Il n'est écrit nulle part que l'humanité a respecté sans faille un cycle perpétuel de 7 jours, ni que ce cycle aurait survécu aux changements de civilisations, à l’esclavage en Égypte, à la captivité babylonienne ou aux réformes de calendrier (comme celle de Jules César ou du pape Grégoire XIII).

👉 En réalité, cet argument repose sur la tradition et sur l’interprétation humaine, non sur la Parole inspirée.

🦜 L’effet perroquet : quand la répétition remplace la réflexion

  1. L'effet perroquet décrit le fait de répéter des idées ou des croyances sans en comprendre le sens ni en vérifier la source.
  2. Dans les domaines religieux, culturels ou historiques, cette attitude conduit souvent à adopter des doctrines héritées sans remise en question.
  3. Résultat : la tradition prime sur la vérité, et les erreurs se transmettent de génération en génération, renforcées par la simple habitude.

Un exemple classique de l’effet perroquet se trouve dans notre manière de désigner le premier mois de l’année Romain.

Depuis l’école, on nous enseigne que l’année commence en janvier, et nous le répétons sans réfléchir, comme une évidence. Pourtant, cette idée ne vient pas de nous : c’est une tradition héritée que l’on répète sans questionner. Avec le temps, cela devient une "vérité absolue" — non pas parce qu’elle est fondée, mais parce qu’elle est récitée sans vérification.

En réalité, dans l'ancien calendrier romain, janvier n’était pas le premier mois. On peut le voir simplement à travers les noms des mois :

•Septembre signifie "septième mois"

•Octobre = huitième

•Novembre = neuvième

•Décembre = dixième

Cela signifie que mars (et non janvier) était à l'origine le premier mois de l'année. Avant les réformes du calendrier, les deux premiers mois (janvier et février) ont été ajoutés plus tard pour ajuster le calendrier aux cycles lunaires et solaires.

De plus, certains anciens noms de mois comme Quintilis (5e) ou Sextilis (6e) ont été renommés Julius (juillet) et Augustus (août) en l’honneur de Jules César et Auguste.

➡️ Conclusion : Ce que nous appelons "janvier, le premier mois", est le résultat d’un changement historique, non d’une vérité naturelle. Répéter cette structure sans l’examiner est un pur effet perroquet, hérité d’un système romain et devenu norme simplement par habitude.

De la même manière, beaucoup considèrent aujourd’hui le lundi comme le premier jour de la semaine, alors que dans le calendrier romain d’origine, c’est le dimanche qui occupait cette place.

🔁 Imaginez maintenant que quelqu’un vous démontre que le calendrier romain entier — et même le "shabbat romain" — est également une reconstruction fausse, adoptée et répétée sans discernement... que feriez-vous de cette vérité ?

📖 Les semaines ne sont pas toujours continues : preuve par les "semaines complètes"

Lorsque l’on étudie attentivement le texte biblique, notamment dans le cadre du compte de l’Omer, un détail souvent négligé attire notre attention.

Dans Lévitique 23:15, il est écrit :

« Vous compterez sept semaines complètes, à partir du lendemain du shabbat, du jour où vous apportez la gerbe pour être agitée. »

Version BYM

« Vous compterez pour vous depuis le lendemain du shabbat, depuis le jour où vous apporterez la gerbe de l'offrande balancée, 7 shabbats. Ils seront complets. »

King James Bible
And ye shall count unto you from the morrow after the sabbath, from the day that ye brought the sheaf of the wave offering; seven sabbaths shall be complete.

Version BYM

« Vous compterez pour vous depuis le lendemain du shabbat, depuis le jour où vous apporterez la gerbe de l'offrande balancée, 7 shabbats. Ils seront complets. »

Martin Bible
Vous compterez aussi dès le lendemain du Sabbat, [savoir] dès le jour que vous aurez apporté la poignée qu'on doit tournoyer, sept semaines entières.

Darby Bible
-Et vous compterez depuis le lendemain du sabbat, depuis le jour que vous aurez apporte la gerbe de l'offrande tournoyee, sept semaines; elles seront completes.

🔍 Le mot-clé ici est « complètes ».

Mais pourquoi l’Écriture insiste-t-elle sur le fait que ces semaines doivent être complètes ?

Cela implique clairement qu’il existe aussi des semaines incomplètes, c’est-à-dire des périodes de 7 jours qui ne comptent pas comme des semaines entières selon le calendrier divin.

➡️ Cela remet en question l’idée d’une semaine continue universelle et ininterrompue depuis la création.
Si toutes les semaines étaient toujours pleines et continues, cette précision n’aurait aucune raison d’être. La Torah aurait simplement dit : « comptez 7 semaines ». Mais ici, Dieu précise : « 7 semaines complètes ».

Quand on se tourne vers le calendrier biblique (aussi suivi par les Juifs traditionnels), on voit qu’il existe des jours hors semaine :

•Le Jour de la Nouvelle Lune marque le début du mois, mais n’est pas compté dans la semaine.

•À la fin du mois lunaire, lorsqu’il y a 29 ou 30 jours, des jours intercalaires peuvent apparaître entre la fin du mois et la prochaine semaine, ce qui brise le cycle régulier de 7 jours.

📌 Ces jours ne sont ni des jours de travail, ni des jours de Shabbat. Ils sont hors du cycle hebdomadaire, et donc n’entrent pas dans le compte des "semaines complètes".
Ce concept est encore présent dans les traditions hébraïques anciennes, bien que souvent ignoré aujourd’hui.

Ainsi, logiquement vient l’argument suivant:

*Argument fréquemment entendu :*

- « Dieu a établi 6 jours de travail + 1 jour de repos. Un jour flottant casse ce cycle — ce n’est donc pas biblique.»

🔍 Réponse et explication :

Cet argument revient souvent dès que l’on évoque la possibilité que la lune joue un rôle dans le décompte des semaines ou du shabbat. À première vue, cela semble logique : si la lune n’a été créée qu’au quatrième jour, comment aurait-elle pu influencer le cycle hebdomadaire dès le commencement ?

Mais regardons de plus près.

Jour supplémentaire en fin d’année :

Le calendrier juif est un calendrier luni-solaire, ce qui signifie qu’il combine à la fois les cycles de la lune et ceux du soleil. Chaque mois commence avec la nouvelle lune et dure soit 29 soit 30 jours, car un mois lunaire ne correspond pas exactement à un nombre entier de jours.

Ainsi, une année composée de 12 mois lunaires fait environ 354 jours, soit environ 11 jours de moins qu’une année solaire, qui compte environ 365 jours.

Cette différence entraîne un décalage progressif des mois juifs par rapport aux saisons, ce qui poserait un problème important puisque plusieurs fêtes juives doivent se dérouler à des moments précis de l’année solaire, notamment Pessa’h qui doit avoir lieu au printemps.

Pour corriger ce décalage, le calendrier juif prévoit l’ajout périodique d’un mois supplémentaire, appelé le mois d’Adar II, lors des années dites embolismiques.

Ce système est basé sur un cycle de 19 ans, appelé cycle métonique, au cours duquel sept années comportent un mois intercalaire supplémentaire.

Ce mécanisme est clairement décrit dans le Talmud, notamment dans le traité Rosh Hashana (20b-25a), où il est expliqué que le mois d’Adar est doublé dans certaines années pour éviter que Pessa’h ne tombe hors saison, ce qui garantirait le respect des commandements liés aux saisons.

Reprenons Flavius Josèphe, historien juif du Ier siècle, le début de l’année dans le calendrier biblique. Il écrit ainsi :

« Au mois de Xanthicos, qui s'appelle chez nous Nisan et qui commence l'année. Le quatorzième jour en comptant d'après la lune, quand le soleil est au Bélier, - car c'est en ce mois que nous avons été délivrés de l'esclavage des Égyptiens »

« Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, Livre III, Chapitre 10, §5 »

Cela montre clairement que le calendrier n’est pas purement lunaire, mais doit également rester aligné sur le cycle solaire pour que les fêtes, notamment la Pâque juive (Pessa’h), tombent à la bonne saison, le printemps.

Or, comme une année lunaire de 12 mois compte environ 354 jours, soit environ 11 jours de moins que l’année solaire, il est nécessaire d’ajouter périodiquement un mois intercalaire, appelé Adar II, afin de rattraper ce décalage. Ce système, institué depuis l’Antiquité, garantit que le quatorzième jour du mois de Nisan corresponde toujours à la pleine lune au printemps, conformément à la tradition et aux commandements religieux.

Ainsi, la combinaison des cycles lunaire et solaire dans le calendrier juif, attestée dès l’époque de Flavius Josèphe, explique la nécessité d’ajuster l’année en ajoutant des jours ou un mois supplémentaire. Ces ajustements sont également documentés dans le Talmud et dans les écrits des sages juifs, qui détaillent les règles précises pour la sanctification du mois et le calcul du calendrier, assurant la conformité du calendrier aux exigences religieuses et saisonnières.

Cela pose-t-il un problème pour la fin de l’année d’avoir des jours supplémentaires, que l’on pourrait appeler des « jours du reste » ?

NON !

Heure supplémentaire en fin de journée :

Le soleil ne se couche pas toujours à la même heure, comme à 17h59 ou 18h00 pile. En réalité, l’heure du coucher du soleil change chaque jour selon les saisons. En été, les journées sont plus longues, et en hiver, elles sont plus courtes.

Cela veut dire que la durée du jour et de la nuit n’est pas toujours la même, et parfois, il y a un peu plus de lumière ou un peu moins, selon le moment de l’année. Ces minutes supplémentaires, que j’appellerai aussi « heures du reste », ne gênent personne malgré le fait que le coucher du soleil ne soit pas précis à la même minute chaque jour.

C’est pareil pour le lever du soleil : l’heure change chaque jour, avec des minutes en plus ou en moins selon la saison.

Malgré tout, il y a toujours des minutes en plus ou en moins à la fin de la journée, et c’est un phénomène naturel qu’on ne peut pas changer.

Cela pose-t-il un problème d’avoir des minutes supplémentaires en fin de journée, que l’on pourrait appeler des « minutes du reste » ?
Pas du tout !

Jour supplémentaire en fin de Mois :

Alors, pourquoi un jour « du reste » ajouté en fin de mois dérange-t-il autant les gens ?

Comment se fait-il que l’on tolère l’imprécision liée au soleil, à la lune et aux étoiles pour définir le début de l’année — en ajoutant parfois un jour ou même un mois supplémentaire — alors qu’un jour supplémentaire en fin de mois dérange autant ?

Pourtant, si l’on observe la fin du mois, un jour supplémentaire pour ajuster ne devrait pas poser problème. En réalité, sur trois périodes, on considère souvent seulement deux d’entre elles comme complètes, mais si l’on suivait le véritable calendrier astronomique, on serait sur trois périodes complètes, ce qui serait parfaitement cohérent.

Ce qui gêne, c’est notre attachement au confort d’une semaine continue, un héritage transmis par nos pères, eux-mêmes prisonniers de ce mensonge.

20🔍 Conclusion forte à tirer sur la Genèse :

Tirer une doctrine de semaine continue à partir du récit de la Genèse est biaisé

, car ce texte n’enseigne pas un cycle perpétuel de 7 jours non interrompus.

La Genèse est une révélation prophétique, codée, et structurée spirituellement, pas une description technique d’un calendrier basé sur des semaines continues.

✅ Elle présente un modèle divin de 6 jours d’œuvre + 1 jour de repos, mais sans aucune indication que ce cycle devait se répéter sans lien avec les luminaires (créés plus tard au jour 4 pour marquer les moedim).

PS :📱 L’application Bible Contexte, disponible sur le Play Store et que nous avons créée, permet d’explorer en détail les prophéties contenues dans la Torah. Elle aide chacun à progresser dans la compréhension profonde des Écritures. Nous encourageons vivement à l’étudier pour discerner les fondements prophétiques du calendrier biblique et marcher selon la vérité révélée.

II. Exode, Lévitique, Deutéronome

21📖 a) Exode 12 et la Lune

Exode 12 a été mentionné plus haut dans le chapitre 1, en lien avec la lune qui sert de repère pour le début du mois. Il n’est pas nécessaire d’y revenir en détail ici, mais relisons la version Septante pour mieux comprendre:

« 1.Et le Seigneur parla à Moïse et à son frère, en la terre d'Égypte, disant : »

2.Cette lune est pour vous le commencement des lunes, la première des lunes de l'année.

« 3.Parle à toute la synagogue des fils d'Israël, disant : Que le dixième jour de cette lune chacun de vous prenne une tête de son bétail dans sa maison paternelle ; chacun une victime par maison.
4.Que ceux qui sont en leurs maisons trop peu nombreux pour consommer une victime, s'associent à leurs plus proches voisins, selon le nombre des âmes, afin de compléter le nombre nécessaire.
5.La victime sera sans tache, mâle et d'un an ; vous la prendrez parmi les agneaux et les chevreaux. »

6.Vous la garderez jusqu'au quatorzième jour de la lune, et sur le soir, chez tout le peuple des fils d'Israël, on l'égorgera.

Pourquoi certaines versions modernes mettent le mot « Mois » au lieu de Lune ?

Strong's Concordance: #H2320 — חֹדֶשׁ (chodesh)

•Translittération : chō·dĕsh

•Signification : « nouvelle lune », « mois » (période lunaire)

•Usage : Ce mot désigne à la fois la nouvelle lune (l’apparition de la lune après la nouvelle phase) et, par extension, la période d’un mois lunaire, qui servait de base au calendrier hébraïque.

Ps : Les partisans du calendrier d’Hénoch soutiennent que :

Chodesh ne signifie pas forcément « lune », donc le calendrier biblique ne serait pas lunaire.

Mais cet argument ne tient pas face à l'usage concret dans la Torah

Clarification linguistique – chodesh vs yerach

Terme hébreu

Transcription

Sens général

Lien avec la lune

chodesh

Mois (renouvellement)

Oui, lié au renouvellement lunaire

yerach

Lune / mois

Oui, désigne aussi la lune comme astre

📌 Les deux termes désignent un mois, mais avec des nuances d’usage :

•Chodesh vient de la racine חדש (chadash), qui signifie « renouveler », donc lié à la nouvelle lune.

•Yerach est utilisé dans un sens plus poétique ou littéraire pour parler d’un mois, mais aussi du corps céleste lui-même (la lune).

Dans 1 Rois 6 est un passage clé pour illustrer l’utilisation parallèle de yerach (יֶרַח) et de chodesh (חֹדֶשׁ) dans le même contexte — ce qui prouve qu’ils peuvent être interchangeables et ne désignent pas deux types de mois fondamentalement différents.

22📖 Exemple : 1 Rois 6:1

« C’est la quatre cent quatre-vingtième année après la sortie des enfants d’Israël du pays d’Égypte, la quatrième année du règne de Salomon sur Israël, au mois de Ziv, qui est le deuxième mois (הַחֹדֶשׁ הַשֵּׁנִי), qu’il commença à bâtir la maison de l’Éternel. »

👉 Ici, le mot utilisé est חֹדֶשׁ (chodesh), le mois de Ziv, précisé comme le deuxième mois.

23📖 Exemple : 1 Rois 6:37–38

« La quatrième année, au mois de Ziv (בְּיֶרַח זִו) les fondements de la maison de l’Éternel furent posés... Et dans la onzième année, au mois de Bul (בְּיֶרַח בּוּל), qui est le huitième mois (הוּא הַחֹדֶשׁ הַשְּׁמִינִי), la maison fut terminée... »

Ici, on voit les deux mots utilisés dans le même passage :

•יֶרַח (yerach) = mois

•חֹדֶשׁ (chodesh) = mois

24Conclusion évidente

Dans le même chapitre, les deux termes sont utilisés pour désigner la même réalité temporelle, c’est-à-dire un mois du calendrier.

🟨 Ce que cela démontre

  1. Il n'y a pas de différence fondamentale entre yerach et chodesh dans le contexte du calendrier biblique.
  2. Leur utilisation est stylistique ou contextuelle (forme poétique, emphase, variation littéraire).
  3. Cela détruit l'argument selon lequel chodesh désignerait un "mois non lunaire" dans le calendrier d'Hénoch.

📖Exode 12 : la sortie a lieu le 15e jour du mois/lune

📖 Exode 12:6

Vous la garderez jusqu’au quatorzième jour de la lune, et sur le soir… on l’égorgera.

Cela se réfère à l’agneau pascal. Il est immolé le soir du 14, ce qui marque le début du 15e jour, selon le compte biblique des jours du soir au soir (Genèse 1:5).

Exode 12:17

Vous observerez la fête des pains sans levain, car c’est en ce même jour que j’aurai fait sortir vos armées du pays d’Égypte.

Donc :

Le 14 au soir, on mange l’agneau.

Le 15, ils sortent d’Égypte.

Cela est aussi confirmé par Nombres 33:3

Nombres 33:3

Ils partirent de Ramsès le premier mois, le quinzième jour du mois ; le lendemain de la Pâque, les enfants d’Israël sortirent à main levée sous les yeux de tous les Égyptiens.

📖 Deutéronome 16:1

Observe le mois des Épis, et la Pâque pour Yahweh ton Elohim, car au mois des Épis Yahweh ton Elohim t’a fait sortir d’Egypte pendant la nuit.

👉 Conclusion claire : la sortie a eu lieu le 15e jour du mois.

25Le 15e jour était un Shabbat

Voici maintenant comment montrer que le 15e jour correspondait aussi à un Shabbat :

🔸 A. Le modèle des fêtes : Shabbats "fixes" dans le mois lunaire

Dans Lévitique 23, les jours saints sont désignés comme des « Shabbats » :

Le 15e jour du mois est la première journée de la fête des pains sans levain :

📖 Lévitique 23:6-7

Le quinzième jour de ce mois, c’est la fête des pains sans levain… Le premier jour, vous aurez une sainte convocation ; vous ne ferez aucune œuvre servile.

🟨 Cette "sainte convocation" est aussi un Shabbat (7eme jour), le 14eme jour de la Lune étant le 6eme jour de la Semaine.

Et cela coïncide exactement avec la nuit de la sortie d’Égypte.
Le Lendemain du 15eme jour de la Lune étant le 16eme jour de la Lune, le 1er jour de la semaine.

Le 15e jour est donc un Shabbat.

Le 16e jour est la fête des prémices, 1er jour de la semaine, 2eme jour des Pain sans Levains (tout les ans)

Cela est confirmé par Flavius Joseph dans son livres Antiquités Juifs, Livre 3 :

« 5[241]. Au mois de Xanthicos, qui s'appelle chez nous Nisan et qui commence l'année, le quatorzième jour en comptant d'après la lune. Quand le soleil est au Bélier, - car c'est en ce mois que nous avons été délivrés de l'esclavage des Égyptiens -, il a institué qu'on devait chaque année offrir le même sacrifice que j'ai dit que nous avions offert jadis au sortir de l'Égypte, sacrifice dit Pascha. Nous l'accomplissons par phratries[242] ; rien des chairs sacrifiées n'est gardé pour le lendemain[243]. Le quinze, la fête des azymes fait suite[244] à la Pâque[245], fête de sept jours pendant laquelle on se nourrit d’azymes, et chaque jour on égorge deux taureaux, un bélier et sept agneaux. Tout cela s'offre en holocauste et on y ajoute encore un bouc pour les péchés, qui sert chaque jour au repas des prêtres. Le deuxième jour[246] des azymes, c'est-à-dire le seize, on prend -. une partie des fruits qu'on a récoltés, auxquels on n'a pas encore touché[247], et estimant qu'il est juste d'en faire hommage d'abord à Dieu* à qui l'on doit la production de ce fruits, on lui offre les prémices de l'orge[248] de la façon suivante. Faisant griller une poignée d’épis qu'on broie, puis purifiant les grains d'orge pour les moudre, on en apporte pour Dieu un assarôn[249] sur l'autel, et après on avoir jeté une poignée unique sur l'autel, on abandonne le reste à l'usage des prêtres. Dès lors, il est loisible à tout le monde soit publiquement, soit individuellement de faire la récolte[250]. On offre aussi, outre les prémices des produits du sol, un agnelet en holocauste à Dieu. »

*PS : Ne pas toucher aux prémices le 16e jour de la lune — qui correspond au premier jour de la semaine, le lendemain du Shabbat hebdomadaire (le 15e jour de la lune, septième jour de la semaine biblique) — est directement lié à Yeshoua dans les Évangiles :

📖 Jean 20:17

Yeshoua lui dit : Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon DIEU et votre DIEU.

📖 1 Corinthiens 15:20

Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts.

*Argument fréquemment entendu :*

- « Les Fêtes ne tombent jamais sur un shabbat ! »

🔍 Réponse et explication :

Certains affirment que les fêtes de l’Éternel ne peuvent pas tomber sur un Shabbat, en se basant sur Lévitique 23:38. Mais cette interprétation repose sur une mauvaise compréhension du verset.

📖 Lévitique 23:38

Vous observerez en outre les sabbats de l'Eternel, et vous continuerez à faire vos dons à l'Eternel, tous vos sacrifices pour l'accomplissement d'un voeu et toutes vos offrandes volontaires.

« Vous observerez en outre les Shabbats de l’Éternel… »

Cela ne signifie pas que les fêtes doivent tomber en dehors des Shabbats.
Le texte veut simplement dire que les prescriptions du Shabbat doivent être respectées en plus de celles des fêtes, si elles tombent le même jour.

26Source : www.larousse.fr

1. En plus de, en sus de, indépendamment de quelque chose : Apporter, outre les témoignages, des preuves écrites.

Ce mot indique qu’il faut ajouter les sacrifices du Shabbat à ceux de la fête, quand les deux tombent ensemble.

Il n’y a donc aucune interdiction ou restriction dans la Torah contre le fait qu’une fête tombe sur un Shabbat.
Au contraire, il faut honorer les deux instructions en même temps, comme cela était prévu dans la pratique du Temple.

« Philon d'Alexandrie ? »

Voyons du coté de Philon d'Alexandrie, un philosophe juif hellénisé qui est né à Alexandrie vers 20 avant Yeshoua Christ et mort dans cette même ville vers 45 apr. J.-C. Contemporain des débuts de l'ère chrétienne.

Dans ses écrits The Special Laws (Les Lois spéciales), livre II :

« X. (39) Le commandement suivant concerne le septième jour sacré, dans lequel sont comprises une infinité de fêtes des plus importantes.
Il rajoute aussi :
XI. (41) Maintenant, il y a dix festivals au nombre, comme la loi les fixe.
La première est celle que tout le monde sera peut-être étonné d'entendre appelé un festival. Ce festival est chaque jour.
Le deuxième festival est le septième jour, que les Hébreux dans leur langue maternelle appellent le sabbat.
Le troisième est celui qui vient après la conjonction, qui se produit le jour de la nouvelle lune chaque mois.
La quatrième est celle de la Pâque qui est appelée la Pâque.
Le cinquième est le premier fruit du maïs - la gerbe sacrée.
La sixième est la fête des pains sans levain, après quoi cette fête est célébrée, ce qui est vraiment
Le septième jour du septième jour.
Le huitième est la fête de la lune sacrée, ou la fête des trompettes.
Le neuvième est le jeûne.
Le dixième est la fête des tabernacles, qui est la dernière de toutes les fêtes annuelles, se terminant de manière à faites le nombre parfait de dix. Il faut commencer par le premier festival. »

Dans ses écrits The Decalogue:

Philo of Alexandria also mentions in the Decalogue XXX (161),

But to the seventh day of the week he has assigned [the beginning of] the greatest festivals, those of the longest duration [Unleavened Bread and Tabernacles], at the periods of the equinox both vernal and autumnal in each year; appointing two festivals for these two epochs, each lasting seven days; the one which takes place in the spring being for the perfection of what is being sown, and the one which falls in autumn being a feast of thanksgiving for the bringing home of all the fruits which the trees have produced. And seven days have very appropriately been appointed to the seventh month of each equinox, so that each month might receive an especial honour of one sacred day of festival, for the purpose of refreshing and cheering the mind with its holiday.[citation needed]

https://en.wikipedia.org/wiki/Sabbath

https://www.earlychristianwritings.com/yonge/book26.html

Philo d’Alexandrie (philosophe juif hellénisé qui est né à Alexandrie vers 20 av. J.-C. et mort dans cette même ville vers 45 apr. J.-C. Contemporain des débuts de l'ère chrétienne, il vit à Alexandrie, qui est alors le grand centre intellectuel de la Méditerranée.)

27Traduction

161) Mais au septième jour de la semaine, il a assigné les plus grandes fêtes, celles de la plus longue durée, aux périodes des équinoxes, tant le printemps que l’automne, chaque année ; instituant deux fêtes pour ces deux époques, chacune durant sept jours : celle qui a lieu au printemps étant pour la perfection de ce qui est semé, et celle qui tombe en automne étant une fête d’action de grâce pour la récolte de tous les fruits que les arbres ont produits. Et sept jours ont été très justement assignés au septième mois de chaque équinoxe, afin que chaque mois reçoive un honneur particulier, avec un jour sacré de fête, dans le but de rafraîchir et réjouir l’esprit par ce jour de repos festif.

Êtes-vous toujours aussi sûrs de vous, en affirmant sans cesse que les fêtes ne tombent jamais sur un Shabbat ?

« Et Chez les Juifs ? »

La Torah n’impose aucune règle interdisant à une fête de tomber un Shabbat. Au contraire :

•Les fêtes peuvent tout à fait tomber un Shabbat, selon le calendrier luni-solaire biblique (basé sur l’observation de la lune).

•Par exemple, le 15 Nissan (1er jour des pains sans levain) est un jour de repos, et aussi un Shabbat hebdomadaire.

Jean 19:31 confirme cela :

📖 Jean 19:31

Ce jour de sabbat était un grand jour

Cela signifie que le Shabbat hebdomadaire coïncidait avec une fête (ici, le 15 Nissan).

28Dans la tradition juive rabbinique (calendrier Hillel)

Depuis le IVe siècle, le judaïsme rabbinique utilise un calendrier calculé (fixé par Hillel II), et certaines règles ont été introduites pour des raisons pratiques.

Par exemple :

•Yom Kippour (10 Tishri) ne doit jamais tomber un vendredi ou un dimanche.
Pourquoi ? Parce que cela poserait des problèmes logistiques pour deux jours de suite sans possibilité de préparation (ni enterrement, ni cuisine, etc.).

•De ce fait, le 1er Tishri (Rosh Hashanah) est ajusté pour empêcher Yom Kippour de tomber sur ces jours-là.

⚠️ Mais ces règles sont humaines et pratiques, pas bibliques.
Elles ont été établies après la période du Temple, pas dans la Torah.

*Argument fréquemment entendu :*

- « Si c’était shabbat, Elohim ne leur dirait pas de sortir ce jour là, car c’est repos ! »

🔍 Réponse et explication :

Il n’y a aucune loi dans la Torah qui interdit de libérer un esclave le jour du Shabbat.

Au contraire, le Shabbat est le jour idéal pour être délivré.

Le Shabbat a pour but de mettre fin au travail forcé, même pour les esclaves.
C’est donc le jour parfait pour que les Israélites, esclaves en Égypte, soient libérés — en cohérence complète avec le sens du Shabbat.

🔹 Esaïe 58 : la vraie sainteté du Shabbat, c’est libérer

📖 Esaïe 58:6

N’est-ce pas ici le jeûne (Expiation, shabbat) que j’ai choisi : Détacher les chaînes de la méchanceté, Délier les liens du joug, Renvoyer libres ceux qu’on opprime... ?

Ce passage décrit le cœur même du message du Shabbat :
Dieu veut que ce jour soit un moment de justice, de miséricorde, et de délivrance.

Libérer un peuple esclave ce jour-là n’est donc pas une violation du Shabbat, c’est l’expression la plus pure de son sens.

🔹Yeshoua (Yeshoua) confirme cet esprit

Un homme paralysé est guéri un jour de Shabbat :

📖 Jean 5:8-10

Yeshoua lui dit : Lève-toi, prends ton lit et marche. [...] C’était un jour de Shabbat.

📖 Matthieu 12:12

Il est permis de faire le bien le jour du Shabbat.

🔹 Une femme liée par un esprit, libérée le jour du Shabbat

📖 Luc 13:10–16

Yeshoua enseignait dans une des synagogues un jour de Shabbat.
Et voici, il y avait là une femme possédée depuis dix-huit ans d’un esprit qui la rendait infirme [...]
Yeshoua la vit, lui adressa la parole et lui dit : “Femme, tu es délivrée de ton infirmité.” [...]
Mais le chef de la synagogue, indigné de ce que Yeshoua avait opéré cette guérison un jour de Shabbat, dit à la foule :
“Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non le jour du Shabbat !”
Le Seigneur lui répondit : “Hypocrites ! [...] Cette femme, qui est une fille d’Abraham et que Satan tenait liée depuis dix-huit ans, ne fallait-il pas la détacher de ce lien le jour du Shabbat ?

Dans ces versets, Yeshoua montre clairement que faire le bien, guérir, libérer — même un jour de repos — est non seulement permis, mais encouragé.

Il appelle l’homme guéri à prendre son lit et marcher, comme un esclave libéré de sa paralysie.

Cela reflète parfaitement l’esprit d’Exode 12 : sortir de l’oppression au moment prévu par Dieu, sans enfreindre Sa loi.

Le peuple d’Israël était esclave en Égypte, tout comme cette femme était liée par l’adversaire. Alors, n’était-ce pas justement le bon moment, ce jour de Shabbat, pour les délivrer en détachant leurs chaînes de l’esclavage ?

29📖 b) Exode 16 : Le 15e jour de la lune = Shabbat

📖 Exode 16:1

Toute l’assemblée des enfants d’Israël partit d’Élim, et ils arrivèrent au désert de Sin, qui est entre Élim et Sinaï, le quinzième jour du deuxième mois après leur sortie du pays d’Égypte.

*Argument :*

- « Ils sont arrivées le 15e jour ici, impossible d’être Shabbat ! »

📖 Réponse :

Cette conclusion est trop rapide et ne prend pas en compte la nature du texte biblique :

🔹 Le verset dit simplement :

Exode 16:1 – « Ils arrivèrent au désert de Sin… le quinzième jour du second mois après leur sortie d’Égypte. »

🔸 Le texte ne dit pas : « Ils ont voyagé ce jour-là ». Il constate leur arrivée ce jour-là.

🔹 Or, en hébreu biblique, il n’y avait pas de ponctuation, pas de majuscules, pas de voyelles.
C’est donc le contexte et l’analyse du récit qui nous indiquent ce qui s’est passé.

La même chose dans le temps, en reprenant le texte de Flavius Joseph sur ce thème :

« 5[241]. Au mois de Xanthicos, qui s'appelle chez nous Nisan et qui commence l'année, le quatorzième jour en comptant d'après la lune. Quand le soleil est au Bélier, - car c'est en ce mois que nous avons été délivrés de l'esclavage des Égyptiens -, il a institué qu'on devait chaque année offrir le même sacrifice que j'ai dit que nous avions offert jadis au sortir de l'Égypte, sacrifice dit Pascha. »

🔸 Certains lisent cette phrase comme si l’année commençait le 14ᵉ jour, mais ce n’est pas le sens du texte.

🔹 Il faut comprendre la structure ainsi :

•« Au mois de Xanthicos (Nisan), qui marque le début de l’année… » → c’est le cadre.

•« …le quatorzième jour, en comptant d’après la lune… » → on parle maintenant du jour spécifique de la Pâque dans ce mois.

Exode 16:1 et la citation de Flavius Josèphe fonctionnent de la même manière sur le plan grammatical et logique.

Lorsque le peuple d’Israël arrive dans le désert de Sin, le texte précise que c’était le quinzième jour du second mois (Exode 16:1). Ce détail est important, car il marque non seulement un repère chronologique, mais aussi un point d’ancrage pour comprendre le cycle du Shabbat.

Ce jour-là, le peuple murmure contre Moïse et Aaron car il n’a rien à manger.

Pourtant, aucune provision ne leur est donnée durant cette journée, malgré leurs plaintes.

C’est un fait significatif : le 15ᵉ jour, Dieu ne leur donne rien, car ce jour est un Shabbat.

Elohim ne fait tomber ni manne ni cailles pendant le Shabbat.

C’est seulement le soir, à la fin de ce jour, que les cailles arrivent, marquant le début du 16ᵉ jour (selon le jour biblique qui commence au coucher du soleil).

Ce détail est fondamental : le meilleur moment pour enseigner à un peuple le cycle de 6 jours de travail + 1 jour de repos, c’est justement le lendemain du Shabbat.

Et c’est exactement ce que fait Dieu.

Le 16ᵉ jour, Il fait tomber de la manne pour la première fois. Puis, durant six jours consécutifs, le peuple est nourri de cette manne, jusqu’au 21ᵉ jour, où il en reçoit une double portion.

Le 22ᵉ jour, aucune manne ne tombe — c’est le Shabbat.

Ce passage d’Exode 16 n’est pas seulement un récit de survie dans le désert : c’est une leçon divine sur le rythme de la semaine.

➡️ Début d’un cycle hebdomadaire :

•Jour 1 : manne tombe

•Jour 2 : manne

•Jour 3 : manne

•Jour 4 : manne

•Jour 5 : manne

•Jour 6 : double portion

•Jour 7 : pas de manne → Shabbat

🔹 Le jour où rien ne tombe est le 7e jour (Shabbat)

Exode 16:22–26
Le sixième jour, ils ramassent le double.
Le septième jour, certains sortent, mais il n’y a rien à ramasser.
Moïse leur dit : « C’est le Shabbat, restez chez vous ! »

Tout cela confirme que le cycle biblique des semaines est directement lié au calendrier lunaire, dès les premiers mois après la sortie d’Égypte.

Dans le premier mois, le 15ᵉ jour de la lune est à la fois :

•Un Shabbat (jour de repos),

•Et la fête des Pains sans levain, selon Exode 12 et Lévitique 23.

Le lendemain, c’est-à-dire le 16ᵉ jour de la lune, marque :

•Le premier jour de la semaine biblique,

•Et la fête des Prémices, où l’on offrait à Dieu les premières gerbes de la moisson.

👉 Ce jour-là symbolise la résurrection et le commencement. Dans le calendrier biblique, les fêtes ne sont pas flottantes comme dans le système romain : elles suivent la lune, non un calendrier solaire fixe.

De manière très intéressante, Exode 16 nous montre exactement le même schéma dans le deuxième mois :

•Le 15ᵉ jour de la lune, le peuple arrive dans le désert de Sin. C’est un Shabbat : aucun aliment n’est donné par Dieu ce jour-là, malgré la plainte du peuple.

•Ce n’est qu’au soir (donc le début du 16ᵉ jour biblique) que les cailles arrivent, et au matin du 16, la manne tombe pour la première fois.

📌 Ce 16ᵉ jour de la lune est donc le premier jour de la semaine dans ce deuxième mois également — exactement comme dans le premier mois.

Ce parallèle est renforcé par un détail important de la Torah :

👉 Dans Nombres 9:10–11, il est dit que si quelqu’un n’a pas pu célébrer la Pâque au premier mois, il peut la célébrer au deuxième mois, le 14ᵉ jour au soir — donc encore une fois, le 15ᵉ jour de la lune est mis à part.

Cela montre que le cycle des fêtes et le repère du 15ᵉ jour lunaire restent valables même un mois plus tard.

Le calendrier romain, hérité de Rome païenne, est basé sur le cycle solaire et des semaines fixes sans rapport avec la lune. Il utilise des noms de jours liés à des divinités païennes — comme "Saturday" (en anglais) ou "Samedi" en français, qui viennent de Saturne, le dieu romain du temps. Ce "samedi" change de position chaque mois par rapport à la lune, ce qui signifie que :

🔸 Le samedi romain ne correspond pas systématiquement au Shabbat biblique.
🔸 Il n’est jamais aligné avec les fêtes bibliques d’une année à l’autre, car ces dernières suivent la lune, tandis que le samedi romain suit un cycle solaire artificiel et déconnecté.

👉 En contraste, dans la Torah, le 15ᵉ jour de chaque mois lunaire tombe toujours un jour de Shabbat dans le récit de l’Exode, comme on le voit au mois 1 (Pessa'h et Pains sans Levain), et au mois 2 (début de la manne).

Ainsi, il devient évident que :

•Le véritable Shabbat biblique suit un cycle lunaire,

•Tandis que le samedi romain, fixé par un système solaire artificiel, ne peut jamais rester en phase avec les Shabbats et fêtes fixés par Dieu.

Enfin, il y a une dimension prophétique très puissante dans cette structure :

📖 Dans Exode 16, la manne ne pourrit pas lorsqu’elle est ramassée le sixième jour (vendredi) et conservée pour le Shabbat (le 7ᵉ jour).

Cela préfigure Yeshoua, le vrai pain descendu du ciel (Jean 6:32-35).

👉 Comme la manne, Yeshoua ne "se décompose pas" le jour du Shabbat, car :

Psaume 16:10,

« Tu ne permettras pas que ton Saint voie la décomposition. »

Yeshoua est déposé dans le tombeau le 15ᵉ jour de la lune, le jour du Shabbat hebdomadaire.

Son corps ne subit aucune corruption, car le Shabbat est un jour mis à part, saint, et en dehors du cycle naturel de dégradation. Cela confirme non seulement l'accomplissement prophétique, mais aussi la cohérence du cycle hebdomadaire lunaire établi depuis l’Exode.

💡 En résumé :

•Le 15ᵉ jour de la lune revient à la fois comme Shabbat, fête, et jour de repos prophétique.

•Le 16ᵉ jour, c’est toujours le début d’un nouveau cycle : la manne, la résurrection, la moisson, la vie.

•Ce cycle est lunaire, régulier, et pleinement respecté dans la Torah et l’accomplissement en Yeshoua.

🔹 Philon d’Alexandrie

Né à Alexandrie vers 20 avant Yeshoua Christ et mort dans cette même ville vers 45 apr. J.-C. Contemporain des débuts de l'ère chrétienne.

Dans ses écrits The Special Laws (Les Lois spéciales), livre II :

« XXIX. (162) Il y a aussi une fête le jour de la fête pascale, qui succède au premier jour et c'est ce qu'on appelle la gerbe, d'après ce qui s'y passe; car la gerbe est amenée à l'autel comme une premier fruit à la fois du pays que la nation a reçu pour lui-même, et aussi de tout le pays; »

L'expression « qui succède au premier jour » dans le texte de Philon d’Alexandrie signifie tout simplement :

👉 Le jour qui vient après le premier jour de la fête des pains sans levain, c’est-à-dire :

•Le 15e jour du mois est le premier jour de la fête (Pessa'h + début des pains sans levain),

•Donc, « le jour qui succède » est le 16e jour du mois lunaire.

C’est le jour des prémices, ou offrande de la gerbe (l’omer).

Exactement comme dit plus haut avec Flavius Joseph qui précise la même chose au sujet du 16eme jour selon la lune, prémices de l’orge, 1er jour de la semaine donc.

30📖 c) Exode 40 : Consécration

📖 Exode 40:1-2

L'Eternel parla à Moïse, et dit: Le premier jour du premier mois, tu dresseras le tabernacle, la tente d'assignation.

L'histoire commence au premier jour du premier mois, le jour de la Nouvelle Lune.


Une préparation de sept jours
Dans le livre d'Exode, Dieu donne à Moïse l'ordre de commencer la consécration d'Aaron et de ses fils. La mise en œuvre de cet ordre est ensuite détaillée dans le livre de Lévitique, où Dieu précise que cette consécration doit durer sept jours.

Lévitique 8:33-35 : « ...vous ne sortirez pas de l'entrée de la tente d'assignation pendant sept jours, jusqu'à ce que les jours de votre consécration soient accomplis... vous resterez à l'entrée de la tente d'assignation jour et nuit pendant sept jours... »

« Le jour de l'assemblée
Le récit avance ensuite jusqu'au huitième jour. C'est ce jour-là qu'une assemblée spéciale a lieu et que la gloire de Dieu apparaît au peuple, un événement considéré par l'auteur comme un signe fort d'un jour saint.

Lévitique 9:1 : « Il arriva, le huitième jour, que Moïse appela Aaron et ses fils et les anciens d'Israël... »

Lévitique 9:23-24 : « Moïse et Aaron entrèrent dans la tente d'assignation. Lorsqu'ils en sortirent, ils bénirent le peuple. Et la gloire de l'Eternel apparut à tout le peuple. Le feu sortit de devant l'Eternel, et consuma sur l'autel l'holocauste et les graisses. Tout le peuple le vit; et ils poussèrent des cris de joie, et se jetèrent sur leur face. »

Le lien avec le Sabbat
Dieu a ordonné une consécration d'Aaron et de ses fils qui devait durer sept jours consécutifs. Cette période a commencé le jour de la Nouvelle Lune (le premier jour du mois).

Si le Sabbat avait été un jour fixe (comme le samedi) dans une semaine qui ne s'arrête jamais, il aurait obligatoirement coupé cette période de sept jours. Cela aurait créé une contradiction entre deux commandements divins.

Puisqu'un ordre de Dieu ne peut pas en contredire un autre, cela démontre que le Sabbat ne pouvait pas être un jour fixe comme le samedi. Il devait plutôt être le huitième jour du mois lunaire, après la période de consécration, ce qui permet de ne pas l'interrompre.

(Inspirer de https://multifaiths.com/)

31📖 d) Lévitique 23

Dans Lévitique 23, Dieu commence par énoncer le Shabbat hebdomadaire avant de détailler les fêtes saisonnières. Cela montre clairement que le Shabbat fait partie des moedim – les temps fixés, ou rendez-vous divins.

🔹 Lévitique 23:2–3
« Les fêtes (moedim) de l’Éternel… ce sont mes fêtes :
On travaillera six jours ; mais le septième jour est le Shabbat, un repos complet, une sainte convocation… »

💡 À aucun moment, le texte n’enseigne une semaine continue indépendante.
Le Shabbat est présenté comme un moed, un rendez-vous cyclique – au même titre que les autres fêtes comme Pessa’h, Shavouot ou Soukkot.

📖 Psaume 104:19

Il a fait la lune pour marquer les temps fixés (moedim).

Ecclésiastique / Siracide 43:6–7

« C’est la lune qui règle les temps fixés (moedim), elle indique les époques et le rythme des fêtes.
Philon d'Alexandrie ? »

Voyons du coté de Philon d'Alexandrie.

Dans ses écrits « ON THE CONTEMPLATIVE LIFE OR SUPPLIANTS »:

« (36) Et ils considérer le septième jour comme un jour de sainteté parfaite et de fête la plus complète ils la trouvaient digne d'un honneur très particulier, et sur elle, après avoir pris soin de leur âme, ils tendent leurs corps aussi, leur donnant, comme ils le font à leur bétail, un repos complet de leur continuel travaux; »

32🔁 La semaine biblique n’est pas une boucle continue

Si la semaine biblique était indépendante de la lune, Dieu aurait dû l’enseigner ici, dans Lévitique 23 – ou ailleurs.

Mais :

•Aucun commandement n’invite à compter une semaine continue depuis la création.

•Aucun prophète, ni Moïse, ni Yeshoua ne corrige les Hébreux à ce sujet.

•Au contraire, la lune est explicitement liée aux rendez-vous divins.

33🟨 Conclusion

•Le Shabbat hebdomadaire est un moedim, au même titre que les fêtes.

•Tous ces moedim sont liés à la lune, et non à un calendrier solaire romain (basé sur le cycle de Saturne/Saturday).

•Le samedi romain change de place chaque mois lunaire, et ne peut donc pas tomber régulièrement sur les mêmes jours des fêtes bibliques.

*Argument :*

« Le calendrier lunaire casse le cycle 6+1 à cause des jours intercalaires en fin de phase lunaire.»

📖 Réponse :

Loin de discréditer le Shabbat lunaire, cet argument souligne plutôt l’incohérence du système opposé. Ceux qui affirment que les phases lunaires briseraient le cycle des six jours de travail ignorent que le calendrier romain lui-même impose un découpage artificiel du temps, sans lien avec les rythmes célestes que la Torah elle-même prend comme repères.

Un exemple significatif se trouve dès le premier mois :

Voici le calendrier lunaire superposé au calendrier solaire, afin de permettre une comparaison avec le Shabbat du samedi (jour de Saturne). L’objectif est de déterminer lequel des deux systèmes respecte réellement le cycle biblique de six jours de travail suivis d’un septième jour de repos, et lequel introduit des semaines incomplètes ou irrégulières.

Avec Shabbat basé sur la Lune :

« Cela fait un totale de 4/4 Semaines complètes (6 jours de travail + 1 jours de repos)
Et un total de 4 shabbats Hebdomadaires »

Et La fête de Pessah (Pâque) tombe toujours le 6eme jour de la semaine, Shabbat mais non shabbat Hebdomadaire, La Fête des Pains sans Levains tombe sur le shabbat Hebdomadaire qui est le 15eme jour de la Lune, Et les Prémices, le 16eme jour de la Lune, qui est le 1er jour de la semaine.

Est ce que la lune brise le cycle de la semaine Biblique ? NON !

La fête de Pessah (le 14ᵉ jour du premier mois) :

Elle n’est pas un Shabbat à proprement parler, mais il joue un rôle central comme jour de préparation. C’est à ce moment-là que l’agneau pascal est immolé (Exode 12:6), et que tout est mis en ordre pour la célébration solennelle du 15ᵉ jour, qui est une sainte convocation et parfois appelé Shabbat dans un sens élargi (fête de Pessa’h).

Cela en fait un jour de convocation sacrée, mais non limité par les mêmes interdictions strictes que le Shabbat du 7ᵉ jour.

Bien que le 14ᵉ ne soit pas un jour de repos complet, il est tout de même une journée mise à part, une sorte de "Shabbat préparatoire". On y accomplissait des tâches spécifiques (préparer l’agneau, nettoyer, cuire), et il était possible d’acheter ou vendre si nécessaire pour la fête (contrairement au Shabbat hebdomadaire).

La fête des Prémices (le 16ᵉ jour du premier mois) :

Elle peut être considérée comme un Shabbat spécial, mais d’un degré différent du Shabbat hebdomadaire. Ce n’est pas un jour ordinaire, car l’offrande de la gerbe (omer) doit y être présentée devant YHWH (Lévitique 23:10–11). Cela en fait un jour de convocation sacrée, mais non limité par les mêmes interdictions strictes que le Shabbat du 7ᵉ jour.

Par exemple, dans les Évangiles, Yéshoua (Yeshoua) est ressuscité le premier jour de la semaine, le lendemain du Shabbat (donc ce jour des Prémices selon plusieurs interprétations), et il a marché une longue distance avec les disciples sur le chemin d’Emmaüs (Luc 24:13–31). Cela montre que c'était un jour actif, mais profondément symbolique, marqué par une révélation spirituelle majeure — la résurrection du Messie, "les prémices de ceux qui sont ressuscités" (1 Corinthiens 15:20).

On peut donc dire que c’est un jour de type Shabbat, marqué par la sainteté, mais ouvert à certaines activités.

Comme cité plus haut dans ce partage, voici un fait historique avec le Philosophe contemporain de l’epoque des Apotres :

Aussi voici une autre preuve que les Fêtes tombe sur des shabbats:

« Le Décalogue XXX (159), »

«Mais au septième jour de la semaine, il a assigné les plus grandes fêtes , celles de la plus

« longue durée, aux périodes de l'équinoxe vernal et automnal de chaque année ; nommer
deux fêtes pour ces deux époques, chacune durant sept jours; celle qui a lieu au printemps
étant pour la perfection de ce qui est semé, et celle qui tombe à l'automne étant une fête
d'action de grâces pour avoir ramené à la maison tous les fruits que les arbres ont »

produits »..

Avec Shabbat basé sur le Samedi :

En revanche voici en ajustant 2 Calendrier avec le samedi comme 7eme jour :

Cela fait un totale de 3/4 Semaines complètes (6 jours de travail + 1 jours de repos)

Et un total de 5 shabbats (4 shabbats Hebdomadaires + 1 Shabbat lié a la fête Pains sans Levains...)

Problème : Le shabbat du 14eme jour qui est la « Préparation de la Pâque » tombe sur un shabbat hebdomadaire ?… Cela est impossible.

Par ailleurs, la Fête des Pains Sans Levains tombe

Et ensuite, la Fête des Prémices tombe TOUJOURS le Lendemain d’un shabbat, comme précisé dans la Torah (Lévitique 23) mais COMME le Shabbat est basé sur le calendrier Romain pour ce calendrier, la fête des prémices est au 2eme jour (Lundi) de la semaine Romaine.

Avec Shabbat basé sur le Samedi AVEC un Calendrier d’Hénoch/Roi David:

Cela fait un totale de 2/4 Semaines complètes (6 jours de travail + 1 jours de repos)

Et un total de 5 shabbats (4 shabbats Hebdomadaires + 1 Shabbat lié a la fête Pains sans Levains…)

Problème :

Les partisans du calendrier d’Hénoch (ou de David) affirment que leur semaine est continue, contrairement au calendrier lunaire.

Pourtant, ils commencent l’année au 4ᵉ jour de la semaine, c’est-à-dire un mercredi (Les Astres créer 4eme jour).

Cela signifie que l’année débute déjà en plein milieu d’une semaine — ce qui casse immédiatement le cycle biblique des six jours de travail suivis d’un septième jour de repos. Ils prétendent respecter une semaine régulière, mais leur propre modèle commence par un déséquilibre.

De plus, comme nous le voyons dans la Torah, la semaine est souvent entrecoupée par les Shabbats et les fêtes, ce qui rend certaines semaines incomplètes en termes de six jours de travail consécutifs.

Le calendrier biblique ne repose donc pas sur une "semaine fixe" rigide, mais sur un rythme sacré régulé par les cycles lunaires et les convocations saintes.

- Lévitique 23 ne donne pas de dates (8, 15…) car le sabbat est chaque 7 jours, pas lié au mois.

*Argument :*

- « Lévitique 23 ne donne pas de dates (8, 15…) car le sabbat est chaque 7 jours, pas lié au mois.»

📖 Réponse :

Dans Lévitique 23, le sabbat est présenté comme une « sainte convocation » hebdomadaire, mais jamais il n’est dit que ce jour doit correspondre à un samedi fixe ou qu’il suit une semaine ininterrompue comme dans le calendrier romain. Si c’était le cas, cela aurait été clairement indiqué dans les Écritures. En revanche, les fêtes annuelles sont précisément liées aux jours 8, 15, 22 et 29 du mois lunaire, ce qui montre que le calendrier biblique est basé sur le cycle de la Lune.

Le fait que le sabbat ne soit pas spécifiquement assigné aux jours 8, 15, 22 ou 29 ne donne aucune valeur ou preuve supplémentaire au sabbat du samedi romain. Au contraire, cela souligne que le sabbat hebdomadaire suit un rythme propre, distinct des jours fixes du calendrier lunaire.

Le sabbat hebdomadaire est donc une convocation régulière, mais dépendante des jours fixes du mois lunaire et sans lien avec les noms de jours romains comme « samedi ». Cela réfute l’idée que le sabbat soit un samedi perpétuel ou qu’il ait une origine romaine ou païenne, par exemple liée à Saturne.

Le sabbat est plutôt une convocation divine rythmée par les cycles lunaires, mais pas calquée sur une semaine continue du calendrier civil.

Dans la Torah, les dates sont toujours données selon les jours précis du mois lunaire, jamais en fonction d’une semaine continue. Par exemple :

•2 Rois 25:8 : « La septième année de Sédécias, le cinquième mois, le neuvième jour du mois… »

À aucun moment la Torah ne mentionne par exemple un « et aussi le 5ème jour de la semaine continue » ou un jour lié à une semaine romaine ou païenne.

Cela montre que le calendrier biblique est fondé sur la Lune. Le sabbat hebdomadaire est bien lié aux cycles lunaires, tombant aux jours 8, 15, 22 et 29, en harmonie avec le calendrier lunaire. Il ne correspond ni à un samedi continu ni à un jour d’origine païenne.

Par ailleurs, la fête des Expiations, un jour de lamentation, ne tombe jamais un sabbat lunaire, car le sabbat est toujours un jour de joie.

En résumé, le sabbat hebdomadaire est une convocation sainte, rythmée par la Lune et liée aux jours lunaires comme les 8, 15, 22 et 29, et ne correspond ni à un samedi continu ni à un jour païen. Les fêtes annuelles sont elles aussi clairement ancrées dans ce calendrier lunaire.

Avons-nous une preuve que le shabbat est lié aux fêtes ? Une preuve contemporaine à l’époque des disciples :

Philo of Alexandria also mentions in the Decalogue XXX (161),

But to the seventh day of the week he has assigned [the beginning of] the greatest festivals, those of the longest duration [Unleavened Bread and Tabernacles], at the periods of the equinox both vernal and autumnal in each year; appointing two festivals for these two epochs, each lasting seven days; the one which takes place in the spring being for the perfection of what is being sown, and the one which falls in autumn being a feast of thanksgiving for the bringing home of all the fruits which the trees have produced. And seven days have very appropriately been appointed to the seventh month of each equinox, so that each month might receive an especial honour of one sacred day of festival, for the purpose of refreshing and cheering the mind with its holiday.[citation needed]

https://en.wikipedia.org/wiki/Sabbath

https://www.earlychristianwritings.com/yonge/book26.html

Philo d’Alexandrie (philosophe juif hellénisé qui est né à Alexandrie vers 20 av. J.-C. et mort dans cette même ville vers 45 apr. J.-C. Contemporain des débuts de l'ère chrétienne, il vit à Alexandrie, qui est alors le grand centre intellectuel de la Méditerranée.)

Traduction :

161) Mais au septième jour de la semaine, il a assigné les plus grandes fêtes, celles de la plus longue durée, aux périodes des équinoxes, tant le printemps que l’automne, chaque année ; instituant deux fêtes pour ces deux époques, chacune durant sept jours : celle qui a lieu au printemps étant pour la perfection de ce qui est semé, et celle qui tombe en automne étant une fête d’action de grâce pour la récolte de tous les fruits que les arbres ont produits. Et sept jours ont été très justement assignés au septième mois de chaque équinoxe, afin que chaque mois reçoive un honneur particulier, avec un jour sacré de fête, dans le but de rafraîchir et réjouir l’esprit par ce jour de repos festif.

34📖 e) Lévitique 23 – La Pentecôte (Shavouot)

*Argument :*

- «Le calendrier lunaire pose problème pour le décompte de la Pentecôte (Shavouot), car les semaines ne seraient pas régulières.»

📖 Réponse :

Observons cela de plus près, en comptant exactement comme la Torah l’ordonne.

Lévitique 23:15-16

Depuis ce lendemain du sabbat, depuis le jour où vous apporterez la gerbe pour faire le geste de présentation, vous compterez sept semaines entières. Vous compterez 50 jours jusqu'au lendemain du septième sabbat et vous ferez une offrande nouvelle à l'Eternel.

Autres versions (BYM) :

Lévitique 23:15-16

Vous compterez pour vous depuis le lendemain du shabbat, depuis le jour où vous apporterez la gerbe de l'offrande balancée, 7 shabbats. Ils seront complets. Vous compterez 50 jours jusqu'au lendemain du septième shabbat. Et vous présenterez à YHWH une nouvelle offrande de grain.

On remarque ici une insistance inhabituelle sur le fait que les sept Shabbats doivent être "complets". Or, si la semaine fonctionnait selon un cycle continu, de manière régulière, cette précision serait inutile — elle irait de soi.

Cette précision n’a donc de sens que si le calendrier utilisé risquait de produire des semaines incomplètes, ce qui est justement le cas dans un système où certaines journées (comme les nouvelles lunes ou les jours intercalaires) ne font pas partie du cycle hebdomadaire.

Le texte semble donc indiquer que, dans le cadre biblique, toutes les semaines ne sont pas automatiquement "complètes", et qu’il faut une attention particulière pour que les sept Shabbats successifs le soient, sans interruption ni distorsion causée par des jours hors semaine.

Regardons comment placé cela sur le calendrier :

Ce calendrier montre clairement que, si l’on suit l’instruction de compter sept Shabbats complets (soit 50 jours) à partir de la fête des Prémices, on tombe bien sur le lendemain d’un Shabbat. Cela confirme que le décompte s’aligne parfaitement avec un cycle basé sur les phases lunaires.

III. Les Prophètes

35📖 a) Josué

*Argument :*

- « Dans Josué, ils ont eu de la manne le 15e jour après la Pâque — donc ce jour-là n’était pas un Shabbat.»

📖 Josué 5:10-12

Les enfants d'Israël campèrent à Guilgal; et ils célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois, sur le soir, dans les plaines de Jéricho. Ils mangèrent du blé du pays le lendemain de la Pâque, des pains sans levain et du grain rôti; ils en mangèrent ce même jour. La manne cessa le lendemain de la Pâque, quand ils mangèrent du blé du pays; les enfants d'Israël n'eurent plus de manne, et ils mangèrent des produits du pays de Canaan cette année-là.

📖 Réponse :

Le 15e jour est un Shabbat, le 16e marque un nouveau commencement

Certains soutiennent que le « lendemain de la Pâque », mentionné dans Josué 5:11, correspond au 15e jour du mois.

Cependant, cette lecture ne tient pas compte du cadre biblique et liturgique établi par la Torah.

Voici pourquoi cette interprétation est problématique :

1. Le 14 au soir marque la Pâque

Selon Exode 12:6 et Lévitique 23:5, la Pâque est célébrée le 14e jour du mois, au soir, ce qui marque l’entrée dans le 15e jour selon le calendrier biblique (jour commençant au coucher du soleil).
Ainsi, le repas pascal a lieu durant la nuit du 15, qui est aussi le début de la fête des Pains sans Levain.

➤ Le "lendemain" de cette nuit — dans le langage biblique — correspond donc au 16e jour.

2. Le 15e est un jour de repos solennel

Lévitique 23:6-7 précise que le 15e jour est un jour de convocation sainte, un Shabbat festif (Yom Tov).
Aucune œuvre servile ne devait y être accomplie. Il est donc hautement improbable que les Israélites aient préparé ou récolté quoi que ce soit ce jour-là.

3. Le 16e jour correspond à l'offrande de l’omer

D’après Lévitique 23:10-11, la moisson des prémices et l’offrande de l’omer devaient avoir lieu le lendemain du Shabbat, soit le 16e jour du mois dans la tradition du Temple.
C’est à partir de ce jour que les produits du pays pouvaient être consommés.

4. Josué 5 s’aligne parfaitement avec ce calendrier

•Le 14 au soir : célébration de la Pâque

•Le 15e jour : premier jour des Pains sans Levain, jour de repos

•Le 16e jour : consommation du blé du pays, et cessation définitive de la manne

Le passage ne dit pas que la manne est tombée le 15e jour, mais qu’elle a cessé après la Pâque — autrement dit, le 16e, jour où ils commencèrent à se nourrir des produits de Canaan.

Lecture prophétique

Cette séquence n’est pas seulement historique, elle est aussi hautement symbolique :

•Le 14e jour : Yeshoua est crucifié – l’Agneau de Dieu immolé pour nos péchés

•Le 15e jour : Il repose dans le tombeau – Shabbat solennel, image du repos dans la mort

•Le 16e jour : Il ressuscite – les prémices de la résurrection, début d’une nouvelle création

La manne, symbole du pain descendu du ciel, cesse ce jour-là. Elle fait place au produit du pays, figure du Royaume à venir et de la vie nouvelle.
Yeshoua ressuscité, est le véritable Pain vivant.

36📖 b) Josué et Jéricho

📖 Josué 6:2

Faites le tour de la ville, vous tous les hommes de guerre, faites une fois le tour de la ville. Tu feras ainsi pendant six jours.

📖 Josué 6:15-16

Le septième jour, ils se levèrent de bon matin, dès l'aurore, et ils firent de la même manière sept fois le tour de la ville; ce fut le seul jour où ils firent sept fois le tour de la ville. A la septième fois, comme les sacrificateurs sonnaient des trompettes, Josué dit au peuple: Poussez des cris, car l'Eternel vous a livré la ville!

Dans le récit biblique de Josué 6, Dieu ordonne à Israël de marcher autour de Jéricho pendant six jours, puis le septième jour de faire sept tours, sonner des trompettes et pousser un cri, ce qui fit tomber les murs. Selon la Torah, le Shabbat est un jour de repos complet, durant lequel il est interdit d’accomplir une œuvre servile, y compris la guerre, sauf commandement exceptionnel de Dieu (Exode 20:8-10 ; Exode 31:14). La Nouvelle Lune, mentionnée comme un jour sacré dans Nombres 10:10 et Psaume 81:3, n’est pas un Shabbat hebdomadaire mais marque le début du mois dans le calendrier lunaire ancien. Si la marche autour de Jéricho a commencé précisément un jour de Nouvelle Lune, alors en comptant sept jours consécutifs, on se termine au septième jour du mois, juste avant le premier Shabbat hebdomadaire lunaire fixé au huitième jour. Cela permet d’accomplir l’ordre divin sans violer le repos sacré, et rend très probable que ce soit le schéma suivi, car le lendemain de la chute des murs (le huitième jour du mois) aurait été le Shabbat, conformément à l’ancien cycle. Ainsi, la victoire de Jéricho s’inscrit dans un cadre où l’action continue pendant sept jours est possible sans tomber sur un Shabbat hebdomadaire, ce qui ne pourrait pas se produire dans un système de semaine fixe et ininterrompue de type romain. Cette concordance entre le récit, le calendrier lunaire et le respect de la loi du repos donne un argument solide que les événements furent orchestrés selon le cycle ancien, avec la Nouvelle Lune comme point de départ.

37📖 c) 1 Samuel 21

*Argument :*

- «David a mangé les pains de proposition le jour du Shabbat, et la nouvelle lune était quelques jours avant — preuve que le Shabbat n’était pas fixé par la lune.»

📖 Réponse :

Selon certains, puisque David reçoit les pains de proposition à Nob quelques jours après la Nouvelle Lune (1 Samuel 21:6), et que ces pains étaient renouvelés le jour du Shabbat (Lévitique 24:8), cela prouverait que le Shabbat n’était pas basé sur le cycle lunaire — car dans un modèle de Shabbat lunaire, ce jour n’aurait pas encore été un Shabbat.

Cette conclusion est trop rapide, regardons le texte biblique :

🔹 Le verset dit:

📖 1 Samuel 21:6

Alors le sacrificateur lui donna du pain consacré, car il n'y avait là d'autre pain que du pain de proposition, qu'on avait ôté de devant l'Eternel pour le remplacer par du pain chaud au moment où on l'avait pris.

Le texte ne dit pas que le pain a été retiré ce jour-là, juste qu'il avait été ôté et remplacé par du pain chaud au moment où on l’avait pris, ce qui est une action passée.

•David est arrivé après ce remplacement.

•Il n’est donc pas certain que le jour où il reçoit le pain est le jour du remplacement, autrement dit, pas forcément Shabbat.

•De plus, rien n'indique dans le texte que le pain a été consommé immédiatement. Il aurait très bien pu rester là plusieurs jours avant d’être mangé.

Confirmation dans la Loi :

Regardons Lévitique 24:8-9 (version Louis Segond) :

📖 Lévitique 24:8-9

Chaque jour de sabbat, on les arrangera devant l'Éternel continuellement, de la part des enfants d'Israël, en souvenir. Ils appartiendront à Aaron et à ses fils, et ils les mangeront dans un lieu saint ; car ce sera pour eux une chose très sainte, une part des offrandes consumées par le feu devant l'Éternel. C’est une loi perpétuelle.

Ce que ça nous dit :

•Oui, le renouvellement a lieu chaque Shabbat.

•Mais la consommation du pain retiré n'est pas nécessairement immédiate.

•Le pain peut donc rester quelques jours avant d’être mangé, selon les circonstances.

Conclusion :

Le verset n’implique pas nécessairement que David est arrivé le jour du Shabbat.
❌ L'argument selon lequel ce passage "détruit" le modèle du Shabbat lunaire est fragile, car il repose sur une hypothèse non prouvée : que le pain a été enlevé et donné à David le même jour.

Ce verset ne peut donc pas être utilisé comme preuve solide contre le Shabbat lunaire, car il ne fixe pas clairement le jour où le remplacement du pain a eu lieu, ni le moment exact où David l’a reçu.

38📖 d) Daniel et le shabbat à Babylone

(Explication de www.yhwhww.org) (Traduit et réorganisé)

D’où vient le concept du shabbat chez Babylone et pourquoi le compter à partir de la nouvelle lune ?

1. Le shabbat à Babylone

Babylone observait un shabbat, un jour de repos, mais ils le déterminaient en comptant depuis la nouvelle lune, donc selon les phases lunaires. Cela signifie qu’ils utilisaient un calendrier lunaire pour fixer leurs shabbat.

2. Transmission du shabbat depuis Adam

Les premiers descendants d’Adam connaissaient l’histoire de la création et la manière de calculer le shabbat. Cette connaissance s’est transmise d’Adam à Mathusalem, puis à Noé, et enfin à ses descendants qui se sont installés notamment à Babylone. Le shabbat est basé sur les « grandes lumières » (le soleil, la lune, les étoiles) qui servent à marquer les jours, les saisons et les fêtes (Genèse 1:14).

3. Le shabbat, une fête parmi d’autres

Dans la Bible, les grandes lumières servent à marquer des « saisons » ou « fêtes ». Le mot hébreu utilisé désigne aussi bien les fêtes annuelles que le shabbat hebdomadaire. Ainsi, le shabbat n’est pas exclu des autres rendez-vous divins fixés par les cycles lunaires et solaires.

4. Babylone et la pratique du shabbat

Abraham, qui venait des Chaldéens (Babylone), a appris de Noé et Sem, ce qui montre que le concept du shabbat était connu à Babylone. Les preuves historiques confirment que Babylone observait des shabbat lunaires, basés sur les phases de la lune, en harmonie avec le shabbat de la création.

39📖 e) Daniel et Ésaïe – L’attaque contre les temps sacrés

Le prophète Daniel annonça qu’un pouvoir (la « petite corne ») changerait les temps et les lois, c’est-à-dire le calendrier et la manière de compter le shabbat.

📖 Daniel 7:25

Il prononcera des paroles contre le Très Haut, il opprimera les saints du Très Haut, et il espérera changer les temps et la loi; et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d'un temps.

👉 Analyse :

•Changer les temps (Araméen : zimnin)
→ Le mot araméen « zimnin » vient de la même racine que l'hébreu zeman — un temps fixé. Cela signifie altérer les moments sacrés fixés, c’est-à-dire le calendrier des rendez-vous divins (mo'adim).

•Changer la loi (dat)
→ Ce mot araméen fait référence à la Torah, aux commandements divins, y compris les lois relatives au Shabbat et aux fêtes.

Ce changement a eu lieu avec Jules César, qui supprima la lune du calendrier officiel en 46 av. J.-C., remplaçant ainsi le shabbat lunaire par le shabbat fixe du samedi.

Par ailleurs, nous pouvons analyser ceci concernant l’ennemi :

📖 Ésaïe 14:13-14

Tu disais en ton coeur: Je monterai au ciel, J'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu; Je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée, A l'extrémité du septentrion;
Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très Haut..

👉 Analyse spirituelle d’Ésaïe 14:13 – attaque sur les mo’adim lunaires

•Le mot מוֹעֵד (moed) désigne non seulement les rendez-vous sacrés (fêtes), mais aussi le shabbat en tant que temps fixé divinement.

•S’asseoir sur la montagne du moed signifie prendre autorité sur le calendrier divin, donc sur toutes les célébrations fixées par Dieu : fêtes annuelles et shabbat hebdomadaire.

•Puisque la Bible et les preuves historiques montrent que le shabbat originel était lunaire (calculé selon les phases de la lune), cette expression prophétique suggère qu’il y aura une volonté de changer, détourner ou attaquer ces célébrations lunaires divines.

•L’attaque spirituelle porterait donc sur la remise en cause ou la suppression du shabbat et des fêtes tels que fixés par le cycle lunaire.

💥 Conséquences pratiques de cette attaque

•La réforme de Jules César, qui a supprimé la lune du calendrier officiel (calendrier solaire fixe), est un exemple historique concret de cette attaque sur les mo’adim lunaires.

•En conséquence, le shabbat lunaire originel est remplacé par un shabbat fixe, souvent le samedi, qui ne suit plus le calendrier lunaire divin.

•Cette usurpation est en cohérence avec la prophétie de Daniel 7:25, qui annonce que la petite corne cherchera à changer les temps et la loi.

f) 2 Chroniques 7

Dans l'interprétation de II Chroniques 7:8-10, la compréhension du calendrier est essentielle. Il ne s'agit pas d'un calendrier avec des semaines de 7 jours fixes comme nous en connaissons, mais d'un calendrier où les jours de repos (Sabbats) sont basés sur les phases de la lune.

Le mois commence par un jour de Nouvelle Lune, qui est un jour de repos. Ensuite, les jours de Sabbat tombent sur le 8e, le 15e et le 22e jour du mois lunaire.

La chronologie des fêtes

Salomon a célébré deux fêtes consécutives, chacune durant 7 jours :

  1. La dédicace de l'autel : La première célébration commence le 8e jour du mois lunaire, qui est un Sabbat. Elle dure 7 jours, jusqu'au 14e jour.
  2. La Fête des Tabernacles : La deuxième célébration commence juste après, le 15e jour, qui est également un Sabbat. Elle dure aussi 7 jours, jusqu'au 21e jour.

Ces deux fêtes créent une période de 14 jours de célébrations continues.

Le renvoi du peuple

Le 22e jour du mois est le Sabbat suivant. Il est appelé le "huitième jour" dans le texte car c'est le huitième jour après le Sabbat du 15e. Ce jour marque la fin de toutes les festivités.

Le 23e jour du mois arrive après ce dernier Sabbat. Il est donc considéré comme le premier jour de la semaine de travail. C'est pour cette raison que le roi Salomon a renvoyé le peuple chez lui ce jour-là, car c'était le jour approprié pour voyager et retourner à ses occupations.

IV. Les Évangiles

40📖 a) Jean 7 – Fête des Tabernacles

Résumé de Jean 7 – Yeshoua à la fête des Tabernacles:

Yeshoua monte à Jérusalem pour la fête des Tabernacles, mais en secret, car les chefs juifs veulent le tuer. Au milieu de la fête, il enseigne dans le Temple, étonnant les gens par sa sagesse.

📖 Jean 7:2

Or, la fête des Juifs, la fête des Tabernacles, était proche.

📖 Jean 7:14

Vers le milieu de la fête, Jésus monta au temple. Et il enseignait.

📖 Jean 7:37

Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s'écria: Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive.

Jean 8 à 10 – Yeshoua agit pendant le Shabbat après Soukkot :

Le lendemain de la fête, un shabbat, Yeshoua enseigne dans le Temple. Il pardonne la femme adultère, déclare être la lumière du monde et confronte les chefs religieux. Il guérit ensuite un aveugle de naissance, ce qui choque les pharisiens car c’est shabbat.

📖 Jean 9:14

Or, c'était un jour de sabbat que Yeshoua avait fait de la boue, et lui avait ouvert les yeux.

*Argument :*

- « Jean 7 à 9 montre que le Shabbat tombe le 23e jour du mois, juste après la fête des Tabernacles le 22e — donc ce n’est pas un Shabbat lunaire (8, 15, 22, 29)»

📖 Réponse :

📖 Lévitique 23:34-36

Parle aux enfants d'Israël, et dis: Le quinzième jour de ce septième mois, ce sera la fête des tabernacles en l'honneur de l'Eternel, pendant sept jours. Le premier jour, il y aura une sainte convocation: vous ne ferez aucune oeuvre servile. Pendant sept jours, vous offrirez à l'Eternel des sacrifices consumés par le feu. Le huitième jour, vous aurez une sainte convocation, et vous offrirez à l'Eternel des sacrifices consumés par le feu; ce sera une assemblée solennelle: vous ne ferez aucune oeuvre servile.

La Fête des Tabernacles (Soukkot) commence le 15ᵉ jour du 7ᵉ mois (Tishri), soit quinze jours après la Nouvelle Lune. Elle dure sept jours, jusqu’au 21ᵉ jour.

Le 22ᵉ jour est un jour de repos solennel appelé Shemini Atseret, un shabbat spécial.

Jean 7 mentionne le dernier jour de la Fête, qui est le 7ᵉ jour de Soukkot, soit le 21ᵉ jour du mois lunaire.

En suivant le véritable shabbat antique observé au temps de Yeshoua, il est clair que le lendemain, le 22ᵉ jour du mois, correspond à un shabbat.

Cela est confirmé par le récit de Jean 9, où Yeshoua guérit un aveugle en un jour explicitement identifié comme shabbat, ce qui place toute la scène juste après la fin de la fête.

V. La Résurrection

41📖 a) Calcul Inclusif – 3 Jours et 3 Nuits

Avant d’aborder des sujets aussi importants que le véritable jour de la résurrection, le calendrier biblique ou l'identification précise du shabbat selon les Écritures, il est essentiel de comprendre une clé souvent négligée : le calcul inclusif. Dans la culture hébraïque ancienne, le comptage des jours incluait à la fois le jour de départ et le jour d’arrivée.

Cette méthode diffère de notre logique moderne, où l’on compte généralement les jours complets de 24 heures après un point de départ.

Sans comprendre ce principe fondamental, on risque de mal interpréter les durées bibliques comme “trois jours et trois nuits”, ou les séquences de fêtes et de sabbats.

Le calcul inclusif est donc une base incontournable pour comprendre avec précision le déroulement des événements dans la vie de Yeshoua, ainsi que le fonctionnement du calendrier divin.

Dans l’ancien Testament

Jonas

On ne prendrai pas l'exemple de Jonas pour illustrer le calcul des jours, car il ne fournit pas assez de détails pour le calcul inclusif, contrairement à d'autres passages plus précis dans l'Ancien Testament.

Dans Exode 19

•Exode 19:10-11 : « 10. Et l'Éternel dit à Moïse : Va vers le peuple, sanctifie-les aujourd'hui et demain ; qu'ils se lavent leurs vêtements, 11. et qu'ils se préparent pour le troisième jour, car c'est au troisième jour que l'Éternel descendra sur le mont Sinaï, à la vue de tout le peuple. »

•Exode 19:15-16 : « Et il dit au peuple: Soyez prêts dans trois jours; ne vous approchez d'aucune femme.Le troisième jour au matin, il y eut des tonnerres, des éclairs, et une épaisse nuée sur la montagne; le son de la trompette retentit fortement; et tout le peuple qui était dans le camp fut saisi d'épouvante. Moïse fit sortir le peuple du camp, à la rencontre de Elohim (Dieu); et ils se placèrent au bas de la montagne. »

Dans ce passage, Elohim demande à Moïse de préparer le peuple pour le troisième jour. En utilisant le calcul inclusif :

  1. Jour 1 : Le jour même où Elohim donne l’instruction est déjà compté comme le premier jour. Dès que l'instruction est donnée, ce jour est inclus dans le compte.
  2. Jour 2 : Le lendemain du jour de l'instruction est le deuxième jour de préparation.
  3. Jour 3 : Le troisième jour est celui où Elohim descend sur le mont Sinaï.

Ce calcul montre que le premier jour est compté dès le moment où l’instruction est donnée, ce qui est un exemple du « calcul inclusif ». Ainsi, le jour de l'instruction est déjà pris en compte, et la période de préparation s'étend sur trois jours, y compris le jour de l’instruction.

📖 Esther 4:16

Va, assemble tous les Juifs qui se trouvent dans Suse, et jeûnez pour moi. Ne mangez ni ne buvez pendant trois jours, nuit et jour. Moi aussi, avec mes servantes, nous jeûnerons de la même manière. Et puis j'irai vers le roi, bien que ce ne soit pas selon la loi. Si je dois périr, je périrai.

Si l'on calcule littéralement la période de jeûne demandée par Esther, cela correspondrait à 72 heures continues. Cependant, il est important de comprendre comment cette période était interprétée dans le contexte culturel et biblique de l'époque, où le calcul inclusif et les méthodes de comptage du temps différaient des pratiques modernes.

Présentation devant le Roi

•Esther 5:1 : "Le troisième jour, Esther se revêtit de ses habits royaux, et se plaça dans la cour intérieure de la maison du roi, en face de la maison du roi. Le roi était assis sur son trône royal, dans la maison royale, en face de l'entrée de la maison."

Explication du Calcul Inclusif

•Jour 1 : Le jour du début du jeûne, même si la journée commence à peine.

•Jour 2 : Le deuxième jour complet du jeûne.

•Jour 3 : Le dernier jour du jeûne, pendant lequel Esther se rend devant le roi.

Le fait qu'Esther se présente devant le roi le troisième jour, après un jeûne de trois jours, montre que le calcul inclusif est en jeu.

Le jeûne inclut des parties de trois jours, et le troisième jour est également compté pour la rencontre avec le roi.

Dans cette méthode de comptage inclusif, chaque jour est compté même s'il ne correspond pas à 24 heures continues. Ainsi, bien que le jeûne dure à peine plus de 48 heures en termes réels (du début du premier jour au début du troisième jour), il est compté comme une période de trois jours selon le calcul inclusif. Il n'est donc pas nécessaire que la durée totale soit de 72 heures pour correspondre à la manière dont les jours sont comptés dans ce contexte biblique.

Dans le nouveau Testament

Dans Actes 10, on peut clairement observer l'utilisation du calcul :

Actes 10

Résumé Verset 1 à 6 : À Césarée, un centenier pieux nommé Corneille reçoit une vision divine où un ange lui annonce que Elohim a remarqué ses prières et ses aumônes. L'ange lui ordonne d'envoyer des hommes à Joppé pour faire venir Simon Pierre, ce que Corneille fait immédiatement.

  1. Premier jour : Corneille reçoit une vision à la neuvième heure (environ 15 heures) et envoie immédiatement des hommes à Joppé pour chercher Pierre.
  2. Deuxième jour : Les hommes envoyés par Corneille arrivent à Joppé. Pierre reçoit sa vision le lendemain midi, puis les hommes de Corneille le rencontrent, et Pierre les accueille pour la nuit.
  3. Troisième jour : Pierre, accompagné des envoyés de Corneille et de quelques frères de Joppé, part pour Césarée.
  4. Quatrième jour : Pierre arrive à Césarée, où il rencontre Corneille et sa maison.

Calcul Inclusif

La mention de quatre jours suit le calcul inclusif, où le jour du départ et celui de l'arrivée sont inclus dans le décompte. Même si le voyage peut se faire en moins de temps, ces jours sont comptés depuis l'envoi des hommes jusqu'à l'arrivée de Pierre à Césarée.

Différences dans les versions récentes :

Il y a une différence notable entre certaines traductions de la Bible, notamment la Louis Segond, et l'original grec que l'on trouve dans le texte Strong.

Passage Concerné : Actes 10:30

Dans Actes 10:30, Corneille dit à Pierre :

•Louis Segond (LSG) : "Il y a trois jours, à cette heure-ci, je priais dans ma maison, à la neuvième heure, et voici, un homme en vêtements éclatants se présenta devant moi…"

•Texte Grec (Strong) : Le texte grec utilise le terme "τέταρτος" (tetartos), qui signifie "quatrième". Ce qui indiquerait que Corneille fait référence à "quatre jours".

Explication

La mention de trois jours dans certaines versions comme la Louis Segond peut être liée à une différence d'interprétation ou à un choix de traduction, qui ne tient pas compte du jour où Corneille envoie ses messagers. Cependant, selon le texte grec original, il semble bien que quatre jours soient passés.

Cela nous conduit à reconsidérer le calcul de la résurrection de Yeshoua, qui suit également le principe du calcul inclusif, où même une partie d'un jour est comptée comme un jour complet.

42📖 b) Résurrection

*Avant tout, il est conseillé de consulter l’enseignement précédent sur les "trois jours et trois nuits" pour bien comprendre celui-ci.

43Une Expression Qui Dépasse le Calcul Littéral

Dans Matthieu 12:40, Yeshoua compare son séjour dans la tombe à celui de Jonas dans le ventre du poisson, mentionnant « trois jours et trois nuits ».

Cette expression semble indiquer une durée précise de 72 heures.

Pourtant, dans la pensée hébraïque, ces termes ne s’alignent pas forcément sur notre façon moderne de concevoir le temps. En effet, la manière juive de compter les jours repose sur des principes inclusifs où même une partie d’un jour est considérée comme un jour entier. Tout cela est expliqué en détail dans l’enseignement précédent sur les « trois jours et trois nuits », qui est essentiel pour comprendre l’enseignement actuel.

44L'Accomplissement de la Torah en Yeshoua

Yeshoua (ou Jésus) est considéré comme la Parole de Dieu incarnée, comme le décrit l'Évangile de Jean (Jean 1:1-14). Cette Parole est divine et éternelle, et elle est liée à la Torah, la Loi donnée à Israël.

Selon cette perspective, les lois de la Torah ne sont pas données au hasard ; elles ont une signification profonde et sont toutes orientées vers Yeshoua.

  1. Préexistence : Yeshoua est vu comme ayant une existence préalable à son incarnation dans le monde. Il est la Parole éternelle de Dieu, par laquelle tout a été fait (Jean 1:1-3). Sa préexistence souligne son rôle central dans le plan divin et dans la révélation de la Torah.
  2. Yeshoua et la Torah : Yeshoua est perçu comme l'accomplissement des exigences de la Torah. Il n’est pas venu pour abolir la Loi, mais pour accomplir (Matthieu 5:17), ce qui est écrit de lui dans les écritures (Luc 24:44). Les lois de la Torah sont vues comme des préfigurations et des symboles trouvant leur accomplissement en Yeshoua.
  3. Sacrifice et Résurrection : Son sacrifice est considéré comme l'accomplissement des sacrifices prescrits par la Torah pour le pardon des péchés. Sa mort est un sacrifice parfait répondant aux exigences de la Loi pour l'expiation des péchés.
  4. Résurrection et Nouvelle Alliance : Sa résurrection inaugure la Nouvelle Alliance, annoncée dans l'Ancien Testament, où la Loi de Dieu est inscrite dans le cœur des croyants (Jérémie 31:31-34). Cette Nouvelle Alliance est le couronnement de la Torah, pleinement réalisée en Yeshoua.

Parallèles avec les Fêtes Juives :

Pour comprendre précisément le jour du sacrifice, la mort et la résurrection de Yeshoua, il est crucial d'examiner les parallèles avec certaines fêtes juives. Les fêtes comme la Pâque (Pessah), les Pains sans Levain (Hag Hamatzot) et les Prémices (Hag HaBikkurim) fournissent un cadre essentiel pour saisir la signification des événements associés à Yeshoua. Ces fêtes aident à comprendre comment le sacrifice de Yeshoua, sa mort et sa résurrection s'inscrivent dans le cadre des rituels juifs, mettant en lumière la précision du timing, y compris le concept des trois jours et trois nuits.

•La Pâque : Cette fête symbolise la libération d'Égypte et la protection contre la mort, préfigurant le sacrifice de Yeshoua comme l'Agneau de Dieu. La Pâque marque le début du compte des jours menant à sa résurrection.

•Les Pains sans Levain : Cette fête représente la pureté et l'élimination du levain, symbolisant la pureté de Yeshoua. Sa mort et son sacrifice coïncident avec cette période, soulignant la séparation du péché.

•Les Prémices : Célébrant la première récolte, cette fête est associée à la résurrection de Yeshoua, considéré comme les prémices des ressuscités. Le timing de sa résurrection est lié à cette fête, confirmant le concept des trois jours et trois nuits comme un accomplissement précis des prophéties.

En résumé, l'examen des fêtes juives et des lois de la Torah aide à comprendre la précision du jour du sacrifice, de la mort et de la résurrection de Yeshoua. Ces fêtes révèlent comment ces événements s'harmonisent avec les rituels et les symboles de la Torah, soulignant la cohérence du plan divin et la précision des événements dans le cadre du calendrier juif.

45Événement de la résurrection

Nous allons voir comment ces événements sont liés, mais avant toute chose, il est important de considérer l'enseignement sur le repas du Seigneur présent dans l’application Bible Contexte, qui permet d'éclaircir ce point. En effet, selon les croyances, la date de la résurrection peut être erroné en fonction de si l'on pense que Yeshoua a mangé la Pâque ou non.

Commençons à voir les parallèles entre les fêtes juives et le sacrifice de Yeshoua :

14eme Jour de la 1ere Lunaison (1er mois)

1. La Fête de la Pâque dans la Torah

•Texte de Référence : Lévitique 23:5

•« Le quatorzième jour du premier mois, au crépuscule, vous célébrerez la Pâque en l’honneur de l’Éternel. »

•Contexte :

•La Pâque (ou Pessah en hébreu) est célébrée le 14e jour de la première lunaison (mois) du calendrier hébreu, qui est le mois de Nisan. Le calendrier hébreu est un calendrier luni-solaire, où les mois sont basés sur les cycles lunaires.

•La fête commence au crépuscule du 14e jour et marque le début des festivités pascales.

•Signification :

•Le sacrifice de l'agneau pascal commémore la libération des Israélites de l'esclavage égyptien. Le sang de l'agneau est appliqué sur les poteaux des maisons pour protéger les premiers-nés israélites lors du passage de l'ange de la mort.

2. Sacrifice de Yeshoua

•Texte de Référence :

•Les Évangiles du Nouveau Testament indiquent que Yeshoua a été crucifié pendant la Pâque (Matthieu 26:2, Marc 14:12, Luc 22:7, Jean 19:14).

•Contexte :

•Yeshoua, considéré comme le Messie dans la tradition chrétienne, a été crucifié durant la période de la Pâque juive, au moment où les Juifs célébraient cette fête.

•Sa crucifixion est perçue comme le sacrifice ultime pour la rédemption des péchés de l'humanité.

•Signification :

•Yeshoua est souvent décrit comme l'« Agneau de Dieu » qui enlève les péchés du monde, établissant un parallèle direct avec l'agneau pascal sacrificiel.

•Son sacrifice est considéré comme une libération spirituelle et une nouvelle alliance entre Dieu et l'humanité, similaire à la libération physique et la protection symbolisées par l'agneau pascal.

3. Parallèles et Symbolisme

•Le Jour du Sacrifice :

•La Pâque juive est célébrée le 14e jour de la première lunaison de Nisan, au crépuscule.

•Yeshoua a été crucifié pendant cette même période, établissant une correspondance temporelle.

•Le Sacrifice de l'Agneau :

•L'agneau pascal est sacrifié pour protéger les Israélites.

•Yeshoua est considéré comme l'Agneau sacrifié pour le salut de l'humanité.

•Le Sang et la Protection :

•Le sang de l'agneau Pascal protégeait les premiers-nés israélites.

•Le sacrifice de Yeshoua est vu comme une protection spirituelle contre le péché et la mort.

Les parallèles entre la Pâque juive et le sacrifice de Yeshoua illustrent une continuité symbolique entre les traditions juives et chrétiennes.

46Matthieu 26:2in que vous soyez un

Vous savez que la Pâque a lieu dans deux jours, et que le Fils de l'homme sera livré pour être crucifié.

Explication :

Quand Yeshoua fait cette déclaration à ses disciples, il est en train de prédire sa mort imminente. L'expression "dans deux jours" signifie que le moment de la Pâque, et donc sa crucifixion, approche rapidement. Si nous situons cette déclaration à deux jours avant le 14 Nissan, il aurait dit cela autour du 12 Nissan. Cela indique qu'il préparait ses disciples à ce qui allait se passer.

47Luc 22:7x levain, afin que vous soyez un

Le jour des pains sans levain, où l'on devait immoler la Pâque, arriva et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant: Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions.

Explication :

À l'époque de Yeshoua, la Pâque (14 Nissan) et la fête des pains sans levain (15 Nissan) étaient souvent considérées comme une seule période festive de huit jours, témoignant de leur importance dans la tradition juive.

Le paradoxe réside dans le fait que la Pâque, qui est le jour où l'agneau pascal est immolé (14 Nissan), précède le début de la fête des pains sans levain (15 Nissan), qui marque une période de purification. L'évangile de Luc utilise l'expression "le jour des pains sans levain" pour désigner le moment où l'on se prépare à la Pâque, montrant ainsi que les deux fêtes étaient intrinsèquement liées.

Lorsque Yeshoua envoie Pierre et Jean, c'est le soir du 13 Nissan. Ils doivent finaliser les préparatifs pour le repas de la Pâque du 14 Nissan. L'agneau pascal était choisi le 10 Nissan et gardé jusqu'au jour du sacrifice, tandis que la préparation inclut également les éléments nécessaires pour la célébration.

En combinant ces événements, Yeshoua met en avant une continuité spirituelle dans le plan de rédemption. L'agneau pascal, immolé le 14 Nissan, est directement lié au pain sans levain, symbole de pureté et de libération.

Ainsi, l'expression "le jour des pains sans levain" dans Luc souligne comment la Pâque et la fête des pains sans levain étaient perçues comme une seule célébration. En envoyant ses disciples préparer la Pâque, Yeshoua établit un lien profond entre ces deux fêtes, marquant l'importance de son sacrifice qui allait être accompli le lendemain, reflétant non seulement un moment de préparation, mais aussi le début d'une nouvelle alliance.

De plus, lors du Repas du Seigneur, Yeshoua utilise le pain et le vin pour symboliser son corps et son sang, établissant ainsi un parallèle avec Melchisédek, qui a offert à Abraham du pain et du vin (Genèse 14:18-20).

Ce lien souligne la continuité de la bénédiction divine et l'importance du sacrifice de Yeshoua dans le cadre de la nouvelle alliance.

Jean 19:14vieux levain, afin que vous soyez un

C'était la préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs: Voici votre roi.

Explication :

Ce verset fait référence à la "préparation de la Pâque", qui désigne les préparatifs avant le début de la Pâque, le 14 Nissan. Cela inclut la préparation de l'agneau pascal et d'autres éléments nécessaires pour le repas.

La mention de la "sixième heure" indique que cela se passe autour de midi, un moment crucial dans le récit de la crucifixion de Yeshoua. Cela souligne l'urgence de la situation, car Yeshoua est en train d'être jugé et condamné, alors que les préparatifs pour la Pâque se déroulent.

Lorsque Pilate présente Yeshoua comme "votre roi", cela évoque une ironie poignante. Yeshoua, le Messie, est rejeté par son propre peuple, illustrant le paradoxe de la royauté spirituelle face aux attentes politiques de l'époque.

Ainsi, Jean 19:14 souligne l'importance des préparatifs de la Pâque tout en plaçant Yeshoua au centre de l'événement. Alors qu'il est jugé, cela marque un moment clé de l'histoire du salut, où le vrai roi est rejeté par ceux qu'il est venu sauver, établissant le contexte de son sacrifice.

1 Corinthiens 5:7

Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé.

Explication :

En désignant Yeshoua comme "notre Pâque", Paul établit un lien direct entre le sacrifice de Christ et l'agneau pascal de l'Exode. Tout comme l'agneau était immolé pour sauver le peuple, Yeshoua a été sacrifié pour apporter la rédemption et le salut.

En explorant ces liens, nous pouvons mieux comprendre comment les événements de la Pâque et le sacrifice de Yeshoua se rejoignent dans le contexte de rédemption et de libération.

15eme Jour de la 1ere Lunaison (1er mois)

48Fête des Pains sans Levain

Le 15e jour de Nisan marque le début de la fête des Pains sans levain (Hag HaMatzot), qui dure sept jours. Cette fête est directement liée à la Pâque, célébrée la veille, le 14 Nissan.

Contexte :
Le 15e jour commence au crépuscule après la Pâque et symbolise la sortie des Israélites d'Égypte, marquant leur libération de l'esclavage. C'est un moment significatif qui représente un nouveau départ pour le peuple d'Israël, désormais libre et purifié.

49Symbolisme

•Pureté et Sanctification : Le pain sans levain représente la pureté. Yeshoua, souvent décrit comme "sans levain", incarne cette vie sans péché, offrant ainsi une purification des péchés de l'humanité.

•Libération Spirituelle : Tout comme les Israélites ont été libérés de l'esclavage, le sacrifice de Yeshoua est une libération spirituelle du péché et de la mort. Cette fête renforce l'idée de nouvelle vie.

•Nouveau Commencement : Le 15e jour symbolise le début d’un voyage vers la Terre Promise. Yeshoua offre une promesse de vie éternelle, marquant un nouveau commencement spirituel.

•Rappel de l'Alliance : Cette fête rappelle l'alliance que Dieu a faite avec Israël. Yeshoua établit une nouvelle alliance à travers son sacrifice, révélant un tournant dans l'histoire du salut.

50Attente des Apôtres

Après l'annonce de la crucifixion imminente de Yeshoua, les apôtres et disciples étaient dans l'attente et la tristesse. Dans Jean 16:6, Yeshoua dit : « Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli vos cœurs. » Cela montre leur anxiété face à ce qui allait se passer, soulignant leur lien profond avec lui.

51Le Lien entre Yeshoua et l'Agneau

Lorsque nous mangeons l'agneau à Pâque, cela signifie que l'agneau entre dans notre ventre, symbolisant notre acceptation de son sacrifice. En effet, nous sommes faits de poussière, comme le dit Genèse 3:19 : « Tu es poussière, et tu retourneras à la poussière. » Cela illustre notre connexion à la terre.

52Le Parallèle

Yeshoua, lorsqu'il est mis dans le tombeau, est "dans le ventre de la terre" pendant trois jours (Matthieu 12:40). Cela signifie qu'il est enterré, tout comme nous intégrons l'agneau en le mangeant.

53La Circoncision et la Pâque

La loi stipule que pour manger l'agneau pascal, tous les étrangers doivent être circoncis. Dans Exode 12:48-49, il est écrit : « Si un étranger séjourne chez toi et veut célébrer la Pâque à l’Éternel, qu’il soit circoncis. Puis il pourra s’en approcher et la célébrer, et il sera comme un natif du pays. Mais aucun incirconcis n’en mangera. » Cela montre que la circoncision était un signe d'appartenance pour tous, israélites ou étrangers pour manger cette pâque.

54Circoncision Spirituelle

De même, en Yeshoua, nous avons besoin d'une circoncision spirituelle du cœur. Cela signifie que pour intégrer Yeshoua en nous, nous devons subir une transformation intérieure.

55En Résumé

Manger l'agneau à Pâque montre que nous intégrons cet agneau en nous, tout comme Yeshoua, qui est aussi dans le tombeau. La circoncision de l'agneau nous rappelle que, spirituellement, nous devons être prêts à accueillir Yeshoua dans nos cœurs pour recevoir la nouvelle vie et l'espoir de la résurrection.

Le 15e jour de Nisan, qui marque le début de la fête des Pains sans levain, tombe également un Shabbat. Le calendrier hébreu est luni-solaire, ce qui signifie que les jours de fête, comme le Shabbat, sont souvent basés sur les phases de la lune.

Exode 12:18

Dans le premier mois, le quatorzième jour du mois, au soir, vous mangerez des pains sans levain jusqu'au vingt et unième jour du mois, au soir.

Cela signifie que le 15e jour, au crépuscule, est le premier jour de la fête, qui est aussi considéré comme un jour de repos, mais aussi le 7eme jour de la semaine luni-solaire.

C’est pour cela que les versets précisent que c’était un shabbat le 15eme jour de la lune, donc le 14eme jour, jour de préparation (et donc 6eme jour de la semaine) :

Marc 15:42-43

Comme il était déjà le soir (chez les juif a partir de 15h considérer comme soir), c'était la préparation, c'est-à-dire la veille du sabbat (oui shabbat hebdomadaire mais aussi Fête des pains sans Levain).

Joseph d'Arimathie, membre respectable du conseil, qui lui-même attendait le royaume de Dieu, s'approcha d'Pilate et demanda le corps de Yeshoua.

Luc 23:54

C'était le jour de la préparation, et le sabbat (15eme jour de la lune, pleine lune, Fête des pains sans levain, 7eme jour de la semaine également) allait commencer.

16eme Jour de la 1ere Lunaison (1er mois)

Le 16e jour de Nisan, qui est le premier jour de la semaine, marque la fête des Premices (ou Yom HaBikkurim) dans la loi juive.

Cette fête célèbre la première récolte des prémices et se situe juste après la Pâque et la fête des Pains sans levain.

La loi stipule que la fête des Prémices doit être célébrée le lendemain du Shabbat, comme l'indique Lévitique 23:11 :

« Il présentera le germe de l'épi au Seigneur, afin qu'il soit agréé ; le lendemain du Shabbat, le prêtre l'offrira. »

Après sa résurrection, Yeshoua dit à Marie Madeleine dans Jean 20:17 :

« Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. »

Cela souligne l'importance de son statut en tant que prémices et son ascension vers Elohim.

56Flavius Josèphe

, historien juif du 1er siècle, décrit également la fête des Prémices dans son ouvrage Antiquités judaïques.

Il mentionne que lors de cette fête, les premiers épis de la moisson étaient présentés au Temple comme une offrande à Dieu, symbolisant la reconnaissance de la bénédiction divine.

« Texte du livre 3 Antiquités judaïques »

Au mois de Xanthicos, qui s'appelle chez nous Nisan et qui commence l'année, le quatorzième jour en comptant d'après la lune, quand le soleil est au Bélier, - car c'est en ce mois que nous avons été délivrés de l'esclavage des Égyptiens -, il a institué qu'on devait chaque année offrir le même sacrifice que j'ai dit que nous avions offert jadis au sortir de l'Égypte, sacrifice dit Pascha. Nous l'accomplissons par phratries[242] ; rien des chairs sacrifiées n'est gardé pour le lendemain[243]. Le quinze, la fête des azymes fait suite[244] à la Pâque[245], fête de sept jours pendant laquelle on se nourrit d’azymes, et chaque jour on égorge deux taureaux, un bélier et sept agneaux. Tout cela s'offre en holocauste et on y ajoute encore un bouc pour les péchés, qui sert chaque jour au repas des prêtres. Le deuxième jour[246] des azymes, c'est-à-dire le seize, on prend -. une partie des fruits qu'on a récoltés, auxquels on n'a pas encore touché[247], et estimant qu'il est juste d'en faire hommage d'abord à Dieu à qui l'on doit la production de ce fruits, on lui offre les prémices de l'orge[248] de la façon suivante. Faisant griller une poignée d’épis qu'on broie, puis purifiant les grains d'orge pour les moudre, on en apporte pour Dieu un assarôn[249] sur l'autel, et après on avoir jeté une poignée unique sur l'autel, on abandonne le reste à l'usage des prêtres. Dès lors, il est loisible à tout le monde soit publiquement, soit individuellement de faire la récolte[250]. On offre aussi, outre les prémices des produits du sol, un agnelet en holocauste à Dieu.

De plus, Luc 24:1 confirme que la résurrection de Yeshoua a eu lieu «Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre de grand matin », soulignant ainsi que ce jour-là est bien le début de la semaine.

Luc 24:1

Yeshoua, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, portant les aromates qu'elles avaient préparés.

Le 16eme jour de la lune, qui est le 1er jour de la semaine lunisolaire, le lendemain du 7eme jour, qui est le 15eme jour de la lune (pl

Enfin, dans Corinthiens, Paul écrit :

Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est devenu les prémices de ceux qui sont morts.

1 Corinthiens 15:20

Cela établit un lien direct entre la résurrection de Yeshoua et la fête des Premices, affirmant que Yeshoua est le premier à être ressuscité et à offrir l'espoir de la résurrection à tous.

Ainsi, le 16e jour de Nisan, jour de la fête des Premices et jour de la résurrection de Yeshoua, souligne l'importance de la résurrection dans le plan de salut et dans la tradition juive.

57Chronologie des Événements

13ème Jour de Nisan au soir - 14ème Jour (Préparation et 6ème jour de la semaine) :

•Repas du Seigneur : Dernier repas avec ses disciples.

•Arrestation : Dans la nuit au jardin de Gethsémani.

•Livré : Yeshoua est livré le matin.

•Mort : Il meurt au moment où les agneaux de Pâque sont sacrifiés.

•Enterrement : Il est mis au tombeau avant le début du Shabbat au soir.

•Shabbat arrive : Les femmes achèterent des aromates pour le corps.

- Jour inclusif -

Le 14ème jour est compter comme le premier jour des trois jours et trois nuits.

15ème Jour de Nisan (7ème jour de la semaine, Shabbat) :

•Shabbat et Fête des Pains sans Levain : Les femmes se reposent et n'ont pas encore vu le corps de Yeshoua.

•Sécurisation du Tombeau : Les Pharisiens font sceller le tombeau par les Romains.

16ème Jour de Nisan (1er jour de la semaine) :

•Résurrection : Les femmes viennent au tombeau, qui est ouvert, découvrant que Yeshoua est ressuscité.

•Timing : Il ressuscite avant le lever du soleil, comptant comme le troisième jour et nuit inclusif.

58Conclusion

La résurrection de Yeshoua, le 16ème jour de Nisan, 1er jour de la semaine, s’inscrit dans le cadre des événements de Pâque et des symboles juifs, soulignant son rôle central dans le salut et l'accomplissement des Écritures. Il est important de noter que ce calendrier de la résurrection est basé sur le calendrier luni-solaire biblique, un calendrier agricole juif, et non sur le calendrier romain. Toute tentative de calquer les jours du calendrier biblique sur le système romain, avec ses jours de dimanche à samedi, dénature la compréhension originale, en l’adaptant à un calendrier corrompu et étranger à la tradition hébraïque.

59📖 c) Exode 16 – La Manne et les Vers

Exode 16 est un passage clé qui permet non seulement de comprendre le véritable shabbat selon le calendrier lunaire, mais aussi de démontrer la structure du calendrier divin, fondée sur la Nouvelle Lune. Ce chapitre éclaire également la rythme des fêtes établies par YHWH, et sert de fondement pour discerner la chronologie exacte de la résurrection de Yeshoua, en lien avec ce même calendrier biblique.

Pour bien comprendre le véritable rythme des Shabbats selon les Écritures, il faut d’abord revenir au cycle de la Lune.

Dans le calendrier biblique, le mois commence avec la Nouvelle Lune, un jour distinct et observé à part. Ensuite, les Shabbats tombent régulièrement tous les 7 jours, ce qui place les Shabbats aux 8ᵉ, 15ᵉ, 22ᵉ et 29ᵉ jours du mois lunaire. Ce modèle se retrouve dans plusieurs passages bibliques, notamment dans Exode 16, qui montre clairement ce cycle en lien avec la manne.

Comme nous l’avons expliqué plus haut à propos du 15eme jour de la Lune et de la manne dans Exode 16, nous poursuivons ici en approfondissant le sujet, notamment sur ce que révèle le texte concernant la manne et l’apparition des vers.

Quand le peuple d’Israël était dans le désert, Elohim (Dieu) leur donnait à manger chaque jour une nourriture spéciale appelée la manne, qui tombait du ciel. Chaque matin, ils devaient sortir pour la ramasser — juste ce qu’il fallait pour la journée.

🔹 Si quelqu’un essayait de garder de la manne jusqu’au lendemain, elle pouvait pourrir et produire des vers (Exode 16:20).
C’était une leçon : ils devaient faire confiance à YHWH jour après jour.

Mais il y avait une exception :

🔸 Le 6ᵉ jour, ils devaient ramasser le double de manne, parce que le lendemain, le 7ᵉ jour, était le Shabbat — un jour de repos.
Ce jour-là, il n’y avait pas de manne, et celle ramassée la veille ne pourrissait pas, il n’y avait pas de vers (Exode 16:24-26).

👉 Cela montre que le Shabbat était connu et respecté avant même le don de la Torah au Sinaï, et que YHWH lui-même organisait le rythme de la semaine autour du cycle de six jours de travail et un jour de repos.

Ce qui nous donne, d’un point de vue prophétique, un aperçu de ce qui s’accomplit en Yeshoua :

Vous commencez à comprendre que si la manne descendue du ciel se corrompait en un jour et se couvrait de vers (Exode 16:20), c'était un signe prophétique pour nous faire comprendre ce qui allait arriver dans le futur. Cette manne préfigurait quelque chose de plus grand.

Yeshoua a dit :

📖 Jean 6:48-51

Je suis le pain vivant descendu du ciel. […] Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts.

Ainsi, contrairement à la manne que les Israélites ont mangée et qui n’a pas donné la vie éternelle, Yeshoua est le véritable pain descendu du ciel, qui donne la vie.

Regardons maintenant les événements autour de sa mort et de sa résurrection, en lien avec le calendrier biblique.

Selon le calendrier lunaire biblique :

•La Pâque a lieu le 14e jour du mois, ce qui tombait un sixième jour de la semaine.

•Le lendemain, le 15e jour du mois, était le début de la fête des Pains sans levain (Lévitique 23:6), un Shabbat solennel. Ce jour-là, Yeshoua était dans le tombeau. Il est écrit que la manne ne se corrompait pas le jour du Shabbat :

📖 Exode 16:22-24

Le sixième jour, ils ramassèrent une double quantité de nourriture […]. Ils le gardèrent jusqu’au matin, comme Moïse l’avait ordonné, et il ne devint point infect, et il ne s’y mit point de vers.

Comme le dit le psaume :

📖 Psaume 16:10

Tu ne permettras pas que ton saint voie la corruption.

Ce verset prophétique s’est accompli en Yeshoua : son corps n’a pas connu la décomposition, tout comme la manne ne se corrompait pas le Shabbat.

Cela symbolisait aussi le repos parfait du Messie dans le tombeau ce jour-là.

Le lendemain du Shabbat, soit le 16e jour du mois , Yeshoua est ressuscité. C’était le premier jour de la semaine, jour de la fête des Prémices (Lévitique 23:10-11), quand le premier épi mûr était offert à Dieu, symbole de la résurrection.

-Antiquités Juifs, Flavius Josèphe Livre 3-

Le quinze, la fête des azymes fait suite[244] à la Pâque[245], fête de sept jours pendant laquelle on se nourrit d’azymes, et chaque jour on égorge deux taureaux, un bélier et sept agneaux. Tout cela s'offre en holocauste et on y ajoute encore un bouc pour les péchés, qui sert chaque jour au repas des prêtres. Le deuxième jour[246] des azymes, c'est-à-dire le seize, on prend -. une partie des fruits qu'on a récoltés, auxquels on n'a pas encore touché[247], et estimant qu'il est juste d'en faire hommage d'abord à Dieu* à qui l'on doit la production de ce fruits, on lui offre les prémices de l'orge[248] de la façon suivante.

Flavius Josèphe, historien juif du premier siècle, confirme cette tradition en disant que les prémices étaient célébrées le 16e jour du mois, soit le Second jour des Azymes, ce qui correspond exactement au jour où Yeshoua est ressuscité.

Ce qui revient à dire :

Yeshoua (Jésus) a été arrêté le 14ᵉ jour de la lune, un sixième jour de la semaine — le jour de préparation de la Pâque (Pessa'h). Il a été crucifié et mis au tombeau ce même jour (Jour 1).

Le lendemain, le 15ᵉ jour de la lune, était le Shabbat — le septième jour de la semaine — et aussi la fête des pains sans levain. Son corps n’a pas connu la décomposition, conformément à la prophétie, illustrée et confirmée par le miracle de la manne (où elle ne pourrissait pas le jour du Shabbat, ni ne produisait de vers).(Jour 2)

Puis, il est ressuscité le 16ᵉ jour de la lune, soit le premier jour de la semaine, jour de la fête des prémices de l’orge.(Jour 3)

La fête des pains sans levain est toujours un Shabbat, le septième jour de la semaine, et le lendemain est toujours le premier jour. Cela se répète chaque année selon le calendrier lunaire biblique — ce qui n’est pas possible avec le calendrier romain solaire et le Shabbat juif moderne fixé au samedi.

VI. Les écrits Externes

60📖 a) Les écrits juifs

(Liste fournis par notre Frère Brian Meyer www.yhwhww.org) (retraduite)

« La nouvelle lune est encore, et le sabbat à l’origine dépendait du cycle lunaire… » (« Fêtes », Encyclopédie Juive Universelle, p. 410.)

http://www.jewishencyclopedia.com/articles/6099-festivals

« Le sabbat, marquant la fin de la semaine, révèle son origine lunaire ; les phases de la lune ayant appris aux bergers, dont la prospérité dépendait largement de la bienveillance ou de la malveillance de la nuit, à diviser la période entre deux nouvelles lunes en quatre groupes égaux (semaines), le dernier jour de chacune — imitant la lune qui semble se reposer — devenant le jour de repos. Il est probable qu’au début, la fête de la nouvelle lune n’était pas comptée parmi les sept jours de la semaine ; mais après 7×4 (=28) jours, un ou deux jours étaient intercalés comme jours de nouvelle lune, puis un nouveau cycle de quatre semaines débutait, faisant du sabbat une fête mobile. Plus tard, la semaine et le sabbat devinrent fixes, ce qui diminua progressivement l’importance populaire de la fête de la nouvelle lune. »

http://www.jewishencyclopedia.com/articles/12962-sabbath#anchor11

— Origine lunaire probable — Vue critique :

« L’origine du sabbat, ainsi que la vraie signification de son nom, restent incertaines…

Il était probablement à l’origine lié d’une manière ou d’une autre au culte de la lune, comme le suggèrent les fréquentes mentions des fêtes de sabbat et de nouvelle lune dans une même phrase…

Le sabbat, dépendant, à l’époque nomade d’Israël, de l’observation des phases de la lune, ne pouvait, selon cette vue, être un jour fixe. Quand les Israélites s’installèrent et devinrent agriculteurs, leur nouvelle vie rendit souhaitable un sabbat à intervalles réguliers, ce changement ayant été facilité par l’abandon du culte lunaire. »

C’est incroyable que ces aveux viennent directement de l’Encyclopédie Juive. Il est spécifiquement dit que le sabbat était à l’origine déterminé par les phases de la lune, et non un jour fixe comme aujourd’hui. Ils tentent de justifier cela en disant que les Israélites sortaient d’un culte lunaire et que la fixation du sabbat à un jour précis était la volonté de Dieu. Une confession étonnante. L’explication du culte lunaire est évidemment fausse, car Dieu a enseigné aux Israélites le vrai sabbat lunaire et le calendrier lunaire dès le début de leur sortie d’Égypte.

http://www.jewishencyclopedia.com/articles/14813-week

L’histoire du calendrier juif

Le simple fait qu’il existe une histoire du calendrier juif correspondant à trois époques spécifiques devrait, au minimum, susciter quelques questions et, au maximum, amener le lecteur à examiner les preuves présentées ici :

«L’histoire du calendrier juif peut être divisée en trois périodes — la biblique, la talmudique et la post-talmudique. La première reposait uniquement sur l’observation du soleil et de la lune,
la deuxième sur l’observation et le calcul, la troisième entièrement sur le calcul.»

Jewish Encyclopedia.com, the unedited full-text of the 1906 Jewish Encyclopedia, “History of the Calendar,” by Joseph Jacobs, Cyrus Adler, Vol. 3, p. 498.

SEMAINE - Connexion avec les phases lunaires.

« Une division du temps en sept jours, expliquant le nom hébreu. Il existe des indications d’un autre système de calcul du temps, où le mois était divisé en trois parties de dix jours chacune, la décade désignée en hébreu par « ‘asor » (Gen. 24:55 ; Ex. 12:3 ; Lévitique 16:29, 23:27, 25:9). Cela représentait apparemment un tiers du mois solaire, tandis que la semaine de sept jours était liée au mois lunaire, dont elle constitue approximativement un quart. La division quadripartite du mois était utilisée parmi les Hébreux et d’autres peuples anciens, mais il n’est pas clair si elle provient des premiers. Il n’est pas nécessaire de supposer qu’elle vient des Babyloniens, car il est aussi possible que l’observation des quatre phases de la lune ait spontanément conduit les nomades hébreux à diviser l’intervalle entre deux nouvelles lunes en quatre groupes de sept jours chacun. On suppose aussi que, tant chez les Babyloniens que chez les Hébreux, le premier jour de la première semaine du mois coïncidait toujours avec le premier jour du mois. L’insistance sur la complétude des semaines à la Pentecôte (Lévitique 23:15) suggère que les semaines auraient pu être calculées d’une façon violant cette règle, comme cela arrivait lorsque le premier jour de la semaine coïncidait avec la nouvelle lune. À la fin de quatre semaines, un intervalle d’un ou deux jours intervenait avant le début de la nouvelle semaine. Mais cette connexion intime entre semaine et lune a été rompue très tôt, probablement parce que la prédominance du septième jour comme sabbat a imposé une semaine fixe. »

Wow, wow, et juste wow ! C’est incroyable que tout cela figure dans l’Encyclopédie Juive. Les Juifs, qui savent, avouent tout cela. Ils disent clairement que le sabbat n’a jamais été un cycle hebdomadaire continu. Ils avouent ouvertement que le sabbat était initialement lié aux phases de la lune.

« La déclaration du nouveau mois par observation de la nouvelle lune, et du nouvel an à l’arrivée du printemps, ne peut être faite que par le Sanhédrin. À l’époque de Hillel II (4e siècle après J.-C.), les Romains interdirent cette pratique. Hillel II fut donc contraint d’instaurer un calendrier fixe… »

(The Jewish Calendar; Changing the Calendar, www.torah.org)

Le rabbin Louis Finklestein, célèbre érudit du Jewish Theological Seminary of America, déclara fermement :

« Le calendrier juif actuel fut fixé au quatrième siècle. »

Maïmonide, érudit médiéval juif, et la plupart des chronologistes juifs s’accordent à dire que le calendrier moderne est basé sur les « mouvements moyens du soleil et de la lune », le véritable calendrier ayant été abandonné. (Maïmonide, Kiddusch Ha-hodesch.)

61Philon d’Alexandrie

Philon d’Alexandrie fut un Juif important qui vécut environ de 20 av. J.-C. à 50 ap. J.-C., donc avant, pendant et après le Messie. Nous savons que ses écrits et croyances étaient en accord avec ceux des Juifs de l’époque, car il fut choisi par eux pour diriger une délégation juive lors d’un massacre contre les Juifs en 39 ap. J.-C. L’observation du sabbat est une base de la foi juive. Les Juifs n’auraient pas choisi quelqu’un qui n’observait pas le jour correct du sabbat. Si Philon observait le sabbat lunaire alors que tous les autres suivaient un cycle hebdomadaire continu, il aurait été un paria et jamais choisi pour un tel poste. Comment Philon comptait-il le sabbat du septième jour ?

Philon est clair : il observait les sabbats lunaires. Il ne parle jamais d’un cycle hebdomadaire continu ou d’un sabbat du samedi. Il observait la nouvelle lune et en soulignait l’importance. Ses écrits confirment aussi les détails de comment fonctionne le calendrier de Dieu. Il ne faut pas ignorer ce témoignage de leaders juifs de l’époque qui expliquent clairement l’observation telle qu’elle était pratiquée. C’est une excellente preuve supplémentaire des Écritures et une confirmation du sabbat lunaire.

Dans Allegorical Interpretation, 1 IV (8), il est écrit :
« De nouveau, les changements périodiques de la lune se produisent selon le nombre sept, cette étoile ayant la plus grande sympathie avec les choses terrestres. Et les changements que la lune opère dans l’air, elle les accomplit surtout selon ses propres configurations à chaque septième jour. En tout cas, toutes choses mortelles, puisant leur nature divine dans le ciel, sont déplacées de façon à leur préservation selon ce nombre sept. … Ainsi, le septième jour, Elohim se reposa de toutes ses œuvres qu’il avait faites. »

Philon dit que la lune se perfectionne dans sa forme tous les sept jours. Un Hébreu aurait dit « sabbat » au lieu de « septième jour », car ailleurs Philon identifie le septième jour comme le sabbat. La lune se perfectionne à chaque septième jour, qui était compris comme la fin d’une période de six jours de travail suivie d’un sabbat hebdomadaire. Les Juifs de langue grecque appelaient le sabbat « le septième jour sacré », tandis qu’en hébreu, c’était Shabbat.

Dans The Decalogue XXX (159) :
« Mais au septième jour de la semaine, il a assigné les plus grandes fêtes, celles de la plus longue durée, aux périodes des équinoxes de printemps et d’automne chaque année ; assignant deux fêtes pour ces deux époques, chacune durant sept jours ; celle du printemps pour la perfection de ce que la terre produit, celle de l’automne, pour la fertilité de la terre. »

Philon parle du septième jour comme d’un jour fixe, mais il parle aussi de fêtes mobiles basées sur les cycles lunaires. Cette dualité pourrait refléter une période de transition ou une compréhension plus profonde du calendrier sacré.

« Avec la destruction du Temple (70 apr. J.-C.), les Sadducéens ont complètement disparu, laissant la régulation de toutes les affaires juives entre les mains des Pharisiens. À partir de ce moment, la vie juive a été régulée par les Pharisiens ; toute l'histoire du judaïsme a été reconstruite du point de vue pharisien, et un nouvel aspect a été donné au Sanhédrin du passé. Une nouvelle chaîne de tradition a supplanté l'ancienne tradition sacerdotale (Abot 1:1). Le pharisaïsme a façonné le caractère du judaïsme ainsi que la vie et la pensée du Juif pour tout l'avenir. »

The Jewish Encyclopedia, Vol 9, [1901-1906 ed.], p. 666.

« La dernière décision universellement contraignante du Grand Sanhédrin a eu lieu en 358 de notre ère, lorsque le calendrier hébreu a été établi. Le Grand Sanhédrin a finalement été dissous en 425. »

https://en.wikipedia.org/wiki/Sanhedrin.

En somme : Le Sanhédrin a abandonné l'ancien calendrier hébreu basé sur l'observation en faveur d'un calendrier calculé en 358 de notre ère.

« ...Le Shabbat [sabbat hebdomadaire] est né à l'origine du cycle lunaire, contenant quatre semaines se terminant par le sabbat, plus un ou deux jours supplémentaires par mois [lunaire]. »

The Universal Jewish Encyclopedia: An Authorative and Popular Presentation of Jews and Judaism Since the Earliest Times. Volume 10 Cohen, Simon (1943 p 482-483.). Week. In Landman, Isaac.

« ...La semaine de sept jours était liée au mois lunaire, dont elle est, approximativement, le quart... »

Jewish Encyclopedia.com, unedited full-text of the 1906 Jewish Encyclopedia, “Week,” by Emil G. Hirsch, Vol. 12, p. 481.

« Celles [les Fêtes désignées] liées à la lune : (a) le Sabbat ; (b) la Nouvelle Lune ; et (c) la Nouvelle Lune du septième mois... »

Jewish Encyclopedia.com, the unedited full-text of the 1906 Jewish Encyclopedia, “Festivals,” Classification of Festivals, Emil Hirsch, Vol. 5, p. 376.

« La lune était le bienfaiteur... [héraut] des bergers dans la région et le climat où l'ancien Israël avait son foyer ancestral. D'où les nombreuses traces d'institutions lunaires dans le culte israélite, même le plus tardif, et sa phraséologie... Le Sabbat, marquant la fin de la semaine, révèle son origine lunaire ; les phases de la lune ayant appris aux bergers, dont le bonheur ou le malheur dépend si largement de la bienveillance ou de la malveillance de la nuit, à diviser la période s'écoulant entre deux nouvelles lunes en quatre groupes égaux (semaines), le dernier jour de chacun... Les indications ne manquent pas qu'au début, la fête de la Nouvelle Lune n'était pas comptée parmi les sept jours de la semaine (voir Semaine) ; mais après... les jours de Nouvelle Lune... un nouveau cycle de quatre semaines commençait... Plus tard, la semaine et le Sabbat sont devenus fixes [selon le cycle hebdomadaire continu babylonien/romain] ; et cela a progressivement eu pour conséquence d'enlever à la fête de la Nouvelle Lune son importance populaire. »

Jewish Encyclopedia.com, the unedited full-text of the 1906 Jewish Encyclopedia, “Festivals,” Pastoral Feasts, Emil Hirsch, Vol. 5, p. 376.

« Et puis la lune, toujours ponctuelle pour marquer les temps, [comme] un signe éternel : c'est la lune qui signale les Fêtes, un luminaire qui décroît après avoir été plein. Le mois tire son nom du sien. Elle croît merveilleusement dans ses phases, une bannière des armées d'en haut, brillant dans la voûte du ciel [le shamayim]. »

Ecclesiasticus 43:6-8, environ 19-180 av. J.-C.

« Au début, la fête de la Nouvelle Lune n'était pas comptée parmi les sept jours de la semaine ; après que 28 jours se soient écoulés [7 jours x 4 semaines], un ou deux jours étaient intercalés comme jours de Nouvelle Lune, après quoi un nouveau cycle de quatre semaines commençait, de sorte que le Sabbat était une fête [lunaire] mobile... Plus tard, la semaine et le Sabbat devinrent fixes [selon la semaine planétaire cyclique romaine] ; et cela eut pour conséquence progressive d'enlever à la fête de la Nouvelle Lune son importance populaire... »

62The Jewish Encyclopedia, Pastoral Feast.

« Les intercalations [du calendrier] étaient déterminées lors de réunions d'une commission spéciale du Sanhédrin. Mais Constance, suivant les précédents tyranniques d'Hadrien, a interdit la tenue de telles réunions... La difficulté de fixer le calendrier annuel qui en a résulté peut être jugée à partir d'une lettre énigmatique adressée à Raba... et conservée dans le Talmud... Presque toute la Diaspora dépendait, pour l'observance légale des fêtes et des jeûnes [de la Nouvelle Lune], du calendrier approuvé par le Sanhédrin de Judée ; pourtant, un danger menaçait les participants à cette approbation et les messagers qui communiquaient leurs décisions aux congrégations lointaines... Alors que les persécutions religieuses continuaient, Hillel II a décidé de fournir un calendrier autorisé pour tous les temps à venir, bien qu'en faisant cela, il ait rompu les liens qui unissaient les Juifs de la Diaspora à leur mère patrie et au patriarcat. »

(I. Singer et S. Mendelsohn, “Hillel II, www.JewishEncyclopedia.com)

DE NOS JOURS :

Que pensent les Juifs Karaites ?

Le karaïsme (en hébreu : קראות qaraout ; peut aussi s'écrire caraïsme, qaraïsme ou charaïsme) est un courant du judaïsme scripturaliste, car fondé sur la seule Miqra, c'est-à-dire la Bible hébraïque et le refus de la Loi orale. Il est donc en opposition au judaïsme rabbinique.

https://karaiteinsights.com/article/shabbat.html

Voici ce qu’ils disent sur leur site (traduit en francais)

« Le Shabbat doit-il nécessairement tomber un samedi ?

L'une des questions que me posent constamment les anciens non juifs qui se sont convertis au karaïsme est de savoir si le sabbat doit nécessairement tomber un samedi. Cette idée repose sur deux hypothèses discutables : (1) que le samedi est l'« anniversaire » du jour de la semaine de sept jours où Jéhovah s'est reposé depuis la création de l'univers ; et (2) que le sabbat doit coïncider avec cet anniversaire. Si l'une de ces hypothèses est erronée, alors le sabbat ne doit pas nécessairement tomber un samedi. S'il n'existe aucune preuve formelle de l'inexactitude de la première hypothèse, il n'existe pas non plus de preuve formelle qu'elle le soit.

Malgré toutes les épreuves et tribulations que l'humanité a traversées au cours des 5 000 dernières années, nous n'avons aucune preuve que notre samedi actuel soit l'« anniversaire » de sept jours du sabbat originel de la Création.

De même, l'année rabbinique (5 768 à ce jour) n'est qu'une estimation et non une réalité. (Il est fort probable que l'année en cours ne soit pas celle que le calendrier rabbinique indique.) […]

Quant à la deuxième hypothèse, elle découle également d'une conception rabbinique erronée selon laquelle l'essence du Shabbat réside dans la célébration de l'« anniversaire » du septième jour du repos de Jéhovah après la création.[…]

63Étonnant, n’est-ce pas ?

Les Juifs les plus stricts dans l'observance de la Torah écrite eux-mêmes déclarent ce genre de chose au sujet du samedi et du Shabbat.

64📖 b) Les écrits des Nations

"...Le Sabbat, qui a été transmis aux Juifs depuis des temps préhistoriques [avant Moïse], était le septième jour de la semaine lunaire. La semaine lunaire et le mois lunaire constituaient la forme la plus simple de division du temps pour l'homme primitif... Lune et mois signifiaient la même chose. La division du mois en quatre semaines de sept jours... et la division hebdomadaire recommençait au moment de la nouvelle lune suivante. Le passage de la semaine lunaire à la semaine de sept jours se déroulant de manière continue tout au long de l'année, bien qu'il s'agisse d'un changement capital, n'a pas été enregistré. L'utilisation de deux types de semaines semble avoir coexisté, et la semaine de sept jours, plus moderne, a lentement mais sûrement supplanté son ancien... concurrent. La semaine lunaire était simple et utile... Lorsque la semaine continue de sept jours fut généralement acceptée, elle fut alors liée au passé, de la même manière que nous datons aujourd'hui les événements d'avant Jésus-Christ selon une échelle [totalement] inconnue des gens et des historiens de l'époque... Le Sabbat lunaire fut remplacé par le Sabbat hebdomadaire de sept jours sans confusion, et la mention du Sabbat dans l'Exode 31:13 et ailleurs peut être considérée comme faisant référence au jour lunaire."

Sunday the World’s Rest Day, “The Sabbath, the Day Which Divine Love Established and Human Love Must Preserve,” Theodore Gilman, p. 479. (Published for the New York Sabbath Committee, Doubleday, Page and Company, New York, 1916.)

« Le pharisaïsme est devenu le talmudisme... [mais] l'esprit de l'ancien Pharisien survit inchangé. Lorsque le Juif... étudie le Talmud, il répète en fait les arguments utilisés dans les académies palestiniennes... L'esprit de la doctrine [des Pharisiens] est resté vif et vital. »

Louis Finklestein, The Pharisees: The Sociological Background of their Faith, [Jewish Publication Society of America], Vol. 4, p. 1332.

« Plusieurs coutumes qui prévalaient à l'époque entre l'Exode des Israélites et la résurrection du Christ avaient tellement changé au XVIIe siècle chrétien que les traducteurs de la "Version Autorisée" de la Bible anglaise n'ont pas été en mesure de percevoir certaines vérités importantes enseignées dans la version grecque de l'Ancien Testament et dans le Nouveau Testament grec. Une vérité non perçue ne pouvait pas être clairement traduite dans la Bible anglaise. L'étudiant, qui par nécessité était limité dans ses études à la version anglaise, ne serait pas en mesure de voir plus de vérité que ce qui était exprimé dans la version anglaise... ibid.
Deuxièmement - Puisque les Juifs observent un Sabbat du samedi depuis plus de seize siècles, et puisque les Chrétiens observent un Sabbat du dimanche fixe depuis plus de dix-huit siècles, il n'est que raisonnable de s'attendre à ce que la plupart des auteurs sur le Sabbat essaient d'interpréter tous les enseignements bibliques sur le Sabbat en se basant sur la théorie des cycles hebdomadaires fixes. Mais le célèbre Rabbin Hirsch croit et enseigne que "l'ancien Sabbat (juif) n'avait aucun lien avec une semaine fixe [cyclique romaine]". ibid.
Troisièmement - La disparition de l'ancien calendrier lunaire biblique et l'effort maintenant presque universel d'interpréter la Bible sur la base des calendriers solaires... ibid.
Sixièmement - ...En raison de l'incapacité à noter les difficultés mentionnées ci-dessus, il est devenu assez difficile d'écrire ou d'enseigner de manière à être clairement compris au sujet des Sabbats des Écritures. »

Sunday the World’s Rest Day, The Sabbath-The Lord’s Day, par le Révérend Samuel W. Gamble, D.D., p. 81-82. (Publié pour le Comité du Sabbat de New York, Doubleday, Page and Company, New York, 1916.)

« Au Concile de Nicée, le dernier fil qui reliait le christianisme à son souche parente [le Romanisme s'est détaché des Juifs et par extension s'est coupé du Messie et de la Loi de la Torah] a été rompu. Jusqu'alors, la fête de Pâques était célébrée en grande partie au même moment que la Pâque juive, et même aux jours calculés et fixés par le Sanhédrin en Judée pour sa célébration; mais à l'avenir, son observance devait être rendue totalement indépendante du calendrier juif.
'Car il est au-delà de toute mesure indécent que pour cette fête la plus sainte, nous suivions les coutumes des Juifs. Désormais, n'ayons plus rien en commun avec ce peuple odieux; notre Sauveur nous a montré un autre chemin. Il serait en effet absurde que les Juifs puissent se vanter que nous ne sommes pas en mesure de célébrer la Pâque sans l'aide de leurs règles.'
Ces remarques sont attribuées à l'Empereur Constantin... [et sont devenues] le principe directeur de l'Église, qui allait désormais décider du sort des Juifs [et de leur système de mesure du temps originel]. »

Heinrich Graetz, History of the Jews, Vol. II, pp. 563-564.

« En 325 de notre ère s'est tenu le Concile de Nicée... Ce concile n'a apporté aucun changement pratique au 'calendrier civil existant', mais s'est attaqué à la réforme du calendrier de l'Église... De grandes disputes avaient éclaté quant à la date de célébration de Pâques. De plus, l'Église n'était pas encore pleinement établie, de nombreux Chrétiens [disciples du Messie] étant encore de simples sectaires juifs. Une nouvelle règle fut donc établie, qui, tout en maintenant la dépendance de Pâques à la lune, l'empêchait de coïncider avec la Pâque juive. »

Jewish Encyclopedia.com, the unedited full-text of the 1906 Jewish Encyclopedia, “History of the Calendar,” “Talmudic Period,” by Joseph Jacobs, Cyrus Adler, Vol. 3, p. 500.

« Le Credo de Constantin Le fondement de toutes les Églises chrétiennes
Les détails du Credo de l'Empereur Constantin, tels que récités par l'Église de Constantinople ci-dessous, révèlent comment le Tanakh entier (Ancien Testament) contenant la Torah (Loi), le calendrier hébreu de l'Écriture avec ses Nouvelles Lunes, les Sabbats et les Fêtes sacrées annuelles de YAHUAH ont été dénoncés et relégués à la corbeille, en même temps que toutes les choses hébraïques (juives) durant leur captivité romaine. C'est Constantin qui a d'abord exigé une coopération totale de ses évêques, cardinaux et enseignants, qui étaient tous nommés par lui. Ensuite, de manière succincte, tous les habitants de son empire ont été tenus de se soumettre à sa nouvelle religion chrétienne, tandis que ceux qui ne se soumettaient pas étaient déclarés hérétiques. Ce Credo identifie audacieusement que la Loi de la Torah de l'Écriture et tous ses enseignements ne se sont pas terminés au moment de la Crucifixion de notre Messie, mais ont été éliminés par Constantin lui-même par un décret législatif 300 ans plus tard.
Le Credo de Constantin est le fondement commodément oublié de toutes les Églises chrétiennes. Il contient l'ADN de l'Église mère romaine, que l'on retrouve chez toutes ses filles naïves qui dénoncent la Torah (la Loi d'Instruction), en affirmant : 'Nous ne sommes plus sous la loi, mais sous la grâce'. Ajoutez à cette abolition toutes les exigences de l'ancien modèle de calendrier hébreu pour la célébration des Nouvelles Lunes, des Sabbats lunaires et des sept Jours de Fête annuels, au profit de toutes les choses romaines. Y aurait-il un lien entre ce sujet et la redoutable Marque de la Bête ? »

https://www.thecreatorscalendar.com/

Prière de Renonciation Rome 1748:

« Je renonce à toutes les coutumes, rites, légalismes, pains sans levain et sacrifices d'agneaux des Hébreux, et à toutes les autres fêtes des Hébreux, sacrifices, prières, aspirations, purifications, sanctifications et propitiations, ainsi qu'aux jeûnes, aux Nouvelles Lunes, aux Sabbats, aux superstitions, aux hymnes et chants, aux observances et aux synagogues. Absolument à tout ce qui est juif, à toute Loi [de la Torah], à tout rite et coutume, et si par la suite je souhaitais renier et retourner à la superstition juive, ou si j'étais trouvé mangeant avec des Juifs, ou festoyant avec eux, ou conversant secrètement avec eux et condamnant la religion chrétienne au lieu de les réfuter ouvertement et de condamner leur vaine foi, alors que le tremblement de Caïn et la lèpre de Guéhazi s'attachent à moi, ainsi que les châtiments légaux auxquels je me reconnais redevable. Et que je sois un anathème dans le monde à venir, et que mon âme soit placée avec Satan et les démons. »

Stefano Assemani, Acta Sanctorium Martyrum Orientalium at Occidentalium, Vol. 1, Rome 1748, p. 105.

La citation ci-dessous établit un parallèle entre le calendrier romain et le calendrier astro-luni-solaire, en fournissant trois éléments clés. D'abord, elle mentionne la date romaine, ensuite le jour de la semaine cyclique romaine, et enfin la date lunaire, calculée à partir de la Nouvelle Lune. Les Nones de novembre, équivalentes au 5 novembre, coïncidaient avec le jour de Vénus (vendredi). À cette date romaine, la 24e phase lunaire était en cours, ce qui correspondait au deuxième jour suivant le troisième sabbat du mois.

« Sous le consulat de Claudius et Paternus, aux Nones [5] de novembre, le jour de Vénus [vendredi], et le 24e jour du mois lunaire, Leuces a placé [ce mémorial] pour sa très chère fille Severa, et pour ton Saint-Esprit. Elle est morte [à l'âge] de 55 ans, et 11 mois [et] 10 jours. »

La date de cette inscription est le vendredi 5 novembre 269 après J.-C. Inscriptions Christianae Urbis Romae, E. Diehl, Vol. 1, Part 1, p. 18., No. 11; Sunday in Roman Paganism, Robert L. Odom, p. 122.

« ...Le sabbat hébreu (c'est-à-dire le sabbat de la Création) était à l'origine un Sabbathon... il était célébré à des intervalles de sept jours, correspondant aux changements des phases de la lune... »

Encyclopaedia Biblica, 1899, p. 4180.

« Le mois hébreu est un mois lunaire et le quart de cette période – une phase de la lune – semble avoir déterminé la semaine de sept jours. »

Encyclopaedia Biblica, 1899, p. 4780.

« À l'époque des premiers prophètes, la Nouvelle Lune se situait sur la même ligne qu'une autre observance lunaire, le Sabbat. Ézéchiel, qui, curieusement, date fréquemment ses prophéties de la Nouvelle Lune . . . décrit la porte de la cour intérieure du (nouveau) temple, orientée vers l'est, comme étant fermée pendant les six jours ouvrables, mais ouverte le Sabbat et la Nouvelle Lune. »

Scribner’s Dictionary of the Bible, (1898 edit) p. 521.

« Les [premiers] Hébreux utilisaient des semaines lunaires de sept jours, qui se terminaient par des observances spéciales le septième jour, mais n'en étaient pas moins liées au cours de la lune. » Rest Days, Hutton Webster, p. 254-255.
Les semaines ne continuent pas en un cycle régulier, indépendamment de la lune. Chaque mois a quatre semaines, qui commencent avec la Nouvelle Lune. Je n'ai aucun doute que c'était l'ancien système hébreu. »

Babylonian Menologies and the Semitic Calendars, p. 89.

« Il est fortement soutenu par les croyants en un Sabbat primitif que nous trouvons depuis des temps immémoriaux la connaissance d'une semaine de sept jours parmi toutes les nations — Égyptiens, Arabes, Indiens — en un mot, toutes les nations de l'Orient, ont de tout temps utilisé cette semaine de 7 jours, ce qui est difficile à expliquer sans admettre que cette connaissance a été dérivée des ancêtres communs [Adam et Ève] de la race humaine. Parmi toutes les premières nations, les mois lunaires étaient les plus grandes divisions du temps les plus simples... Afin de relier le décompte par semaines au mois lunaire, nous constatons que toutes les nations anciennes observaient des solennités particulières pour marquer le jour de la Nouvelle Lune. En conséquence, dans la loi mosaïque, la même chose fut également ordonnée (Nombres 10:10 ; 28:11, etc.), bien qu'il soit digne de remarque que, si des observances particulières sont ici ordonnées, l'idée de célébrer la Nouvelle Lune d'une certaine manière est mentionnée comme si elle leur était déjà familière. Dans d'autres parties de la Bible, nous trouvons le Sabbat et les Nouvelles Lunes continuellement mentionnés conjointement ; comme (Ésaïe 1:13, etc.) la division du temps par semaines a prévalu dans tout l'Orient, dès les premières périodes parmi les Assyriens, les Arabes et les Égyptiens. On l'a trouvée parmi les tribus de l'intérieur de l'Afrique... Les Péruviens comptaient leurs mois par la lune, leurs demi-mois par l'augmentation et la diminution de la lune... sans avoir de noms particuliers pour les jours de la semaine. »

The Popular and Critical Bible Encyclopedia 1904. Vol. 3, p. 1497.

« Le déclin de la semaine de huit jours [romaine julienne] a coïncidé avec l'expansion de Rome... Les semaines de sept jours astrologiques et chrétiennes [planétaires – Soleil. – Sat] qui venaient d'être [ré]introduites à Rome devenaient également de plus en plus populaires. Des preuves indiquent que la semaine romaine de huit jours et ces deux cycles de sept jours ont été utilisés simultanément pendant un certain temps. Cependant, la coexistence de deux rythmes hebdomadaires qui étaient entièrement déphasés l'un par rapport à l'autre ne pouvait évidemment pas durer longtemps. L'un d'eux devait clairement céder. Comme nous le savons tous, c'est la semaine de huit jours qui a rapidement disparu des pages de l'histoire pour toujours [avec la semaine de sept jours lunaire originale]. »

Eviatar Zerubavel, The Seven-day Circle, p. 46.

« Le lien du Sabbat avec les phases lunaires a cependant été (plus tard) abandonné par les Israélites... »

The New Schaff-Herzog Religious Encyclopedia, p. 135-136.

« ...les fêtes juives étant régulées uniquement par la lune, peuvent tomber n'importe quel jour de la semaine [romaine moderne]. »

Oxford English Dictionary, édition 1971, Vol. 2, Pentecost, p. 658.

« Il est certain que les Juifs célébraient... la Pentecôte... sans tenir compte dans les deux cas du jour de la semaine [romaine moderne]. »

Oxford English Dictionary, édition 1971, Vol. 2, Pentecost, p. 658.

« La résurrection du Christ [Messie] est rapportée comme ayant eu lieu le deuxième [troisième] jour de la Pâque, qui était cette année-là le premier jour de la semaine. Sept semaines après cela (et donc à nouveau le premier jour de la semaine) se trouvait la Fête des Semaines ou Pentecôte. En commémoration de cela, ces deux fêtes chrétiennes ont toujours lieu le premier jour de la semaine (le dimanche), et ainsi dans la plupart des cas ne coïncident pas avec les fêtes juives. »

Oxford English Dictionary, édition 1971, Vol. 2, Pentecost, p. 658.

« L'Église grecque n'avait pas de telles facilités pour examiner les documents authentiques... jusqu'à ce que le calendrier julien ait été adopté ; néanmoins, la vraie date de la crucifixion était moins dissimulée par les Grecs que celle de la nativité, mais il [Constantin] souhaitait, presque par nécessité, de garder Pâques de manière à ce que le jour de la crucifixion soit un vendredi et celui de la résurrection un dimanche, ce qui a causé des divergences d'opinion qui ont mené à des persécutions et des effusions de sang. »

Mazzaroth, The Constellations, Frances Rolleston, p. 133. (Rivingtons, Londres, 1862.)

« Car bien que presque toutes les églises à travers le monde célèbrent les saints mystères le sabbat de chaque semaine, les chrétiens d'Alexandrie et de Rome, en raison d'une ancienne tradition, ont cessé de le faire. »

L'Histoire Ecclésiastique de Socrate le Scolastique, Livre V Chapitre XXII.

« La semaine moderne de sept jours est entrée en usage au début de la période impériale, après l'entrée en vigueur du calendrier julien, apparemment stimulée par l'immigration de l'Orient romain. Pendant un certain temps, elle a coexisté avec l'ancien cycle de huit jours nundinal, et des fasti sont connus qui montrent les deux cycles. Elle [la semaine cyclique moderne] a finalement reçu un statut officiel de Constantin en 321 après J.-C. »

Roman Calendar Encyclopedia, Days of the Week.

« La loi de Constantin sur le dimanche ne doit pas être surestimée. Il a ordonné l'observance, ou plutôt interdit la profanation publique du dimanche, non pas sous le nom de Sabbatum [Sabbat] ou dies Domini [Jour du Seigneur], mais sous son ancien titre astrologique et païen, dies Solis [Jour du Soleil], familier à tous ses sujets, de sorte que la loi était aussi applicable aux adorateurs d'Hercule, d'Apollon et de Mithra, qu'aux Chrétiens. Il n'y a aucune référence [à cela] dans Sa [la loi de l'Écriture de la Torah], ni dans le quatrième commandement ni dans la résurrection du Christ. »

Philip Schaff, History of the Christian Church, Vol. III, p. 380.

« Il n'est pas difficile de découvrir comment une telle loi pourrait servir les desseins de Constantin. Elle conférerait un honneur spécial aux fêtes [romaines] de l'église chrétienne, et elle accorderait un léger avantage aux païens eux-mêmes. En fait, il n'y a rien dans cet édit qui n'aurait pas pu être écrit par un païen. La loi rend hommage à la divinité païenne que Constantin avait adoptée comme son dieu patron spécial, Apollon, ou le Soleil. Le nom même du jour se prêtait à cette ambiguïté. Le terme dimanche (Dies Solis) était en usage aussi bien chez les chrétiens que chez les païens. »

J. Westbury-Jones, Roman and Christian Imperialism, p. 210.

« Le dimanche... est une pure création de l'Église catholique. »

American Catholic Quarterly Review, janvier 1883.

« Déclarer que « Le dimanche... est une pure création de l'Église catholique » ne diffère en rien de dire que la semaine moderne entière et son cycle perpétuel sont une pure création de l'Église catholique. Pourquoi ? Parce que le dimanche et son placement en tant que premier jour n'existent que dans la rotation sans fin d'une semaine cyclique de sept jours. Donc, si le dimanche est une création romaine, il en va de même pour le samedi, ainsi que pour son placement en tant que septième jour. « Et tout le monde s'émerveilla devant la Bête !
Ils [les Protestants] estiment qu'il est de leur devoir de sanctifier le dimanche. Pourquoi ? Parce que l'Église catholique leur dit de le faire. Ils n'ont pas d'autre raison... L'observance du dimanche devient ainsi une loi ecclésiastique entièrement distincte de la loi divine de l'observance du Sabbat... L'auteur de la loi du dimanche... est l'Église catholique »

The Ecclesiastical Review, février 1914.

« Même après l'édit de Constantin sur le dimanche, il a fallu encore une ou deux générations pour que la semaine de sept jours soit adoptée dans tout l'empire. Le système des 24 heures a pris plus de temps, devant attendre l'invention de l'horloge mécanique au Moyen Âge par des moines désireux d'observer avec précision leurs heures canoniques. Avant cela, les gens marquaient le passage du temps pendant la nuit en utilisant les étoiles et pendant la journée en regardant le soleil ou en écoutant les annonces publiques de l'heure. »

Calendar, David Ewing Duncan, p. 47, (New York, Avon Books, 1998.)

« Depuis le deuxième siècle après J.-C., il y avait une divergence d'opinion sur la date de la célébration de l'anniversaire pascal [Pâque/crucifixion] de la passion du Seigneur (mort, ensevelissement et résurrection). » Ibid.
La pratique la plus ancienne semble avoir été d'observer les quatorzième, quinzième et seizième jours du mois lunaire, quel que soit le jour de la semaine [cyclique planétaire julienne] sur lequel ces dates pouvaient tomber d'une année sur l'autre. » Ibid.
Les évêques de Rome, désireux de renforcer l'observance du dimanche en tant que fête d'église, ont décidé que la célébration annuelle devait toujours avoir lieu le vendredi, le samedi et le dimanche suivant le quatorzième jour du mois lunaire... Cette controverse a duré près de deux siècles, jusqu'à ce que Constantin intervienne en faveur des évêques romains et interdise l'autre groupe. »

R.L. Odom, Sunday in Roman Paganism, p. 188.

« Les paroisses de toute l'Asie, selon une tradition plus ancienne, estimaient que le quatorzième jour de la lune, jour où les Juifs avaient l'ordre de sacrifier l'agneau, devait être observé comme la fête de la Pâque du Sauveur... quel que soit le jour de la semaine [cyclique planétaire julienne] sur lequel il tombait. Mais ce n'était pas la coutume des églises dans le reste du monde... »

Michael I. Roostovtzeff, The Social and Economic History of the Roman Empire, p. 456.

« Ce n'est qu'à Alexandrie [Égypte] que trois pratiques distinctes qui avaient évolué de manière tout à fait indépendante de la théorie planétaire chaldéenne [babylonienne] – une pratique astronomique consistant à arranger les sept planètes dans un certain ordre invariable, une pratique mathématique de subdiviser le cycle quotidien en vingt-quatre heures, et une théorie astrologique connue sous le nom de doctrine des "Chronocratores" – furent néanmoins intégrées à celle-ci de manière à produire la semaine astrologique de sept jours dans sa forme finale. Ce cycle est donc le produit de la fusion hellénistique réussie de l'astronomie, de l'astrologie et des mathématiques, ainsi que du grand héritage culturel de l'Égypte, de la Babylonie et de la Grèce. »

The Seven Day Circle: The History and Meaning of the Week, Eviatar Zerubavel, New York: The Free Press, 1985. p.14.

« Les Babyloniens, à une époque très ancienne, divisaient leurs mois en cycles de sept jours... »

Ancient History, Hutton Webster, p. 20.

« Les semaines quasi-lunaires et les semaines [continues] représentent en fait deux modes d'organisation temporelle de la vie humaine fondamentalement distincts, le premier impliquant une adaptation partielle à la nature [la Création], et le second mettant l'accent sur une émancipation totale de celle-ci. L'invention de la semaine continue a donc été l'une des avancées les plus significatives dans la tentative des êtres humains de se libérer d'être les prisonniers de la nature [et de la loi du Créateur] et de créer un monde social qui leur est propre. »

The Seven Day Circle: the History and Meaning of the Week, Eviator Zerubavel, The Free Press, New York, 1985, p. 11.

« La plupart des théologiens et de certains érudits supposent que la société juive traditionnelle, à l'époque de Jésus [le Messie]... pratiquait une semaine fixe de sept jours qui était la même que la semaine moderne fixe [les désignations planétaires cycliques] de sept jours. C'est extrêmement douteux. Le passage d'une semaine lunaire à une semaine fixe a été provoqué par le pouvoir et l'influence de Rome. Tant que les Nazaréens détenaient le pouvoir à Jérusalem, toutes les pratiques et coutumes romaines, y compris celle de la semaine consécutive, étaient tenues à distance. »

Shawui Sabbath: Ancient Sabbath Observance.

« Dans les années qui ont suivi l'époque de Clément d'Alexandrie (150-215 après J.-C.), un changement inquiétant a commencé à se produire, qui allait radicalement modifier le concept chrétien du Sabbat. Cette connexion intime entre la semaine et le mois a été bientôt dissoute. Il est certain que la semaine a rapidement suivi son propre développement, et il est devenu coutumier — sans tenir compte des jours du mois (c'est-à-dire le mois luni-solaire)... de sorte que la Nouvelle Lune ne coïncidait plus avec le premier jour du mois. » Ensuite, à la page 4179 de la même encyclopédie, nous lisons : « L'introduction... de la coutume de célébrer le Sabbat tous les 7e jours, indépendamment de la relation du jour avec les phases de la lune, a conduit à une séparation complète de l'ancienne vision du Sabbat... »

Encyclopaedia Biblica, 1903, p. 5290.

« On nous prendra peut-être pour des Perses [Mithraïstes]... La raison en est, je suppose, qu'il est connu que nous prions vers l'orient... De même, si nous consacrons le jour du Soleil à la festivité (pour une raison très différente du culte du Soleil), nous sommes en deuxième position par rapport à ceux qui consacrent le jour de Saturne, eux-mêmes s'écartant d'une coutume juive qu'ils ignorent. »

Tertullien, Apologia.

« Il convient de noter que la plus ancienne inscription chrétienne datée à utiliser une désignation planétaire [du dimanche au samedi, cycles hebdomadaires ininterrompus] appartient à l'année 269 après J.-C. »

Inscriptiones Christianae urbis Romae, ed. De Rossi, 1861, i, No. 1.

« Le calendrier juif actuel a été fixé [changé pour le cycle hebdomadaire planétaire romain] au quatrième siècle. »

Jewish Theological Seminary of America, Lettre de Louis Finkelstein au Dr L. E. Froom, 20 février 1939.

« Chaque Nouvelle Lune était célébrée par un jeûne. »

Jewish Family Celebrations, p. 35.

« ...La sainte fête de la nouvelle lune, que les gens annoncent avec des trompettes, et le jour de jeûne, où l'abstinence de toutes les viandes et boissons est ordonnée... »

Philon, Vol. 26, p. 159.

« Certains manuscrits de la mer Morte, comme 4Q325, 4Q326, 4Q327 et 4Q394, contiennent des systèmes de calendrier à semaine fixe qui peuvent représenter une première tentative de transition de la semaine à phase lunaire plus ancienne vers la semaine [solaire] fixe moderne rendue obligatoire par Rome quelques siècles plus tard. Des fragments de manuscrits de la mer Morte préservent également un calendrier luni-solaire, ainsi que les nouvelles et sombres lunes qui sont inutiles s'ils ne gardaient que le calendrier purement solaire de 364 jours. »

https://www.essene.com/B’nai-Amen/sabat.htm

« ...Il y avait une rupture distincte entre les exigences de l'Ancien Testament... concernant le culte du Sabbat... Ils [Rome] voulaient montrer que le christianisme [leur création] était distinct du judaïsme... L'autre chose dont nous devrions nous souvenir, c'est que notre calendrier que nous suivons, y compris les Adventistes du septième jour, n'est pas seulement un calendrier qui a été conçu par l'Église catholique, mais aussi un calendrier qui est basé sur l'année solaire, pas sur l'année lunaire. Le calendrier juif qui était observé à l'époque du Christ [Messie] suit un calendrier lunaire [astro-luni-solaire]... Ainsi, la grande ironie est que même les Adventistes du septième jour eux-mêmes ne rendent pas leur culte exactement le même jour du Sabbat que les Juifs de l'époque du Christ, car il est décalé de plusieurs jours maintenant après avoir abandonné le calendrier lunaire. »

Patrick Madrid, Apologiste catholique, EWTN, Global Catholic Radio Network, 5 janvier 2006.

« Ce passage d'un calendrier luni-solaire à un calendrier solaire fixe s'est produit à Rome pendant les mesures de répression qui furent édictées contre TOUTES les coutumes juives... pendant le règne de l'empereur Hadrien. Avec la chute du quartier général nazaréen... à Jérusalem, ce nouveau calendrier romain se répandit rapidement dans toute la « chrétienté ». Ce nouveau calendrier a non seulement remplacé les dates des fêtes annuelles telles que la Pâque, mais il a également repensé le concept de la semaine et de son septième jour. »

Irénée, 2e siècle après J.-C.

« Le... calendrier était utilisé par TOUS les disciples originaux de Yéshoua... Ce calendrier luni-solaire nazaréen original fut supplanté par une « semaine planétaire » et un calendrier romain en 135 après J.-C. — lorsque les « Évêques de la Circoncision » furent déplacés de Jérusalem. Cela a commencé une controverse de trois cents ans concernant le VRAI CALENDRIER ET LE SABBAT CORRECT : Cette controverse [sur le calendrier] est apparue après l'exode des évêques de la circoncision et a continué jusqu'à notre époque. »

Épiphane, HE4, 6, 4.

« Les premiers chrétiens [disciples du Messie] avaient d'abord adopté la semaine juive [lunaire] de sept jours avec ses jours de semaine numérotés, mais vers la fin du troisième siècle après J.-C., cela a commencé à céder la place à la semaine planétaire ; et aux quatrième et cinquième siècles, les désignations païennes sont devenues généralement acceptées dans la moitié occidentale de la chrétienté. L'utilisation des noms planétaires par les chrétiens témoigne de l'influence croissante des spéculations astrologiques introduites par les convertis du paganisme. »

Rest Days: A Study in Early Law and Morality. New York: The MacMillan Company, 1916, p. 220.

« Il semble qu'un génie spirituel ayant le contrôle sur le monde païen ait ordonné les choses de telle sorte que la semaine planétaire païenne soit introduite juste au bon moment pour que le culte du Soleil le plus populaire de tous les âges à venir vienne exalter le jour du Soleil comme un jour au-dessus et plus sacré que tous les autres. Il est certain que ce n'était pas accidentel. »

Sunday in Roman Paganism, Robert L. Odom, p. 157.

« Cette lente métamorphose... avec les principes de la calendation païenne est en grande partie responsable du manque de connaissances qui existe aujourd'hui concernant le vrai calendrier du Créateur. Le cycle hebdomadaire continu païen remonte si loin dans l'histoire, on suppose qu'un cycle hebdomadaire continu a toujours existé. Les faits historiques du calendrier julien ont été oubliés et un raisonnement circulaire a été utilisé pour "prouver" que le samedi est le Sabbat [biblique]. »

Calendar Fraud, eLaine Vornholt & Lauralee Vornholt-Jones, p. 44.

« Le calendrier juif actuel a été fixé au quatrième siècle. »

Jewish Theological Seminary of America, Lettre de Louis Finkelstein au Dr L. E. Froom (de l'Église Adventiste du Septième Jour), 20 février 1939. Concernant le calendrier juif actuel.

« ... Il semblait indigne que dans la célébration de cette fête très sainte, nous suivions la pratique des Juifs, qui ont souillé leurs mains avec un péché énorme, et sont, par conséquent, à juste titre affligés de cécité de l'âme... N'ayons donc rien en commun avec la foule juive détestable ; car nous avons reçu de notre Sauveur une voie différente. »

Life of Constantine, Eusèbe, Vol. 3, Chapitre 18, [paroles rapportées de Constantin].

Patrick Madrid, un évangéliste et conservateur catholique, a fait le commentaire surprenant suivant le 5 janvier 2006, sur le réseau de radio catholique mondial EWTN, en répondant à une question sur l'Église catholique qui aurait changé le jour de culte du samedi au dimanche :

« Il y a eu une rupture distincte entre les exigences de l'Ancien Testament... concernant le culte du Sabbat... Ils voulaient montrer que le christianisme était distinct du judaïsme... L'autre chose dont nous devrions nous souvenir également, c'est que notre calendrier que nous suivons, y compris les Adventistes du Septième Jour, n'est pas seulement un calendrier qui a été conçu par l'Église catholique, mais c'est aussi un calendrier qui est basé sur l'année solaire, et non sur l'année lunaire. Le calendrier juif qui était observé à l'époque du Christ suit un calendrier lunaire [luni-solaire]... L'énorme ironie est donc que même les Adventistes du Septième Jour eux-mêmes ne rendent pas leur culte exactement le même jour du Sabbat que les Juifs de l'époque du Christ, car il y a maintenant un décalage de plusieurs jours après avoir cessé de suivre le calendrier lunaire. »

VII. Autres Arguments

*Argument :*

- «Le Samedi a toujours été le Sabbat du septième jour. En fait, le mot "Sabbat" a été conservé dans de nombreuses langues et il désigne toujours le Samedi du septième jour.»

Langue

Mot pour "Sabbat" / Samedi (7e jour)

Français

Sabbat

Anglais

Sabbath

Espagnol

Sábado

Allemand

Sabbat ou Samstag

Italien

Sabato

Portugais

Sábado

Russe

Суббота (Subbota)

Arabe

السبت (As-Sabt)

Hébreu

שַׁבָּת (Shabbat)

Grec

Σάββατο (Sávvato)

Turc

Şabat / Cumartesi (samedi)

Polonais

Szabat / Sobota

Néerlandais

Sabbat / Zaterdag

Hindi

शब्बथ (Shabbat) / शनिवार (Shanivaar)

Japonais

安息日 (Ansokujitsu) / 土曜日 (Doyōbi)

Chinois

安息日 (Ānxīrì) / 星期六 (Xīngqīliù)

Swahili

Sabato

📖 Réponse :

(Réponse de World Last Chance)

Quand le culte à mystères Perse du Mithraïsme a gagné en popularité à Rome, la semaine planétaire païenne a été adoptée. C’était une semaine de sept jours commençant au dies Saturni, ou jour de Saturne. Le deuxième jour de la semaine était dies Solis, ou Jour du Soleil. Le troisième jour de la semaine était dies Lunæ, ou jour de la Lune. La semaine prenait fin au dies Veneris, ou Jour de Vénus qui est le Vendredi moderne.

L’adoption Romaine du Mithraïsme est directement responsable de l'abandon de la semaine Julienne de huit jours, et de l'adoption de la semaine planétaire de sept jours:

“On ne peut mettre en doute le fait que la diffusion des mystères Iraniens [Perses] a eu un rôle considérable dans l’adoption générale, par les païens, de la semaine avec le Dimanche come jour saint. Les noms que nous employons sans le savoir, pour les six autres jours, sont entrés en usage en même temps que le Mithraïsme a gagné ses adeptes dans les provinces de l’Ouest, et il n’est pas inconsidéré d’établir une relation de coïncidence entre son triomphe et ce phénomène concomittant.” (Robert L.Odom, Le Dimanche dans le paganisme Romain, p.157.)

Statue romaine de Mithra

“La prééminence attribuée au dies Solis [jour du Soleil] a aussi certainement contribué à la reconnaissance générale du Dimanche comme un jour saint. Ceci est lié à un fait plus important, à savoir, l’adoption de la semaine par tous les pays Européens.” (Franz Cumont, Astrologie et Religion chez les Grecs et les Romains, p. 163.)

La semaine planétaire de sept jours a été nommée d'après les dieux planétaires. Lorsque cette semaine s’est répandue dans toute l'Europe, les noms des jours de la semaine se sont répandus avec elle.

Beaucoup de langues aujourd'hui montrent l'influence Catholique Romaine en renommant le premier jour de la semaine, Dimanche, le "Jour du Seigneur" et le Samedi, le septième jour de la semaine, «Sabbat». Cependant, ce ne sont PAS les noms d'origine des jours de la semaine.

“L’influence astrologique est manifestement encore plus prononcée autour des franges de l’Empire Romain, où le Christianisme n’est arrivé que bien plus tard. L’Anglais, le Néerlandais, le Breton, le Gallois, et le Cornouaillais, qui sont les seules langues européennes à avoir conservé à ce jour les noms planétaires originaux de tous les sept jours de la semaine, sont toutes parlées dans les zones qui étaient libres de toute influence Chrétienne au cours des premiers siècles de notre ère, tandis que la semaine astrologique se répandait dans tout l’Empire.” (Eviatar Zerubavel, Le Cercle de Sept Jours: Histoire et Signification de la Semaine, p.24.)

Le Samedi, comme le calendrier Julien païen qui l'a adopté dans les premiers siècles de notre ère, est irrémédiablement païen. Il n’est pas le vrai Sabbat Biblique du septième jour et aucun changement de nom en "Sabbat" ne peut le transformer pour le faire devenir le véritable Sabbat Biblique.

“Les noms païens de la semaine planétaire ont été perpétués dans le calendrier en usage parmi les nations dites Chrétiennes. Chaque fois que nous regardons le calendrier, nous avons devant nous un rappel constant de la fusion du paganisme et du Christianisme, qui eut lieu comme résultat de la grande apostasie religieuse - cette "grande apostasie" annoncée par l’apôtre Paul, qui se produisit dans les premiers siècles de l’église Chrétienne et engendra la Babel moderne des sectes et croyances discordantes qui professent le nom du Christ.” (Robert L. Odom, Le Dimanche dans le paganisme Romain, p. 202.)

*Argument :*

« Il est impossible que les Juifs puisse perdre le Shabbat !»

📖 Réponse :

Considérons, par exemple, qu’Israël ait été dispersé parmi les nations. Supposons que, depuis le commencement du monde, toutes les nations aient observé le Shabbat selon le récit de la Genèse, et qu’elles en aient conservé le nom dans leur propre langue. Dans ce cas, il est clair qu’il serait impossible pour Israël de perdre la trace du Shabbat, puisque les nations elles-mêmes en gardent le souvenir et l’observent. Comment Elohim pourrait-Il dire une telle chose :

📖 Lamentations 2:6

Il a violé son tabernacle comme un jardin, il a détruit le lieu de son assemblée ; L’Éternel a fait oublier en Sion les fêtes et le sabbat ; Il a rejeté dans son ardente colère le roi et le sacrificateur.

Comment peut ton perdre les Shabbats dans les nations alors qu’il le font ? Ou que le 7eme jours c’est marquer shabbat ?…

Même les Juifs Karaïtes, fervents défenseurs de l'observance stricte des lois de la Torah, reconnaissent que le samedi n’est pas nécessairement le Shabbat originel (voir plus haut) et disent sur leur site internet :

Le Shabbat doit-il nécessairement tomber un samedi ?

«L'une des questions que me posent constamment les anciens non juifs qui se sont convertis au karaïsme est de savoir si le sabbat doit nécessairement tomber un samedi. Cette idée repose sur deux hypothèses discutables : (1) que le samedi est l'« anniversaire » du jour de la semaine de sept jours où Jéhovah s'est reposé depuis la création de l'univers ; et (2) que le sabbat doit coïncider avec cet anniversaire. Si l'une de ces hypothèses est erronée, alors le sabbat ne doit pas nécessairement tomber un samedi. S'il n'existe aucune preuve formelle de l'inexactitude de la première hypothèse, il n'existe pas non plus de preuve formelle qu'elle le soit.

Malgré toutes les épreuves et tribulations que l'humanité a traversées au cours des 5 000 dernières années, nous n'avons aucune preuve que notre samedi actuel soit l'« anniversaire » de sept jours du sabbat originel de la Création. »

https://karaiteinsights.com/article/shabbat.html

Vous comprenez qu’il existe bel et bien un problème.

Si les Juifs autres que les Karaïtes n’ont pas perdu le Shabbat, comment se fait-il qu’ils aient conservé des traditions apparues après la destruction du Temple, et qui ont ensuite été consignées dans le Talmud, compilé entre le IIIᵉ et le VIᵉ siècle de notre ère ?

"Déclarer le nouveau mois par l'observation de la nouvelle lune, et la nouvelle année par l'arrivée du printemps, ne peut être fait que par le Sanhédrin. Au temps de Hillel II [4e siècle apr. J-C], . . . les Romains ont interdit cette pratique. Hillel II a par conséquent été contraint d'instituer son calendrier fixe. . . ." ("Le calendrier juif; Modification du Calendrier," www.torah.org.)

Rabbi Louis Finkelstein Rabbi Louis Finkelstein, un érudit renommé du Séminaire Théologique Juif d'Amérique, a déclaré catégoriquement:

"L'actuel calendrier juif a été fixé au quatrième siècle." (Louis Finkelstein)

Maïmonide, un érudit juif du Moyen-Age, et la plupart des autres chronologistes juifs conviennent que le calendrier juif moderne est basé sur les "... mouvements moyens du soleil et de la lune, le vrai [calendrier] ayant été mis de côté." (Maïmonide, Kiddusch Ha-hodesch)

Le fait que les Juifs aujourd'hui adorent au Samedi n'est PAS une preuve que le Samedi est le Sabbat du septième jour des Écritures et ne devrait pas être utilisé comme preuve de quoi que ce soit, sauf d'un changement du calendrier.

*Argument :*

«Certaines communautés isolées ont continué à observer le samedi comme jour de repos. »

📖 Réponse :

Certains avancent que puisque des communautés juives isolées ont conservé le samedi comme jour de sabbat, cela prouverait que le sabbat biblique a toujours été le samedi fixe. Mais cette affirmation repose sur une hypothèse fausse : que la durée ou la continuité historique d’une coutume garantit son authenticité.

Or, ce n’est pas le cas.

📌 Exemple chrétien : l’Église orthodoxe éthiopienne

L'Église orthodoxe d'Éthiopie a conservé des traditions très anciennes, remontant au IVe siècle.
Malgré cela, elle pratique des choses contraires à l’enseignement originel — comme la vénération mariale, ou l’observation de fêtes ajoutées tardivement.
👉 Cela montre que même une Église "isolée", ancienne, et stable dans ses coutumes peut être dans l’erreur.

📌 Application au judaïsme : le samedi n’est pas forcément le vrai shabbat

•Le fait que des communautés juives dispersées (en Afrique, Asie, Europe, etc.) aient continué à observer le samedi comme sabbat n’est pas une preuve que ce samedi soit le vrai jour biblique de repos.

•Cela montre simplement que la tradition rabbinique postérieure et s’est imposée comme norme, et a été transmise sans remise en question.

•Autrement dit, ce n’est pas parce qu’un groupe "conserve" une pratique qu’elle est correcte : il peut s’agir d’une erreur ancienne devenue norme.

⚠️ Une tradition peut être fausse... et bien conservée

Le fait qu’une tradition ait été conservée intacte ne prouve pas qu’elle a été bien fondée.

•Il est possible qu’un changement ait été opéré très tôt dans l’histoire (par exemple, un basculement vers un sabbat hebdomadaire fixe plutôt qu’un sabbat lunaire), puis que ce changement ait été figé.

•Ensuite, même les groupes isolés, coupés des débats théologiques ou des textes anciens, ont simplement préservé la version dominante de leur époque.

•Cela s'est vu dans toutes les religions — l’erreur peut être ancienne, mais cela ne la rend pas juste.

Le fait que certaines communautés juives aient conservé le samedi comme jour de repos n’est pas une preuve que le samedi moderne correspond au Shabbat biblique. C’est simplement une indication qu’elles ont hérité, sans remise en question, d’une version fixée par le judaïsme rabbinique après l’exil.
De même que certaines Églises anciennes ont gardé des doctrines erronées pendant des siècles, la fidélité à une tradition ne garantit pas sa vérité originelle.

*Argument :*

«Le Shabbat selon la Nouvelle lune serait le 8eme, or le shabbat est le 7eme jour.»

📖 Réponse :

Reprenons l’exemple de la Nouvelle Lune, comparée à la naissance d’un nouveau-né. Lorsqu’un enfant vient au monde, le jour de sa naissance est compté comme le jour 1 (selon un calcul inclusif). Il en va de même pour la Nouvelle Lune : le jour où elle apparaît est également considéré comme jour 1.

Si l’on compte ensuite 7 jours à partir de la Nouvelle Lune (NL = 1, puis 2, 3, 4, 5, 6, 7), le 7ᵉ jour correspond alors au 8ᵉ jour du mois selon ce décompte. Ce 8ᵉ jour tombe donc sur le Shabbat.

Peut-on retrouver ce même principe dans la Torah, notamment concernant l’alliance divine ?

Oui, précisément à travers le commandement de la circoncision des garçons au 8ᵉ jour :

📖 Lévitique 12:3

Et au huitième jour, l’enfant sera circoncis dans sa chair.

Pourquoi pas le chiffre 7 ?

Parce qu’un nouveau-né, tout comme la Nouvelle Lune, marque un nouveau commencement. Dans ces cas-là, le décompte est différent : il commence à partir de l’instant de la naissance ou de l’apparition. Ce calcul inclusif donne au 7ᵉ jour le statut de 8ᵉ jour, signe d’un dépassement du cycle naturel (représenté par le 7) vers un niveau supérieur : l’alliance.

Le chiffre 8 dans la Torah : → Entrée dans l’alliance avec Dieu (Lévitique 12:3)

•Shemini Atseret – 8ᵉ jour de Soukkot
→ Jour spécial d’intimité avec Dieu (Lévitique 23:36)

•David, 8ᵉ fils de Jessé
→ Choix divin inattendu, au-delà des apparences (1 Samuel 16:10-13)

•8 personnes sauvées dans l’arche de Noé
→ Nouveau départ pour l’humanité (1 Pierre 3:20)

•La création – avant le jour 1
→ Avant le premier jour, il y avait le néant.
→ Si l’on inclut le Shabbat dans le décompte, il devient le 8ᵉ jour par rapport au néant (mais aussi le 7ᵉ jour de la semaine).

*Argument :*

«Le calendrier luni-solaire pourrait bien fonctionner dans un climat parfait si vous vivez près de l'équateur. Toutefois, il ne fonctionne pas bien si vous habitez près des pôles Nord ou Sud.»

📖 Réponse (World Last Chance) :

La beauté du calendrier du Créateur montre qu'il est tout aussi parfait pour les pôles Nord ou Sud qu'il l'est pour l'équateur.

north pole La nouvelle année du calendrier luni-solaire commence au printemps, qui est à mi-course entre les extrêmes que sont l'été et l'hiver, même dans les régions arctiques.

Une fois que les principes astronomiques de calcul du calendrier luni-solaire sont compris, le calendrier pour une année peut être calculé à partir de la Nouvelle Lune du premier mois au Printemps.

Puisque les mois lunaires ont une durée de 29,5 jours, on peut calculer en moyenne un mois sur deux comme étant un mois de 30 jours, les autres mois étant de 29 jours. C'est probablement ainsi que procédaient les premiers Chrétiens quand ils furent forcés de se cacher dans les catacombes ou étaient réduits en esclavage dans les mines et incapables de voir le ciel.

Parce que la Nouvelle Lune peut être calculée avec une grande précision, l'adoration par le calendrier luni-solaire dans les régions arctiques n'est pas non plus un problème. De façon similaire à ce qu'un observateur du Samedi fait avec le Calendrier Grégorien, une personne peut sanctifier le temps depuis son lever au matin, jusqu'à son coucher au soir.

Le calendrier de la Création est le calendrier le plus convivial qui existe et peut être utilisé avec précision par tous, indépendamment de l'endroit où nous vivons.

*Argument :*

«Le Talmud juif ne soutient manifestement pas le Sabbat lunaire. Il mentionne quelles sont les prières à dire 'Si une Nouvelle Lune tombe sur un Sabbat' et a des instructions spéciales pour la Pâque»

📖 Réponse (World Last Chance) :

Le Talmud a été écrit après la destruction de Jérusalem en l'an 70. Bien que certains éléments puissent refléter fidèlement la vérité biblique, tels points ne peuvent seulement être établis qu'en les comparant avec d'autres preuves Scripturaires.

Pendant la vie du Sauveur sur la terre, les Israélites utilisaient encore le calendrier initial. Le grand prêtre, qui était toujours de la classe dirigeante Sadducéenne, était le responsable pour déclarer quand un nouveau mois commençait. Les Pharisiens, dont les "traditions humaines" ont été si énergiquement dénoncées par le Sauveur, ne contrôlaient PAS le calendrier.

Ceci est un point extrêmement important parce que le calendrier utilisé par les Juifs aujourd'hui pour calculer leurs fêtes est une altération corrompue du calendrier original. Il a été conçu par les Pharisiens et ils ont justifié ce changement par leurs traditions orales.

« Jewish Rabbi Avec la destruction du Temple (an 70) les Sadducéens disparurent complètement, laissant le règlement de toutes les affaires juives dans la mains des Pharisiens. Désormais, la vie juive était réglementée par les Pharisiens; toute l'histoire du Judaïsme a été reconstruite à partir du point de vue pharisaïque, et un nouvel aspect a été donné au Sanhédrin du passé. Une nouvelle chaîne de traditions a supplanté l'ancienne tradition sacerdotale (Abot 1: 1). Le Pharisaïsme a façonné le caractère du Judaïsme, ainsi que la vie et la pensée des Juifs pour tout l'avenir. (" Les Pharisiens", L'Encyclopédie juive, Vol. 9, [éd. 1901 à 1906], P. 666.) »

Utiliser le Talmud pour d'une manière ou d'une autre "prouver" l'erreur du calendrier luni-solaire, en réalité ne prouve rien. Tout ce que cela démontre est que les traditions des Pharisiens ont triomphé après que les Israélites aient rejeté leur Messie.

« Le Pharisaïsme est devenu Talmudisme. . . [mais] l'ancien esprit Pharisien survit inchangé. Lorsqu'un Juif. . . étudie le Talmud, il répète en réalité les arguments utilisés dans les académies Palestiniennes. . . . L'esprit de la doctrine des [Pharisiens] est resté fondamentalement vif. (Louis Finkelstein, Les Pharisiens: Le Fondement Sociologique de leur Foi, [Société de Publication Juive d'Amérique], Vol. 4, p. 1332.) »

Les érudits Juifs modernes fondent leurs croyances sur le Talmud lequel, à son tour, vient directement de la doctrine des Pharisiens. Le Sauveur a cherché à libérer la loi divine et le Sabbat de ces "traditions des anciens." Fonder sa croyance sur le Talmud revient à établir sa croyance sur les mêmes traditions que le Messie a rejeté.

*Argument :*

«Le mot 'semaine' vient du mot sept. De toute évidence, cela fait référence à un cycle répétitif de sept jours! De plus, le Samedi est le moment où les Juifs adorent!»g

📖 Réponse (World Last Chance) :

Le mot hébreu shabuwa signifie littéralement "groupe de sept" parce que la semaine hébraïque durait sept jours. Il a été traduit en français par "semaine". Diverses cultures à travers le temps ont eu des semaines de longueurs différentes.

En différents endroits de l'Afrique, on avait des semaines de trois, quatre, cinq, six et huit jours, centrées autour des jours du marché. Au Congo, en effet, le mot signifiant "semaine" est le même que le mot signifiant "marché".

Les Mayas du Yucatan avaient des cycles hebdomadaires de cinq jours. Les Muiscas d'Amérique du Sud (culture pré-colombienne) avaient une semaine de trois jours tandis que les Chibchas avaient une semaine de quatre jours.

Les Étrusques, nom français moderne donné à une civilisation de l'Italie antique dans la zone qui correspond à la Toscane, et les Romains avaient une semaine de huit jours, tandis que les Egyptiens et les Français de la Révolution avaient une semaine de 10 jours.

Rien, dans la définition du terme "shabuwa", cependant, ne se réfère au cycle de la semaine. Autrefois, tous les cycles hebdomadaires recommençaient à la Nouvelle Lune. Le fait que la semaine moderne soit un cycle hebdomadaire continu peut être attribué à une variété de facteurs, mais PAS au calendrier original de la Création.

Un érudit Juif, professeur à l'Université Rutgers, s'est exulté:

« Un cycle continu de sept jours qui se poursuit tout au long de l'histoire, ne prêtant aucune attention que ce soit à la lune ou à ses phases, est une invention typiquement juive. De plus, la dissociation de la semaine de sept jours d'avec la nature a été l'une des plus importantes contributions du Judaïsme à la civilisation. . . . il a facilité la mise en place de ce que Lewis Mumford a identifié comme "la périodicité mécanique", augmentant essentiellement la distance entre les êtres humains et la nature. Les quasi-semaines [semaines dont le cycle recommence avec la Nouvelle Lune] et les semaines [à cycle continu] représentent en fait deux modes d'organisation temporelle de la vie humaine fondamentalement distinctes, le premier impliquant une adaptation partielle à la nature, et le second soulignant une émancipation totale par rapport à celle-ci. L'invention de la semaine continue a été par conséquent l'une des plus importantes percées de l'être humain dans sa tentative de rompre avec la nature pour ne plus en être prisonnier et de créer un monde social qui lui est propre. (Eviatar Zerubavel, Le Cercle de Sept Jours: Histoire et la Signification de la Semaine, p.11) »

Cette déclaration n'est rien d'autre qu'un aveu d'apostasie. Elle doit être comprise dans le contexte de l'aveu des Juifs reconnaissant le Judaïsme moderne comme le descendant spirituel des Pharisiens, dont les "traditions", "adaptations" et "prévarications" ont été dénoncées par le Sauveur.

*Argument :*

«Dieu a établi deux types de jours : six pour le travail et un, le sabbat, pour le repos, selon Genèse 1, pas de nouvelle lune.»

📖 Réponse:

Dans Genèse 1, rien n’indique que la semaine de la création constitue un calendrier religieux ou civil. En revanche, la Torah présente la nouvelle lune comme un repère sacré du temps établi par Dieu :

« •Nombres 10:10 – "Dans vos jours de joie, vos fêtes et vos nouvelles lunes, vous sonnerez des trompettes...
•Psaume 81:4-5 – "Sonnez de la trompette à la nouvelle lune, à la pleine lune, au jour de notre fête, car c’est une loi pour Israël, une ordonnance du Dieu de Jacob.
•Amos 8:5 – “Le Seigneur, l'Eternel, m'envoya cette vision. Voici, c'était une corbeille de fruits. 2Il dit: Que vois-tu, Amos? Je répondis: Une corbeille de fruits. Et l'Eternel me dit: La fin est venue pour mon peuple d'Israël; Je ne lui pardonnerai plus. En ce jour-là, les chants du palais seront des gémissements, Dit le Seigneur, l'Eternel; On jettera partout en silence une multitude de cadavres.
Ecoutez ceci, vous qui dévorez l'indigent, Et qui ruinez les malheureux du pays!
Vous dites: Quand la nouvelle lune sera-t-elle passée, Afin que nous vendions du blé? Quand finira le sabbat, afin que nous ouvrions les greniers? Nous diminuerons l'épha, nous augmenterons le prix, Nous falsifierons les balances pour tromper;
Puis nous achèterons les misérables pour de l'argent, Et le pauvre pour une paire de souliers, Et nous vendrons la criblure du froment.
L'Eternel l'a juré par la gloire de Jacob: Je n'oublierai jamais aucune de leurs oeuvres. »

→ Ce verset montre que le commerce devait cesser pendant la nouvelle lune, car ce jour était consacré à Dieu et les conséquences qui ont suivis.

Même David observait la nouvelle lune comme une convocation importante :

« •1 Samuel 20:5 – David dit à Jonathan : “Voici, demain c’est la nouvelle lune, et je devrais m’asseoir avec le roi pour manger... »

De plus, la nouvelle lune reste un jour important même dans la vision prophétique de l’avenir :

•Ésaïe 66:23 – “À chaque nouvelle lune et à chaque sabbat, toute chair viendra se prosterner devant moi, dit l’Éternel.”
→ Ce verset montre que la nouvelle lune sera observée dans le règne à venir, comme un temps d’adoration universelle.

Enfin, dans Ézéchiel 46:1 :
“La porte du parvis intérieur... sera fermée les six jours ouvrables, mais elle sera ouverte le jour du sabbat et le jour de la nouvelle lune.”
→ Ici, Dieu lui-même ordonne que la porte s’ouvre lors des sabbats et des nouvelles lunes, soulignant leur caractère sacré.

Dire que seule la semaine de la création définit le calendrier reviendrait à contredire Dieu Lui-même, qui a institué la nouvelle lune comme un repère sacré dans Sa loi et Ses prophéties.

*Argument :*

«La nouvelle lune, n'était pas toujours un jour de repos, Exode 40:2, Dieu ordonne à Moïse d’ériger le tabernacle ce jour-là. »

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📖 Réponse:

Exode 40:2 – “Le premier jour du premier mois, tu dresseras le tabernacle, la tente d’assignation.” → Ce commandement montre que Dieu ordonne une œuvre sacrée le jour de la nouvelle lune, soulignant que ce n’est pas un jour d’inaction, mais un temps consacré à Son service.

De même, Yéshoua a rappelé que le travail pour Dieu n’annule pas la sainteté d’un jour :

« Ggg Matthieu 12:5 – “Ou n’avez-vous pas lu dans la loi que les sacrificateurs, dans le Temple, violent le sabbat sans se rendre coupables ? »

→ Les prêtres travaillaient pendant le sabbat, car servir Dieu ce jour-là est non seulement permis, mais ordonné.

👉 Ainsi, accomplir l’œuvre d’Elohim pendant un jour saint n’est pas une profanation, mais une obéissance.

« Jean 5:6-18 – “C'est pourquoi les Juifs poursuivaient Jésus, parce qu'il faisait ces choses le jour du sabbat. Mais Jésus leur répondit: Mon Père agit jusqu'à présent; moi aussi, j'agis. A cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu'il violait le sabbat (selon eux), mais parce qu'il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu? »

Mais au lieu de chercher sincèrement la réponse biblique, beaucoup préfèrent combattre la Parole elle-même, oubliant que c’est Dieu qui a établi ces choses.

*Argument :*

«Esdras a commencé son voyage à Jérusalem le premier jour du mois, donc nouvelle lune pas un jour Saint»

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📖 Réponse:

« Esdras 7:9 – “Le premier jour du premier mois, Esdras commença son voyage depuis Babylone, et le premier jour du cinquième mois, il arriva à Jérusalem... »

→ Ce verset montre qu’Esdras a voyagé le jour de la nouvelle lune, ce qui pourrait sembler être une activité profane. Mais en réalité, ce voyage faisait partie d’une mission ordonnée et bénie par Dieu (voir Esdras 7:6, 10).

Le fait qu’Esdras commence son voyage ce jour-là ne signifie pas qu’il profanait un jour saint.

Au contraire, il mettait en œuvre la volonté de Dieu en retournant à Jérusalem pour enseigner la Loi et restaurer le culte. Cela rejoint l'exemple du tabernacle dressé le jour de la nouvelle lune (Exode 40:2) et l’enseignement de Yeshoua dans Matthieu 12:5, montrant que servir Dieu pendant un jour saint est non seulement permis, mais sacré.

Frère J.L