Versets 1 à 7
« Or, aussi longtemps que l'héritier est enfant, je dis qu'il ne diffère en rien d'un esclave, quoiqu'il soit le maître de tout; mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu'au temps marqué par le père.
Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l'esclavage des rudiments du monde; mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d'une femme, né sous la loi, afin qu'il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l'adoption.
Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos coeurs l'Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père!
Ainsi tu n'es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu. »
L'apôtre Paul explique dans ces versets la même chose :
« Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.
Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. »
« Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions des enfants, nous étions esclaves des principes élémentaires qui régissent le monde. »
Le passage de Galates 4:1-7 illustre la transition de l'état d'esclavage à celui de la filiation divine grâce à Yeshoua.
Paul établit une analogie entre un héritier et un esclave. Tant que l'héritier est enfant, il ne peut exercer ses privilèges d'héritage, même s'il est maître de tout. Il reste sous l'autorité de tuteurs et d'administrateurs, symbolisant l'état des croyants sous la loi avant l'arrivée de Yeshoua.
Paul explique que nous étions tous sous l'esclavage des « rudiments du monde », enchaînés à une compréhension limitée et à l'obéissance à la loi. L'envoi de Yeshoua est présenté comme un événement salvateur. Né d'une femme et sous la loi, Yeshoua a pleinement partagé notre condition humaine pour réaliser le plan de rédemption.
Il est venu « racheter ceux qui étaient sous la loi », libérant ainsi les croyants de l'esclavage de la loi et du péché, permettant leur adoption en tant que fils et filles de Dieu. Dieu envoie l'Esprit de son Fils dans nos cœurs, nous permettant de nous adresser à Lui avec intimité, en l'appelant « Abba! Père! »
Paul conclut que, grâce à Yeshoua, nous ne sommes plus des esclaves, mais des fils, ce qui nous rend héritiers de la grâce de Dieu. Cette nouvelle identité nous offre l'accès aux promesses de Dieu et à la vie éternelle.
Ce passage rappelle la transformation radicale que Yeshoua apporte. Il nous libère de l'esclavage de la loi et du péché, nous offrant une relation personnelle avec Dieu en tant qu'enfants adoptés. Cela implique une vie renouvelée sous la direction de l'Esprit Saint, nous appelant à vivre selon notre nouvelle nature divine.
Versets 8 à 11
« Autrefois, ne connaissant pas Dieu, vous serviez des dieux qui ne le sont pas de leur nature;
mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore?
Vous observez les jours, les mois, les temps et les années!
Je crains d'avoir inutilement travaillé pour vous. »
Dans Galates 4:8-11, Paul aborde la tendance des Galates à retourner à des pratiques anciennes liées à l'idolâtrie et aux traditions humaines, plutôt qu'à la Torah de Dieu.
Il commence par rappeler aux Galates qu'autrefois, avant de connaître le vrai Dieu, ils servaient des divinités qui n'étaient pas réelles, soulignant leur ignorance spirituelle avant leur rencontre avec Yeshoua. Paul les réprimande pour vouloir revenir à ces "faibles et pauvres rudiments", faisant référence aux pratiques religieuses et rituelles de leurs anciens cultes, et non à la loi de Dieu.
Il s'inquiète de leur retour à l'observation des jours, mois et années, ce qui évoque une dépendance à des rituels ou des fêtes qui ne sont pas enracinés dans la volonté de Dieu. Cela peut être interprété comme un retour à une forme de légalisme qui ne rend pas hommage à la foi en Yeshoua.
Enfin, Paul exprime sa crainte d'avoir travaillé en vain parmi eux, soulignant l'importance de rester fermes dans la foi et de ne pas revenir à des pratiques qui ne les rapprochent pas de Dieu. Il est crucial de noter que Paul observait lui-même les fêtes juives et honorait la Torah, comme le montre son engagement à Jérusalem (Actes 21:20-24), où il participe à des rituels selon la loi juive.
Lorsqu’ils entendirent cela, ils glorifièrent le Seigneur, et ils dirent à Paul : Tu vois, frère, combien de milliers de Juifs ont cru, et tous sont zélés pour la loi.
Et ils ont appris que tu enseignes à tous les Juifs, parmi les Gentils, d’apostasier de Moïse, en disant de ne pas circoncire les enfants et de ne pas marcher selon les coutumes.
Que faut-il donc? Il faut nécessairement que la multitude se rassemble; car ils apprendront que tu es venu.Fais donc ce que nous allons te dire : Nous avons quatre hommes qui ont fait un vœu.
Prends ces hommes, purifie-toi avec eux, et fais des sacrifices pour eux, afin que tous sachent que ce que l'on a appris de toi n'est rien, mais que tu marches toi-même en observant la loi.
Cela démontre qu'il ne condamne pas la loi de Dieu, mais plutôt l'attitude de vouloir s'asservir à des traditions et rituels dépourvus de signification spirituelle. Les croyants, y compris les Galates, étaient appelés à suivre les enseignements de Paul et des apôtres, qui vivaient en conformité avec la Torah tout en promouvant la foi en Yeshoua.
Versets 21 à 31
« Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, n'entendez-vous point la loi?
…
C'est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de l'esclave, mais de la femme libre. »
Paul, dans Galates 4:21-31, utilise une allégorie pour expliquer la différence entre vivre sous la loi et vivre dans la liberté que Yeshoua (Jésus-Christ) offre.
« Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, n'entendez-vous point la loi? »
Paul s'adresse à ceux qui cherchent à être justifiés par l'obéissance à la loi. Il leur demande s'ils comprennent vraiment ce que la loi enseigne. La loi n'a jamais été donnée pour justifier, mais pour montrer la nécessité d'un Sauveur.
Paul poursuit en évoquant l’histoire d’Abraham et de ses deux fils : Ismaël, né de la servante Agar, et Isaac, né de son épouse Sara. Ces deux femmes symbolisent deux alliances.
Agar, la servante, représente l'alliance de la loi donnée au mont Sinaï, une alliance de servitude, car elle met en lumière l’incapacité humaine à atteindre la perfection devant Dieu.
Sara, la femme libre, représente l'alliance de la promesse, celle de la foi, dans laquelle les croyants en Yeshoua reçoivent la liberté et sont considérés comme enfants de Dieu par la foi, et non par des œuvres humaines.
"Pourquoi donc la loi? Elle a été donnée ensuite à cause des transgressions, jusqu'à ce que vînt la postérité à qui la promesse avait été faite;"
Paul explique que les croyants ne sont pas enfants de la servitude mais de la liberté, car ils sont, comme Isaac, nés de la promesse de Dieu. L'héritage ne vient donc pas de l'obéissance stricte à la loi, mais de la foi en la promesse divine.
« Nous ne sommes pas enfants de l'esclave, mais de la femme libre. »
Cela signifie que les croyants ne sont plus sous l'esclavage de la loi pour être justifiés. Ils sont maintenant libres grâce à la foi en Yeshoua, héritiers des promesses de Dieu. Cette liberté n’abolit pas la loi mais enlève l'obligation d'être justifié par elle.
Paul enseigne que la justification ne vient pas des efforts humains ou de l'observance de la loi, mais de la foi en Yeshoua. Cela ne supprime pas la loi, mais place la foi en Christ comme fondement de la relation avec Dieu, libérant les croyants de l'esclavage du péché et de l'obligation de la loi pour être sauvés. Cependant, il est crucial de noter que cela ne doit pas être interprété comme une justification pour ignorer ou négliger l'obéissance aux commandements de Dieu.
L'obéissance aux lois divines, qui incluent les commandements moraux et éthiques, reste essentielle dans la vie d'un croyant. La foi en Yeshoua ne diminue pas la nécessité de vivre selon les préceptes de Dieu; au contraire, elle motive les croyants à agir selon ces principes par amour pour Dieu et pour leur prochain.
Paul ne vise pas à abolir la loi, mais à souligner que la justification ne peut être atteinte par les œuvres de la loi. Les commandements de Dieu sont toujours valables et doivent être observés, non pas comme une condition pour le salut, mais comme une expression de la foi et de l'amour envers Dieu et les autres. Cette compréhension enrichit la relation des croyants avec Dieu, les poussant à vivre selon Sa volonté et à refléter Son caractère dans leur quotidien.
📖 Galates 4
- Or, aussi longtemps que l'héritier est enfant, je dis qu'il ne diffère en rien d'un esclave, quoiqu'il soit le maître de tout;
- mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu'au temps marqué par le père.
- Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l'esclavage des rudiments du monde;
- mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d'une femme, né sous la loi,
- afin qu'il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l'adoption.
- Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos coeurs l'Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père!
- Ainsi tu n'es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu.
- Autrefois, ne connaissant pas Dieu, vous serviez des dieux qui ne le sont pas de leur nature;
- mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore?
- Vous observez les jours, les mois, les temps et les années!
- Je crains d'avoir inutilement travaillé pour vous.
- Soyez comme moi, car moi aussi je suis comme vous. Frères, je vous en supplie.
- Vous ne m'avez fait aucun tort. Vous savez que ce fut à cause d'une infirmité de la chair que je vous ai pour la première fois annoncé l'Évangile.
- Et mis à l'épreuve par ma chair, vous n'avez témoigné ni mépris ni dégoût; vous m'avez, au contraire, reçu comme un ange de Dieu, comme Jésus Christ.
- Où donc est l'expression de votre bonheur? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner.
- Suis-je devenu votre ennemi en vous disant la vérité?
- Le zèle qu'ils ont pour vous n'est pas pur, mais ils veulent vous détacher de nous, afin que vous soyez zélés pour eux.
- Il est beau d'avoir du zèle pour ce qui est bien et en tout temps, et non pas seulement quand je suis présent parmi vous.
- Mes enfants, pour qui j'éprouve de nouveau les douleurs de l'enfantement, jusqu'à ce que Christ soit formé en vous,
- je voudrais être maintenant auprès de vous, et changer de langage, car je suis dans l'inquiétude à votre sujet.
- Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, n'entendez-vous point la loi?
- Car il est écrit qu'Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre.
- Mais celui de l'esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse.
- Ces choses sont allégoriques; car ces femmes sont deux alliances. L'une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c'est Agar, -
- car Agar, c'est le mont Sinaï en Arabie, -et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants.
- Mais la Jérusalem d'en haut est libre, c'est notre mère;
- car il est écrit: Réjouis-toi, stérile, toi qui n'enfantes point! Éclate et pousse des cris, toi qui n'as pas éprouvé les douleurs de l'enfantement! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux Que les enfants de celle qui était mariée.
- Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse;
- et de même qu'alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l'Esprit, ainsi en est-il encore maintenant.
- Mais que dit l'Écriture? Chasse l'esclave et son fils, car le fils de l'esclave n'héritera pas avec le fils de la femme libre.
- C'est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de l'esclave, mais de la femme libre.
