1Présentation générale du chapitre
Voici la présentation générale du chapitre 28 de Matthieu, rédigée avec la même structure, le même style simple et la même force théologique que ton texte sur le chapitre 27 : Présentation générale du chapitre 28 Dans Matthieu 28, le récit bascule des ténèbres de la mort vers la lumière éblouissante de la résurrection de Yeshoua. C'est le dénouement glorieux et victorieux de tout l'Évangile, où le Messie brise les liens du tombeau et triomphe du péché, scellant ainsi l'accomplissement final des promesses et ouvrant l'ère de la Nouvelle Alliance.
Ce chapitre met en lumière le contraste saisissant entre la vérité divine et le mensonge du monde. On y voit la joie bouleversante et la foi des femmes venues au tombeau, face à la corruption des gardes et des chefs religieux qui tentent d'étouffer la réalité de la résurrection par un complot d'argent, illustrant l'incapacité humaine à retenir la vie divine. Enfin, lors de Son apparition finale en Galilée, Yeshoua manifeste Sa seigneurie absolue et Son autorité suprême sur le ciel et la terre.
Il envoie Ses disciples vers toutes les nations pour faire d'elles des disciples instruits dans la Torah et la foi, concluant le livre sur la promesse solennelle de Sa présence éternelle au milieu de Son peuple jusqu'à la fin du monde.
2Verset 1
« « Après le sabbat, à l'aube du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l'autre Marie allèrent voir le sépulcre.» »
Pour comprendre ce passage, il est nécessaire de replacer les événements dans le cadre du calendrier biblique. La résurrection du Messie ne survient pas à une date quelconque ; elle s'inscrit dans le cycle des fêtes établies par Dieu et révèle l'accomplissement parfait de la Torah.
Dans le livre du Lévitique, l'Éternel institue la fête des Prémices :
« Parle aux enfants d'Israël, et tu leur diras : Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, et que vous y ferez la moisson, vous apporterez au sacrificateur une gerbe des prémices de votre moisson. Il balancera de côté et d'autre la gerbe devant l'Éternel, afin qu'elle soit agréée : le sacrificateur la balancera le lendemain du sabbat. » (Lévitique 23:10-11)
Selon cette compréhension du calendrier biblique, le « lendemain du sabbat » correspond au 16 Nisan, lendemain du premier jour des Pains sans levain. Ce jour était consacré à la présentation devant Dieu de la première gerbe de la moisson d'orge, annonçant la récolte à venir.
L'historien juif Flavius Josèphe confirme cette pratique :
« Le quinze, la fête des azymes fait suite à la Pâque [...] Le deuxième jour des azymes, c'est-à-dire le seize, on prend une partie des fruits qu'on a récoltés [...] et on lui offre les prémices de l'orge. »
La résurrection de Yeshoua à l'aube de ce jour prend alors une dimension prophétique remarquable. Au moment même où la gerbe des prémices devait être présentée devant Dieu, le véritable Agneau pascal sort du tombeau. Ce que la cérémonie annonçait symboliquement trouve son accomplissement vivant dans la personne du Messie.
C'est précisément ainsi que l'apôtre Paul interprète la résurrection :
« Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. » (1 Corinthiens 15:20)
Paul, formé dans la connaissance approfondie de la Torah, emploie ici le terme de « prémices » pour établir un lien direct entre la cérémonie du Lévitique et la résurrection du Messie. Comme la première gerbe était présentée avant toute la moisson, le Messie devait ressusciter avant tous ceux qui recevront la vie lors de la résurrection future.
L'apôtre poursuit :
« Car, puisque la mort est venue par un homme, c'est aussi par un homme qu'est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ, mais chacun en son rang : Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent au Christ, lors de son avènement. » (1 Corinthiens 15:21-23)
L'ordre est essentiel. Le Messie apparaît en premier comme les Prémices ; ensuite viendra la moisson complète de ceux qui lui appartiennent. La résurrection de Yeshoua n'est donc pas seulement une victoire personnelle sur la mort ; elle est la garantie et le commencement de la résurrection future de tous les rachetés.
Cette réalité éclaire également les paroles adressées à Marie :
« Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. » (Jean 20:17)
Dans cette perspective, Yeshoua agit comme la véritable offrande des Prémices. Avant toute relation restaurée avec les siens, il doit accomplir pleinement sa présentation devant le Père. Après cette étape, les récits évangéliques montrent qu'il se laisse toucher par ses disciples, signe que l'offrande a été agréée et que son œuvre est pleinement accomplie.
Ainsi, lorsque Marie de Magdala et l'autre Marie arrivent au sépulcre à l'aube du premier jour, elles ne découvrent pas seulement un tombeau vide. Elles deviennent les témoins du moment où la figure prophétique du Lévitique rencontre sa réalité parfaite. Elles viennent chercher un mort, mais trouvent le Vivant. Elles se tiennent devant l'accomplissement du plan divin annoncé depuis des siècles : en ce jour des Prémices, la mort est vaincue, la nouvelle création commence, et la résurrection future de tous les croyants reçoit son fondement dans la résurrection du Messie.
3Versets 2 à 4
« « Et voici, il y eut un grand tremblement de terre; car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre, et s'assit dessus. Son aspect était comme l'éclair, et son vêtement blanc comme la neige. Les gardes tremblèrent de peur, et devinrent comme morts. » »
L'apparition de l'ange n'est pas un simple détail du récit. Elle marque l'intervention directe du ciel dans l'histoire des hommes. Le tombeau scellé par les autorités religieuses et gardé par les soldats romains représente toute la puissance de ce monde cherchant à retenir le Messie dans la mort. Mais en un instant, cette puissance est réduite à néant par l'action de Dieu.
Le grand tremblement de terre rappelle les manifestations divines de l'Ancien Testament. Lorsque l'Éternel descendit sur le mont Sinaï, la montagne trembla violemment sous sa présence :
« Tout le mont Sinaï était dans la fumée, parce que l'Éternel y était descendu au milieu du feu ; cette fumée s'élevait comme la fumée d'une fournaise, et toute la montagne tremblait avec violence. » (Exode 19:18)
Dans les Écritures, le tremblement de terre accompagne souvent une visitation divine. Il annonce que Dieu agit souverainement et que les puissances humaines doivent céder devant son autorité.
L'ange descend du ciel et roule la pierre. Il ne le fait pas pour permettre au Messie de sortir, car le corps glorifié de Yeshoua n'est plus soumis aux limitations de la chair mortelle. La pierre est roulée afin que les témoins puissent constater que le tombeau est vide. Dieu ouvre la sépulture non pour faire sortir le Vivant, mais pour permettre aux hommes de voir qu'il est déjà ressuscité.
Le fait que l'ange s'assoie sur la pierre possède également une forte portée symbolique. Dans la culture biblique, s'asseoir signifie souvent exercer une autorité ou manifester une victoire acquise. La pierre qui servait à enfermer le tombeau devient le siège du messager céleste. Ce qui devait retenir la vie est désormais placé sous les pieds du ciel.
Son apparence est décrite comme « l'éclair » et son vêtement « blanc comme la neige ». Ces images rappellent les visions de la gloire divine.
Daniel décrit un être céleste de manière semblable :
« Son visage était comme l'apparence de l'éclair. » (Daniel 10:6)
La blancheur éclatante du vêtement évoque la pureté, la sainteté et la lumière du royaume de Dieu. Face à cette gloire, les gardes romains, pourtant entraînés à la guerre et chargés de sécuriser le tombeau, sont totalement impuissants.
Le contraste est saisissant : les soldats chargés de surveiller un mort deviennent eux-mêmes « comme morts », tandis que celui qu'ils étaient censés garder est vivant. Matthieu renverse volontairement les rôles. Les vivants deviennent comme des morts, et celui qui avait été mis à mort se révèle être le Vivant pour l'éternité.
Ce renversement accomplit les paroles du psaume :
« Pourquoi les nations s'agitent-elles, et les peuples méditent-ils des choses vaines ? Les rois de la terre se soulèvent, et les princes se liguent ensemble contre l'Éternel et contre son Oint. Celui qui siège dans les cieux rit. » (Psaume 2:1-4)
Ni les sceaux officiels, ni la pierre, ni les gardes, ni l'autorité de Rome ne peuvent empêcher l'accomplissement du décret divin. La résurrection démontre que la mort elle-même est soumise à l'autorité du Créateur.
Ainsi, ces versets ne décrivent pas seulement l'ouverture d'un tombeau. Ils proclament la victoire du ciel sur la terre, de la vie sur la mort, de la lumière sur les ténèbres. Le Messie ressuscité inaugure un nouvel ordre où la puissance de Dieu triomphe de tout ce qui prétendait lui résister.
4Versets 9 à 10
« « Et voici, Yeshua vint à leur rencontre, et dit: Je vous salue. Elles s'approchèrent pour saisir ses pieds, et elles se prosternèrent devant lui. Alors Yeshua leur dit: Ne craignez pas; allez dire à mes frères de se rendre en Galilée: c'est là qu'ils me verront. » »
Après la peur provoquée par le tremblement de terre et l'apparition de l'ange, le récit atteint son point culminant : la rencontre avec le Ressuscité lui-même. Les femmes ne reçoivent plus seulement le témoignage d'un messager céleste ; elles voient Yeshoua vivant devant elles.
La première parole du Messie est simple et pleine de grâce : « Je vous salue ». Alors que ses disciples ont été dispersés par la peur et que ses proches ont assisté à sa crucifixion, il ne prononce aucun reproche. La première manifestation du Ressuscité est une parole de paix et d'accueil.
Les femmes s'approchent alors et saisissent ses pieds. Ce détail possède une grande importance. Contrairement aux idées selon lesquelles la résurrection serait uniquement spirituelle ou symbolique, Matthieu insiste sur une réalité tangible : elles touchent réellement le Messie ressuscité. Celui qui avait été crucifié est vivant dans un corps réel et glorifié.
Cette scène éclaire également la parole adressée auparavant à Marie de Magdala :
« Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. » (Jean 20:17)
Dans Jean, Yeshoua se présente comme les Prémices devant être offertes au Père. Ici, dans Matthieu, les femmes peuvent saisir ses pieds. Le temps de la présentation est accompli ; le Ressuscité peut désormais être touché et reconnu par les siens. Celui qui était l'offrande agréée devient le Seigneur glorifié qui se révèle à ses disciples.
Leur réaction immédiate est la prosternation. Dans les Écritures, se prosterner exprime l'honneur, la soumission et l'adoration. Les femmes reconnaissent que celui qui se tient devant elles n'est pas seulement leur maître revenu à la vie ; il est le vainqueur de la mort, le Roi établi par Dieu.
Cette scène accomplit plusieurs prophéties annonçant que le Messie recevrait l'hommage dû au Fils de Dieu :
« Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage. » (Psaume 2:8)
« Que tous les anges de Dieu l'adorent ! » (Hébreux 1:6)
Yeshoua accepte cette prosternation, confirmant ainsi sa dignité messianique et sa victoire sur la mort.
Puis il leur adresse une nouvelle parole :
« Ne craignez pas. »
Cette expression revient fréquemment lorsque Dieu se manifeste à son peuple. La résurrection n'est pas un sujet de terreur pour ceux qui appartiennent au Messie ; elle est une source d'espérance. Là où la mort inspirait la crainte, le Ressuscité apporte l'assurance.
Il leur confie ensuite une mission :
« Allez dire à mes frères de se rendre en Galilée. »
Pour la première fois après sa résurrection, Yeshoua appelle ses disciples « mes frères ». Ceux qui l'ont abandonné lors de son arrestation ne sont pas rejetés. Malgré leurs faiblesses, ils demeurent les siens. La résurrection inaugure une relation nouvelle où les croyants sont réunis dans une même famille spirituelle.
Cette pensée rejoint les paroles du Psaume messianique :
« J'annoncerai ton nom à mes frères, je te célébrerai au milieu de l'assemblée. » (Psaume 22:22)
La Galilée n'est pas choisie au hasard. C'est là que le ministère public de Yeshoua avait commencé. C'est là qu'il avait appelé ses premiers disciples. Le lieu des commencements devient le lieu du rassemblement après la résurrection. La mort n'a pas interrompu l'œuvre du Messie ; elle ouvre au contraire une étape nouvelle de son plan.
Ainsi, ces versets révèlent plusieurs vérités fondamentales : la réalité corporelle de la résurrection, l'acceptation de l'adoration due au Messie, la fin de la crainte pour ceux qui lui appartiennent, et la restauration de ses disciples appelés désormais ses frères. Celui qui était mort est vivant, et sa première action est de rassembler les siens afin de les préparer à la mission qui transformera le monde.
5Versets 16 à 20
« « Les onze disciples allèrent en Galilée, sur la montagne que Yeshua leur avait désignée. Quand ils le virent, ils se prosternèrent devant lui. Mais quelques-uns eurent des doutes. Yeshua, s'étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. » »
Ces derniers versets constituent l'aboutissement de tout l'Évangile de Matthieu. Celui qui est né à Bethléhem, qui a enseigné les foules, qui a été rejeté, crucifié et ressuscité, se présente maintenant comme le Roi victorieux recevant l'autorité universelle promise par les Écritures.
Les onze disciples se rendent en Galilée conformément à l'ordre reçu. La Galilée n'est pas seulement un lieu géographique ; elle représente le point de départ de leur appel. C'est là que plusieurs d'entre eux avaient quitté leurs filets pour suivre le Messie. Désormais, après la résurrection, ils reviennent au lieu des commencements afin de recevoir leur mission définitive.
La rencontre se déroule sur une montagne. Dans l'Évangile de Matthieu, les montagnes sont fréquemment associées aux révélations divines. C'est sur une montagne que Yeshoua a proclamé les principes du Royaume (Matthieu 5-7). C'est sur une montagne qu'il fut transfiguré devant Pierre, Jacques et Jean (Matthieu 17). Et c'est sur une montagne qu'il remet maintenant à ses disciples la mission qui doit atteindre le monde entier.
Lorsqu'ils le voient, ils se prosternent devant lui. La résurrection confirme définitivement son identité. Celui qui avait été méprisé et condamné reçoit désormais l'hommage de ses disciples. Pourtant Matthieu ajoute un détail surprenant :
« Mais quelques-uns eurent des doutes. »
Cette remarque souligne l'authenticité du témoignage biblique. Les disciples ne sont pas présentés comme des hommes crédules acceptant tout sans réflexion. Même devant le Ressuscité, certains peinent encore à saisir pleinement l'immensité de ce qu'ils voient. La foi véritable n'est pas fondée sur une émotion passagère mais sur la révélation progressive de Dieu.
Yeshoua s'approche alors et déclare :
« Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. »
Cette affirmation fait écho à la prophétie de Daniel :
« Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de semblable à un fils de l'homme ; il s'avança vers l'Ancien des jours, et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne ; et tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. » (Daniel 7:13-14)
Par sa mort et sa résurrection, Yeshoua a vaincu le péché, la mort et les puissances des ténèbres. Il reçoit désormais l'autorité messianique annoncée par les prophètes. Son règne ne se limite ni à Israël ni à une région du monde ; il s'étend au ciel et à la terre.
Parce qu'il possède cette autorité, il donne un ordre :
« Allez, faites de toutes les nations des disciples. »
L'Évangile qui avait commencé au sein d'Israël doit maintenant atteindre les nations. La promesse faite à Abraham trouve ici son plein accomplissement :
« Toutes les familles de la terre seront bénies en toi. » (Genèse 12:3)
La mission ne consiste pas seulement à annoncer un message, mais à faire des disciples, c'est-à-dire des hommes et des femmes qui apprennent à marcher selon les enseignements du Messie.
Le baptême est présenté comme le signe visible de cette entrée dans l'alliance :
« Les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »
L'expression « au nom » est au singulier. Le disciple est placé sous l'autorité du Dieu unique révélé dans l'œuvre du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Le baptême marque publiquement l'identification au Messie mort et ressuscité.
Mais la mission ne s'arrête pas au baptême :
« Enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. »
Le véritable disciple n'est pas seulement celui qui entend la parole ; il est celui qui la met en pratique. Depuis le Sermon sur la montagne jusqu'aux derniers enseignements donnés à Jérusalem, Yeshoua a révélé les principes du Royaume que ses disciples doivent transmettre fidèlement.
Enfin, l'Évangile se termine par une promesse :
« Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. »
L'Évangile de Matthieu avait commencé par l'annonce d'Emmanuel :
« On lui donnera le nom d'Emmanuel, ce qui signifie : Dieu avec nous. » (Matthieu 1:23)
Il se termine par la même réalité. Le Messie ressuscité demeure présent avec son peuple. Bien qu'il monte auprès du Père, il n'abandonne pas les siens. Sa présence accompagne l'Église à travers les siècles jusqu'à l'accomplissement final du Royaume.
Ainsi, ces derniers versets forment la conclusion majestueuse de l'Évangile. Les Prémices sont devenues la moisson. Celui qui est ressuscité le 16 Nisan comme la première gerbe présentée devant Dieu envoie maintenant ses disciples rassembler les nations. Le Roi a reçu toute autorité, le Royaume s'ouvre au monde entier, et la présence du Ressuscité demeure avec les siens jusqu'au jour où la moisson sera pleinement achevée.
Pour aller plus loin
Eusèbe de Césarée citait ainsi Matthieu 28:19:
Ceci est un ajout tardif.
Mr Joseph Ratzinger, « le Pape Benoît XVI » l'aurait reconnue dans son livre "La foi chrétienne hier et aujourd’hui, p. 50, 51, 53" où il est écrit que le texte aurait été modifié au 2em ou 3em siècle par Rome.." (source: forum-religions.com)
https://issueswithmatthew.com/:
Eusèbe cite le premier livre de Matthieu qu'il avait dans sa bibliothèque à Césarée. Eusèbe nous informe des paroles mêmes de Jésus à ses disciples dans le texte original de Matthieu 28:19 : « D'une seule parole et d'une seule voix, il dit à ses disciples : Allez, faites de toutes les nations des disciples en mon nom, leur enseignant à observer tout ce que je vous ai prescrit.
Tandis que les disciples de Jésus disaient ou pensaient vraisemblablement ainsi, le maître résout leurs difficultés en ajoutant une phrase : « En mon nom ». La puissance de son nom étant si grande que l’apôtre dit : « Dieu lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom , afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse, dans les cieux, sur la terre et sous la terre », il a démontré la vertu de la puissance de son nom, cachée à la foule, lorsqu’il a dit à ses disciples : « Allez, faites de toutes les nations des disciples en mon nom . » Il prédit aussi l’avenir avec une grande précision lorsqu’il dit : « Car il faut d’abord que cet Évangile soit prêché dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. »
Je suis irrésistiblement obligé de revenir sur mes pas, de rechercher leur cause et d’avouer qu’ils n’ont pu réussir dans leur audacieuse entreprise que par une puissance plus divine et plus forte que celle de l’homme et par la coopération de Celui qui leur a dit : « Faites des disciples de toutes les nations en mon nom . »
Il se peut que cette formule, dans sa plénitude, reflète l'usage liturgique établi ultérieurement dans la communauté primitive . On se souvient que les Actes parlent de baptiser « au nom de Jésus ».
Les critiques modernes affirment que cette formule est faussement attribuée à Jésus et qu’elle représente la tradition ultérieure de l’Église (catholique) , car nulle part dans le livre des Actes (ou dans tout autre livre de la Bible) le baptême n’est effectué avec le nom de la Trinité…
Il se peut que cette formule (trinitaire), dans la mesure où elle est exprimée dans toute sa plénitude, soit le reflet de l’usage liturgique (catholique) établi plus tard dans la communauté primitive (catholique). On se rappellera que les Actes parlent de baptiser « au nom de Jésus ».
On peut douter que l’injonction explicite de Matthieu 28:19 puisse être acceptée comme prononcée par Jésus . …Mais la formule trinitaire dans la bouche de Jésus est certainement inattendue.
Matthieu 28:19 « … a été contesté sur le plan textuel, mais de nombreux spécialistes estiment que ces mots peuvent encore être considérés comme faisant partie du texte authentique de Matthieu. Il existe cependant un sérieux doute quant à savoir si « thy » pourrait être l'ipsissima verba de Jésus. Les preuves contenues dans Actes 2:38 ; 10:48 (cf. 8:16 ; 19:5), appuyées par Gal. 3:27 ; Rom. 6:3 , suggèrent que le baptême dans le christianisme primitif était administré, non pas au triple nom, mais « au nom de Jésus-Christ » ou « au nom du Seigneur Jésus ». Ceci est difficile à concilier avec les instructions spécifiques du verset à la fin de Matthieu. »
Il est courant de faire remonter l'institution de la pratique (du baptême) aux paroles du Christ rapportées en Matthieu 28:19 . Mais l'authenticité de ce passage a été contestée pour des raisons historiques et textuelles . Force est de constater que la formule du triple nom, ici prescrite, ne semble pas avoir été employée par l'Église primitive .
Commentaire critique international sur les Saintes Écritures de l'Ancien et du Nouveau Testament ; S. Driver, A. Plummer, C. Briggs ; Commentaire critique et exégétique de saint Matthieu, troisième édition, 1912, pages 307-308
Eusèbe cite si souvent sous cette forme abrégée qu'il est plus facile de supposer qu'il cite clairement les paroles de l'Évangile que d'inventer les raisons qui auraient pu l'amener à le paraphraser si fréquemment. Et si l'on suppose que sa forme abrégée était courante dans les manuscrits de l'Évangile, il est fort probable qu'il s'agisse du texte original de l'Évangile, et qu'au cours des siècles suivants, la clause « baptisant… l'Esprit » a supplanté la formule plus courte « en mon nom ». De plus, ce type d'insertion, issue de l'usage liturgique, a été très rapidement adopté par les copistes et les traducteurs.
Le principal texte trinitaire du Nouveau Testament est la formule baptismale de Mt 28,19 … Cette expression tardive après la résurrection, introuvable dans aucun autre Évangile ni nulle part ailleurs dans le Nouveau Testament, a été considérée par certains spécialistes comme une interpolation dans Matthieu. On a également souligné que l'idée de faire des disciples se perpétue dans l'enseignement, de sorte que la référence au baptême et à sa formule trinitaire était peut-être une insertion ultérieure dans l'expression. Enfin, la formulation du texte (ancien) par Eusèbe (« en mon nom » plutôt qu'au nom de la Trinité) a eu certains partisans. Bien que la formule trinitaire se retrouve aujourd'hui dans le livre moderne de Matthieu, cela ne garantit pas son origine dans l'enseignement historique de Jésus. Il est sans doute préférable de considérer la formule (trinitaire) comme dérivée de l'usage baptismal des premiers chrétiens (catholiques), peut-être syriens ou palestiniens (cf. Didachè 7,1-4), et comme un bref résumé de l'enseignement de l'Église (catholique) sur Dieu, le Christ et l'Esprit…
Le nom triple (tout au plus un début de trinitarisme) sous lequel le baptême devait être célébré, en revanche, semble clairement être une extension liturgique de l'évangéliste, en accord avec la pratique de son époque (d'après Hubbard ; cf. Did. 7.1). Il est fort possible que dans sa forme originale, comme en témoigne la forme eusébienne anténicéenne, le texte se lisait « Faites des disciples en mon nom » (voir Conybeare). Cette lecture plus courte préserve le rythme symétrique du passage, tandis que la formule triadique s'intègre mal à la structure, comme on pourrait s'y attendre s'il s'agissait d'une interpolation… C'est Kosmala, cependant, qui a le plus efficacement défendu cette lecture plus courte, soulignant l'importance centrale du « nom de Jésus » dans la prédication chrétienne primitive, la pratique du baptême au nom de Jésus et le singulier « en son nom » en référence à l'espérance des Gentils en Ésaïe 42:4b , cité par Matthieu dans 12:18-21. Comme le note à juste titre Carson à propos de notre passage : « Rien ne prouve que Jésus ait ici son ipsissima verba » (598). Le récit des Actes mentionne l'utilisation du seul nom de « Jésus-Christ » lors du baptême ( Actes 2:38 ; 8:16 ; 10:48 ; 19:5 ; cf. Rom. 6:3 ; Gal. 3:27 ) ou simplement « le Seigneur Jésus » ( Actes 8:16 ; 19:5 ) .
Quant à Matthieu 28:19 , il est dit : « C’est l’élément central de la preuve de la conception traditionnelle (trinitaire). S’il était incontesté, il serait bien sûr décisif, mais sa fiabilité est contestée par la critique textuelle, littéraire et historique. » La même Encyclopédie ajoute : « L’explication évidente du silence du Nouveau Testament sur le nom trinitaire et de l’utilisation d’une autre formule (nom de Jésus) dans les Actes et chez Paul est que cette autre formule était la plus ancienne, et que la formule trinitaire est un ajout ultérieur. »
Il se peut que cette formule ( Matthieu 28:19 ), dans sa plénitude d'expression, reflète l'usage liturgique (inventé par l'homme) établi plus tard dans la communauté primitive (catholique). On se souvient que les Actes parlent de baptiser « au nom de Jésus ».
Dans l'ensemble, la critique critique rejette l'attribution traditionnelle de la formule baptismale tripartite à Jésus et la considère comme d'origine ultérieure. Il ne fait aucun doute que la formule baptismale était à l'origine constituée d'une seule partie et qu'elle a progressivement évolué vers sa forme tripartite.
Les auteurs reconnaissent qu'il existe une controverse sur la validité du baptême au nom du Christ seul. Ils reconnaissent que des textes du Nouveau Testament soulèvent cette difficulté. Ils citent le « commandement explicite du Prince des Apôtres : “Que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés” (Actes, 2). … En s'appuyant sur ces textes, certains théologiens ont soutenu que les Apôtres baptisaient au nom du Christ seul. Saint Thomas, saint Bonaventure et Albert le Grand sont invoqués comme autorités à l'appui de cette opinion, déclarant que les Apôtres agissaient ainsi par dispense spéciale. D'autres auteurs, comme Pierre Lombard et Hugues de Saint-Victor, soutiennent également la validité d'un tel baptême, mais ne disent rien d'une dispense pour les Apôtres. »
Ils ajoutent : « L'autorité du pape Étienne Ier a été invoquée pour la validité du baptême donné au nom du Christ seul. Saint Cyprien dit (Ep. ad Jubaian.) que ce pontife a déclaré tout baptême valide à condition qu'il soit donné au nom de Jésus-Christ… Plus difficile est l'explication de la réponse du pape Nicolas Ier aux Bulgares (cap. civ ; Labbé, VIII), dans laquelle il déclare qu'une personne ne doit pas être rebaptisée si elle a déjà été baptisée « au nom de la Sainte Trinité ou au nom du Christ seul, comme nous le lisons dans les Actes des Apôtres ».
Tous les érudits, à l'exception des plus conservateurs, s'accordent à dire qu'au moins la dernière partie de ce commandement [la partie trinitaire de Matthieu 28:19 ] a été insérée ultérieurement. La formule [trinitaire] n'apparaît nulle part ailleurs dans le Nouveau Testament, et nous savons, d'après les seules preuves disponibles [le reste du Nouveau Testament], que l'Église primitive ne baptisait pas les gens en utilisant ces mots (« au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit »), le baptême se faisait « en » ou « au » nom de Jésus seul. Ainsi, on soutient que le verset se lisait à l'origine « les baptisant en mon nom », puis qu'il a été élargi [modifié] pour s'appliquer au dogme [catholique trinitaire ultérieur]. En fait, la première opinion avancée par les érudits critiques allemands et les unitariens au XIXe siècle était reconnue comme la position acceptée par les principaux érudits dès 1919, lorsque le commentaire de Peake fut publié pour la première fois : « L'Église des premiers jours (33 apr. J.-C.) n'observait pas ce dogme (trinitaire) mondial. » commandement, même s'ils le savaient. L'ordre de baptiser au triple nom [de la Trinité] est une extension doctrinale tardive.
Chez les premiers disciples, le baptême se faisait généralement « au nom de Jésus-Christ ». Le Nouveau Testament ne mentionne pas le baptême au nom de la Trinité, sauf dans le commandement attribué au Christ en Matthieu 28:19 . Ce texte est ancien (mais pas l'original). Il sous-tend le Symbole des Apôtres et la pratique rapportée (*ou interpolée) dans l'Enseignement (ou la Didachè) et par Justin. Les chefs chrétiens du IIIe siècle conservèrent la reconnaissance de la forme antérieure et, à Rome du moins, le baptême au nom du Christ était considéré comme valide, quoique irrégulier, certainement depuis l'époque de l'évêque Étienne (254-257).
Le récit même qui nous apprend qu'enfin, après sa résurrection, il chargea ses apôtres d'aller baptiser toutes les nations ( Mt 28, 19 ) se trahit en s'exprimant dans le langage trinitaire du siècle suivant et nous oblige à y voir l'éditeur ecclésiastique, et non l'évangéliste, et encore moins le fondateur lui-même. Aucune trace historique de cette formule baptismale n'apparaît avant l'« Enseignement des douze apôtres » (chap. 7, 1, 3, The Oldest Church Manuel, éd. Philip Schaff, 1887), et la première Apologie de Justin (Apol. i, 61) vers le milieu du IIe siècle. Plus d'un siècle plus tard, Cyprien jugea nécessaire d'insister sur son utilisation à la place de l'expression plus ancienne baptisé « en Jésus-Christ » ou « au nom du Seigneur Jésus ». ( Gal. 3:27 ; Actes 19:5 ; 10:48 . Cyprien Ep. 73, 16-18, doit convertir ceux qui utilisent encore la forme plus courte.) Seul Paul, parmi les apôtres, a été baptisé, avant d'être « rempli du Saint-Esprit » ; et il a certainement été baptisé simplement « en Jésus-Christ ». ( Rom. 6:3 ) Pourtant, la forme tripersonnelle, aussi anhistorique soit-elle, est en réalité considérée comme essentielle par presque toutes les Églises de la chrétienté. Si vous ne l'avez pas subie, les autorités ecclésiastiques vous rejetteront comme un païen et ne vous accorderont ni reconnaissance chrétienne ni sépulture chrétienne. C'est une règle qui condamnerait comme invalide tout baptême enregistré, accompli par un apôtre ; car, si l'on en croit le livre des Actes, l'usage invariable était de baptiser « au nom de Jésus-Christ » ( Actes 2:38 ), et non « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ».
Matthieu 28:19 : « L'Église des premiers temps n'observait pas ce commandement universel, même si elle le savait. Le commandement de baptiser au triple nom est une extension doctrinale tardive. Au lieu de « baptiser… l'Esprit », nous devrions probablement lire simplement « en mon nom ».
En Christ. La Bible nous dit que les chrétiens ont été baptisés en Christ (n° 6). Ils appartiennent à Christ. Les Actes des Apôtres (2:38 ; 8:16 ; 10:48 ; 19:5) nous parlent de baptiser « au nom (de la personne) de Jésus ». Une meilleure traduction serait « au nom (de la personne) de Jésus ». Ce n'est qu'au IVe siècle que la formule « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » est devenue courante.
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Dans le livre des Actes, tous les baptêmes se font au nom du Seigneur Yeshua Ha Mashiah et jamais au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit:
"Et Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Yeshua-Christ, pour la rémission de ses péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit."
Et il commanda qu'on les baptisât au nom du Seigneur. Alors ils le prièrent de demeurer quelques jours avec eux.
Ce qu'ayant entendu, ils furent baptisés au nom du Seigneur JESUS
L'expérience de Moïse préfigure ce que le Messie Yeshua a accompli et accomplira à l'avenir :
Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu'ils ont tous passé au travers de la mer, qu'ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer
Yeshua est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l'angle.
Il n'y a de salut en aucun autre; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.
📖 Matthieu 28
- Après le sabbat, à l'aube du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l'autre Marie allèrent voir le sépulcre.
- Et voici, il y eut un grand tremblement de terre; car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre, et s'assit dessus.
- Son aspect était comme l'éclair, et son vêtement blanc comme la neige.
- Les gardes tremblèrent de peur, et devinrent comme morts.
- Mais l'ange prit la parole, et dit aux femmes: Pour vous, ne craignez pas; car je sais que vous cherchez Yeshua qui a été crucifié.
- Il n'est point ici; il est ressuscité, comme il l'avait dit. Venez, voyez le lieu où il était couché,
- et allez promptement dire à ses disciples qu'il est ressuscité des morts. Et voici, il vous précède en Galilée: c'est là que vous le verrez. Voici, je vous l'ai dit.
- Elles s'éloignèrent promptement du sépulcre, avec crainte et avec une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples.
- Et voici, Yeshua vint à leur rencontre, et dit: Je vous salue. Elles s'approchèrent pour saisir ses pieds, et elles se prosternèrent devant lui.
- Alors Yeshua leur dit: Ne craignez pas; allez dire à mes frères de se rendre en Galilée: c'est là qu'ils me verront.
- Pendant qu'elles étaient en chemin, quelques hommes de la garde entrèrent dans la ville, et annoncèrent aux principaux sacrificateurs tout ce qui était arrivé.
- Ceux-ci, après s'être assemblés avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme d'argent,
- en disant: Dites: Ses disciples sont venus de nuit le dérober, pendant que nous dormions.
- Et si le gouverneur l'apprend, nous l'apaiserons, et nous vous tirerons de peine.
- Les soldats prirent l'argent, et suivirent les instructions qui leur furent données. Et ce bruit s'est répandu parmi les Juifs, jusqu'à ce jour.
- Les onze disciples allèrent en Galilée, sur la montagne que Yeshua leur avait désignée.
- Quand ils le virent, ils se prosternèrent devant lui. Mais quelques-uns eurent des doutes.
- Yeshua, s'étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre.
- Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,
- et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde.
