Verset 1
« Il arriva, un jour de sabbat appelé second-premier, que Yeshua traversait des champs de blé. Ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains. »
« un jour de sabbat appelé second-premier »
Il semble que la situation soit celle d'un shabbat qui suit immédiatement un autre shabbat, mais qui coïncide également avec le premier jour de la semaine. Le choix de porter l'accusation spécifiquement sur la consommation du blé ne semble pas être une coïncidence.
Pouvons-nous avoir plus d'éclaircissement ?
Il semble que cela puisse être lié à une célébration des prémices liée au blé (et non à l'orge, qui est associée au premier mois). Dans ce cas, le blé serait en position verticale, indiquant sa maturité et sa comestibilité.
Dans la torah, il est écrit ceci :
Depuis le lendemain du sabbat, du jour où vous apporterez la gerbe pour être agitée de côté et d'autre, vous compterez sept semaines entières.
Vous compterez cinquante jours jusqu'au lendemain du septième sabbat; et vous ferez à YAHWEH une offrande nouvelle.
...
Ce jour même, vous publierez la fête, et vous aurez une sainte convocation: vous ne ferez aucune oeuvre servile. C'est une loi perpétuelle pour vos descendants, dans tous les lieux où vous habiterez.
Quand vous ferez la moisson dans votre pays, tu laisseras un coin de ton champ sans le moissonner, et tu ne ramasseras pas ce qui reste à glaner. Tu abandonneras cela au pauvre et à l'étranger. Je suis YAHWEH, votre Elohim.
Ce shabbat survient le jour suivant un autre shabbat (donc le deuxième shabbat), et en même temps, il coïncide avec le premier jour de la semaine.
En ce qui concerne le blé, nous pouvons observer une similarité avec les prémices de l'orge. Cela se produit le jour suivant la Fête des Pains sans levain, cette loi:
Il agitera de côté et d'autre la gerbe devant YAHWEH, afin qu'elle soit agréée: le sacrificateur l'agitera de côté et d'autre, le lendemain du sabbat.
C'est ainsi que les pharisiens ont porté des accusations contre la consommation de ces épis le jour de shabbat, qui est également le jour des "prémices".
Une autre preuve de ce type de shabbat peut être trouvée en relation avec les prémices du jour suivant la Fête des Pains sans levain, qui a lieu le lendemain du shabbat du 15ème jour de la lune, le 16eme jour (et premier jour de la semaine antique) :
Après le sabbat, à l'aube du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l'autre Marie allèrent voir le sépulcre.
Après le sabbat, à l'aube du premier jour de la semaine :
En grec : De opse sabbaton, epiphosko eis mia sabbaton ….
Qui peut être traduit par « premier jour de la semaine » ou également:
Ce qui revient à la fête des prémices, le 1er jour de la semaine, le 16eme jour de la première lunaison mais aussi considérée comme un shabbat.
Également Christ est notre prémices, sur ce 1er jour de la semaine et fête des prémices juste après la fête des pains sans levain:
Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts.
(Pour ceux qui veulent aller plus loin et comprendre comment calculer le temps dans le temps antique, rendez-vous dans le coin enseignement de l'application Bible contexte 2023)
Voici une preuve avec l'historien Flavius Josèphe dans le livre «ANTIQUITES JUDAÏQUES» au livre 3, que le 16 était les prémices et non un autre jour ou semaine:
"5[241]. Au mois de Xanthicos, qui s'appelle chez nous Nisan et qui commence l'année. Sur le quatorzième jour en comptant d'après la lune, quand le soleil est au Bélier, - car c'est en ce mois que nous avons été délivrés de l'esclavage des Égyptiens -, il a institué qu'on devait chaque année offrir le même sacrifice que j'ai dit que nous avions offert jadis au sortir de l'Égypte, sacrifice dit Pascha. Nous l'accomplissons par phratries[242] ; rien des chairs sacrifiées n'est gardé pour le lendemain[243]. Le quinze, la fête des azymes fait suite[244] à la Pâque[245], fête de sept jours pendant laquelle on se nourrit d’azymes, et chaque jour on égorge deux taureaux, un bélier et sept agneaux. Tout cela s'offre en holocauste et on y ajoute encore un bouc pour les péchés, qui sert chaque jour au repas des prêtres. Le deuxième jour[246] des azymes, c'est-à-dire le seize, on prend -. une partie des fruits qu'on a récoltés, auxquels on n'a pas encore touché[247], et estimant qu'il est juste d'en faire hommage d'abord à Elohim à qui l'on doit la production de ce fruits, on lui offre les prémices de l'orge[248] de la façon suivante. Faisant griller une poignée d’épis qu'on broie, puis purifiant les grains d'orge pour les moudre, on en apporte pour Elohim un assarôn[249] sur l'autel, et après on avoir jeté une poignée unique sur l'autel, on abandonne le reste à l'usage des prêtres. Dès lors, il est loisible à tout le monde soit publiquement, soit individuellement de faire la récolte[250]. On offre aussi, outre les prémices des produits du sol, un agnelet en holocauste à Elohim. »
Verset 2
« Quelques pharisiens leur dirent: Pourquoi faites-vous ce qu'il n'est pas permis de faire pendant le sabbat? »
Comme nous comprenons plus haut, cela était certainement le jour de la fête des prémices.
Il est interdit de manger les épis avant que cela soit présenté devant YAHWEH comme dit la loi.
Un frère explique de même sur son site, au sujet de faire le bien:
(source:discernerlesondushofar.com)
Pour répondre à ses détracteurs, Yeshua se réfère à David et ses compagnons qui mangèrent les pains de proposition qui leur étaient normalement interdits ainsi qu’aux prêtres, mais à cause de la vie, ils n'ont pas tenu compte des restrictions liées au temple.
Yeshua sous-entend qu’effectivement, ce que les disciples faisaient étaient bien interdits en circonstance normale mais devait être autorisé dans le cas présent.
Cette situation s’appelle en hébreu Piqouah (ou Pikuach) Nefesh (sauvetage d’une vie).
L’attitude de Yeshua face à cette situation était donc appropriée et en accord avec la loi juive qui stipule que les prohibitions religieuses ne s’appliquent pas dans les cas où il faut sauver sa vie ou celle d’autrui (Talmud de Babylone Yoma 83A-84B).
Pour en revenir, ce shabbat-ci était probablement la fête des prémices/pentecôtes qui tombe le lendemain d'un shabbat (le deuxième) mais aussi le premier jour de la semaine.
Verset 5
« Et il leur dit: Le Fils de l'homme est maître même du sabbat. »
(source:discernerlesondushofar.com)
Il faut savoir, que même si Yeshua avait violé par ses agissements toutes les observances sabbatiques connues en son temps, cela ne ferait pour autant de lui un apostat à la Torah.
En effet, la loi rabbinique reconnaît à un prophète la prérogative de lever provisoirement, et non d’abolir définitivement, tout interdit de la Torah si cela est absolument indispensable à l’accomplissement de sa mission (Talmud Bavli Yebamot 90A, Yésodé Torah 9 :3-4).
Yeshua lui-même instaura le shabbat depuis le commencement du monde, il connaît plus que quiconque ce que cela représente.
En outre :
Puis il leur dit: Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat, de sorte que le Fils de l'homme est maître même du sabbat.
Au delà de cela, il est interdit de violé le shabbat, tout comme cela arriva dans la Torah :
Comme les enfants d'Israël étaient dans le désert, on trouva un homme qui ramassait du bois le jour du sabbat.
Ceux qui l'avaient trouvé ramassant du bois l'amenèrent à Moïse, à Aaron, et à toute l'assemblée. On le mit en prison, car ce qu'on devait lui faire n'avait pas été déclaré.
L'Éternel dit à Moïse: Cet homme sera puni de mort, toute l'assemblée le lapidera hors du camp.
Toute l'assemblée le fit sortir du camp et le lapida, et il mourut, comme l'Éternel l'avait ordonné à Moïse.
Yeshua était né sous la condamnation de la Loi, il serait lapidé s’il était vraiment un violeur de la loi et il ne serait pas question de trouver de faux témoins :
Les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin cherchaient quelque faux témoignage contre Yeshua, suffisant pour le faire mourir.
📖 Luc 6
- Il arriva, un jour de sabbat appelé second-premier, que Yeshua traversait des champs de blé. Ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains.
- Quelques pharisiens leur dirent: Pourquoi faites-vous ce qu'il n'est pas permis de faire pendant le sabbat?
- Yeshua leur répondit: N'avez-vous pas lu ce que fit David, lorsqu'il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui;
- comment il entra dans la maison de Elohim, prit les pains de proposition, en mangea, et en donna à ceux qui étaient avec lui, bien qu'il ne soit permis qu'aux sacrificateurs de les manger?
- Et il leur dit: Le Fils de l'homme est maître même du sabbat.
- Il arriva, un autre jour de sabbat, que Yeshua entra dans la synagogue, et qu'il enseignait. Il s'y trouvait un homme dont la main droite était sèche.
- Les scribes et les pharisiens observaient Yeshua, pour voir s'il ferait une guérison le jour du sabbat: c'était afin d'avoir sujet de l'accuser.
- Mais il connaissait leurs pensées, et il dit à l'homme qui avait la main sèche: Lève-toi, et tiens-toi là au milieu. Il se leva, et se tint debout.
- Et Yeshua leur dit: Je vous demande s'il est permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer.
- Alors, promenant ses regards sur eux tous, il dit à l'homme: Étends ta main. Il le fit, et sa main fut guérie.
- Ils furent remplis de fureur, et ils se consultèrent pour savoir ce qu'ils feraient à Yeshua.
- En ce temps-là, Yeshua se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Elohim.
- Quand le jour parut, il appela ses disciples, et il en choisit douze, auxquels il donna le nom d'apôtres:
- Simon, qu'il nomma Pierre; André, son frère; Jacques; Jean; Philippe; Barthélemy;
- Matthieu; Thomas; Jacques, fils d'Alphée; Simon, appelé le zélote;
- Jude, fils de Jacques; et Judas Iscariot, qui devint traître.
- Il descendit avec eux, et s'arrêta sur un plateau, où se trouvaient une foule de ses disciples et une multitude de peuple de toute la Judée, de Jérusalem, et de la contrée maritime de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus pour l'entendre, et pour être guéris de leurs maladies.
- Ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs étaient guéris.
- Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.
- Alors Yeshua, levant les yeux sur ses disciples, dit: Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Elohim est à vous!
- Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés! Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous serez dans la joie!
- Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu'on vous chassera, vous outragera, et qu'on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme!
- Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez d'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans le ciel; car c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.
- Mais, malheur à vous, riches, car vous avez votre consolation!
- Malheur à vous qui êtes rassasiés, car vous aurez faim! Malheur à vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et dans les larmes!
- Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c'est ainsi qu'agissaient leurs pères à l'égard des faux prophètes!
- Mais je vous dis, à vous qui m'écoutez: Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent,
- bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent.
- Si quelqu'un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l'autre. Si quelqu'un prend ton manteau, ne l'empêche pas de prendre encore ta tunique.
- Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas ton bien à celui qui s'en empare.
- Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux.
- Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment.
- Si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi agissent de même.
- Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille.
- Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants.
- Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux.
- Ne jugez point, et vous ne serez point jugés; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés; absolvez, et vous serez absous.
- Donnez, et il vous sera donné: on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis.
- Il leur dit aussi cette parabole: Un aveugle peut-il conduire un aveugle? Ne tomberont-ils pas tous deux dans une fosse?
- Le disciple n'est pas plus que le maître; mais tout disciple accompli sera comme son maître.
- Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'oeil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil?
- Ou comment peux-tu dire à ton frère: Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton oeil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l'oeil de ton frère.
- Ce n'est pas un bon arbre qui porte du mauvais fruit, ni un mauvais arbre qui porte du bon fruit.
- Car chaque arbre se connaît à son fruit. On ne cueille pas des figues sur des épines, et l'on ne vendange pas des raisins sur des ronces.
- L'homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son coeur, et le méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor; car c'est de l'abondance du coeur que la bouche parle.
- Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?
- Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, entend mes paroles, et les met en pratique.
- Il est semblable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profondément, et a posé le fondement sur le roc. Une inondation est venue, et le torrent s'est jeté contre cette maison, sans pouvoir l'ébranler, parce qu'elle était bien bâtie.
- Mais celui qui entend, et ne met pas en pratique, est semblable à un homme qui a bâti une maison sur la terre, sans fondement. Le torrent s'est jeté contre elle: aussitôt elle est tombée, et la ruine de cette maison a été grande.
