Présentation générale du chapitre
Matthieu 13 est le chapitre des paraboles du Royaume des cieux. Yeshoua y enseigne la parabole du semeur, l’ivraie dans le champ, le grain de moutarde, le levain, le trésor caché, la perle de grand prix et le filet jeté dans la mer.
À travers ces paraboles, il révèle comment la Parole de Dieu est reçue dans les cœurs, comment le Royaume grandit dans le monde, et comment Dieu séparera à la fin ce qui est véritable de ce qui est mauvais.
Verset 41
« Le Fils de l'homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l'iniquité »
Le mot « iniquité/mal selon la version » ici est mal traduit, adouci.
Si nous regardons, dans le grec, c'est le mot « Anomia » qui veut dire «être sans lois».
Voici la version de la bible BYM:
...et ceux qui travaillent pour la violation de la loi.
En clair:
Le Fils de l'homme enverra ses anges ; ils arracheront de son royaume tous les pièges et ceux qui travaillent pour la violation de la loi.
Ce qui confirme ce que Yeshua disait dans Matthieu 5 par rapport à la loi, qu'il n'est pas venu l'abolir.
Verset 52
« « Et il leur dit : C’est pourquoi, tout scribe instruit de ce qui regarde le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes. » »
Dans ce verset, Yeshoua montre qu’un homme déjà instruit dans les Écritures possède un grand avantage lorsqu’il reçoit aussi l’enseignement du Royaume des cieux. Le scribe connaît les choses anciennes : la Torah, les Prophètes, les promesses, les figures et les enseignements donnés autrefois par Elohim. Mais lorsqu’il est instruit par Yeshoua, il reçoit aussi les choses nouvelles : la révélation du Royaume, l’accomplissement des Écritures et leur profondeur spirituelle en Messie. Il ne s’agit donc pas d’abandonner l’ancien pour recevoir le nouveau, ni de garder l’ancien sans comprendre son accomplissement. Le véritable disciple sait tirer de son trésor les deux ensemble : les choses anciennes qui donnent le fondement, et les choses nouvelles qui révèlent leur pleine lumière en Yeshoua.
C’est ce que Yeshoua montre aussi dans Matthieu 5 lorsqu’il dit :
« Vous avez appris qu’il a été dit… mais moi, je vous dis… »
Yeshoua ne détruit pas la Torah, mais il en révèle le sens profond, spirituel et accompli. Les choses nouvelles ne contredisent pas les anciennes ; elles les éclairent et les amènent à leur vraie compréhension. Paul applique le même principe dans ses enseignements. Il ne sépare pas la foi en Yeshoua des Écritures anciennes. Au contraire, il montre que les saintes Écritures restent utiles pour former, corriger et instruire l’homme de Dieu.
Veille sur toi-même et sur ton enseignement ; persévère dans ces choses, car, en agissant ainsi, tu te sauveras toi-même, et tu sauveras ceux qui t’écoutent.
Paul montre ici que celui qui enseigne doit veiller sur sa vie et sur sa doctrine. Il ne suffit pas de parler des Écritures : il faut les transmettre avec fidélité, crainte d’Elohim et persévérance.
Dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Yeshoua Christ. Toute Écriture est inspirée de Elohim, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Elohim soit accompli et propre à toute bonne œuvre.
Paul rappelle que les Écritures anciennes ne sont pas dépassées. Elles peuvent rendre sage à salut lorsqu’elles sont comprises par la foi en Yeshoua.
Elles servent encore à enseigner, convaincre, corriger et former le serviteur d’Elohim dans la justice. Paul utilise aussi la Torah pour expliquer une vérité liée à l’œuvre du Royaume :
Car il est écrit dans la loi de Moïse : Tu n’emmuselleras point le bœuf quand il foule le grain. Elohim se met-il en peine des bœufs, ou parle-t-il uniquement à cause de nous ? Oui, c’est à cause de nous qu’il a été écrit que celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui foule le grain fouler avec l’espérance d’y avoir part.
Ici, Paul prend une loi ancienne de Moïse et en tire une application spirituelle pour ceux qui travaillent dans l’œuvre de Dieu. Cela montre que l’ancien texte porte une sagesse profonde, que l’Esprit permet d’appliquer justement dans le Royaume. On retrouve encore ce principe lorsque Paul parle de l’ordre dans l’assemblée. Lorsqu’il donne une instruction concernant la femme et l’enseignement, il ne s’appuie pas simplement sur une opinion personnelle ou sur une coutume de son époque. Il retourne aux Écritures anciennes, en rappelant Adam et Ève :
Car Adam a été formé le premier, Ève ensuite ; et ce n’est pas Adam qui a été séduit, c’est la femme qui, séduite, s’est rendue coupable de transgression.
Paul utilise donc le récit de la Genèse pour expliquer une instruction donnée à l’assemblée. Il prend une chose ancienne — Adam, Ève, la création et la chute — pour éclairer une situation présente dans l’ordre du Royaume. C’est le même principe que Yeshoua lorsqu’il parle du divorce. Au lieu de se limiter aux débats religieux de son époque, il retourne au commencement, dans la Genèse :
N’avez-vous pas lu que le Créateur, au commencement, fit l’homme et la femme, et qu’il dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.
Yeshoua prend une chose ancienne — le récit de la création — pour révéler la pensée profonde d’Elohim sur le mariage. Il montre que pour comprendre correctement une question présente, il faut parfois revenir au fondement établi dès le commencement. Ainsi, Matthieu 13:52 enseigne que le bon serviteur de Dieu ne méprise ni l’ancien ni le nouveau. Il possède un trésor riche : les Écritures anciennes et la révélation du Royaume en Yeshoua. Cette unité logique prouve que Dieu ne change pas de plan, mais qu'il le déploie. L'Ancien annonce ce qui vient, et le Nouveau confirme ce qui a été dit. Il sait les unir avec sagesse pour édifier, enseigner et conduire les autres dans la vérité.
Pour aller plus loin
Nous voyons clairement ici que celui qui connaît la loi est avantagé s'il s'instruit sur ce qui concerne le royaume des cieux, car il aura tous les outils nécessaires pour progresser. La compréhension des nouvelles choses est facilitée en utilisant ce qui est ancien.
Yeshua fait une liste explicatif dans le livre de Matthieu chapitre 5.
(voir explication Matthieu 5)
📖 Matthieu 13
- Ce même jour, Yeshua sortit de la maison, et s'assit au bord de la mer.
- Une grande foule s'étant assemblée auprès de lui, il monta dans une barque, et il s'assit. Toute la foule se tenait sur le rivage.
- Il leur parla en paraboles sur beaucoup de choses, et il dit:
- Un semeur sortit pour semer. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin: les oiseaux vinrent, et la mangèrent.
- Une autre partie tomba dans les endroits pierreux, où elle n'avait pas beaucoup de terre: elle leva aussitôt, parce qu'elle ne trouva pas un sol profond;
- mais, quand le soleil parut, elle fut brûlée et sécha, faute de racines.
- Une autre partie tomba parmi les épines: les épines montèrent, et l'étouffèrent.
- Une autre partie tomba dans la bonne terre: elle donna du fruit, un grain cent, un autre soixante, un autre trente.
- Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.
- Les disciples s'approchèrent, et lui dirent: Pourquoi leur parles-tu en paraboles?
- Yeshua leur répondit: Parce qu'il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, et que cela ne leur a pas été donné.
- Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l'abondance, mais à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il a.
- C'est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu'en voyant ils ne voient point, et qu'en entendant ils n'entendent ni ne comprennent.
- Et pour eux s'accomplit cette prophétie d'Ésaïe: Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; Vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point.
- Car le coeur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu'ils ne voient de leurs yeux, qu'ils n'entendent de leurs oreilles, Qu'ils ne comprennent de leur coeur, Qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.
- Mais heureux sont vos yeux, parce qu'ils voient, et vos oreilles, parce qu'elles entendent!
- Je vous le dis en vérité, beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu.
- Vous donc, écoutez ce que signifie la parabole du semeur.
- Lorsqu'un homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son coeur: cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin.
- Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c'est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie;
- mais il n'a pas de racines en lui-même, il manque de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute.
- Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c'est celui qui entend la parole, mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse.
- Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est celui qui entend la parole et la comprend; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente.
- Il leur proposa une autre parabole, et il dit: Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ.
- Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l'ivraie parmi le blé, et s'en alla.
- Lorsque l'herbe eut poussé et donné du fruit, l'ivraie parut aussi.
- Les serviteurs du maître de la maison vinrent lui dire: Seigneur, n'as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie?
- Il leur répondit: C'est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent: Veux-tu que nous allions l'arracher?
- Non, dit-il, de peur qu'en arrachant l'ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé.
- Laissez croître ensemble l'un et l'autre jusqu'à la moisson, et, à l'époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Arrachez d'abord l'ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier.
- Il leur proposa une autre parabole, et il dit: Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu'un homme a pris et semé dans son champ.
- C'est la plus petite de toutes les semences; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches.
- Il leur dit cette autre parabole: Le royaume des cieux est semblable à du levain qu'une femme a pris et mis dans trois mesures de farine, jusqu'à ce que la pâte soit toute levée.
- Yeshua dit à la foule toutes ces choses en paraboles, et il ne lui parlait point sans parabole,
- afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par le prophète: J'ouvrirai ma bouche en paraboles, Je publierai des choses cachées depuis la création du monde.
- Alors il renvoya la foule, et entra dans la maison. Ses disciples s'approchèrent de lui, et dirent: Explique-nous la parabole de l'ivraie du champ.
- Il répondit: Celui qui sème la bonne semence, c'est le Fils de l'homme;
- le champ, c'est le monde; la bonne semence, ce sont les fils du royaume; l'ivraie, ce sont les fils du malin;
- l'ennemi qui l'a semée, c'est le diable; la moisson, c'est la fin du monde; les moissonneurs, ce sont les anges.
- Or, comme on arrache l'ivraie et qu'on la jette au feu, il en sera de même à la fin du monde.
- Le Fils de l'homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l'iniquité:
- et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.
- Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.
- Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L'homme qui l'a trouvé le cache; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il a, et achète ce champ.
- Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles.
- Il a trouvé une perle de grand prix; et il est allé vendre tout ce qu'il avait, et l'a achetée.
- Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer et ramassant des poissons de toute espèce.
- Quand il est rempli, les pêcheurs le tirent; et, après s'être assis sur le rivage, ils mettent dans des vases ce qui est bon, et ils jettent ce qui est mauvais.
- Il en sera de même à la fin du monde. Les anges viendront séparer les méchants d'avec les justes,
- et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.
- Avez-vous compris toutes ces choses? -Oui, répondirent-ils.
- Et il leur dit: C'est pourquoi, tout scribe instruit de ce qui regarde le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes.
- Lorsque Yeshua eut achevé ces paraboles, il partit de là.
- S'étant rendu dans sa patrie, il enseignait dans la synagogue, de sorte que ceux qui l'entendirent étaient étonnés et disaient: D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles?
- N'est-ce pas le fils du charpentier? n'est-ce pas Marie qui est sa mère? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères?
- et ses soeurs ne sont-elles pas toutes parmi nous? D'où lui viennent donc toutes ces choses?
- Et il était pour eux une occasion de chute. Mais Yeshua leur dit: Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa maison.
- Et il ne fit pas beaucoup de miracles dans ce lieu, à cause de leur incrédulité.
