1Présentation générale du chapitre
Matthieu 15 présente une confrontation entre Yeshoua et les pharisiens au sujet de la tradition des anciens. Yeshoua montre que l’homme peut honorer Dieu des lèvres tout en ayant un cœur éloigné de lui, et que les traditions humaines ne doivent jamais annuler le commandement d’Elohim.
Ce chapitre enseigne aussi que la vraie souillure ne vient pas seulement de l’extérieur, mais du cœur de l’homme : mauvaises pensées, mensonges, adultères, vols et autres péchés. Ensuite, Yeshoua manifeste sa compassion en délivrant la fille d’une femme cananéenne et en multipliant les pains pour nourrir la foule. Matthieu 15 révèle ainsi l’autorité de Yeshoua sur les traditions humaines, sur les démons, sur la maladie et sur les besoins du peuple.
2Versets 2 à 9
« «Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas. Il leur répondit: Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Elohim au profit de votre tradition? Car Elohim a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. Mais vous, vous dites: Celui qui dira à son père ou à sa mère: Ce dont j'aurais pu t'assister est une offrande à Elohim, n'est pas tenu d'honorer son père ou sa mère. Vous annulez ainsi la parole de Elohim au profit de votre tradition. Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit: Ce peuple m'honore des lèvres, Mais son coeur est éloigné de moi. C'est en vain qu'ils m'honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d'hommes. » »
Ce passage est très important, car il montre clairement la différence entre les commandements d’Elohim et les traditions humaines.
Les pharisiens accusent les disciples de Yeshoua de transgresser la tradition des anciens, parce qu’ils ne se lavent pas les mains avant de manger selon leur rite religieux. Mais Yeshoua ne répond pas en disant que la Torah est mauvaise, ni que les commandements d’Elohim doivent être abandonnés. Au contraire, il montre que le vrai problème vient de leurs traditions humaines, qu’ils ont placées au-dessus de la Parole d’Elohim.
Ils accusent les disciples de transgresser une tradition, mais eux-mêmes transgressent un commandement clair de Dieu.
La Torah dit :
Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne.
Et encore :
Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.
Yeshoua cite donc la Torah pour montrer que le commandement d’Elohim demande d’honorer son père et sa mère. Cet honneur ne concerne pas seulement les paroles, mais aussi l’aide concrète, le respect et le soutien envers ses parents.
Ensuite, Yeshoua donne l’exemple de leur tradition :
« Celui qui dira à son père ou à sa mère : Ce dont j’aurais pu t’assister est une offrande à Elohim, n’est pas tenu d’honorer son père ou sa mère. »
Cela signifie qu’une personne pouvait dire à ses parents : “L’aide que j’aurais pu te donner est consacrée à Dieu.” Autrement dit, elle déclarait ses biens comme une offrande religieuse, afin de ne plus être obligée d’aider son père ou sa mère.
En apparence, cela pouvait sembler spirituel, car on parlait d’une offrande à Elohim. Mais en réalité, cette tradition permettait à quelqu’un de désobéir au commandement de Dieu tout en gardant une apparence religieuse. C’est pourquoi Yeshoua dénonce cela fortement :
« Vous annulez ainsi la parole de Elohim au profit de votre tradition. »
C’est le cœur du problème. Yeshoua ne condamne pas l’obéissance à la Torah. Il condamne ceux qui remplacent la Torah par des règles humaines. Ils donnaient l’apparence d’honorer Dieu, mais leur tradition annulait concrètement ce que Dieu avait commandé.
Ce passage corrige donc une grande confusion. Beaucoup pensent que les pharisiens étaient condamnés parce qu’ils obéissaient trop à la Loi de Dieu. Mais ici, Yeshoua montre l’inverse : ils sont condamnés parce qu’ils n’obéissent pas réellement aux commandements d’Elohim. Ils ajoutaient des traditions humaines, puis ils jugeaient les autres avec ces traditions, comme si elles venaient de Dieu.
Le passage parallèle dans Marc le dit encore plus clairement :
Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes. Il leur dit encore : Vous rejetez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition.
Et encore :
Annulant ainsi la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie. Et vous faites beaucoup d’autres choses semblables.
Yeshoua montre donc que ce n’était pas un cas isolé. Leur système religieux faisait souvent passer les traditions humaines avant la Parole d’Elohim.
C’est pourquoi il cite Ésaïe :
Quand ce peuple s’approche de moi, il m’honore de la bouche et des lèvres ; mais son cœur est éloigné de moi, et la crainte qu’il a de moi n’est qu’un précepte de tradition humaine.
Cette prophétie montre qu’un peuple peut parler de Dieu, honorer Dieu avec les lèvres, pratiquer une religion extérieure, mais avoir un cœur éloigné de lui. Le danger est de remplacer l’obéissance sincère par des règles humaines, puis d’appeler cela “service de Dieu”.
Yeshoua dénonce donc l’hypocrisie : ils veulent paraître saints devant les hommes, mais ils négligent ce qu’Elohim demande réellement.
On retrouve aussi cette accusation dans l’Évangile de Jean :
Ne pensez pas que moi je vous accuserai devant le Père ; celui qui vous accuse, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu’il a écrit de moi. Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ?
Yeshoua montre ici que les chefs religieux prétendaient suivre Moïse, mais ne croyaient pas vraiment à ce que Moïse avait écrit. Ils avaient Moïse dans la bouche, mais pas dans le cœur. Ils utilisaient la Torah pour paraître justes, mais ils ne comprenaient pas son esprit, ni son accomplissement en Yeshoua.
Yeshoua avait déjà dénoncé ce danger lorsqu’il disait :
Si vous saviez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n’auriez pas condamné des innocents.
Cela montre que leurs traditions et leur dureté religieuse les conduisaient à condamner des innocents. Ils imposaient des fardeaux que Dieu n’avait pas imposés, et ils finissaient par appeler coupable celui que Dieu ne condamnait pas.
Yeshoua dira encore :
Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt.
Et aussi :
Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi : la justice, la miséricorde et la fidélité.
Ce verset est très important, car Yeshoua ne dit pas que la Loi est mauvaise. Il dit qu’ils ont négligé ce qui est plus important dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité.
Les apôtres ont aussi averti contre les traditions humaines qui éloignent de la vérité.
Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ.
Paul avertit les croyants de ne pas se laisser capturer par des enseignements humains qui ne sont pas fondés sur le Messie.
Pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes : Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas ! préceptes qui tous deviennent pernicieux par l’abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ?
Paul dénonce ici les règles religieuses humaines qui donnent une apparence de sainteté, mais qui ne viennent pas d’Elohim.
Qu’ils ne s’attachent pas à des fables judaïques et à des commandements d’hommes qui se détournent de la vérité.
Là encore, le problème n’est pas la Torah de Dieu, mais les commandements d’hommes qui détournent de la vérité.
On retrouve aussi ce principe dans Actes 15, quand certains voulaient imposer aux croyants des fardeaux que Dieu n’avait pas demandés comme condition du salut :
Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter ?
Ainsi, Matthieu 15 ne montre pas que Yeshoua est venu libérer les hommes des commandements d’Elohim. Il montre au contraire qu’il est venu dénoncer les traditions humaines qui annulent la Parole d’Elohim.
Le problème n’est pas la Torah, mais l’hypocrisie religieuse qui remplace la volonté de Dieu par des règles d’hommes.
Ce passage est donc un avertissement important. Aujourd’hui encore, il ne faut pas confondre les commandements d’Elohim avec les traditions humaines. Une tradition peut paraître religieuse, ancienne ou respectable, mais si elle contredit la Parole de Dieu, elle ne vient pas de lui.
Le vrai serviteur d’Elohim ne doit pas chercher à imposer ses propres règles comme si elles étaient des commandements divins. Il doit revenir à la Parole, garder un cœur sincère, et ne jamais annuler ce que Dieu a commandé au profit d’une tradition humaine.
3Versets 10 à 11
« «Ayant appelé à lui la foule, il lui dit: Écoutez, et comprenez. Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme; mais ce qui sort de la bouche, c'est ce qui souille l'homme. » »
Ce passage est souvent utilisé pour affirmer que Yeshoua aurait aboli les lois concernant les animaux purs et impurs. Pourtant, lorsqu’on regarde le contexte réel, ce n’est pas du tout le sujet de la discussion.
Le contexte commence ainsi :
Alors des pharisiens et des scribes vinrent de Jérusalem auprès de Yeshoua, et dirent : Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas.
La question posée à Yeshoua ne concerne donc pas la consommation d’animaux impurs. Les pharisiens ne reprochent pas aux disciples de manger une viande interdite par la Torah. Ils leur reprochent de ne pas pratiquer le lavage rituel des mains selon la tradition des anciens.
C’est très important : le problème n’est pas la Torah, mais une tradition humaine que les responsables religieux avaient élevée au même niveau que les commandements d’Elohim.
Yeshoua l’a déjà dénoncé juste avant :
Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes.
Ainsi, lorsque Yeshoua dit :
« Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme »
il répond à leur accusation précise : selon leur tradition, manger avec des mains non lavées rituellement rendrait l’homme impur. Mais Yeshoua montre que la vraie souillure ne vient pas d’un rite extérieur non respecté, mais du cœur mauvais de l’homme.
Il donne lui-même l’explication quelques versets plus loin :
Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c’est ce qui souille l’homme. Car c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies. Voilà les choses qui souillent l’homme ; mais manger sans s’être lavé les mains, cela ne souille point l’homme.
Le verset 20 donne la clé de tout le passage :
« Mais manger sans s’être lavé les mains, cela ne souille point l’homme. »
Yeshoua ne dit pas : “Les animaux impurs sont maintenant purs.”
Il dit : “Manger sans respecter une ablution traditionnelle ne souille pas l’homme.”
Le passage parallèle de Marc confirme aussi ce contexte :
Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens, mais prennent-ils leurs repas avec des mains impures ?
Là encore, le sujet est clairement la tradition des anciens, non l’abolition des lois alimentaires données par Elohim.
Il faut donc être prudent avec Marc 7:19, car certaines traductions modernes ajoutent une formulation explicative comme :
« Il déclarait ainsi tous les aliments purs. »
Beaucoup utilisent cette phrase pour dire que Yeshoua aurait autorisé la consommation des animaux impurs. Mais cette lecture sort le verset de son contexte.
Dans Marc 7, comme dans Matthieu 15, il est question d’aliments mangés avec des mains non lavées selon une tradition humaine, et non d’animaux que la Torah appelle impurs.
Il faut aussi réfléchir à ceci : si Yeshoua avait réellement déclaré publiquement que les animaux impurs pouvaient désormais être mangés, ses adversaires auraient eu une accusation très forte contre lui.
Les pharisiens et les scribes cherchaient déjà à le prendre en faute pour le condamner. Une telle déclaration aurait été immédiatement utilisée contre lui pour l’accuser de contredire la Torah et de conduire le peuple à la désobéissance.
Or, dans ce passage, leur accusation n’est jamais :
“Tu autorises les animaux impurs.”
Leur accusation est :
“Tes disciples transgressent la tradition des anciens.”
Cela montre bien que le débat ne porte pas sur les viandes pures ou impures, mais sur les traditions humaines concernant le lavage des mains.
Il faut aussi rappeler que Yeshoua est né sous la Loi :
Mais, lorsque les temps ont été accomplis, Elohim a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi.
Yeshoua n’est donc pas venu comme un homme sans rapport avec la Torah. Il est venu au sein d’Israël, sous la Loi, pour marcher dans une obéissance parfaite envers Elohim.
Lui-même a dit :
Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.
Accomplir ne signifie pas violer ou annuler. Accomplir signifie mener à sa pleine réalité, révéler le vrai sens, obéir parfaitement et conduire ce que les Écritures annonçaient jusqu’à leur but.
C’est une vérité essentielle : si Yeshoua avait transgressé un seul commandement d’Elohim, il n’aurait pas pu être le sacrifice parfait pour nos péchés. Il aurait été lui-même coupable. Or les Écritures témoignent qu’il est sans péché :
Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.
Et encore :
Lui qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude.
Ainsi, Yeshoua n’a pas pu enseigner la transgression de la Torah tout en étant le Messie parfait. Son rôle n’était pas de conduire le peuple à désobéir à Elohim, mais de dénoncer les traditions humaines qui déformaient les commandements, et d’accomplir pleinement la volonté du Père.
Un autre exemple important se trouve dans Actes 10, avec la vision donnée à Pierre. Dans cette vision, Pierre voit des animaux de toutes sortes et entend une voix lui dire :
Et une voix lui dit : Lève-toi, Pierre, tue et mange. Mais Pierre dit : Non, Seigneur, car je n’ai jamais rien mangé de souillé ni d’impur.
Cette parole de Pierre est très importante. Pierre a vécu avec Yeshoua, il a entendu ses enseignements, il a été témoin de sa résurrection, et pourtant il dit encore : « Je n’ai jamais rien mangé de souillé ni d’impur. »
Cela montre que Pierre n’avait pas compris l’enseignement de Yeshoua dans Matthieu 15 ou Marc 7 comme une abolition des lois alimentaires. Si Yeshoua avait clairement déclaré que tous les animaux impurs pouvaient désormais être mangés, Pierre ne se serait pas justifié ainsi dans Actes 10.
En réalité, la vision d’Actes 10 ne concernait pas premièrement la nourriture, mais les nations. Elohim préparait Pierre à aller vers Corneille, un homme non-juif, afin de lui annoncer l’Évangile. Pierre lui-même donne l’explication de la vision :
Vous savez, leur dit-il, qu’il est défendu à un Juif de se lier avec un étranger ou d’entrer chez lui ; mais Elohim m’a appris à ne regarder aucun homme comme souillé et impur.
Pierre ne dit pas :
“Elohim m’a appris que tous les animaux sont purs.”
Il dit :
“Elohim m’a appris à ne regarder aucun homme comme souillé et impur.”
Cela confirme que la vision utilisait une image forte pour révéler une vérité spirituelle : les nations ne devaient pas être rejetées, car Elohim ouvrait aussi la porte du salut aux païens par la foi en Yeshoua.
Ainsi, Actes 10 confirme que les disciples n’avaient pas compris Matthieu 15 comme une autorisation de manger des animaux impurs. Pierre lui-même témoigne qu’il n’en avait jamais mangé.
Le vrai sujet est donc cohérent : dans Matthieu 15, Yeshoua dénonce les traditions humaines sur le lavage des mains ; dans Actes 10, Elohim montre à Pierre qu’il ne doit pas considérer les hommes des nations comme impurs lorsque Dieu les appelle au salut.
Ce passage est donc souvent tordu pour lui faire dire autre chose que ce que le contexte enseigne. Pierre avertit justement que certains tordent les Écritures :
… les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine.
Ainsi, Matthieu 15:10-11 ne doit pas être utilisé pour annuler les commandements d’Elohim. Yeshoua ne vient pas déclarer purs les animaux que la Torah appelle impurs. Il dénonce une fausse conception de la souillure basée sur des traditions humaines.
La vraie souillure, selon Yeshoua, vient du cœur : mauvaises pensées, meurtres, adultères, vols, faux témoignages et calomnies.
Le Seigneur ramène donc le peuple à une compréhension plus profonde : ce n’est pas une tradition d’homme non respectée qui rend impur devant Elohim, mais un cœur corrompu qui produit le péché.
Ce passage montre donc que Yeshoua ne détruit pas la Torah. Au contraire, il dénonce les traditions humaines qui l’obscurcissent, il marche lui-même dans une obéissance parfaite, et il révèle que la vraie pureté commence dans le cœur soumis à Elohim.
Pour aller plus loin
Également dans Marc 7:2-5
Les Juifs pratiquent encore aujourd'hui le rite de l'ablution des mains. Ce qui pose problème dans ce contexte, c'est que les disciples n'appliquent pas cette tradition, et Yeshua dénonce leur hypocrisie dans ce cas.
Jusqu'aux années 1950, AUCUNE traduction de la bible ne comportait cette phrase! Et ne se trouve non plus dans les textes grecs originaux, c'est un ajout récent qui emmène malheureusement à la confusion et à la désobéissance.
4Versets 22 à 24
« «Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria: Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon. Il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples s'approchèrent, et lui dirent avec insistance: Renvoie-la, car elle crie derrière nous. Il répondit: Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël. » »
Ce passage est parfois utilisé par certains pour discréditer Yeshoua ou pour faire croire que le salut serait réservé uniquement à une origine humaine. Mais cette lecture ne respecte pas le contexte biblique ni l’ordre prophétique du plan d’Elohim.
Quand Yeshoua dit :
« Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël »
il ne dit pas que les nations sont définitivement rejetées. Il rappelle simplement l’ordre de sa mission terrestre. Le Messie devait venir d’abord vers Israël, car c’est à Israël qu’Elohim avait confié les promesses, les alliances, la Torah, les prophètes et l’attente messianique.
Yeshoua est venu accomplir ce qui était écrit à son sujet :
Puis il leur dit : C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, qu’il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes.
Il ne vient donc pas faire les choses dans le désordre. Il accomplit d’abord ce qui concerne Israël, puis l’ouverture aux nations viendra pleinement après sa mort, sa résurrection et l’envoi des disciples.
On peut comprendre ce principe avec Moïse. Elohim envoie Moïse premièrement pour délivrer les enfants d’Israël d’Égypte :
Maintenant, va, je t’enverrai auprès de Pharaon, et tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les enfants d’Israël.
Moïse n’a pas été envoyé premièrement pour délivrer toutes les nations d’Égypte, mais Israël. Pourtant, cela n’a pas empêché des étrangers de sortir avec eux et de s’attacher au peuple délivré :
Une multitude de gens de toute espèce montèrent avec eux ; ils avaient aussi des troupeaux considérables de brebis et de bœufs.
Cela montre un principe important : une mission peut commencer par Israël sans exclure définitivement les étrangers. Avec Yeshoua, c’est pareil. Il vient d’abord vers les brebis perdues de la maison d’Israël, mais cela prépare ensuite l’ouverture du salut aux nations.
Les prophètes annonçaient déjà qu’Elohim rassemblerait ses brebis dispersées :
Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Voici, j’en veux aux pasteurs ! Je reprendrai mes brebis d’entre leurs mains, je ne les laisserai plus paître mes brebis… je délivrerai mes brebis de leur bouche, et elles ne seront plus pour eux une proie.
Yeshoua vient donc comme le Berger annoncé, celui qui vient chercher les brebis perdues et reprendre soin du peuple que les mauvais bergers ont égaré.
Cette idée apparaît aussi dans les prophètes :
Je te rassemblerai tout entier, ô Jacob ! Je rassemblerai les restes d’Israël, je les réunirai comme les brebis d’une bergerie…
Donc, lorsque Yeshoua parle des brebis perdues de la maison d’Israël, il parle dans le langage des prophètes. Il vient accomplir la promesse faite à Israël.
Mais ce n’était pas encore le moment où les disciples devaient aller pleinement vers toutes les nations. Cet envoi universel viendra clairement après la résurrection :
Allez, faites de toutes les nations des disciples…
Cela montre que les nations n’étaient pas exclues du plan d’Elohim. Simplement, il y avait un ordre : d’abord Israël, puis les nations.
Les prophètes avaient déjà annoncé que les étrangers aussi pourraient s’attacher à Elohim :
Et les étrangers qui s’attacheront à l’Éternel pour le servir, pour aimer le nom de l’Éternel, pour être ses serviteurs… je les amènerai sur ma montagne sainte, et je les réjouirai dans ma maison de prière… car ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples.
Et encore :
Beaucoup de nations s’attacheront à l’Éternel en ce jour-là, et deviendront mon peuple.
Il faut donc comprendre que Yeshoua ne rejette pas les nations par haine ou par mépris. Il agit selon l’ordre prophétique d’Elohim. Le salut vient d’abord par Israël, car le Messie vient d’Israël, mais ce salut devait ensuite atteindre les peuples.
C’est pourquoi Yeshoua dira aussi :
Le salut vient des Juifs.
Cela ne signifie pas que tout Juif est automatiquement sauvé sans la foi. Cela signifie que le plan du salut passe par Israël : les promesses, les prophètes, les alliances, et surtout le Messie. Le salut vient des Juifs parce que Yeshoua, le Sauveur, vient du peuple juif, selon les promesses d’Elohim.
Il faut aussi rappeler qu’une partie d’Israël devait rejeter le Messie, comme les prophètes l’avaient annoncé. Yeshoua lui-même dit :
Mais il faut auparavant qu’il souffre beaucoup, et qu’il soit rejeté par cette génération.
Et il cite aussi cette image :
La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l’angle ; c’est du Seigneur que cela est venu, et c’est un prodige à nos yeux.
Ce rejet ne signifie pas que le plan d’Elohim échoue. Au contraire, par ce rejet, l’ouverture aux nations devient manifeste. Paul le résume ainsi :
Car si leur rejet a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon une vie d’entre les morts ?
Mais il ne faut pas oublier que les nations ne remplacent pas Dieu ni ne créent un autre peuple séparé de tout ce qu’Elohim avait révélé. Elles sont appelées à s’attacher à Elohim par la foi, selon les promesses déjà annoncées par les prophètes.
Ainsi, lorsque certains utilisent Matthieu 15:24 pour dire que Yeshoua ne concerne que les Juifs ou pour discréditer la foi, ils sortent le verset de son contexte. Yeshoua ne dit pas : “Les nations n’auront jamais part au salut.” Il dit que sa mission terrestre commence par les brebis perdues d’Israël.
Le danger est de prendre une phrase isolée et de lui faire dire l’inverse du plan d’Elohim. Les Écritures montrent un ordre clair : le Messie vient d’abord pour Israël, il est rejeté par une partie de cette génération, puis le salut est annoncé aux nations.
Ainsi, Matthieu 15:22-24 ne prouve pas une exclusion définitive des nations. Il montre plutôt que Yeshoua accomplit les choses dans l’ordre prophétique : d’abord les brebis perdues de la maison d’Israël, puis les nations appelées à venir à Elohim par la foi.
Pour aller plus loin
Voici la phrase préférée de certains dans l'islam pour discréditer les croyants, ou même de personnes affirmant que seules leur race serait sauvée.
Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous.
Également, par rapport au fait que ces brebis ont été dispersées à la base:
Mais aussi que beaucoup ne comprendront pas:
J'entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? Je répondis: Me voici, envoie-moi (Yeshua).
Il dit alors: Va, et dis à ce peuple: Vous entendrez, et vous ne comprendrez point; Vous verrez, et vous ne saisirez point.
Rends insensible le cœur de ce peuple, Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu'il ne voie point de ses yeux, n'entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son cœur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri.
Ils ont excité ma jalousie par ce qui n'est point Elohim, Ils m'ont irrité par leurs vaines idoles; Et moi, j'exciterai leur jalousie par ce qui n'est point un peuple, Je les irriterai par une nation insensée.
Cela ouvre la possibilité également aux étrangers d'y entrer, évidemment par conversion en Yeshua.
C'est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Elohim vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits.
Confirmer par Paul :
Mais tous n'ont pas obéi à la bonne nouvelle. Aussi Ésaïe dit-il: Seigneur, Qui a cru à notre prédication?
Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ.
Mais je dis: N'ont-ils pas entendu? Au contraire! Leur voix est allée par toute la terre, Et leurs paroles jusqu'aux extrémités du monde.
Mais je dis: Israël ne l'a-t-il pas su? Moïse le premier dit: J'exciterai votre jalousie par ce qui n'est point une nation, je provoquerai votre colère par une nation sans intelligence.
Et Ésaïe pousse la hardiesse jusqu'à dire: J'ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas, Je me suis manifesté à ceux qui ne me demandaient pas.
Mais au sujet d'Israël, il dit: J'ai tendu mes mains tout le jour vers un peuple rebelle Et contredisant.
(Yeshua en Égypte/monde pris le nom de Yeshua)
Joseph qui fut appelé « Tsaphnath Paenéach » prit une femme en Égypte et fit des enfants hors de sa patrie, mais la réconciliation sera de plus merveilleuse à la fin.
Tout comme Yeshua avec son peuple à la fin.
Mais pour l'instant les étrangers sont aussi greffés tout comme prophétisé par Ésaïe et Zacharie :
5Versets 25 à 28
« «Mais elle vint se prosterner devant lui, disant: Seigneur, secours-moi! Il répondit: Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. Oui, Seigneur, dit-elle, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. Alors Yeshoua lui dit: Femme, ta foi est grande; qu'il te soit fait comme tu veux. Et, à l'heure même, sa fille fut guérie. » »
Ce passage peut sembler dur au premier regard, mais il faut le comprendre dans la continuité de ce que Yeshoua vient de dire : il est envoyé d’abord aux brebis perdues de la maison d’Israël. Le pain représente ici les bénédictions, la délivrance et les signes du Royaume donnés premièrement aux enfants, c’est-à-dire à Israël, peuple de l’alliance.
Quand Yeshoua parle des petits chiens, il ne fautpas comprendre cela comme une insulte gratuite ou un rejet méprisant. Il utilise une image domestique : les enfants sont à table, et les petits chiens sont sous la table. Cette image montre un ordre de priorité : les enfants sont servis en premier, puis les petits chiens reçoivent les miettes qui tombent.
Dans les Écritures, le chien peut représenter ce qui est à l’extérieur, ce qui n’est pas à la place des enfants de l’alliance. Par exemple, la Torah dit :
Vous serez pour moi des hommes saints. Vous ne mangerez point de chair déchirée dans les champs ; vous la jetterez aux chiens.
Ici, les chiens sont associés à ce qui est dehors, à ce qui n’est pas destiné au peuple saint d’Elohim. Cela aide à comprendre l’image employée par Yeshoua : les petits chiens peuvent représenter ceux des nations, ceux qui ne sont pas servis en premier dans l’ordre de la mission messianique.
On retrouve aussi cette image dans les Psaumes :
Car des chiens m’environnent, une bande de scélérats rôdent autour de moi…
Et encore :
Ils reviennent chaque soir, ils hurlent comme des chiens, ils font le tour de la ville.
Dans ces passages, le chien représente souvent ceux qui sont dehors, errants, éloignés de la maison ou de l’ordre saint. Mais dans Matthieu 15, Yeshoua ne parle pas de chiens sauvages : il parle de petits chiens, une image plus domestique, liée à la maison. Ils ne sont pas assis à la table comme les enfants, mais ils sont assez proches pour recevoir les miettes.
La réponse de la femme est remarquable :
« Oui, Seigneur, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
Elle ne se révolte pas contre l’ordre établi par Elohim. Elle ne dit pas : “J’ai les mêmes droits que les enfants à ce moment-là.” Au contraire, elle reconnaît que le pain appartient d’abord aux enfants, c’est-à-dire à Israël. Mais elle croit aussi qu’une simple miette de la puissance de Yeshoua suffit pour délivrer sa fille.
C’est surtout cela que Yeshoua met en lumière : la grande foi de cette femme. Elle reconnaît Yeshoua comme Seigneur, elle vient humblement, elle persévère malgré le silence et l’épreuve, et elle croit qu’il peut agir même pour elle, qui vient des nations.
C’est pourquoi Yeshoua lui dit :
« Femme, ta foi est grande. »
Il ne dit pas : “ton origine est grande”, ni “ta race te sauve”, mais ta foi est grande. Yeshoua ne la rejette donc pas. Au contraire, il finit par louer sa foi et guérir sa fille.
Ainsi, ce passage montre que la mission terrestre de Yeshoua commence par Israël, selon l’ordre prophétique, mais que la foi ouvre déjà une porte aux nations.
Cette femme devient un exemple vivant : ceux qui viennent avec humilité, persévérance et foi peuvent recevoir la miséricorde d’Elohim par le Messie d’Israël.
À l’heure même, sa fille fut guérie. Cela prouve que Yeshoua ne méprise pas cette femme. Il met sa foi en évidence et manifeste la puissance d’Elohim en sa faveur.
Le passage enseigne donc ceci : d’abord Israël dans l’ordre de la mission, puis les nations par la foi, sans orgueil, sans revendication charnelle, mais par la miséricorde du Messie.
📖 Matthieu 15
- Alors des pharisiens et des scribes vinrent de Jérusalem auprès de Yeshua, et dirent:
- Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas.
- Il leur répondit: Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Elohim au profit de votre tradition?
- Car Elohim a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.
- Mais vous, vous dites: Celui qui dira à son père ou à sa mère: Ce dont j'aurais pu t'assister est une offrande à Elohim, n'est pas tenu d'honorer son père ou sa mère.
- Vous annulez ainsi la parole de Elohim au profit de votre tradition.
- Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit:
- Ce peuple m'honore des lèvres, Mais son coeur est éloigné de moi.
- C'est en vain qu'ils m'honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d'hommes.
- Ayant appelé à lui la foule, il lui dit: Écoutez, et comprenez.
- Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme; mais ce qui sort de la bouche, c'est ce qui souille l'homme.
- Alors ses disciples s'approchèrent, et lui dirent: Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés des paroles qu'ils ont entendues?
- Il répondit: Toute plante que n'a pas plantée mon Père céleste sera déracinée.
- Laissez-les: ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse.
- Pierre, prenant la parole, lui dit: Explique-nous cette parabole.
- Et Yeshua dit: Vous aussi, êtes-vous encore sans intelligence?
- Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche va dans le ventre, puis est jeté dans les lieux secrets?
- Mais ce qui sort de la bouche vient du coeur, et c'est ce qui souille l'homme.
- Car c'est du coeur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies.
- Voilà les choses qui souillent l'homme; mais manger sans s'être lavé les mains, cela ne souille point l'homme.
- Yeshua, étant parti de là, se retira dans le territoire de Tyr et de Sidon.
- Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria: Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon.
- Il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples s'approchèrent, et lui dirent avec insistance: Renvoie-la, car elle crie derrière nous.
- Il répondit: Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël.
- Mais elle vint se prosterner devant lui, disant: Seigneur, secours-moi!
- Il répondit: Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens.
- Oui, Seigneur, dit-elle, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres.
- Alors Yeshua lui dit: Femme, ta foi est grande; qu'il te soit fait comme tu veux. Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.
- Yeshua quitta ces lieux, et vint près de la mer de Galilée. Étant monté sur la montagne, il s'y assit.
- Alors s'approcha de lui une grande foule, ayant avec elle des boiteux, des aveugles, des muets, des estropiés, et beaucoup d'autres malades. On les mit à ses pieds, et il les guérit;
- en sorte que la foule était dans l'admiration de voir que les muets parlaient, que les estropiés étaient guéris, que les boiteux marchaient, que les aveugles voyaient; et elle glorifiait le Elohim d'Israël.
- Yeshua, ayant appelé ses disciples, dit: Je suis ému de compassion pour cette foule; car voilà trois jours qu'ils sont près de moi, et ils n'ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur que les forces ne leur manquent en chemin.
- Les disciples lui dirent: Comment nous procurer dans ce lieu désert assez de pains pour rassasier une si grande foule?
- Yeshua leur demanda: Combien avez-vous de pains? Sept, répondirent-ils, et quelques petits poissons.
- Alors il fit asseoir la foule par terre,
- prit les sept pains et les poissons, et, après avoir rendu grâces, il les rompit et les donna à ses disciples, qui les distribuèrent à la foule.
- Tous mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient.
- Ceux qui avaient mangé étaient quatre mille hommes, sans les femmes et les enfants.
- Ensuite, il renvoya la foule, monta dans la barque, et se rendit dans la contrée de Magadan.
