Bible Contexte

Accueil › Nouveau Testament chapitre par chapitre

Analyse Matthieu 19

⏱ 52 min de lecture · 10 parties

1Présentation générale du chapitre

Dans Matthieu 19, Yeshoua aborde plusieurs sujets importants de la vie spirituelle : le mariage, les enfants, les richesses et le fait de tout quitter pour le suivre. Ce chapitre montre que le Royaume de Dieu ne se vit pas seulement avec des paroles, mais avec un cœur sincère devant Dieu. Yeshoua y révèle ce qui peut rapprocher l’homme de Dieu, mais aussi ce qui peut devenir un obstacle dans sa marche.

2Versets 3 à 6

« « Les pharisiens l'abordèrent, et dirent, pour l'éprouver: Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque? Il répondit: N'avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l'homme et la femme et qu'il dit: C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair? Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l'homme donc ne sépare pas ce que Elohim a joint. » »

Dans ce passage, les pharisiens viennent vers Yeshoua pour l’éprouver. Leur question n’est pas sincère : ils veulent le piéger sur le sujet de la répudiation.

Ils demandent si un homme peut répudier sa femme pour un motif quelconque. Mais Yeshoua ne commence pas par le divorce. Il ramène le sujet au commencement, c’est-à-dire à ce qu’Elohim a établi dès la création.

Il dit :

« Le Créateur, au commencement, fit l’homme et la femme. »

Cela montre que le mariage ne vient pas d’une règle humaine, mais de Dieu lui-même. Au commencement, Elohim a créé l’homme et la femme, puis il a établi leur union.

La Genèse dit :

📖 Genèse 2:24

L’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.

Devenir une seule chair, c’est une union profonde : union du corps, de la vie, de l’alliance, de la fidélité et du foyer. Le mariage n’est donc pas une relation légère qu’on peut briser selon l’humeur ou l’intérêt personnel.

La femme a été tirée de l’homme :

📖 Genèse 2:23

Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair !

Puis elle est unie à lui dans le mariage. Cela montre que l’homme et la femme sont faits pour devenir une seule chair selon le plan de Dieu.

Paul rappelle aussi cet ordre :

📖 1 Corinthiens 11:8-9

L’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme ; et l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l’homme.

Mais il ajoute aussi :

📖 1 Corinthiens 11:11-12

Dans le Seigneur, la femme n’est point sans l’homme, ni l’homme sans la femme […] et tout vient de Dieu.

Ainsi, il y a un ordre établi par Dieu, mais tout vient d’Elohim.

C’est pourquoi Yeshoua conclut :

« Que l’homme donc ne sépare pas ce que Elohim a joint. »

Les pharisiens cherchent un motif pour séparer. Yeshoua montre d’abord ce que Dieu a uni.

Dans la suite, Yeshoua explique que Moïse a permis la répudiation à cause de la dureté du cœur :

📖 Matthieu 19:8

C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; au commencement, il n’en était pas ainsi.

Donc la répudiation facile n’était pas le projet de Dieu au commencement. Elle vient de la dureté du cœur humain.

Dieu avait déjà parlé par Malachie :

📖 Malachie 2:14

L’Éternel a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse, à laquelle tu es infidèle, bien qu’elle soit ta compagne et la femme de ton alliance.

Et encore :

📖 Malachie 2:16

Car je hais la répudiation, dit l’Éternel, le Dieu d’Israël […] Prenez donc garde en votre esprit, et ne soyez pas infidèles !

Cela montre que le mariage est une alliance devant Dieu. L’homme ne doit pas traiter sa femme comme une chose qu’il peut rejeter pour un motif quelconque. Elle est sa compagne, la femme de son alliance, et Dieu est témoin.

Paul montre aussi que l’union du corps n’est pas légère :

📖 1 Corinthiens 6:16

Celui qui s’attache à la prostituée est un seul corps avec elle ; car, est-il dit, les deux deviendront une seule chair.

Si même une union charnelle en dehors du mariage a un poids devant Dieu, combien plus l’union du mariage doit être respectée.

Ainsi, Yeshoua dévoile l’erreur des pharisiens. Ils veulent discuter des raisons de répudier, mais lui les ramène à l’ordre du Créateur.

Le message principal est donc clair : le mariage est une alliance sainte entre l’homme et la femme, établie par Elohim dès le commencement. Les deux deviennent une seule chair. Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit pas le séparer avec légèreté, infidélité ou dureté de cœur.

3Versets 7 à 9

« «Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier? Il leur répondit: C'est à cause de la dureté de votre coeur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes; au commencement, il n'en était pas ainsi. Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère.» »

Après que Yeshoua a rappelé que le Créateur a fait l’homme et la femme pour devenir une seule chair, les pharisiens reviennent avec Moïse.

Ils disent :

« Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier ? »

Leur question est un piège. Ils veulent pousser Yeshoua à parler contre Moïse et contre la Loi, afin de trouver une occasion de l’accuser. S’il disait simplement que Moïse avait tort, ils auraient pu dire qu’il rejetait la Torah. Mais s’il acceptait la répudiation facile, il contredirait le plan de Dieu depuis le commencement.

Yeshoua ne tombe pas dans leur piège. Il ne parle pas contre Moïse, mais il explique pourquoi Moïse a permis cette pratique.

Il répond :

« C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes. »

Cela montre que la lettre de divorce n’était pas le projet parfait de Dieu pour le mariage. Moïse l’a permise à cause de la dureté du cœur humain. Autrement dit, cette permission existait pour encadrer une situation mauvaise, à cause du péché, de l’infidélité, de l’injustice et de la dureté des hommes.

Le problème principal n’était donc pas Moïse, ni la Loi, mais le cœur de l’homme.

C’est pour cela que Yeshoua ajoute :

« Au commencement, il n’en était pas ainsi. »

Cette phrase est essentielle. Yeshoua ramène encore les pharisiens à l’ordre établi par Elohim dès la création. Au commencement, Dieu n’a pas établi le mariage pour qu’il soit brisé facilement. Il a uni l’homme et la femme pour qu’ils deviennent une seule chair.

Les pharisiens cherchent une permission pour séparer. Yeshoua rappelle ce que Dieu a uni.

Les pharisiens cherchent à utiliser Moïse pour justifier la répudiation. Yeshoua montre que Moïse a permis cela à cause de la dureté du cœur.

Il y a ici un parallèle spirituel important. La Loi a été donnée à Moïse sur des tables de pierre, mais le vrai problème du peuple était aussi un cœur dur, comme un cœur de pierre. Dieu avait donné des commandements justes, mais à cause de leur cœur dur, les hommes pouvaient utiliser la Loi pour se justifier au lieu de revenir à l’intention de Dieu.

C’est pourquoi Dieu annonce par les prophètes :

📖 Ézéchiel 36:26

Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

Cela montre que Dieu ne voulait pas seulement une loi extérieure, mais un cœur transformé. Car avec un cœur dur, l’homme cherche comment répudier. Mais avec un cœur de chair, l’homme cherche comment rester fidèle à l’alliance.

Avec un cœur dur, on demande : « Jusqu’où puis-je aller pour séparer ? »

Mais avec un cœur transformé, on demande : « Comment rester fidèle à ce que Dieu a uni ? »

Dieu avait déjà parlé de cela par le prophète Malachie :

📖 Malachie 2:14

L’Éternel a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse, à laquelle tu es infidèle, bien qu’elle soit ta compagne et la femme de ton alliance.

Ce verset montre que le mariage est une alliance devant Dieu. L’Éternel lui-même est témoin entre l’homme et la femme de sa jeunesse. La femme n’est pas une personne que l’homme peut rejeter pour un motif quelconque. Elle est appelée :

« ta compagne » « la femme de ton alliance »

Dieu dit encore :

📖 Malachie 2:16

Car je hais la répudiation, dit l’Éternel, le Dieu d’Israël […] Prenez donc garde en votre esprit, et ne soyez pas infidèles !

Ce passage confirme l’enseignement de Yeshoua. Dieu condamne l’infidélité et la répudiation faite avec dureté. Les pharisiens regardent la lettre de divorce, mais Dieu regarde le cœur. Ils cherchent ce qui est permis, mais Yeshoua rappelle ce que Dieu voulait au commencement.

Puis Yeshoua dit :

« Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère. »

Ici, Yeshoua montre que répudier sa femme sans cause légitime, puis en épouser une autre, n’est pas une simple décision personnelle. Devant Dieu, c’est un adultère.

Pourquoi ? Parce que l’homme agit comme si la première alliance n’existait plus, alors qu’il a séparé ce que Dieu avait uni. Une lettre de divorce ne doit pas servir à couvrir l’égoïsme, l’infidélité ou la dureté du cœur.

Yeshoua enseigne la même chose dans Matthieu 5 :

📖 Matthieu 5:31-32

Il a été dit : Que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de divorce. Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère.

Donc Yeshoua ne contredit pas Moïse. Il révèle le vrai problème que Moïse avait dû encadrer : la dureté du cœur humain.

Paul confirme aussi ce principe pour les croyants :

📖 1 Corinthiens 7:10-11

Que la femme ne se sépare point de son mari ; si elle est séparée, qu’elle demeure sans se marier ou qu’elle se réconcilie avec son mari, et que le mari ne répudie point sa femme.

Paul rappelle que le but n’est pas la séparation, mais la fidélité, la paix et, si possible, la réconciliation. Il dit aussi que si un conjoint non-croyant veut partir, le frère ou la sœur n’est pas lié dans ce cas-là, car Dieu nous a appelés à vivre en paix.

Ainsi, les pharisiens voulaient piéger Yeshoua avec Moïse. Mais Yeshoua répond avec sagesse. Il ne rejette pas Moïse, il explique pourquoi Moïse a permis la lettre de divorce. Ensuite, il ramène tout au commencement, au plan d’Elohim.

Moïse a permis la répudiation à cause de la dureté du cœur. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi.

La Loi a été donnée sur des tables de pierre. Mais Dieu veut enlever le cœur de pierre et donner un cœur de chair.

Avec un cœur dur, l’homme cherche une raison pour répudier. Avec un cœur de chair, l’homme garde l’alliance devant Dieu.

Le message est donc clair : le mariage est une alliance devant Elohim. L’homme ne doit pas répudier sa femme pour un motif quelconque. Celui qui brise cette alliance sans cause légitime et en épouse une autre commet un adultère, car il méprise ce que Dieu a uni.

Yeshoua ramène les hommes à la vérité du commencement : non pas la répudiation facile, mais la fidélité ; non pas la dureté du cœur, mais l’alliance ; non pas un cœur de pierre, mais un cœur transformé devant Dieu. Ton texte de base allait déjà dans ce sens en montrant que Moïse a permis la lettre de divorce à cause de la dureté du cœur, mais que ce n’était pas le plan initial d’Elohim pour le mariage.

Pour aller plus loin

Lorsque les gens interrogent Yeshua sur la légitimité de la pratique du divorce, il leur explique la raison derrière la prescription de Moïse et soulève l'idée d'une évolution dans la perception de cette question.

Cela sous-entend que l'homme, en raison de ses tendances égoïstes et insensibles, était incapable de traiter les questions matrimoniales avec la compassion et l'amour qu'elles méritaient.

Le Maître Yeshua dit ceci également :

Il rappelle que "au commencement, il n'en était pas ainsi", faisant référence à l'époque de la création où l'union matrimoniale était conçue comme une relation intime, durable et sacrée entre un homme et une femme.

Dans cette perspective, l'idée de divorce ne correspondait pas à la vision divine de l'unité et de l'amour mutuel.

Et voici également les conseils de Paul pour les croyants:

📖 1 Corinthien 7:25-40

Pour ce qui est des vierges, je n'ai point d'ordre du Seigneur; mais je donne un avis, comme ayant reçu du Seigneur miséricorde pour être fidèle. Voici donc ce que j'estime bon, à cause des temps difficiles qui s'approchent: il est bon à un homme d'être ainsi. Es-tu lié à une femme, ne cherche pas à rompre ce lien; n'es-tu pas lié à une femme, ne cherche pas une femme. Si tu t'es marié, tu n'as point péché; et si la vierge s'est mariée, elle n'a point péché; mais ces personnes auront des tribulations dans la chair, et je voudrais vous les épargner. Voici ce que je dis, frères, c'est que le temps est court; que désormais ceux qui ont des femmes soient comme n'en ayant pas, ceux qui pleurent comme ne pleurant pas, ceux qui se réjouissent comme ne se réjouissant pas, ceux qui achètent comme ne possédant pas, et ceux qui usent du monde comme n'en usant pas, car la figure de ce monde passe.

Or, je voudrais que vous fussiez sans inquiétude. Celui qui n'est pas marié s'inquiète des choses du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur; et celui qui est marié s'inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à sa femme. Il y a de même une différence entre la femme et la vierge: celle qui n'est pas mariée s'inquiète des choses du Seigneur, afin d'être sainte de corps et d'esprit; et celle qui est mariée s'inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à son mari. Je dis cela dans votre intérêt; ce n'est pas pour vous prendre au piège, c'est pour vous porter à ce qui est bienséant et propre à vous attacher au Seigneur sans distraction.

Si quelqu'un regarde comme déshonorant pour sa fille de dépasser l'âge nubile, et comme nécessaire de la marier, qu'il fasse ce qu'il veut, il ne pèche point; qu'on se marie. Mais celui qui a pris une ferme résolution, sans contrainte et avec l'exercice de sa propre volonté, et qui a décidé en son coeur de garder sa fille vierge, celui-là fait bien. Ainsi, celui qui marie sa fille fait bien, et celui qui ne la marie pas fait mieux.

Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant; mais si le mari meurt, elle est libre de se marier à qui elle veut; seulement, que ce soit dans le Seigneur. Elle est plus heureuse, néanmoins, si elle demeure comme elle est, suivant mon avis. Et moi aussi, je crois avoir l'Esprit de Dieu.

4Versets 10 à 12

« « Ses disciples lui dirent: Si telle est la condition de l'homme à l'égard de la femme, il n'est pas avantageux de se marier. Il leur répondit: Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a qui le sont devenus par les hommes; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne. » »

Après avoir entendu l’enseignement de Yeshoua sur le mariage, les disciples comprennent que le mariage est une alliance très sérieuse. Si l’homme ne peut pas répudier sa femme pour n’importe quel motif, alors il ne faut pas se marier à la légère.

C’est pourquoi ils disent :

« Il n’est pas avantageux de se marier. »

Mais Yeshoua ne dit pas que le mariage est mauvais. Il vient justement de rappeler que le mariage vient du Créateur :

📖 Genèse 2:24

L’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.

Le mariage est donc saint lorsqu’il est vécu selon Dieu. Mais Yeshoua montre aussi que certains ne sont pas appelés au mariage.

Il dit :

« Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. »

Cela veut dire que le célibat consacré n’est pas donné à tout le monde. C’est une capacité particulière que Dieu donne à certains.

Paul dit aussi :

📖 1 Corinthiens 7:7

Chacun tient de Dieu un don particulier, l’un d’une manière, l’autre d’une autre.

Yeshoua parle ensuite de trois sortes d’eunuques.

Premièrement :

« Il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère. »

Cela parle de personnes qui, dès la naissance, ont une condition particulière : incapacité naturelle, malformation, ou absence de disposition pour le mariage et l’union conjugale.

Mais il faut bien préciser que cela ne veut pas dire vivre dans l’impudicité ou coucher à droite à gauche. Un eunuque, dans ce passage, désigne quelqu’un qui ne vit pas l’union conjugale. Ce n’est pas une excuse pour une vie sexuelle désordonnée.

Deuxièmement :

« Il y en a qui le sont devenus par les hommes. »

Cela parle de ceux qui ont été rendus eunuques par l’action des hommes. On voit ce genre de cas dans les palais royaux. Par exemple :

📖 Esther 2:3

Hégaï, eunuque du roi, gardien des femmes.

On voit aussi un eunuque dans le livre des Actes :

📖 Actes 8:27

Un Éthiopien, eunuque, ministre de Candace, reine d’Éthiopie […] était venu à Jérusalem pour adorer.

Cet homme cherchait Dieu, lisait le prophète Ésaïe, reçoit l’annonce de Yeshoua, puis se fait baptiser. Son exemple ne sert pas à justifier le péché, mais à montrer qu’un eunuque peut s’attacher à Dieu sincèrement.

Troisièmement :

« Il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. »

Ici, Yeshoua ne parle pas de mutilation physique. Il parle d’un renoncement volontaire au mariage pour se consacrer davantage au Royaume de Dieu.

Paul explique cela :

📖 1 Corinthiens 7:32

Celui qui n’est pas marié s’inquiète des choses du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur.

Mais Paul précise aussi :

📖 1 Corinthiens 7:9

S’ils manquent de continence, qu’ils se marient ; car il vaut mieux se marier que de brûler.

Donc celui qui n’a pas reçu la capacité de vivre dans la continence ne doit pas prétendre être appelé au célibat tout en vivant dans le péché.

La Torah condamne clairement la débauche et les unions contraires à l’ordre de Dieu :

📖 Deutéronome 23:17

Il n’y aura aucune prostituée parmi les filles d’Israël, et il n’y aura aucun prostitué parmi les fils d’Israël.

Le Nouveau Testament confirme aussi :

📖 1 Corinthiens 6:18

Fuyez l’impudicité.

Et encore :

📖 Hébreux 13:4

Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure.

Donc ce passage ne donne pas une permission pour vivre dans la débauche, ni pour redéfinir le mariage. Yeshoua vient de rappeler que le mariage, selon Dieu, c’est l’homme et la femme devenant une seule chair. Ensuite, il parle de ceux qui ne se marient pas.

Le choix biblique est donc clair : soit le mariage selon l’ordre du Créateur, soit le célibat dans la pureté, pour ceux à qui cela est donné.

C’est pourquoi Yeshoua termine :

« Que celui qui peut comprendre comprenne. »

Autrement dit, celui qui a reçu cette capacité peut vivre le célibat pour le Royaume. Mais ce passage ne doit pas être tordu pour justifier l’impudicité ou une autre forme d’union que celle établie par Dieu.

5Versets 13 à 15

« « Alors on lui amena des petits enfants, afin qu'il leur imposât les mains et priât pour eux. Mais les disciples les repoussèrent. Et Yeshoua dit: Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. Il leur imposa les mains, et il partit de là. » »

Dans ce passage, on amène des petits enfants à Yeshoua afin qu’il leur impose les mains et prie pour eux. Les disciples les repoussent, peut-être parce qu’ils pensent que ces enfants ne sont pas assez importants, ou qu’ils dérangent le Maître.

Mais Yeshoua les corrige :

« Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi. »

Cette parole montre que les enfants ne doivent pas être méprisés ni éloignés du Seigneur. Ils ont leur place devant Dieu, et ceux qui les conduisent vers Yeshoua font une bonne chose.

Mais il faut bien comprendre ce que Yeshoua dit ensuite :

« Car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. »

Yeshoua ne dit pas ici que tous les enfants du monde sont automatiquement dans le Royaume simplement parce qu’ils sont enfants. Il utilise les petits enfants comme une image spirituelle : ils représentent la simplicité, la dépendance, l’écoute, la confiance et l’humilité.

Un enfant dépend de ses parents. Il attend d’eux, il reçoit, il apprend, il est corrigé, il est conduit. De la même manière, celui qui vient à Dieu doit venir avec un cœur humble, dépendant, prêt à écouter et à être enseigné.

Cela rejoint ce que Yeshoua dit ailleurs :

📖 Matthieu 18:3

Si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux.

Le mot important est : « si vous ne vous convertissez ». Yeshoua ne parle donc pas seulement de l’âge naturel d’un enfant, mais d’un changement de cœur. Il parle de ceux qui deviennent petits devant Dieu, qui abandonnent l’orgueil, la prétention et la volonté de se croire grands.

Il ne faut donc pas tordre ce passage pour dire que les enfants seraient automatiquement purs, saints ou comme des anges. La Bible montre que l’être humain porte le mal en lui dès sa nature déchue.

📖 Genèse 8:21

Les pensées du cœur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse.

David dit aussi :

📖 Psaume 51:7

Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché.

Ces versets montrent que l’enfant n’est pas présenté dans la Bible comme un être sans péché par nature. Il est petit, faible, dépendant, précieux, mais il a aussi besoin d’être instruit, corrigé et conduit dans la voie de Dieu.

C’est pourquoi la Torah demande aux parents d’enseigner les commandements aux enfants :

📖 Deutéronome 6:6-7

Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras.

Si les enfants étaient automatiquement justes sans instruction, il ne serait pas nécessaire de leur enseigner la voie de Dieu. Mais Elohim demande justement qu’ils soient formés, instruits et corrigés.

Les Proverbes disent aussi :

📖 Proverbes 22:6

Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas.

Et encore :

📖 Proverbes 22:15

La folie est attachée au cœur de l’enfant ; la verge de la correction l’éloignera de lui.

Cela montre bien l’équilibre biblique. L’enfant est précieux devant Dieu, mais il n’est pas présenté comme un ange sans péché. Il doit être instruit, corrigé et conduit vers Dieu.

On voit aussi, au temps de Noé, que Dieu n’a pas sauvé tous les enfants du monde simplement parce qu’ils étaient enfants. Le jugement est venu sur toute la terre, et Dieu a sauvé Noé et sa famille dans l’arche.

📖 Genèse 7:23

Tous les êtres qui étaient sur la face de la terre furent exterminés […] Il ne resta que Noé, et ce qui était avec lui dans l’arche.

Cela montre qu’il faut faire attention à ne pas créer une doctrine humaine en disant que tout enfant serait automatiquement sauvé simplement par son âge. Le texte de Matthieu 19 ne dit pas cela.

Cependant, il ne faut pas non plus mépriser les enfants. La Bible dit :

📖 Psaume 127:3

Voici, des fils sont un héritage de l’Éternel, le fruit des entrailles est une récompense.

Les enfants sont précieux. Ils doivent être protégés, bénis, instruits et conduits vers Dieu. C’est ce que Yeshoua montre en les accueillant et en leur imposant les mains.

Il y a aussi un principe familial dans les Écritures. Quand le geôlier de Philippes demande ce qu’il doit faire pour être sauvé, Paul et Silas répondent :

📖 Actes 16:31

Crois au Seigneur Yeshoua, et tu seras sauvé, toi et ta famille.

Cela montre que la foi d’un chef de famille peut ouvrir une porte de bénédiction et d’instruction pour toute sa maison. Mais cela ne veut pas dire que chaque membre de la famille est sauvé sans foi, sans conversion et sans obéissance. La maison est appelée à entrer dans la foi, à écouter la Parole et à suivre le Seigneur.

Dans Matthieu 19, le message principal est donc clair : Yeshoua accueille les petits enfants et refuse qu’on les empêche de venir à lui. Mais il ne dit pas que l’enfance, en elle-même, sauve automatiquement. Il montre que le Royaume appartient à ceux qui leur ressemblent : ceux qui viennent avec humilité, confiance, dépendance et simplicité devant Dieu.

Ainsi, les enfants sont une image du disciple. Le vrai disciple ne vient pas devant Dieu avec orgueil, comme quelqu’un qui sait tout ou qui n’a besoin de rien. Il vient comme un enfant qui dépend de son père : il écoute, il reçoit, il apprend, il accepte d’être conduit et corrigé.

Le Royaume des cieux n’est donc pas pour les orgueilleux, ni pour ceux qui se croient grands, mais pour ceux qui acceptent de devenir petits devant Elohim. Les enfants ne doivent pas être méprisés, mais ils ne doivent pas non plus être transformés en symbole de pureté automatique. Ils sont précieux, vulnérables, à instruire et à conduire vers Yeshoua.

C’est pourquoi Yeshoua dit :

« Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi. »

Car celui qui vient à lui avec un cœur humble, simple et dépendant ressemble à ces petits enfants, et c’est à de tels cœurs qu’appartient le Royaume des cieux.

6Versets 16 à 23

« « Et voici, un homme s'approcha, et dit à Yeshoua: Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle? Il lui répondit: Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon? Un seul est le bon. Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. Lesquels? lui dit-il. Et Yeshoua répondit: Tu ne tueras point; tu ne commettras point d'adultère; tu ne déroberas point; tu ne diras point de faux témoignage; honore ton père et ta mère; et: tu aimeras ton prochain comme toi-même. Le jeune homme lui dit: J'ai observé toutes ces choses; que me manque-t-il encore? Yeshoua lui dit: Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. Après avoir entendu ces paroles, le jeune homme s'en alla tout triste; car il avait de grands biens. Yeshoua dit à ses disciples: Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux. » »

Dans ce passage, un jeune homme vient vers Yeshoua avec une question essentielle :

« Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »

Yeshoua lui répond d’abord :

« Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. »

Le Seigneur ne présente donc pas une foi sans obéissance. Il rappelle que celui qui veut entrer dans la vie doit marcher selon la volonté d’Elohim.

Yeshoua cite ensuite plusieurs commandements : ne pas tuer, ne pas commettre adultère, ne pas voler, ne pas porter de faux témoignage, honorer son père et sa mère, et aimer son prochain comme soi-même.

Il faut faire attention à une mauvaise interprétation. Certains disent : “Yeshoua n’a pas cité le Shabbat, donc cet homme ne gardait peut-être pas le Shabbat, et Yeshoua ne lui a rien reproché.” Mais ce raisonnement n’est pas cohérent.

Yeshoua ne fait pas ici la liste complète de toute la Torah. Il donne une réponse ciblée, surtout sur les commandements liés au prochain, parce qu’il va ensuite révéler le vrai manque du jeune homme : son amour concret envers les pauvres et son attachement à ses biens.

Si cet homme avait vécu ouvertement dans le mépris du Shabbat ou d’autres commandements, il n’aurait pas pu répondre avec assurance :

« J’ai observé toutes ces choses. »

Le texte présente plutôt un homme religieux, moral, respectueux extérieurement, mais dont le cœur reste attaché à ses grands biens.

Yeshoua lui dit alors :

« Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. »

Ici, Yeshoua touche directement l’idole de son cœur. Le jeune homme voulait la vie éternelle, mais il n’était pas prêt à abandonner son trésor terrestre. Il voulait suivre Dieu, mais sans perdre ce qui le possédait intérieurement.

C’est pourquoi le texte dit :

« Le jeune homme s’en alla tout triste ; car il avait de grands biens. »

Il ne repart pas joyeux en gardant ses richesses. Il repart triste, parce que ses biens tenaient son cœur.

Il faut donc faire attention à ceux qui disent simplement : “Le problème, ce n’est pas l’argent, c’est seulement le cœur.” Oui, le cœur est le centre du problème. Mais justement, ce passage montre que les richesses peuvent capturer le cœur. Les biens peuvent devenir une sécurité, une idole, un orgueil, un maître et un obstacle au renoncement.

C’est pourquoi Yeshoua dit :

« Un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux. »

Il ne dit pas que c’est facile. Il dit difficilement.

Yeshoua avait déjà averti :

📖 Matthieu 6:24

Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.

Le Seigneur ne dit pas : “Servez Dieu et Mammon avec équilibre.” Il dit clairement qu’il faut choisir son maître.

Aujourd’hui, il existe un grand paradoxe. Certains font croire aux gens que s’ils ne sont pas riches, c’est parce qu’ils sont maudits, faibles dans la foi ou pas assez bénis. Ensuite, ils enseignent qu’une fois entré dans la foi, on peut utiliser Dieu pour obtenir les richesses, la réussite, la gloire et les choses que l’on n’avait pas avant.

Mais ce n’est pas l’enseignement de Yeshoua.

Yeshoua ne dit pas au jeune homme riche : “Viens à moi, et tu deviendras encore plus riche.” Il lui dit :

« Va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres […] puis viens, et suis-moi. »

Le problème de certains enseignements, c’est qu’ils présentent Dieu comme un moyen d’obtenir Mammon. Avant la foi, ils disent que l’homme manque de richesses ; après la foi, ils lui promettent les richesses. Mais dans les deux cas, le cœur reste tourné vers la même chose : l’argent, la réussite et la gloire de ce monde.

Or Yeshoua appelle à l’inverse :

📖 Luc 9:23

Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive.

Et encore :

📖 Luc 14:33

Quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple.

Cela ne signifie pas que chaque croyant doit forcément vivre sans aucun bien matériel. Mais cela signifie que rien ne doit posséder son cœur. Si Elohim demande de lâcher une chose, le disciple doit être prêt à la lâcher.

Certains utilisent Abraham ou Job pour justifier une foi centrée sur les richesses. Ils disent : “Abraham était riche”, “Job a reçu beaucoup de biens.” Mais Abraham n’a pas servi Dieu pour devenir riche. Il a quitté son pays, sa famille et sa sécurité pour obéir à Elohim :

📖 Genèse 12:1

Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai.

Abraham a eu des biens, mais il n’a pas fait de Mammon son maître. On le voit lorsqu’il refuse les richesses du roi de Sodome.

📖 Genèse 14:21

Le roi de Sodome dit à Abram : Donne-moi les personnes, et prends pour toi les richesses.

Mais Abraham répond :

📖 Genèse 14:22-23

Je lève la main vers l’Éternel, le Dieu Très-Haut, maître du ciel et de la terre : je ne prendrai rien de tout ce qui est à toi, pas même un fil, ni un cordon de soulier, afin que tu ne dises pas : J’ai enrichi Abram.

Abraham refuse que sa bénédiction soit attribuée à Sodome, aux hommes, aux alliances du monde ou à Mammon. Il préfère refuser une occasion d’enrichissement plutôt que de laisser croire que sa prospérité vient d’un roi impie.

Job non plus n’a pas servi Dieu pour ses biens. Lorsqu’il a tout perdu, il a dit :

📖 Job 1:21

L’Éternel a donné, et l’Éternel a ôté ; que le nom de l’Éternel soit béni !

Abraham et Job ne doivent donc pas être utilisés pour annuler les paroles de Yeshoua. Ils n’ont pas servi Mammon. Ils ont été éprouvés dans leur foi, leur obéissance et leur crainte de Dieu.

Dans la nouvelle alliance, les croyants sont appelés à être un sacerdoce spirituel :

📖 1 Pierre 2:9

Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis.

Dans la Torah, les sacrificateurs n’avaient pas le même rapport aux possessions que le reste du peuple. Leur part principale était Elohim lui-même :

📖 Nombres 18:20

Tu ne posséderas rien dans leur pays, et il n’y aura point de part pour toi au milieu d’eux ; c’est moi qui suis ta part et ton héritage.

Cela montre un principe spirituel : celui qui est consacré à Dieu ne doit pas vivre pour accumuler. Sa vraie part, son vrai héritage, c’est Elohim.

Même si Melchisédek existait déjà au temps d’Abraham, cela ne justifie pas l’amour de l’argent. Abraham lui donne la dîme, mais il refuse ensuite les richesses du roi de Sodome. Cela montre la reconnaissance de l’autorité de Dieu, non une foi utilisée pour s’enrichir.

Dans les Actes, les premiers croyants ne cherchaient pas à devenir riches. Au contraire, ils partageaient :

📖 Actes 2:44-45

Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun.

Et encore :

📖 Actes 4:34-35

Tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu’ils avaient vendu, et le déposaient aux pieds des apôtres ; et l’on faisait des distributions à chacun selon qu’il en avait besoin.

Ce n’était pas une course à l’enrichissement personnel. C’était un cœur détaché, prêt à servir les frères, les pauvres et l’Assemblée.

C’est pourquoi une assemblée qui pousse les croyants à réussir dans le monde, à chercher la richesse, à courir après le succès, mais qui ne partage même pas ses ressources équitablement avec les frères dans le besoin, marche à l’opposé de l’esprit apostolique.

Si des responsables accumulent l’argent, achètent des biens de luxe, des véhicules coûteux, des maisons ou des signes de gloire personnelle, pendant que les fidèles pauvres sont renvoyés seulement avec une phrase comme “il faut prier”, il y a un grave paradoxe. Les apôtres ne gardaient pas les ressources pour eux-mêmes. Ils organisaient une distribution selon les besoins.

Une telle assemblée est à fuir si elle utilise le nom de Dieu pour servir Mammon, au lieu de servir les saints, les pauvres et la justice du Royaume.

Paul avertit clairement contre ceux qui transforment la piété en moyen de gain :

📖 1 Timothée 6:5

Des hommes corrompus d’entendement, privés de la vérité, et croyant que la piété est une source de gain.

Puis il ajoute :

📖 1 Timothée 6:9-10

Ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, dans le piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi.

Paul ne dit pas seulement que l’argent peut être dangereux. Il dit que ceux qui veulent s’enrichir tombent dans un piège. Il dit aussi que certains, à cause de l’amour de l’argent, se sont égarés loin de la foi.

Il faut aussi comprendre que l’amour de l’argent peut conduire des hommes à suivre Satan tête baissée, tout en pensant servir Dieu. Car Satan lui-même a proposé à Yeshoua les royaumes du monde, leur puissance et leur gloire.

📖 Matthieu 4:8-10

Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores. Yeshoua lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

Satan propose la gloire des royaumes du monde : puissance, grandeur visible, réussite terrestre. Yeshoua refuse. Cela montre que toute richesse, toute influence et toute réussite ne viennent pas forcément d’Elohim.

Satan n’est pas dérangé quand des hommes parlent de Dieu tout en servant Mammon. Au contraire, cela l’arrange. Une personne peut garder un langage religieux, chanter, prêcher, parler de bénédiction, mais poursuivre l’argent, le pouvoir, le luxe et la gloire de ce monde.

Il faut aussi se rappeler que Satan ne vient pas toujours avec une apparence sombre. Il sait se déguiser en ange de lumière, et ses serviteurs peuvent se présenter comme des serviteurs de justice.

📖 2 Corinthiens 11:13-15

Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres.

Le danger ne vient donc pas seulement des ennemis visibles de Dieu. Il peut venir de personnes qui utilisent le nom du Messie, qui parlent de foi, de lumière et de bénédiction, mais qui conduisent les cœurs vers Mammon, la gloire du monde et l’orgueil de la vie.

Pierre avertit aussi que certains tordent les Écritures pour leur propre ruine :

📖 2 Pierre 3:16

Il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine.

Tordre les Écritures, c’est prendre Abraham, Job ou certaines bénédictions, et les utiliser pour annuler les paroles claires de Yeshoua sur le renoncement, Mammon, le trésor dans le ciel et le danger des richesses.

Les croyants doivent aussi se rappeler qu’ils sont des étrangers et des voyageurs sur la terre. Leur vraie patrie n’est pas ce monde présent.

📖 Hébreux 11:13

Ils reconnaissaient qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre.

Pierre dit aussi :

📖 1 Pierre 2:11

Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme.

Il n’est pas mauvais de prendre soin de sa famille. Mais il est dangereux de faire de l’héritage matériel le but principal de la vie, comme si ce monde était notre demeure définitive. Le vrai héritage à transmettre est d’abord la foi, la vérité, la crainte de Dieu et l’exemple d’une vie consacrée.

Pierre avertit encore :

📖 2 Pierre 3:10-12

Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée. Puisque donc toutes ces choses doivent se dissoudre, quelles ne doivent pas être la sainteté de votre conduite et votre piété.

Les biens, les constructions, les œuvres humaines et la gloire de ce monde ne dureront pas. Tout ce qui appartient à ce monde passera.

Yeshoua dit :

📖 Matthieu 6:19-21

Ne vous amassez pas des trésors sur la terre […] mais amassez-vous des trésors dans le ciel […] Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

Voilà le cœur du passage : le jeune homme riche devait choisir entre son trésor terrestre et Yeshoua. Il n’a pas pu faire les deux.

Dieu peut donner ce qui est nécessaire à ses serviteurs. Il peut aussi confier des biens pour aider, nourrir, soutenir et servir. Mais l’objectif de la foi n’est pas l’enrichissement terrestre.

📖 Matthieu 6:33

Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

Le problème est que certains inversent l’ordre. Ils cherchent premièrement l’argent, la réussite, les maisons, les voitures, la reconnaissance, l’héritage terrestre et la gloire, puis ils ajoutent le nom de Dieu dessus pour donner une apparence spirituelle à leurs désirs.

Mais Yeshoua n’a pas appelé ses disciples à courir après Mammon. Il les a appelés à le suivre.

Le message est donc clair : Yeshoua ne cherche pas seulement une obéissance extérieure. Il cherche un cœur libéré des idoles. Le jeune homme riche avait une apparence d’obéissance, mais son cœur était encore lié à ses biens.

Abraham et Job ne doivent pas être utilisés pour annuler les paroles de Yeshoua. Les assemblées ne doivent pas utiliser Dieu pour pousser les croyants à aimer la richesse, tout en gardant leurs ressources pour elles-mêmes. Le disciple du Messie est appelé à renoncer, partager, servir, chercher un trésor dans le ciel, transmettre la foi plus que les biens, et considérer Elohim comme son véritable héritage.

Car le croyant est étranger et voyageur sur la terre, et tout ce qui appartient à ce monde passera.

On ne peut donc pas servir deux maîtres :

Dieu ou Mammon.

Pour aller plus loin

Yeshua démontre ici quelque chose d'important qu'un croyant doit avoir : le cœur changé.

Qu'est ce que Yeshua demande ?

Est-ce que croire en Yeshua/Yeshua se résume uniquement à une conviction intellectuelle ?

S'impliquer dans des rassemblements hebdomadaires, et simplement marquer sa présence, ou occasionnellement évoquer le Seigneur dans des discussions pour montrer son engagement.

Mais qu'avez-vous réellement abandonné pour le suivre ?

Si le zèle pour le suivre fait défaut, peut-on considérer que les écrits sacrés ont été rédigés en vain ?

Commence-t-on à saisir l'ampleur de ce que cela implique pour notre être tout entier, corps et cœur ?

Cela exige-t-il un bouleversement radical de notre existence, voire une mort à notre ancienne vie pour vivre en communion avec Yeshua.

Négliger ces aspects, en continuant à vivre en conformité avec le monde et en cherchant la réussite sous le couvert de son nom, est-ce pensable sans qu'il n'y ait des comptes à rendre ?

📖 Romains 12:1

Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Elohim, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Elohim, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

📖 Romains 8:5-9

Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s'affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l'esprit s'affectionnent aux choses de l'esprit. Et l'affection de la chair, c'est la mort, tandis que l'affection de l'esprit, c'est la vie et la paix; car l'affection de la chair est inimitié contre Elohim, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Elohim, et qu'elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Elohim.
Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l'esprit, si du moins l'Esprit de Elohim habite en vous. Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

📖 Romains 8:12

Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair.
Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Elohim sont fils de Elohim.

Désormais, il est clair que vivre en se laissant guider par les désirs charnels comporte des risques considérables.

Regrettablement, c'est ce qui est enseigné aujourd'hui par certains prétendus pasteurs : l'accent est mis sur la quête de réussite dans ce monde, l'accumulation d'argent, la recherche du succès à tout prix, et même la poursuite égocentrique du travail et des relations, tout en cédant à ces convoitises personnelles.

C'est pourquoi nous observons de nos jours des pasteurs qui prospèrent, possédant des biens tels que des voitures de luxe, des hélicoptères et de grandes maisons. Ils encouragent leurs disciples à suivre le même chemin, renforçant ainsi cette mentalité de recherche de richesse matérielle sous prétexte de bénédiction divine.

*Un conseil : sortez du milieu d’eux.

7Verset 24

« « Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Elohim. » »

Dans ce verset, Yeshoua utilise une image volontairement forte pour montrer le danger des richesses.

Le chameau est bien un vrai chameau : un grand animal connu dans le monde biblique. Le trou d’une aiguille est bien le petit trou d’une vraie aiguille, comme une aiguille à coudre.

Il ne faut donc pas transformer ce passage en disant qu’il s’agissait d’une petite porte où le chameau pouvait passer en se baissant. Cette explication affaiblit le sens de la parole de Yeshoua. Le Seigneur ne parle pas d’une simple difficulté qu’un homme pourrait surmonter avec un peu d’effort. Il parle d’une impossibilité humaine.

Un chameau ne peut pas passer par le trou minuscule d’une aiguille. De la même manière, un riche attaché à ses richesses ne peut pas entrer dans le Royaume d’Elohim par ses propres forces.

Cette image est une exagération volontaire, une hyperbole. Yeshoua prend une chose très grande et la met face à une ouverture extrêmement petite pour frapper les esprits. Le but est clair : montrer que l’amour des richesses est un obstacle énorme.

Même dans leurs propres traditions, les Juifs utilisaient une image semblable — un éléphant passant par le trou d’une aiguille — pour parler d’une chose impossible ou d’un raisonnement forcé. Dans le Talmud de Babylone, en Berakhot 55b, il est dit qu’on ne montre pas à un homme, même dans un rêve, un palmier d’or ni un éléphant passant par le trou d’une aiguille. Et dans Bava Metzia 38b, on trouve aussi l’image de personnes qui forcent des raisonnements impossibles, comme si elles faisaient passer un éléphant par le trou d’une aiguille. Cela confirme que Yeshoua ne parlait pas d’une petite porte, mais bien d’un vrai trou d’aiguille et d’une impossibilité humaine.

Chez Yeshoua, il s’agit d’un chameau. Dans ces traditions juives, il est question d’un éléphant. Mais l’idée reste la même : une grande bête ne peut pas passer par le trou d’une aiguille.

C’est pour cela que les disciples sont très étonnés et demandent ensuite :

« Qui peut donc être sauvé ? »

Et Yeshoua répond :

« Aux hommes cela est impossible, mais à Elohim tout est possible. »

Cette réponse confirme le sens de l’image. Yeshoua ne veut pas dire qu’un riche peut entrer facilement s’il fait un effort, comme un chameau qui se baisse devant une petite porte. Il veut montrer que, humainement, c’est impossible.

Le problème n’est pas seulement de posséder des biens. Le problème est quand les biens possèdent le cœur. Le jeune homme riche voulait la vie éternelle, mais il n’était pas prêt à lâcher son trésor terrestre. C’est pourquoi il est parti triste.

Yeshoua avait déjà dit :

📖 Matthieu 6:24

Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.

Et encore :

📖 Matthieu 6:21

Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

Donc le message est simple : un cœur attaché aux richesses ne peut pas entrer dans le Royaume d’Elohim. L’homme ne peut pas se libérer lui-même de Mammon par ses propres forces. Seul Elohim peut transformer le cœur, briser l’attachement aux richesses, et rendre l’homme capable de suivre Yeshoua.

8Versets 25 à 26

« « Les disciples, ayant entendu cela, furent très étonnés, et dirent: Qui peut donc être sauvé? Yeshoua les regarda, et leur dit: Aux hommes cela est impossible, mais à Elohim tout est possible. » »

Après avoir entendu que le riche entre difficilement dans le Royaume des cieux, les disciples sont très étonnés. Ils comprennent que le problème n’est pas seulement l’argent d’un homme riche, mais le cœur humain tout entier.

C’est pourquoi ils demandent :

« Qui peut donc être sauvé ? »

Cette question montre qu’ils ont compris la gravité de l’enseignement. Si même un homme qui semble béni, religieux, respectueux des commandements et riche peut rester dehors à cause de son cœur attaché aux biens, alors personne ne peut se sauver lui-même.

Yeshoua répond :

« Aux hommes cela est impossible, mais à Elohim tout est possible. »

Cela veut dire que le salut ne vient pas de la force de l’homme, ni de ses richesses, ni de sa religion extérieure, ni de ses bonnes œuvres faites pour se justifier. L’homme ne peut pas se sauver lui-même. Il ne peut pas changer son propre cœur par ses propres forces.

Le jeune homme riche avait une bonne apparence. Il connaissait les commandements. Il semblait sincère. Mais quand Yeshoua a touché son idole intérieure, ses richesses, il est parti triste. Cela montre que l’homme peut avoir une religion extérieure tout en gardant un cœur captif.

C’est pour cela que le salut est impossible aux hommes. Car il faut plus qu’une apparence juste : il faut un cœur transformé.

Dieu avait déjà annoncé cela par les prophètes :

📖 Ézéchiel 36:26-27

Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon Esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances.

C’est exactement ce que l’homme ne peut pas produire seul. Il peut paraître religieux, mais seul Elohim peut enlever le cœur de pierre, donner un cœur de chair et conduire l’homme dans l’obéissance véritable.

Yeshoua ne dit donc pas que l’homme doit simplement faire plus d’efforts pour se sauver. Il montre que le salut dépend de l’œuvre de Dieu. Ce qui est impossible à l’homme devient possible par la grâce, la puissance et l’Esprit d’Elohim.

Cela ne veut pas dire que l’homme n’a rien à abandonner. Yeshoua vient justement d’appeler le jeune homme riche à renoncer à ce qui possédait son cœur. Mais cela montre que même ce renoncement véritable ne peut venir que d’un cœur touché par Dieu.

Paul enseigne la même chose :

📖 Éphésiens 2:8-9

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

Le salut est un don de Dieu. Personne ne peut se glorifier devant Lui. Même celui qui obéit, qui renonce, qui suit Yeshoua, ne peut pas dire : “Je me suis sauvé moi-même.” Tout vient de la grâce de Dieu.

Mais cette grâce produit une vraie transformation :

📖 Éphésiens 2:10

Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Yeshoua le Messie pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Ainsi, le salut ne vient pas des œuvres, mais il produit une vie changée. Un cœur sauvé ne reste pas attaché à ses idoles comme avant. Il apprend à renoncer, à obéir et à suivre le Seigneur.

Donc, quand Yeshoua dit :

« Aux hommes cela est impossible, mais à Elohim tout est possible »

il enseigne que personne ne peut entrer dans le Royaume par ses propres moyens. Ni le riche, ni le pauvre, ni le religieux, ni celui qui se croit juste. Tous ont besoin de l’intervention de Dieu.

Le message principal est donc clair : l’homme ne peut pas se sauver lui-même. Il ne peut pas libérer son cœur de ses idoles par sa propre force. Mais Elohim peut sauver, transformer, délivrer, donner un cœur nouveau et rendre possible ce qui est impossible à l’homme.

9Versets 27 à 28

« « Pierre, prenant alors la parole, lui dit: Voici, nous avons tout quitté, et nous t'avons suivi; qu'en sera-t-il pour nous? Yeshoua leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l'homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m'avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d'Israël. » »

Après l’épisode du jeune homme riche, Pierre prend la parole. Le jeune homme riche n’a pas voulu tout quitter pour suivre Yeshoua, car ses biens retenaient son cœur. Les disciples, eux, ont quitté leur ancienne vie pour marcher avec le Seigneur.

Pierre demande donc :

« Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? »

Yeshoua ne reproche pas à Pierre cette question. Il lui répond en montrant que le renoncement des disciples ne sera pas oublié devant Dieu.

Il parle du :

« renouvellement de toutes choses »

Cela désigne le temps où le Fils de l’homme sera manifesté dans sa gloire, où son règne sera établi, et où toutes choses seront restaurées selon la volonté de Dieu.

Yeshoua dit alors aux apôtres :

« Vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. »

Cette promesse concerne d’abord les douze apôtres. Ils ont suivi Yeshoua dans son humiliation ; ils auront aussi une place particulière dans son règne. Ils jugeront les douze tribus d’Israël, non par leur propre autorité, mais parce qu’ils seront associés au règne du Messie.

Cela montre que ceux qui quittent tout pour suivre Yeshoua ne perdent pas réellement. Ils peuvent perdre dans ce monde, mais ils recevront leur part dans le Royaume.

Paul confirme aussi que les saints auront une part dans le jugement :

📖 1 Corinthiens 6:2-3

Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde ? […] Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ?

Ainsi, Matthieu 19 parle spécialement des douze apôtres et des douze tribus d’Israël, mais Paul montre que, plus largement, les saints auront aussi une part dans le jugement du monde et même des anges.

Cette autorité future n’est pas donnée pour nourrir l’orgueil. Elle est liée à l’union avec Yeshoua, à la fidélité et à la persévérance.

📖 2 Timothée 2:12

Si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui ; si nous le renions, lui aussi nous reniera.

Le disciple ne cherche donc pas d’abord sa récompense dans ce monde. Il suit Yeshoua maintenant, même dans le renoncement, parce qu’il sait que le Messie reviendra dans sa gloire.

Approfondissement : Débora comme image du jugement sous l’autorité de Dieu

On peut voir une image intéressante avec Débora dans le livre des Juges :

📖 Juges 4:4-5

Dans ce temps-là, Débora, prophétesse, femme de Lappidoth, était juge en Israël. Elle siégeait sous le palmier de Débora […] et les enfants d’Israël montaient vers elle pour être jugés.

Débora était une femme, prophétesse et juge en Israël. Elle jugeait le peuple sous un palmier. Cette image peut rappeler que le jugement juste ne vient pas de l’homme par lui-même, mais qu’il doit se faire sous la couverture et l’autorité de Dieu.

Le palmier peut aussi rappeler l’image du juste :

📖 Psaume 92:13

Les justes croissent comme le palmier, ils s’élèvent comme le cèdre du Liban.

Et l’Écriture parle aussi de l’abri de l’Éternel :

📖 Psaume 91:1

Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut repose à l’ombre du Tout-Puissant.

Ainsi, sans dire que Débora représente directement l’Épouse de manière littérale, on peut voir une image spirituelle : une femme qui juge Israël sous le palmier, comme une figure du jugement exercé sous la couverture du Juste.

Cela peut faire penser à l’Assemblée, l’Épouse du Messie, qui ne juge pas par elle-même, mais parce qu’elle est unie à Yeshoua et associée à son règne.

📖 Éphésiens 5:31-32

Les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Église.

L’Assemblée est unie au Messie. Et parce qu’elle est unie à lui, elle aura part à son règne et à son jugement, comme Paul l’enseigne lorsqu’il dit que les saints jugeront le monde et les anges.

Il faut toutefois garder l’équilibre : dans Matthieu 19:28, le sens direct concerne les douze apôtres et les douze tribus d’Israël. Le parallèle avec Débora est un approfondissement, une image prophétique possible, mais il ne doit pas remplacer le sens principal du passage.

Conclusion

Le message principal est donc clair : les disciples ont tout quitté pour suivre Yeshoua, et le Seigneur leur promet une part dans son Royaume. Au renouvellement de toutes choses, le Fils de l’homme sera assis sur le trône de sa gloire, et ceux qui l’ont suivi fidèlement auront part à son règne.

Les apôtres jugeront les douze tribus d’Israël, et plus largement les saints auront part au jugement du monde et des anges. Mais cette autorité ne vient pas d’eux-mêmes : elle vient de leur union avec le Messie, de leur fidélité et de la volonté de Dieu.

10Versets 29 à 30

« « Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses soeurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers. » »

« Quiconque aura quitté, à cause de mon nom… »

Cela ne veut pas dire quitter par orgueil, par irresponsabilité ou par fuite. Il parle de ceux qui perdent réellement quelque chose pour rester fidèles à Yeshoua : famille, maison, terre, sécurité, réputation, ancienne vie ou attachements terrestres.

Le disciple doit aimer Yeshoua plus que tout. Si une chose devient un obstacle entre lui et le Seigneur, il doit être prêt à la laisser.

Yeshoua dit ailleurs :

📖 Luc 14:33

Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple.

Cela ne veut pas dire que tout croyant doit forcément vivre sans aucun bien, mais que rien ne doit posséder son cœur. Le jeune homme riche avait des biens, mais surtout, ses biens avaient son cœur. C’est pour cela qu’il est reparti triste.

Yeshoua promet ensuite :

« Il recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. »

Cette promesse ne doit pas être tordue pour prêcher une prospérité charnelle, comme si suivre Yeshoua servait à obtenir plus d’argent, plus de maisons ou plus de réussite dans ce monde. Marc précise que cette récompense vient aussi avec des persécutions :

📖 Marc 10:29-30

Il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans ce siècle-ci […] avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle.

Donc le centuple n’est pas une promesse de luxe sans croix. C’est la richesse du Royaume : une famille spirituelle, la communion des saints, la provision de Dieu, et surtout l’héritage de la vie éternelle.

On voit cela dans les Actes. Les premiers croyants n’utilisaient pas Dieu pour devenir riches. Au contraire, plusieurs se détachaient de leurs biens pour aider les frères :

📖 Actes 2:44-45

Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun.

Et encore :

📖 Actes 4:34-35

Tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu’ils avaient vendu, et le déposaient aux pieds des apôtres ; et l’on faisait des distributions à chacun selon qu’il en avait besoin.

Cela montre une vraie renonciation. Ils ne disaient pas : “Dieu va me rendre riche.” Ils disaient par leurs actes : “Ce que j’ai appartient à Dieu, et peut servir aux frères.”

On voit aussi un autre exemple de renoncement dans Actes 19. Ceux qui pratiquaient la magie abandonnent leurs anciennes œuvres, même si cela avait une grande valeur financière :

📖 Actes 19:18-19

Plusieurs de ceux qui avaient cru venaient confesser et déclarer ce qu’ils avaient fait. Et un certain nombre de ceux qui avaient exercé les arts magiques, ayant apporté leurs livres, les brûlèrent devant tout le monde ; on en estima la valeur à cinquante mille pièces d’argent.

Ils auraient pu vendre ces livres pour gagner de l’argent. Mais ils les brûlent, parce qu’ils comprennent que certaines choses ne doivent pas être conservées ni transmises. Leur repentance coûte cher, mais ils choisissent Dieu plutôt que le gain.

C’est cela, renoncer : abandonner ce qui appartenait à l’ancienne vie, même quand cela coûte.

Puis Yeshoua dit :

« Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers. »

Cela signifie que Dieu ne juge pas comme les hommes. Aux yeux du monde, les premiers sont souvent les riches, les puissants, les religieux respectés, ceux qui ont une bonne apparence. Mais devant Dieu, ils peuvent devenir les derniers si leur cœur n’est pas repentant.

Yeshoua l’a dit aux chefs religieux :

📖 Matthieu 21:31

Les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu.

Pourquoi ? Parce que certains pécheurs méprisés se repentent vraiment, tandis que certains religieux restent dans l’orgueil, l’apparence et le refus d’écouter Dieu.

Yeshoua explique juste après :

📖 Matthieu 21:32

Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n’avez pas cru en lui. Mais les publicains et les prostituées ont cru en lui ; et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite repentis pour croire en lui.

Donc les “derniers” aux yeux des hommes peuvent devenir les “premiers” devant Dieu, s’ils se repentent, croient et abandonnent leur ancienne vie. Et les “premiers” aux yeux des hommes peuvent devenir les derniers, s’ils restent attachés à leur orgueil, à leurs richesses, à leur réputation ou à leur religion extérieure.

Le jeune homme riche semblait être parmi les premiers : riche, moral, respecté, connaissant les commandements. Pourtant, il repart triste, parce qu’il refuse de lâcher ce qui tient son cœur.

Les disciples, eux, semblaient être des derniers : simples hommes, sans grande richesse, ayant quitté leur ancienne vie. Mais Yeshoua leur promet une récompense dans le Royaume.

Ainsi, ce passage enseigne que suivre Yeshoua demande une vraie renonciation. Certains quittent des biens, d’autres une réputation, d’autres une ancienne pratique, d’autres des relations, d’autres un mode de vie entier. Mais celui qui quitte à cause du nom de Yeshoua ne perd pas réellement : il reçoit de Dieu une récompense bien plus grande, et il hérite la vie éternelle.

Le message est clair : le Royaume ne fonctionne pas selon les valeurs du monde. Les premiers selon les hommes peuvent être les derniers devant Dieu. Et les derniers selon les hommes peuvent devenir les premiers, s’ils croient, se repentent et suivent Yeshoua de tout leur cœur.

📖 Matthieu 19

  1. Lorsque Yeshua eut achevé ces discours, il quitta la Galilée, et alla dans le territoire de la Judée, au delà du Jourdain.
  2. Une grande foule le suivit, et là il guérit les malades.
  3. Les pharisiens l'abordèrent, et dirent, pour l'éprouver: Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque?
  4. Il répondit: N'avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l'homme et la femme
  5. et qu'il dit: C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair?
  6. Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l'homme donc ne sépare pas ce que Elohim a joint.
  7. Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier?
  8. Il leur répondit: C'est à cause de la dureté de votre coeur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes; au commencement, il n'en était pas ainsi.
  9. Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère.
  10. Ses disciples lui dirent: Si telle est la condition de l'homme à l'égard de la femme, il n'est pas avantageux de se marier.
  11. Il leur répondit: Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné.
  12. Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a qui le sont devenus par les hommes; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne.
  13. Alors on lui amena des petits enfants, afin qu'il leur imposât les mains et priât pour eux. Mais les disciples les repoussèrent.
  14. Et Yeshua dit: Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.
  15. Il leur imposa les mains, et il partit de là.
  16. Et voici, un homme s'approcha, et dit à Yeshua: Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?
  17. Il lui répondit: Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon? Un seul est le bon. Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. Lesquels? lui dit-il.
  18. Et Yeshua répondit: Tu ne tueras point; tu ne commettras point d'adultère; tu ne déroberas point; tu ne diras point de faux témoignage; honore ton père et ta mère;
  19. et: tu aimeras ton prochain comme toi-même.
  20. Le jeune homme lui dit: J'ai observé toutes ces choses; que me manque-t-il encore?
  21. Yeshua lui dit: Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi.
  22. Après avoir entendu ces paroles, le jeune homme s'en alla tout triste; car il avait de grands biens.
  23. Yeshua dit à ses disciples: Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux.
  24. Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Elohim.
  25. Les disciples, ayant entendu cela, furent très étonnés, et dirent: Qui peut donc être sauvé?
  26. Yeshua les regarda, et leur dit: Aux hommes cela est impossible, mais à Elohim tout est possible.
  27. Pierre, prenant alors la parole, lui dit: Voici, nous avons tout quitté, et nous t'avons suivi; qu'en sera-t-il pour nous?
  28. Yeshua leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l'homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m'avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d'Israël.
  29. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses soeurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.
  30. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.