Versets 1 à 5
« Que dirons-nous donc? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde? Ignorez-vous, frères, -car je parle à des gens qui connaissent la loi, -que la loi exerce son pouvoir sur l'homme aussi longtemps qu'il vit? »
« … »
« Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort. »
La Loi et son Autorité
Verset 1 : L'apôtre Paul commence par une question rhétorique qui s’interroge sur le rapport entre la grâce et le péché. Il déclare que la loi a une autorité sur l'homme tant qu'il est vivant. En s'adressant à des croyants qui connaissent la loi, il souligne que la loi est un cadre moral qui régit la conduite des individus.
Le Mariage comme Métaphore
Versets 2-3 : Paul utilise l'analogie du mariage pour expliquer la relation entre la loi et les croyants. Il affirme qu'une femme est liée à son mari tant qu'il est en vie. Si le mari meurt, elle est libre de se remarier. Cette métaphore illustre que la mort libère de l'obligation. De la même manière, par la mort de Yeshoua, les croyants sont libérés de l'obligation de la loi.
Union avec Yeshoua
Verset 4 : Paul souligne que les croyants, par leur union avec Yeshoua, sont appelés à porter du fruit pour Dieu. Cela implique que, sans cette union, les passions du péché, qui sont suscitées par la loi, mènent à la mort spirituelle. L'idée ici est que la loi révèle le péché, mais ne peut pas sauver.
Les Passions du Péché
Verset 5 : Paul décrit comment, avant leur conversion, les croyants étaient influencés par des désirs pécheurs. Ces désirs conduisent à des actes qui produisent la mort. Ce passage met en lumière la nature corrompue de l'humanité en dehors de Yeshoua, où la loi met en évidence le péché mais ne peut offrir de solution.
Ces versets posent les fondements d'une compréhension plus large de la lutte entre la loi et le péché. Paul indique que la loi n'est pas intrinsèquement mauvaise, mais qu'elle révèle la nature pécheresse de l'homme. Le véritable changement et la liberté viennent par la foi en Yeshoua, qui a accompli la loi et a offert la grâce.
Verset 6
« Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli. »
Dégagés de la Loi
La première partie du verset, «Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi», indique que les croyants ne sont plus sous l'autorité de la loi mosaïque. Cela ne signifie pas que la loi est mauvaise ou obsolète, mais plutôt que son rôle a changé. Pour les croyants, la loi ne sert plus de moyen de justification ou de relation avec Dieu.
Morts à la Loi
La phrase «étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus» évoque l'idée de la mort spirituelle et de la libération. Les croyants, par leur union avec Yeshoua dans sa mort, ont été libérés de l'ancienne manière de vivre régie par la loi. Cela implique que la puissance de la loi sur eux est brisée, ce qui signifie qu'ils ne sont plus condamnés par celle-ci.
Servir dans un Esprit Nouveau
La suite du verset, «de sorte que nous servons dans un esprit nouveau», met en avant le changement de l'état d'esprit et de la manière de vivre. Les croyants ne sont pas seulement dégagés de la loi, mais ils sont appelés à servir Dieu d'une manière renouvelée, guidée par l'Esprit Saint. Cela implique un changement radical dans la relation entre le croyant et Dieu, où l'obéissance n'est plus motivée par une obligation légale, mais par un amour et une relation vivante avec Dieu.
Non selon la Lettre qui a Vieilli
Enfin, «et non selon la lettre qui a vieilli» souligne la différence entre l'ancienne manière de vivre selon la loi (la lettre) et la nouvelle manière de vivre sous la direction de l'Esprit. La "lettre" fait référence à l'observance rigide et extérieure des commandements de la loi, qui peut devenir obsolète et sans vie sans la puissance de l'Esprit. L'idée de «vieilli» suggère que cette approche est dépassée, et qu'il existe maintenant une nouvelle façon d'interagir avec Dieu, une façon plus vivante et dynamique.
En résumé
Romains 7:6 exprime la transformation radicale que les croyants expérimentent par leur foi en Yeshoua. Ils sont libérés de l'ancienne loi et appelés à vivre dans une nouvelle relation avec Dieu, fondée sur l'Esprit et non sur la stricte observance des commandements. Cela illustre le passage d'une forme de service qui était externe et légaliste à un service interne et spirituel, reflétant un cœur renouvelé et une vie transformée.
📖 Romains 7
- Ignorez-vous, frères, -car je parle à des gens qui connaissent la loi, -que la loi exerce son pouvoir sur l'homme aussi longtemps qu'il vit?
- Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu'il est vivant; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari.
- Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d'un autre homme, elle sera appelée adultère; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu'elle n'est point adultère en devenant la femme d'un autre.
- De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.
- Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort.
- Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli.
- Que dirons-nous donc? La loi est-elle péché? Loin de là! Mais je n'ai connu le péché que par la loi. Car je n'aurais pas connu la convoitise, si la loi n'eût dit: Tu ne convoiteras point.
- Et le péché, saisissant l'occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises; car sans loi le péché est mort.
- Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus.
- Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort.
- Car le péché saisissant l'occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir.
- La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.
- Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort? Loin de là! Mais c'est le péché, afin qu'il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point.
- Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.
- Car je ne sais pas ce que je fais: je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais.
- Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne.
- Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi.
- Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair: j'ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.
- Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.
- Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi.
- Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.
- Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur;
- mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.
- Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?...
- Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur!... Ainsi donc, moi-même, je suis par l'entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché.
