Versets 14 à 15
« Car le péché n'aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.
Quoi donc! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là! »
Le passage « Car le péché n'aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce. Quoi donc! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là! » aborde la relation entre le péché, la loi et la grâce dans la vie des croyants.
Il affirme que le péché ne doit pas dominer ceux qui croient en Christ, car ils sont libérés de son pouvoir par leur foi. Être "sous la grâce" signifie que, contrairement à ceux qui sont sous la loi, les croyants ne sont pas accablés par les règles, mais bénéficient d'une relation restaurée avec Dieu.
Paul soulève une objection possible : certains pourraient penser que, étant sous la grâce, ils peuvent pécher librement. Il rejette cette idée avec force, affirmant que la grâce ne doit pas être considérée comme une permission de pécher. Au contraire, elle appelle à vivre d'une manière qui honore Dieu, transformant ainsi la vie des croyants par amour et gratitude. Ce passage souligne donc que la grâce inspire une vie conforme à la volonté divine, plutôt qu'une liberté d'agir dans le péché.
Paul précise également que le péché ne doit pas régner dans notre corps mortel, comme mentionné dans Romains 6:12. Il exhorte les croyants à ne pas livrer leurs membres au péché, mais à se donner à Dieu, devenant ainsi des instruments de justice.
Dans Romains 7:22-23 :
En effet, je prends plaisir à la loi de Dieu, dans mon être intérieur, mais je constate qu’il y a dans mes membres une autre loi ; elle lutte contre la loi de mon intelligence et me rend prisonnier de la loi du péché qui est dans mes membres.
Paul fait la distinction entre la loi de Dieu et la loi du péché qui est présente dans nos membres. Il prend plaisir à la loi de Dieu dans son être intérieur, mais il constate une lutte avec cette autre loi qui le rend prisonnier de la loi du péché. Il ne dit pas que nous ne sommes plus sous la loi de Dieu, mais il souligne la réalité de cette lutte interne.
Paul continue dans Romains 7:24-25 en exprimant son désespoir face à sa condition humaine.
Malheureux être humain que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? J’en remercie Dieu, c’est possible par Yeshoua notre Seigneur. Ainsi donc, par mon intelligence, je suis esclave de la loi de Dieu, mais par ma nature propre je suis esclave de la loi du péché."
Il se décrit comme un "malheureux être humain" et se demande qui peut le délivrer de ce corps de mort. Sa réponse est claire : c'est possible grâce à Yeshoua notre Seigneur. Il conclut que, par son intelligence, il est esclave de la loi de Dieu, mais par sa nature propre, il est esclave de la loi du péché.
Ainsi, bien que les croyants ne soient plus sous la loi en tant que système de condamnation, ils sont appelés à vivre selon la volonté de Dieu, guidés par la grâce et la puissance de Christ. Cette dynamique complexe entre la loi, le péché et la grâce est centrale dans l'enseignement de Paul et appelle les croyants à une vie de transformation et de dévotion.
Verset 22
« Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. »
Qu'est ce que être esclave de Dieu?
J’en remercie Dieu, c’est possible par Yeshoua le Messie notre Seigneur. Ainsi donc, par mon intelligence, je suis esclave de la loi de Dieu, mais par ma nature propre je suis esclave de la loi du péché.
Esclavage à Dieu
Être « esclave de Dieu » implique un engagement volontaire à servir et honorer Dieu. Cela ne signifie pas être soumis à une autorité oppressive, mais plutôt choisir de se dévouer à un maître bienveillant et aimant. Voici quelques aspects clés de ce concept :
1.Libération du péché : En devenant esclaves de Dieu, les croyants sont libérés de l'emprise du péché. Ce passage souligne que cette nouvelle relation avec Dieu permet de se dégager des habitudes destructrices qui caractérisent une vie sans Christ.
2.Service dévoué : Cet esclavage implique une volonté de servir. Les croyants choisissent de suivre les enseignements de Dieu, ce qui signifie que leur vie est orientée vers un but supérieur. Ils sont appelés à incarner les valeurs du Royaume de Dieu et à vivre en conformité avec sa volonté.
3.Production de fruits spirituels : Cette relation de service produit des « fruits de sainteté », c'est-à-dire des actions et des attitudes qui reflètent la nature de Dieu, comme l'amour, la paix et la joie. Ainsi, l'esclavage à Dieu devient une source de transformation personnelle et spirituelle.
4.Vie éternelle comme objectif : Le but ultime de cet engagement est la vie éternelle, promise à ceux qui vivent en accord avec Dieu. Cela montre que vivre en tant qu'esclave de Dieu est non seulement une question de service ici-bas, mais aussi une préparation pour une existence éternelle en sa présence.
Liberté en Christ
Bien que l'esclavage à Dieu puisse sembler contradictoire à l'idée de liberté, il est crucial de comprendre comment ces concepts s'entrelacent. La liberté en Christ est un thème central dans le Nouveau Testament, et elle est souvent proclamée comme une libération de la condamnation du péché et de la loi. Par exemple, Galates 5:1 dit : « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Tenez donc ferme et ne vous laissez pas de nouveau mettre sous le joug de la servitude. »
1.Libération pour le service : La liberté en Christ ne signifie pas que l'on est libre de vivre dans le péché. Au contraire, elle est une invitation à se consacrer à Dieu. En devenant esclaves de Dieu, les croyants choisissent une liberté authentique qui les libère des chaînes du péché.
2.Contraste avec l'esclavage au péché : Paul met en lumière la réalité que, sans cette soumission à Dieu, l'homme est en fait esclave du péché. Cette réalité démontre que la vraie liberté se trouve dans une relation dévouée à Dieu, qui nous préserve des conséquences destructrices du péché.
Conclusion
En somme, être esclave de Dieu est une expression de la véritable liberté en Christ. Ce choix délibéré de se consacrer à Dieu permet de vivre une vie pleine de sens, caractérisée par la sainteté et l'engagement envers les valeurs du Royaume. Cela mène non seulement à une vie transformée ici-bas, mais aussi à la promesse de la vie éternelle. L’esclavage à Dieu est donc une voie vers la liberté authentique, où le croyant trouve sa véritable identité et son but en servant celui qui est le maître bienveillant.
📖 Romains 6
- Que dirons-nous donc? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde?
- Loin de là! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché?
- Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés?
- Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.
- En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection,
- sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché;
- car celui qui est mort est libre du péché.
- Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui,
- sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus; la mort n'a plus de pouvoir sur lui.
- Car il est mort, et c'est pour le péché qu'il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c'est pour Dieu qu'il vit.
- Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ.
- Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n'obéissez pas à ses convoitises.
- Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d'iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.
- Car le péché n'aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.
- Quoi donc! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là!
- Ne savez-vous pas qu'en vous livrant à quelqu'un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l'obéissance qui conduit à la justice?
- Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de coeur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits.
- Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. -
- Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. -De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l'impureté et à l'iniquité, pour arriver à l'iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté.
- Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l'égard de la justice.
- Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous rougissez aujourd'hui. Car la fin de ces choses, c'est la mort.
- Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.
- Car le salaire du péché, c'est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.
