Bible Contexte

Accueil › Nouveau Testament chapitre par chapitre

Analyse 1 Corinthiens 11

⏱ 11 min de lecture · 7 parties

1Verset 3

« Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme, et que Elohim est le chef de Christ. »

L’apôtre Paul établit ici un ordre précis voulu par Elohim :

Elohim → Christ → homme → femme

Il ne s’agit pas d’imposer une domination abusive ni de diminuer la valeur de l’un ou de l’autre. Cet ordre est un cadre d’harmonie et de complémentarité. Chaque personne a un rôle spécifique, mais tous sont appelés à agir avec amour, respect et responsabilité.

Pour bien comprendre cet enseignement, il est important de replacer Paul dans le contexte de Corinthe au premier siècle.

Corinthe était une ville grecque prospère et cosmopolite, célèbre pour son commerce et sa grande liberté morale.

Les cultes païens y étaient nombreux, et certaines prêtresses et prophétesses officiaient tête découverte. Les rôles entre hommes et femmes étaient souvent confus et désordonnés, et les réunions de l’Église naissante mélangeaient parfois les comportements païens avec les enseignements chrétiens. Dans ce cadre, le voile n’était pas un simple accessoire culturel.

Une femme tête nue pouvait être perçue comme impudique ou légère, tandis qu’un homme priant tête couverte pouvait imiter les prêtres païens romains.

Les instructions de Paul ne sortent donc pas de nulle part : elles visent à corriger des pratiques qui créaient confusion, scandale et désordre dans l’assemblée, et à rétablir un cadre d’ordre et de respect.

Dans notre société contemporaine, cet ordre a souvent été bouleversé. Les conséquences se manifestent au sein de la famille et dans la société : conflits, manque de repères et déséquilibre relationnel.

L’enseignement de Paul vise à restaurer l’harmonie et à protéger les relations selon le plan de Dieu.

L’amour et la soumission ne sont pas contradictoires. Paul insiste sur le fait que la soumission et l’amour sont complémentaires et doivent s’exercer dans le respect mutuel, comme l’explique Éphésiens 5:22-25 :

📖 Éphésiens 5:22-25

Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur; car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l'Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur.
Or, de même que l'Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l'être à leurs maris en toutes choses.
Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible.
C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même.

Cet enseignement montre que l’ordre établi par Elohim n’est jamais une excuse pour l’oppression ou la violence.

Au contraire, il implique que l’homme assume la responsabilité d’aimer, protéger et respecter sa femme, à l’exemple de Christ envers l’Église.

La femme, quant à elle, est honorée, respectée et protégée, et sa soumission volontaire manifeste l’harmonie et la complémentarité voulues par Elohim. L’ennemi utilise souvent les faiblesses humaines pour déformer les relations et détruire la famille, mais Paul rappelle que les croyants doivent résister aux modèles du monde et aux influences de leur époque, en se conformant à l’ordre divin.

📖 Romains 12:2

Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Elohim, ce qui est bon, agréable et parfait.

Paul fonde son enseignement sur la création. La femme a été tirée de l’homme pour être son aide, reflétant la complémentarité divine et l’ordre voulu par Elohim.

La chute a introduit le désordre relationnel, mais le plan de rédemption en Christ restaure l’ordre initial et permet à l’homme et à la femme de vivre dans l’harmonie et l’amour mutuel.

Il ajoute également une dimension spirituelle : les anges assistent au culte et observent l’ordre divin, et le respect de cet ordre manifeste une obéissance non seulement devant Elohim, mais aussi devant les puissances célestes.

Ainsi, l’appel de Paul est clair : respecter l’ordre divin ne consiste pas à imposer un pouvoir, mais à vivre dans l’amour, la responsabilité et l’harmonie.

L’homme et la femme trouvent leur véritable épanouissement dans ce cadre, et la famille, la société et le culte de Dieu en bénéficient. Le texte ne cherche ni à diminuer, ni à dominer, mais à restaurer l’ordre, la justice et l’amour dans la relation homme-femme, selon le plan de Dieu depuis la création.

2Verset 4

« Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef. »

Ce verset peut être difficile à comprendre si l'on se contente de consulter directement un lexique biblique. Je partage ici la recherche plus approfondie d'un frère sur ce sujet.

L’expression traduite par “tête couverte” dans ce verset est resté un sujet de débat. Certains ont suggéré que cela ne signifie pas du tout “tête couverte” et tentent de le traduire autrement. Mais jetons un coup d’œil au mot grec du quel est traduit cette expression “tête couverte” ici au verset 4.

Cette composition de mots est «#2596 kata = couverte» et «#2776 kephalay =tête»

Heureusement, la Septante, une traduction grecque de l’ancien testament en hébreu datant de 200 à 300 avant notre ère, utilise exactement la même expression “kata kephalay” dans au moins un endroit. Il est utilisé dans les passages suivants en référence au voile de la tête de Haman

” Et Haman prit le vêtement et le cheval, il revêtit Mardochée, il le promena à cheval à travers la place de la ville, et il cria devant lui: C’est ainsi que l’on fait à l’homme que le roi veut honorer! Mardochée retourna à la porte du roi, et Haman se rendit en hâte chez lui, désolé et la tête voilée (kata kephalay). ” (Esther 6:11-12)

Le contexte de ce passage nous situe au moment où Haman a été humilié pour devoir défiler dans la ville et honorer Mardochée, son ennemi. Après avoir été totalement humilié, il retourna chez lui la tête voilée. Ce mot dans le même passage d’Esther 6:11-12 de l’ancien testament en hébreu se lit comme ceci “Kafuy rosh” qui signifie «tête voilée». Le même terme hébreu est utilisé pour décrire les actions de David ayant aussi la «tête voilée» lorsqu’il a dû quitter Jérusalem dans la honte parce qu’Absalom devait dominer sur lui.

Ainsi, les auteurs de la Septante, qui connaissaient le grec mieux que quiconque, utilisaient l’expression «kata kaphalay» pour décrire «tête voilée» chez un homme. J’espère que cela clarifiera toute confusion quant à ce que signifie «kata kaphalay»

source : https://www.disciplesdeyahushua.com/

Cela traite effectivement de la pratique de ne pas prier avec quelque chose sur la tête, et cela inclut également la tradition de la kippa ou autre.

3Versets 5 à 6

« Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef: c'est comme si elle était rasée.
Car si une femme n'est pas voilée, qu'elle se coupe aussi les cheveux. Or, s'il est honteux pour une femme d'avoir les cheveux coupés ou d'être rasée, qu'elle se voile. »

Paul explique ici l’importance du voile pour les femmes lorsqu’elles prient ou prophétisent.

Dans le contexte de Corinthe, où les comportements païens et les cultes mélangés créaient parfois de la confusion, le voile servait de signe visible de respect, de décence et de soumission à l’ordre divin.

Lorsqu’une femme priait ou prophétisait tête découverte, cela pouvait être interprété comme un manque de respect pour son mari ou pour l’autorité spirituelle établie par Elohim. Paul souligne que la tête non voilée équivaut symboliquement à être rasée, un geste considéré comme honteux à l’époque.

Le voile n’est donc pas un simple vêtement ou une tradition culturelle : c’est un symbole qui exprime l’ordre voulu par Dieu et la reconnaissance de l’autorité.

Le message de Paul est clair : porter le voile pendant la prière ou la prophétie permet à la femme de manifester son respect envers Elohim et l’ordre qu’Il a établi, tout en évitant la confusion et le scandale dans la communauté.

Le voile devient ainsi un signe extérieur d’une attitude intérieure de soumission volontaire, d’humilité et de respect pour la hiérarchie divine.

4Versets 7 à 10

« L'homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu'il est l'image et la gloire de Elohim, tandis que la femme est la gloire de l'homme.
En effet, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l'homme; et l'homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l'homme.C'est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend. »

Dans ce passage, l'apôtre Paul explique la signification du voile pour la femme dans le contexte des rassemblements.

Il commence par établir une distinction entre l'homme et la femme en termes de rôle et de relation.

L'homme est l'image et la gloire de Elohim :

Paul souligne que l'homme a été créé à l'image de Elohim et porte la gloire de Elohim. Cette notion renforce le rôle de leadership et de responsabilité de l'homme dans la relation homme-femme.

La femme est la gloire de l'homme :

Paul indique que la femme a été tirée de l'homme et qu'elle existe en tant que complément et soutien de l'homme. Elle reflète la gloire de l'homme dans cette relation.

La femme a été créée à cause de l'homme :

L'apôtre rappelle que la femme a été créée comme une aide appropriée pour l'homme, ce qui met en avant le rôle complémentaire des sexes.

La femme doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend :

C'est ici que le voile entre en jeu. Le voile est symbolique de la soumission et de la dépendance de la femme envers l'homme dans le cadre du mariage et de la vie communautaire en Yeshua. Il rappelle que la femme, en portant le voile, reconnaît l'autorité de son mari et sa position dans la hiérarchie divine établie par Elohim.

En résumé, l'argument met en avant que le voile pour la femme n'est pas une simple tradition, mais un symbole qui rappelle les rôles distincts et complémentaires de l'homme et de la femme dans le cadre du mariage et de la vie communautaire en Yeshua. Il témoigne de la soumission de la femme à l'autorité divine et à son mari, et de sa reconnaissance de sa place en tant que gloire de l'homme.

5Verset 13

« Jugez-en vous-mêmes: est-il convenable qu'une femme prie Elohim sans être voilée? »

L'apôtre Paul, dans cette déclaration, met l'accent sur l'importance de la décence et de la conformité aux coutumes culturelles appropriées lors de la prière.

Il encourage les croyants à réfléchir par eux-mêmes sur cette question.

6Versets 14 à 15

« La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c'est une honte pour l'homme de porter de longs cheveux, mais que c'est une gloire pour la femme d'en porter, parce que la chevelure lui a été donnée comme voile? »

Enfin, le verset tant contesté est utilisé pour contredire tout ce que l'apôtre Paul avait déclaré juste avant. Réfléchissez deux minutes.

L’apôtre Paul donnerait-il un exemple qui contredirait tout ce qu'il a expliqué, ou cela vient-il d'une incompréhension de ce qu'il affirme ?

L’apparente contradiction peut être résolue en comprenant que Paul utilise les cheveux longs comme exemple pour illustrer son point, sans nécessairement dire que les cheveux sont le seul voile approprié.

L'apôtre Paul donne un exemple de ce qui se passe dans la nature, ou si vous voulez, de ce qui est naturellement acquis (bien évidemment selon l'époque et l'endroit où l'on se situe) : c'est une honte pour un homme d'avoir de longs cheveux (on pourrait croire aussi, de dos, qu'il s'agit d'une femme, comme nous-mêmes à cette époque pouvons le constater), mais c'est une gloire pour une femme d'avoir de longs cheveux.

Et c'est là qu'il faut comprendre que, dans la « nature », ces cheveux font office de voile naturel.

Dans cet exemple, l'apôtre Paul ne dit pas de ne pas porter de voile, mais plutôt que pour nous qui sommes croyants, la nature nous donne l'exemple de ce que nous, croyants, devrions faire de manière plus naturelle devant YAHWEH et ses anges : couvrir la tête pour obéir à l'ordre donné en ce qui concerne la hiérarchie entre l'homme et la femme.

La femme spirituelle est différente de la femme naturelle, car elle agit et montre sa soumission à YAHWEH, à Yeshua et à son mari en portant son voile pour couvrir sa tête.

7Verset 16

« Si quelqu'un se plaît à contester, nous n'avons pas cette habitude, non plus que les Églises de Elohim. »

L'apôtre Paul, dans sa Première Épître aux Corinthiens, affirme : "Si quelqu'un se plaît à contester, nous n'avons pas cette habitude, non plus que les Églises de Elohim." Cette déclaration de Paul semble indiquer que, de son point de vue, la pratique de couvrir la tête des femmes lors de la prière était établie et ne faisait pas l'objet de controverses au sein de la communauté en Yeshua de l'époque.

Cependant, cette affirmation soulève une question intéressante pour notre époque. Pouvons-nous affirmer avec certitude que cette pratique est toujours aussi largement acceptée et incontestée au sein des assemblées d'aujourd'hui ?