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Analyse Matthieu 10

⏱ 26 min de lecture · 8 parties

1Présentation générale du chapitre

Matthieu 10 présente l’envoi des douze disciples en mission. Yeshoua leur donne autorité pour annoncer le Royaume, guérir les malades et chasser les esprits impurs.

Ce chapitre montre aussi que le service de Dieu demande foi, courage et persévérance. Les disciples seront parfois rejetés et persécutés, mais ils doivent rester fidèles, sans craindre les hommes, car Elohim veille sur ceux qui lui appartiennent.

2Versets 5 à 7

« « Jesus envoya ces douze et leur donna des ordres, disant: Ne vous en allez pas sur le chemin des nations, et n'entrez dans aucune ville de Samaritains; mais allez plutot vers les brebis perdues de la maison d'Israel. Et quand vous irez, prechez, disant: Le royaume des cieux s'est approche.» »

À première lecture, ce passage peut donner l’impression que la mission de Yeshoua est limitée au seul peuple d’Israël. Certains s’appuient sur ces paroles pour affirmer que le message du Royaume ne concernerait pas les nations. Pourtant, cette interprétation reste incomplète, car elle ne tient pas compte de l’ensemble du plan d’Elohim révélé dans les Écritures. Yeshoua n’agit jamais de manière isolée, ni en rupture avec ce qui a été annoncé auparavant. Sa mission s’inscrit pleinement dans l’accomplissement des Écritures, comme il l’affirme lui-même :

📖 Luc 24:44

Il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les psaumes.

Or, les prophètes avaient annoncé une réalité essentielle : Israël serait dispersé, égaré, semblable à des brebis sans berger, et Elohim Lui-même interviendrait pour les chercher et les restaurer. Ce n’est donc pas un hasard si Yeshoua parle de « brebis perdues » :

📖 Ézéchiel 34:10

Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Voici, j'en veux aux pasteurs! Je reprendrai mes brebis d'entre leurs mains, je ne les laisserai plus paître mes brebis, et ils ne se paîtront plus eux-mêmes; je délivrerai mes brebis de leur bouche, et elles ne seront plus pour eux une proie.

📖 Ésaïe 53:6

Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie…

Ainsi, lorsqu’il envoie ses disciples vers Israël, Yeshoua ne limite pas la mission : il commence là où la promesse devait s’accomplir. Il vient appeler, rassembler et restaurer ce qui avait été annoncé comme dispersé :

📖 Michée 2:12

Je te rassemblerai tout entier, ô Jacob! Je rassemblerai les restes d'Israël, Je les réunirai comme les brebis d'une bergerie, Comme le troupeau dans son pâturage; Il y aura un grand bruit d'hommes.

Cependant, cette œuvre rencontre une réalité inattendue : le rejet. Celui qui vient pour rassembler n’est pas reconnu par tous. Mais là encore, les Écritures l’avaient annoncé :

Ésaïe 6:9-10 « Il dit alors: Va, et dis à ce peuple: Vous entendrez, et vous ne comprendrez point; Vous verrez, et vous ne saisirez point. Rends insensible le coeur de ce peuple, Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu'il ne voie point de ses yeux, n'entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son coeur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri.… »

Ce rejet n’est pas un échec, mais une étape du plan divin. Ce qui semble être une fermeture devient en réalité une ouverture.

Yeshoua lui-même en révèle les conséquences :

📖 Matthieu 21:43

Le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits.

Ainsi commence une extension du salut. Ce qui était annoncé à Israël s’ouvre désormais aux nations. L’apôtre Paul le confirme en des termes frappants :

Romains 10:20-21 « 0Et Esaïe pousse la hardiesse jusqu'à dire: J'ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas, Je me suis manifesté à ceux qui ne me demandaient pas. Mais au sujet d'Israël, il dit: J'ai tendu mes mains tout le jour vers un peuple rebelle Et contredisant.»

Cette ouverture n’est pas une improvisation, mais l’accomplissement des prophéties :

📖 Ésaïe 56:6

Les étrangers qui s’attacheront à l’Éternel… je les amènerai sur ma montagne sainte.

📖 Zacharie 2:11

Beaucoup de nations s’attacheront à l’Éternel en ce jour-là.

Dès lors, il devient clair que la mission de Yeshoua n’est pas limitée, mais ordonnée. Elle commence par Israël, conformément aux promesses, puis s’étend aux nations selon le dessein d’Elohim. Paul apporte enfin une précision essentielle :

📖 Romains 9:6

Tous ceux qui descendent d’Israël ne sont pas Israël.

Le véritable peuple d’Elohim n’est donc pas défini uniquement par la naissance, mais par la réponse à la promesse. Et le plan ne s’arrête pas là :

📖 Romains 11:15

Si leur rejet a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration ?

Une lecture juste du passage

Ce passage ne doit donc pas être compris comme une exclusion des nations, mais comme le point de départ d’un plan divin parfaitement structuré. Yeshoua commence par les brebis perdues d’Israël afin d’accomplir les promesses, avant que le salut ne s’étende à tous. Ainsi, ce texte ne ferme pas l’accès au Royaume : il en révèle le déploiement. Ce qui commence par Israël est destiné, dès l’origine, à atteindre toutes les nations.

Pour aller plus loin

La mission de Yeshua s'alignait avec les Écritures, comme il l'a expliqué :

Cela se lie aux prophéties qui annonçaient le rassemblement et la rédemption des "brebis perdues" :

Lorsque nous regardons la prophétie sur le messie, il est dit ceci:

Les brebis d'Israël étaient dispersées, mais les prophéties annoncent leur rassemblement parmi les nations, manifestant la sainteté de Elohim. :

📖 Ézéchiel 28:25

Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel: Lorsque je rassemblerai la maison d'Israël du milieu des peuples où elle est dispersée, je manifesterai en elle ma sainteté aux yeux des nations, et ils habiteront leur pays que j'ai donné à mon serviteur Jacob.
Ésaïe dit que certains entendraient sans comprendre :

Yeshua vint d'abord pour son peuple, mais fut rejeté.

Cela ouvre la possibilité également aux étrangers d'y entrer, évidemment par conversion en Yeshua.

📖 Deutéronome 32:21

Ils ont excité ma jalousie par ce qui n'est point Elohim, Ils m'ont irrité par leurs vaines idoles; Et moi, j'exciterai leur jalousie par ce qui n'est point un peuple, Je les irriterai par une nation insensée.

Car lui-même dit ceci :

Mais pour l'instant les étrangers sont aussi greffés tout comme prophétisé par Ésaïe et Zacharie :

3Versets 7 à 8

« « Allez, prêchez, et dites: Le royaume des cieux est proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » »

Dans cet enseignement, Yeshoua établit un principe fondamental : tout ce qui vient d’Elohim est donné par grâce, et doit être transmis de la même manière. Les disciples reçoivent l’autorité de guérir, délivrer et annoncer le Royaume sans l’avoir méritée. Il leur est donc impossible de transformer ce don en source de profit sans en altérer profondément la nature. Ce principe s’inscrit dans une vérité plus large des Écritures :

📖 Éphésiens 2:8

C’est par la grâce que vous êtes sauvés… c’est le don de Dieu.

📖 Apocalypse 22:17

Que celui qui veut prenne de l’eau de la vie, gratuitement.

Ainsi, la vie, le salut et les dons spirituels ne peuvent être achetés. Ils relèvent entièrement de la grâce. Toute tentative de les monnayer revient à dénaturer le Royaume et à introduire une logique étrangère à celle d’Elohim. Cette dérive est clairement dénoncée dans le Nouveau Testament :

Actes des Apôtres 8:20 « Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu s’acquérait à prix d’argent ! »

L’apôtre Paul met également en garde contre ceux qui détournent la foi pour en faire un moyen de gain :

Timothée 6:5 « Des hommes corrompus d’entendement… croyant que la piété est une source de gain. »

Ce verset révèle une corruption plus subtile encore : utiliser le spirituel comme un instrument de profit. Là où la piété devrait conduire à Dieu, elle devient un outil pour s’enrichir. Une telle attitude ne relève plus du Royaume, mais d’une déviation dangereuse. Cependant, Yeshoua apporte immédiatement un équilibre essentiel. Il interdit de faire du ministère une source de richesse, mais il ne laisse pas ses serviteurs sans ressources :

Matthieu 10:9-10 « Ne prenez ni or, ni argent… car l’ouvrier mérite sa nourriture. »

Puis il précise la manière dont cette provision s’exprime :

📖 Matthieu 10:11-13

Dans quelque ville… informez-vous s’il s’y trouve un homme digne… et demeurez chez lui… si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle.

Ces paroles montrent une distinction essentielle. Le serviteur ne vend pas ce qu’il a reçu, mais il peut être accueilli, nourri et soutenu. La provision ne vient pas d’un système de paiement, mais de la fidélité d’Elohim et de la générosité de ceux qui reçoivent.

Ainsi, le modèle biblique apparaît avec clarté : ce qui vient d’Elohim est donné gratuitement et ne peut être transformé en marchandise. Le service du Royaume ne repose pas sur un échange financier, mais sur la grâce. Toutefois, celui qui sert peut recevoir ce qui lui est nécessaire, non comme un paiement, mais comme une provision. Dès lors, exiger de l’argent en échange d’une guérison, d’une délivrance ou d’une bénédiction revient à altérer profondément la nature même du Royaume.

Ce qui est donné par grâce est alors détourné vers une logique humaine, où le spirituel devient un moyen de gain. Un tel fonctionnement ne conduit plus à Elohim, mais crée une dépendance envers l’homme. À l’inverse, Yeshoua enseigne une confiance totale : celui qui sert fidèlement n’a pas besoin de vendre ce qu’il a reçu. Elohim lui-même pourvoit, soit par l’accueil, soit par la générosité de ceux qui reçoivent. Ainsi, le don reste pur, et la gloire revient entièrement à Elohim.

4Versets 14 à 15

« « Lorsqu'on ne vous recevra pas et qu'on n'écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds. Je vous le dis en vérité: au jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là. » »

Par cette déclaration, Yeshoua révèle une vérité essentielle : le jugement d’Elohim est directement lié à la lumière reçue. Sodome et Gomorrhe représentent des villes jugées sévèrement, pourtant Yeshoua affirme que certaines villes ayant vu et entendu le Royaume seront jugées plus rigoureusement encore. Cela montre que le problème n’est pas seulement le péché, mais le rejet de la vérité lorsqu’elle est révélée. Yeshoua développe ce principe de manière encore plus claire :

📖 Matthieu 11:21

Malheur à toi, Chorazin ! Malheur à toi, Bethsaïda ! Car si les miracles qui ont été faits au milieu de vous avaient été faits dans Tyr et Sidon, il y a longtemps qu’elles se seraient repenties…

📖 Matthieu 11:23

Et toi, Capernaüm… tu seras abaissée jusqu’au séjour des morts ; car si les miracles faits en toi avaient été faits dans Sodome, elle subsisterait encore aujourd’hui.

Ces paroles révèlent une réalité frappante : des villes païennes auraient répondu à la vérité si elles avaient reçu les mêmes signes. Cela signifie que le jugement ne repose pas seulement sur les actes, mais sur la réponse à la révélation reçue. Ce principe est également exprimé ailleurs :

📖 Jean 15:22

Si je n’étais pas venu et que je ne leur eusse point parlé, ils n’auraient pas de péché ; mais maintenant ils n’ont aucune excuse de leur péché.

Ce verset est central : il montre que la venue de Yeshoua et la révélation qu’il apporte rendent l’homme responsable. Là où il n’y avait pas cette lumière, la culpabilité n’était pas la même. Mais une fois la vérité révélée, le refus devient pleinement conscient. Ainsi, plus une personne ou un peuple reçoit la vérité, plus sa responsabilité est grande. Le jugement d’Elohim n’est donc pas arbitraire, mais parfaitement juste, car il tient compte de la lumière réellement reçue. Ce passage nous rappelle que l’exposition à la vérité du Royaume n’est jamais neutre : elle appelle une réponse. Et c’est cette réponse ou ce refus qui détermine la gravité du jugement.

5Verset 22

« « Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. » »

Par cette parole, Yeshoua ne cache pas la réalité du chemin du disciple. Suivre le Messie n’est pas une voie de facilité, mais un engagement qui peut susciter opposition, rejet et incompréhension. Être « haï à cause de son nom » signifie que la fidélité à la vérité peut entrer en conflit avec les valeurs du monde. Mais au cœur de cette difficulté se trouve une exigence essentielle : persévérer jusqu’à la fin. Le salut n’est pas présenté ici comme une simple expérience ponctuelle, mais comme une réalité qui s’inscrit dans la durée.

Il ne s’agit pas seulement de commencer dans la foi, mais de demeurer fidèle malgré les épreuves. Cette parole vient remettre en question une compréhension superficielle du salut. Yeshoua ne parle pas d’une sécurité automatique indépendante du parcours, mais d’une fidélité vivante qui se manifeste dans le temps. La persévérance devient ainsi le signe d’une foi authentique. Cette exigence est confirmée ailleurs dans les Écritures :

📖 Matthieu 7:21

Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père.

Jean 14:15 « Si vous m’aimez, gardez mes commandements. »

Ces paroles montrent que la foi véritable ne se limite pas à une déclaration, mais se manifeste par une vie transformée et une obéissance sincère. L’apôtre Jacques souligne également ce lien :

📖 Jacques 2:17

La foi, si elle n’a pas les œuvres, est morte en elle-même.

Ainsi, la persévérance ne consiste pas seulement à “tenir bon”, mais à continuer à marcher dans la vérité, à rester attaché à Yeshoua et à vivre selon ses enseignements. Le Nouveau Testament insiste à plusieurs reprises sur cette dimension :

📖 Hébreux 3:14

Nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement.

Ce verset exprime clairement que la participation au salut est liée à une fidélité continue. Il est donc essentiel de comprendre que la persévérance n’est pas une œuvre humaine qui remplace la grâce, mais la preuve que la grâce agit réellement dans la vie du croyant. Le salut est un don, mais ce don produit une transformation qui conduit à rester attaché à Elohim. Ainsi, la parole de Yeshoua ne doit pas être vue comme une menace, mais comme un appel à une foi vivante, enracinée et durable. Celui qui persévère démontre que sa relation avec Elohim est réelle, et c’est cette fidélité qui conduit jusqu’au salut.

Pour aller plus loin

Cela met en évidence l'importance de la persévérance dans la foi.

Il souligne que les croyants pourraient rencontrer des défis et des oppositions en raison de leur engagement envers Yeshua.

Cette notion de persévérance contredit l'idée du "une fois sauvé, toujours sauvé".

Plutôt que de simplement recevoir le salut une fois et être automatiquement préservé pour toujours, Yeshua insiste sur la nécessité de persévérer dans la foi et dans la fidélité à travers les épreuves et les oppositions.

Par exemple :

•.Jean 14:15 : Yeshua enseigne que si nous l'aimons, nous garderons ses commandements.

Ces enseignements mettent en avant le lien entre la foi et l'obéissance, et ils encouragent les croyants à suivre les enseignements de Yeshua et à persévérer dans leur marche spirituelle.

Le concept de persévérance est essentiel pour la croissance spirituelle et pour maintenir une relation profonde avec Elohim.

Bien que le salut soit un don de grâce reçu par la foi en Yeshua, la persévérance dans la foi et l'obéissance est un aspect fondamental de la vie d’un disciple, comme le rappellent les paroles de Yeshua et les enseignements bibliques.

(Voir enseignement dans avancé > Sauvé ou espérance?)

6Verset 23

« « Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n'aurez pas achevé de parcourir les villes d'Israël que le Fils de l'homme sera venu. » »

Ce passage peut sembler difficile, car certains comprennent cette parole comme l’annonce d’un retour immédiat et visible de Yeshoua au temps des disciples. Pourtant, cette lecture pose problème, car ce retour final, attendu dans les Écritures, ne s’est pas produit à ce moment-là. La clé de compréhension se trouve dans le sens de l’expression « le Fils de l’homme sera venu ». Ici, il ne s’agit pas de la venue finale pour juger le monde, mais de la manifestation de son règne et de son autorité. Après sa mort, Yeshoua entre dans une nouvelle dimension de son œuvre : il est relevé, glorifié, et établi dans l’autorité. Sa résurrection marque un tournant décisif :

📖 Matthieu 28:18

Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. » Cette autorité correspond à ce qui avait été annoncé :

📖 Daniel 7:14

On lui donna la domination, la gloire et le règne.

Ainsi, la « venue » du Fils de l’homme peut être comprise comme son entrée dans le règne, rendue manifeste par sa résurrection et son exaltation. Mais cette entrée dans le règne implique aussi une autre réalité spirituelle : la chute de l’autorité de Satan. Déjà, durant son ministère, Yeshoua annonçait cette défaite :

📖 Luc 10:18

Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair.

Cette parole montre que l’autorité du royaume des ténèbres était déjà en train d’être renversée. La venue du Royaume à travers Yeshoua marquait le début de la fin de cette domination. Cette victoire devient encore plus explicite après sa mort et sa résurrection :

📖 Colossiens 2:15

Il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix.

Ainsi, la résurrection n’est pas seulement un retour à la vie, mais une proclamation de victoire. Elle marque le moment où l’autorité est pleinement établie du côté du Messie, tandis que celle de Satan est brisée. Dans ce contexte, la parole adressée aux disciples prend tout son sens. Leur mission en Israël ne serait pas achevée avant que cet événement décisif n’ait lieu : la manifestation du règne du Fils de l’homme, accompagnée de la défaite du pouvoir adverse.

Une parole liée à une victoire spirituelle

Ce passage ne doit donc pas être compris comme l’annonce d’un retour final déjà accompli, mais comme la révélation d’un moment clé dans le plan d’Elohim. Avant même que la mission envers Israël ne soit terminée, Yeshoua entrerait dans son règne par la résurrection, établissant son autorité et renversant celle des ténèbres. Ainsi, la « venue » dont il parle correspond à cette transition majeure : du combat à la victoire, de l’humiliation à la gloire, et du pouvoir des ténèbres à l’autorité du Royaume.

7Versets 34 à 39

« « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée. Car je suis venu mettre la division entre l'homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l'homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n'est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera. » »

Il ne faut pas comprendre que le Seigneur serait venu apporter la violence ou le désordre. L’épée dont il parle représente la séparation que produit la vérité. Lorsque la lumière paraît, elle révèle ce qui est caché. Elle distingue ceux qui appartiennent à Elohim de ceux qui refusent sa voix.

Yeshoua n’est donc pas venu apporter une unité fondée sur le compromis, le mélange ou le mensonge. Il est venu appeler les siens à sortir des ténèbres, à se séparer du monde et à suivre le Père dans l’obéissance.

C’est pourquoi cette division peut même entrer dans les familles. Si une maison reçoit la vérité, alors la paix peut y demeurer. Mais lorsque les proches refusent la lumière, celui qui suit le Seigneur peut être incompris, rejeté, combattu, et parfois même haï à cause du nom de Yeshoua.

Cette séparation ne vient pas d’un manque d’amour, mais du choix que chacun doit faire devant la vérité. Il y a celui qui répond à l’appel du Seigneur, et celui qui le refuse. Il y a ceux qui marchent dans la lumière, et ceux qui demeurent dans les ténèbres.

Yeshoua enseigne aussi que l’amour pour Elohim doit passer avant tout. Cela ne signifie pas qu’il faut mépriser sa famille, car le Seigneur enseigne l’amour, l’honneur et la justice. Mais même les liens les plus chers ne doivent pas devenir une idole ni un obstacle à l’obéissance.

Celui qui suit réellement le Seigneur doit donc être prêt à tout perdre pour lui : l’approbation des hommes, la sécurité, certains liens familiaux, et parfois même sa propre vie.

Dans certaines familles, cela conduit au rejet. Dans certaines sociétés, à l’exclusion. Et dans certains pays, suivre le Seigneur peut conduire à la prison, à la violence ou à la mort.

Mais le Seigneur n’a jamais trompé ses disciples. Il a dit clairement que celui qui veut le suivre doit prendre sa croix.

Porter sa croix, ce n’est pas seulement croire en paroles : c’est accepter le prix de la vérité.

Les apôtres eux-mêmes ont montré cet exemple :

📖 Matthieu 19:27

Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi.

Ils avaient quitté leur ancienne vie pour marcher derrière le Maître. Leur foi n’était pas seulement intérieure, mais visible dans leur abandon.

Yeshoua leur répondit :

📖 Matthieu 19:29

Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

Et encore :

📖 Marc 10:29-30

Il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle.

Celui qui perd à cause du Seigneur ne perd pas réellement. Ce qu’il abandonne pour la vérité, Elohim le lui rend d’une manière plus grande, selon sa volonté. Il peut perdre une famille selon la chair, mais recevoir une famille spirituelle. Il peut perdre l’approbation des hommes, mais recevoir celle du Père.

Cependant, cette promesse vient aussi avec les persécutions. Le Seigneur ne promet pas une vie facile dans ce monde. Il promet sa présence, sa fidélité, sa récompense, et dans le siècle à venir, la vie éternelle.

Cette réalité s’est aussi vue après la résurrection, dans la vie des premiers croyants :

📖 Actes 2:44-45

Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun.

Et encore :

📖 Actes 4:32

La multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux.

Certains allaient même jusqu’à vendre leurs champs ou leurs maisons pour soutenir les frères :

📖 Actes 4:34-35

Tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu’ils avaient vendu, et le déposaient aux pieds des apôtres ; et l’on faisait des distributions à chacun selon qu’il en avait besoin.

Cela montre que les premiers disciples avaient quitté l’esprit du monde pour entrer dans l’esprit du Royaume.

Ils ne vivaient plus attachés à leurs biens, mais considéraient tout comme appartenant d’abord à Elohim. Ce n’est pas forcément que chacun devra vendre tout ce qu’il possède, mais rien ne doit posséder notre cœur plus que le Père.

La paix avec les hommes ne doit donc jamais être achetée au prix de l’infidélité envers Elohim. Si une paix exige de renier la vérité, de cacher la lumière ou de participer au mensonge, alors cette paix n’est pas celle du Seigneur.

Le monde, lui, cherchera une autre paix : une paix sans repentance, sans vérité, sans Torah et sans soumission au Père.

Elle pourra se présenter comme une unité religieuse, un mélange entre les croyances, ou une paix mondiale fondée sur un nouvel ordre mondial.

Mais YAHWEH n’est pas un Elohim du mélange. Il ne bâtit pas son Royaume sur le compromis entre la lumière et les ténèbres. Cette paix du monde sera séduisante, mais elle éloignera les hommes de la vérité.

C’est pourquoi l’Écriture avertit :

📖 1 Thessaloniciens 5:3

Quand les hommes diront : Paix et sûreté ! Alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’échapperont point.

La vraie paix ne vient donc pas du compromis, mais de la réconciliation avec Elohim par la vérité. Yeshoua est la lumière du monde, et ceux qui lui appartiennent deviennent eux aussi des lumières :

📖 Matthieu 5:14

Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.

Ainsi, le Seigneur rassemble les siens, mais il les sépare aussi de ce qui est impur. Sa venue révèle les cœurs. Elle montre qui aime la vérité, et qui préfère la paix du monde au prix du compromis.

Celui qui appartient au Seigneur ne doit donc pas s’étonner d’être rejeté, même par ceux de sa maison. Car la lumière ne peut pas marcher en accord avec les ténèbres. Mais celui qui demeure fidèle jusqu’à la fin recevra bien plus que ce qu’il aura perdu : une famille spirituelle, l’héritage du Royaume, et la vie éternelle auprès du Père.

Pour aller plus loin

Il y a donc 2 types de personnes, celui qui se sépare pour servir Le Père et celui qui n'est pas appelé.
Celui qui est de la lumière, et celui qui est des ténèbres.

Contrairement à ce qui arrivera, ceux qui lisent ces lignes comprendront.
Satan à la fin des temps emmènera ce que le Seigneur n'est pas venu apporter, la paix entre les hommes sans la soumission à la vérité, ni à la Torah.

Mais contrairement au Seigneur, Satan lui emmènera la paix, qui est plus séduisant ?

Ceux qui connaissent le Seigneur savent que YAHWEH n'est pas un Elohim du mélange, cette paix que Satan apportera, emmènera le monde sous la séduction, mais que dit le Seigneur à ce sujet ?

8Versets 40 à 42

« « Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé. Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste. Et quiconque donnera seulement un verre d'eau froide à l'un de ces petits parce qu'il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense. » »

Cette parole est claire : Yeshoua parle de ceux qui sont à lui. Il dit : « parce qu’il est mon disciple ». Il ne parle donc pas d’une appartenance selon la chair, d’une nationalité, d’un peuple politique ou d’un territoire moderne. Il parle de ceux qui lui appartiennent réellement, c’est-à-dire de ses disciples.

Celui qui reçoit un disciple de Yeshoua ne reçoit pas simplement un homme. Il reçoit celui que le Seigneur a envoyé. Et puisque le disciple appartient à Yeshoua, l’accueil, l’aide ou le bien qu’on lui fait est regardé par le Seigneur comme fait à lui-même.

C’est pourquoi Yeshoua dit :

📖 Luc 10:16

Celui qui vous écoute m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé.

Recevoir les envoyés du Seigneur, c’est recevoir Yeshoua. Les rejeter à cause de la vérité, c’est rejeter Yeshoua. Et rejeter Yeshoua, c’est rejeter le Père qui l’a envoyé.

Cette vérité apparaît encore plus fortement lorsque Saul persécutait les disciples. Il ne frappait pas physiquement Yeshoua dans le ciel, mais il persécutait ceux qui appartenaient au Seigneur. Pourtant, Yeshoua lui dit :

📖 Actes 9:4

Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?

Yeshoua ne dit pas : “Pourquoi persécutes-tu mes disciples ?” Il dit : “Pourquoi me persécutes-tu ?” Cela montre que les disciples sont unis à lui. Faire du mal à ceux qui appartiennent au Messie, c’est s’attaquer au Messie lui-même.

Paul explique aussi que les croyants sont le corps du Messie :

📖 1 Corinthiens 12:27

Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part.

Ainsi, les vrais croyants ne sont pas un peuple quelconque. Ils forment le corps du Messie. C’est pourquoi il est grave de les mépriser, de les haïr, de les calomnier, de les persécuter ou de les rejeter à cause de leur fidélité à Yeshoua.

Yeshoua donne même un exemple très simple : un verre d’eau froide donné à l’un de ses petits parce qu’il est son disciple. Cela signifie qu’un acte peut paraître petit aux yeux des hommes, mais être précieux aux yeux d’Elohim lorsqu’il est fait pour l’un des siens.

Ce principe est confirmé dans Matthieu 25, lorsque le Roi dit :

📖 Matthieu 25:40

Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.

Et il dit aussi l’inverse :

📖 Matthieu 25:45

Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites.

Cela montre que le Seigneur regarde la manière dont les hommes traitent ceux qui lui appartiennent. Nourrir, recevoir, soutenir, secourir ou protéger un disciple à cause de Yeshoua, c’est honorer Yeshoua lui-même. Mais rejeter, mépriser, trahir ou persécuter un disciple à cause de la vérité, c’est s’opposer au Seigneur.

Cette vérité n’a donc rien à voir avec les prétentionsde certains concernant les “juifs” vivant dans un Israël moderne, politique et fait de main d’homme. Le passage ne dit pas : “Celui qui reçoit un peuple selon la chair me reçoit.” Il dit : “parce qu’il est mon disciple.”

La promesse concerne donc ceux qui appartiennent à Yeshoua, ceux qui marchent dans la vérité, ceux qui portent sa parole, ceux qui gardent ses commandements et suivent l’Agneau.

À la fin des temps, beaucoup devront rendre compte de leurs paroles et de leurs actes envers les véritables serviteurs du Seigneur. Car mépriser les disciples, les calomnier ou les combattre n’est pas une chose légère devant Elohim.

Yeshoua avertit :

📖 Matthieu 12:36-37

Je vous le dis : au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée. Car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné.

Ainsi, personne ne doit croire qu’il peut parler contre les serviteurs du Seigneur, les accuser faussement, les rejeter ou les persécuter sans conséquence. Les disciples de Yeshoua sont son corps. Ce qui leur est fait à cause de son nom est regardé par le Seigneur comme fait à lui-même.

Celui qui les reçoit recevra une récompense. Celui qui les rejette devra rendre compte devant le juste Juge.

Pour aller plus loin

Cela est clairement énoncé par Yeshua : « car il est mon disciple ».

Ceci s'applique exclusivement à ceux qui sont en Yeshua, à savoir les disciples, ni plus ni moins.

Il est d'une importance capitale de saisir que toute action entreprise pour un disciple est en réalité accomplie pour Yeshua et par extension, pour YAHWEH lui-même.

Cette vérité n'a aucune relation avec les prétentions que certains avancent au sujet des « juifs » résidant dans un Israël moderne et récent fait de main d'homme.

📖 Matthieu 10

  1. Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité.
  2. Voici les noms des douze apôtres. Le premier, Simon appelé Pierre, et André, son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère;
  3. Philippe, et Barthélemy; Thomas, et Matthieu, le publicain; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée;
  4. Simon le Cananite, et Judas l'Iscariot, celui qui livra Yeshua.
  5. Tels sont les douze que Yeshua envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes: N'allez pas vers les païens, et n'entrez pas dans les villes des Samaritains;
  6. allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.
  7. Allez, prêchez, et dites: Le royaume des cieux est proche.
  8. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
  9. Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie, dans vos ceintures;
  10. ni sac pour le voyage, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâton; car l'ouvrier mérite sa nourriture.
  11. Dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous s'il s'y trouve quelque homme digne de vous recevoir; et demeurez chez lui jusqu'à ce que vous partiez.
  12. En entrant dans la maison, saluez-la;
  13. et, si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; mais si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne à vous.
  14. Lorsqu'on ne vous recevra pas et qu'on n'écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.
  15. Je vous le dis en vérité: au jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là.
  16. Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.
  17. Mettez-vous en garde contre les hommes; car ils vous livreront aux tribunaux, et ils vous battront de verges dans leurs synagogues;
  18. vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois, pour servir de témoignage à eux et aux païens.
  19. Mais, quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à l'heure même;
  20. car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous.
  21. Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir.
  22. Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.
  23. Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n'aurez pas achevé de parcourir les villes d'Israël que le Fils de l'homme sera venu.
  24. Le disciple n'est pas plus que le maître, ni le serviteur plus que son seigneur.
  25. Il suffit au disciple d'être traité comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S'ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, à combien plus forte raison appelleront-ils ainsi les gens de sa maison!
  26. Ne les craignez donc point; car il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu.
  27. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour; et ce qui vous est dit à l'oreille, prêchez-le sur les toits.
  28. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne.
  29. Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou? Cependant, il n'en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père.
  30. Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés.
  31. Ne craignez donc point: vous valez plus que beaucoup de passereaux.
  32. C'est pourquoi, quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux;
  33. mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux.
  34. Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée.
  35. Car je suis venu mettre la division entre l'homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère;
  36. et l'homme aura pour ennemis les gens de sa maison.
  37. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi;
  38. celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n'est pas digne de moi.
  39. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.
  40. Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé.
  41. Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste.
  42. Et quiconque donnera seulement un verre d'eau froide à l'un de ces petits parce qu'il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.