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Analyse Romains 4

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1Versets 1 à 5

« Que dirons-nous donc qu'Abraham, notre père, a obtenu selon la chair?
Si Abraham a été justifié par les œuvres, il a sujet de se glorifier, mais non devant Dieu.
Car que dit l'Écriture? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice.
Or, à celui qui fait une oeuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due; et à celui qui ne fait point d'oeuvre, mais qui croit en celui qui justifie l'impie, sa foi lui est imputée à justice. »

Romains 4:1-5 explique que la justification devant Dieu est obtenue par la foi, et non par les œuvres. Paul utilise Abraham comme exemple pour montrer que la foi en Dieu, et non les actions personnelles, est ce qui rend quelqu'un juste. Les œuvres ne sont pas un moyen de se justifier devant Dieu, car cela contredirait le concept de grâce. La grâce est un don gratuit, et la foi est ce qui nous rend justes aux yeux de Dieu.

Pour illustrer davantage ce concept de justification par la foi plutôt que par les œuvres, nous pouvons faire une comparaison avec la pratique religieuse dans l'islam. De nombreux musulmans s'efforcent de suivre les préceptes religieux avec assiduité, en accomplissant des actes de dévotion tels que la prière (salat), le jeûne (sawm), la charité (zakat), et le pèlerinage (hajj). Ils croient que ces œuvres les rapprochent de Dieu (Allah) et leur assurent une place au paradis.

Nous voyons un exemple que donne le Maître dans une parabole, à l’intention de certaines personnes qui étaient convaincues d’être justes et qui méprisaient les autres :

📖 Luc 18:9-14

Deux hommes montèrent au temple pour prier ; l’un était un pharisien, l’autre un collecteur d’impôts
Le pharisien, debout, faisait cette prière en lui-même : ‹ Ô Dieu, je te remercie de ce que je ne suis pas comme les autres hommes, qui sont voleurs, injustes, adultères, ou même comme ce collecteur d’impôts.
Je jeûne deux fois par semaine et je donne la dîme de tous mes revenus. ›
Le collecteur d’impôts, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine en disant : ‹ Ô Dieu, aie pitié de moi, qui suis un pécheur. ›
Je vous le dis, lorsque ce dernier descendit chez lui, il était considéré comme juste, mais pas le pharisien. En effet, toute personne qui s’élève sera abaissée, et celle qui s’abaisse sera élevée.

La parabole souligne que la justification devant Dieu ne dépend pas des œuvres ou des bonnes actions en soi, mais d'une attitude humble et repentante. La véritable justice vient de la reconnaissance de ses propres fautes et de la dépendance envers la miséricorde divine, plutôt que de l'orgueil et du jugement des autres.

2Versets 10 à 12

« Comment donc lui fut-elle imputée? Était-ce après, ou avant sa circoncision? Il n'était pas encore circoncis, il était incirconcis.
Et il reçut le signe de la circoncision, comme sceau de la justice qu'il avait obtenue par la foi quand il était incirconcis, afin d'être le père de tous les incirconcis qui croient, pour que la justice leur fût aussi imputée,
et le père des circoncis, qui ne sont pas seulement circoncis, mais encore qui marchent sur les traces de la foi de notre père Abraham quand il était incirconcis. »

La circoncision dans ce contexte n'est pas vue comme une condition essentielle pour obtenir la justice ou la foi, mais plutôt comme un symbole, un signe d'alliance entre Dieu et Abraham. Ce texte met en lumière l'idée que la justice vient d'abord de la foi, pas du rituel lui-même. Abraham a reçu cette justice avant d'être circoncis, ce qui prouve que la foi est ce qui compte réellement.

Cependant, la circoncision a été instituée par la suite comme un « sceau » ou un signe visible de cette justice déjà acquise par la foi. Elle sert donc à marquer l'appartenance au peuple de Dieu, mais elle ne remplace pas la foi. C'est un peu comme un symbole d'engagement, tout comme des rituels modernes peuvent marquer des événements ou des engagements, mais sans en être la cause principale.

En résumé, la circoncision est un signe d'alliance et de fidélité, mais le cœur de la relation avec Dieu est la foi, non le rituel.

3Versets 13 à 14

« En effet, ce n'est pas par la loi que l'héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c'est par la justice de la foi.
Car, si les héritiers le sont par la loi, la foi est vaine, et la promesse est anéantie »

Ce passage traite de la nature de l'héritage promis à Abraham et à sa descendance. L'auteur souligne que cet héritage n’a pas été accordé par la loi, mais plutôt par la foi. Cela signifie que c’est la confiance en Dieu qui permet de recevoir cette promesse, et non l'observance de règles ou de lois.

L'idée principale est que, si l'héritage dépendait de la loi, alors la foi perdrait son sens et la promesse faite par Dieu deviendrait sans valeur. En d'autres termes, la foi est essentielle pour accéder à la promesse, et sans cela, tout serait vain.

Ce passage met en avant une vision de la relation entre Dieu et l'humanité, où la foi est primordiale pour recevoir les bénédictions divines, plutôt que le simple respect des lois.

4Verset 15

« parce que la loi produit la colère, et que là où il n'y a point de loi il n'y a point non plus de transgression. »

La relation entre la loi, la foi et la grâce est complexe et essentielle dans le message chrétien. La loi a été donnée pour établir des normes de comportement. Lorsqu’on transgresse cette loi, cela entraîne la colère de Dieu. Ceux qui ne respectent pas la loi sont maudits, comme indiqué dans Deutéronome 27:26, ce qui signifie que la transgression entraîne des conséquences spirituelles.

📖 Deutéronome 27:26

Maudit soit celui qui n’accomplit point les paroles de cette loi, et qui ne les met point en pratique ! Et tout le peuple dira : Amen !

Le péché est défini comme la transgression de la loi. Cela est confirmé dans 1 Jean 3:4, renforçant l'idée que la loi est essentielle pour identifier ce qui constitue le péché.

📖 1 Jean 3:4

Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi.

Là où il n'y a pas de loi, il n'y a pas de base pour juger des actions comme étant bonnes ou mauvaises.

L'apôtre Paul explique que la promesse de Dieu faite à Abraham est antérieure à la loi. Cette promesse est fondée sur la foi, comme le souligne Galates 3:16.

📖 Galates 3:16

Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n'est pas dit: et aux postérités, comme s'il s'agissait de plusieurs, mais en tant qu'il s'agit d'une seule: et à ta postérité, c'est-à-dire, à Christ.

Ainsi, les croyants sont justifiés par la foi et non par les œuvres de la loi, ce qui signifie qu'ils ne sont pas sous la condamnation liée à la transgression, comme affirmé dans Romains 8:1.

📖 Romains 8:1

Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Yeshoua, [qui ne vivent pas conformément à leur nature propre mais conformément à l’Esprit].

La foi en Christ libère les croyants de la condamnation qui découle de la transgression de la loi. Cela est affirmé dans le verset qui dit qu'il n'y a pas de condamnation pour ceux qui sont en Yeshoua.

Paul clarifie que la foi ne rend pas la loi inutile. Au contraire, elle l'affirme, comme le précise Romains 3:31.

📖 Romains 3:31

Paul précise cependant: Cela signifie-t-il donc que, par l’intermédiaire de la foi, nous annulions la loi ? Certainement pas ! Au contraire, nous confirmons la loi.

La loi est toujours pertinente pour guider la conduite morale des croyants.

La grâce ne signifie pas que les croyants peuvent pécher sans conséquences. En étant sous la grâce, comme le dit Romains 6:15, ils sont appelés à vivre d'une manière qui honore Dieu, en respectant les valeurs morales que la loi incarne.

📖 Romains 6:15

Quoi donc ! Allons-nous pécher parce que nous ne sommes pas sous la loi mais sous la grâce ? Certainement pas !

Enfin, une nouvelle alliance est promise où la loi est inscrite dans le cœur des croyants, comme mentionné dans Jérémie 31:33.

📖 Jérémie 31:33

Mais voici l’alliance que je ferai avec la communauté d’Israël après ces jours-là, déclare l’Éternel : je mettrai ma loi à l’intérieur d’eux, je l’écrirai dans leur cœur, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.Personne n’enseignera plus son prochain ni son frère en disant : « Vous devez connaître l’Éternel ! » car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu’au plus grand d’entre eux, déclare l’Éternel. En effet, je pardonnerai leur faute et je ne me souviendrai plus de leur péché.

Cela signifie qu’en Christ, les croyants acquièrent la capacité de vivre selon la volonté de Dieu, motivés par leur relation avec Lui et non par la peur de la condamnation.

Cependant, il est préoccupant de constater que certains prétendent être en Christ tout en ignorant la loi, pensant ne pas avoir à s’y conformer. Cela peut sembler hypocrite, car la Bible, étant le livre le plus vendu au monde, contient des enseignements clairs sur la moralité et la conduite à suivre.

Beaucoup justifient leurs actions, comme fumer ou transgresser des commandements, en croyant que l'amour suffit pour être en règle avec Dieu. Bien que la foi en Christ libère les croyants de la condamnation liée à la loi, elle ne diminue en rien l'importance de celle-ci en tant que guide moral dans notre vie jusqu'à Son retour.

De plus, il est essentiel de se rappeler que nous devrons tous passer par le tribunal de Christ, où nos actions seront évaluées. La transgression volontaire de la loi démontre un manque de foi sincère, car les véritables croyants aspirent à vivre en accord avec ses préceptes, motivés par leur relation authentique avec Dieu.

Ignorer les enseignements bibliques revient à se priver des précieuses instructions que Dieu a données pour orienter notre vie. La vraie foi se manifeste par des actes conformes à Sa volonté, et nous sommes appelés à rendre compte de nos choix devant Lui.

📖 Romains 4

  1. Que dirons-nous donc qu'Abraham, notre père, a obtenu selon la chair?
  2. Si Abraham a été justifié par les ouvres, il a sujet de se glorifier, mais non devant Dieu.
  3. Car que dit l'Écriture? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice.
  4. Or, à celui qui fait une oeuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due;
  5. et à celui qui ne fait point d'oeuvre, mais qui croit en celui qui justifie l'impie, sa foi lui est imputée à justice.
  6. De même David exprime le bonheur de l'homme à qui Dieu impute la justice sans les oeuvres:
  7. Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, Et dont les péchés sont couverts!
  8. Heureux l'homme à qui le Seigneur n'impute pas son péché!
  9. Ce bonheur n'est-il que pour les circoncis, ou est-il également pour les incirconcis? Car nous disons que la foi fut imputée à justice à Abraham.
  10. Comment donc lui fut-elle imputée? Était-ce après, ou avant sa circoncision? Il n'était pas encore circoncis, il était incirconcis.
  11. Et il reçut le signe de la circoncision, comme sceau de la justice qu'il avait obtenue par la foi quand il était incirconcis, afin d'être le père de tous les incirconcis qui croient, pour que la justice leur fût aussi imputée,
  12. et le père des circoncis, qui ne sont pas seulement circoncis, mais encore qui marchent sur les traces de la foi de notre père Abraham quand il était incirconcis.
  13. En effet, ce n'est pas par la loi que l'héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c'est par la justice de la foi.
  14. Car, si les héritiers le sont par la loi, la foi est vaine, et la promesse est anéantie,
  15. parce que la loi produit la colère, et que là où il n'y a point de loi il n'y a point non plus de transgression.
  16. C'est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais aussi à celle qui a la foi d'Abraham, notre père à tous, selon qu'il est écrit:
  17. Je t'ai établi père d'un grand nombre de nations. Il est notre père devant celui auquel il a cru, Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient.
  18. Espérant contre toute espérance, il crut, en sorte qu'il devint père d'un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit: Telle sera ta postérité.
  19. Et, sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps était déjà usé, puisqu'il avait près de cent ans, et que Sara n'était plus en état d'avoir des enfants.
  20. Il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu,
  21. et ayant la pleine conviction que ce qu'il promet il peut aussi l'accomplir.
  22. C'est pourquoi cela lui fut imputé à justice.
  23. Mais ce n'est pas à cause de lui seul qu'il est écrit que cela lui fut imputé;
  24. c'est encore à cause de nous, à qui cela sera imputé, à nous qui croyons en celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur,
  25. lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification.